Pour les gestionnaires alternatifs allemands, le toilettage de la législation régissant les placements collectifs (KAGB) est insuffisant. Même si, selon Frank Dornseifer, secrétaire général de la BAI, l’association faîtière du secteur de la gestion alternative, l’approche minimaliste du gouvernement est bien compréhensible puisque le code n’a que dix mois d’existence. Le texte présente toutefois encore trop de faiblesses qui vont inciter de nombreux fonds d’investissement alternatifs (FIA) à se domicilier au Luxembourg plutôt qu’en Allemagne, estime Frank Dornseifer dans un communiqué publié le 19 mai . L’association relève par exemple qu’en Allemagne, les fonds fermés ne peuvent pas constituer de compartiments. Une possibilité qui pourtant est appropriée et efficace tant sur le plan de la structuration que des coûts."L’Allemagne a besoin d’un cadre réglementaire dans lequel soient harmonisés le droit de l’investissement, la fiscalité et l’encadrement des placements dans l’assurance -le groupe d’investisseurs institutionnels le plus important dans les fonds. Ce n’est actuellement pas le cas et pour beaucoup d’investisseurs allemands, cette situation constitue un véritable obstacle à l’investissement», conclut le communiqué.