Piketty-mania mise à part, il faut reconnaître que le formidable bouquin de Thomas Piketty (« Le capitalisme au 21ème siècle », Seuil, 2013) fourmille de petits faits sacrément stimulants pour la réflexion. Par exemple, savions-nous qu’un fonds d’investissement important est plus performant qu’un fonds de petite taille. Dit de façon plus polémique, est-ce qu’un petit investisseur peut espérer obtenir des rendements analogues à ceux d’un investisseur maniant des centaines ou des milliards d’euros ? La réponse est non, mais il n’est pas si simple de le montrer, en raison de l’opacité en matière de gestion, tant sur la structure du portefeuille que sur les coûts de gestion. Une façon de contourner la difficulté consiste à mobiliser des données du côté des dotations des universités américaines, sur lesquelles existent des chiffres très précis, qu’on peut faire remonter à 1980. Elles sont très détaillées. C’est ce que fait Piketty dans son livre à la page 714. Ceux de nos lecteurs qui, avec quelques excuses, ont lâché le livre avant cette page 714 trouveront ces chiffres intéressants. Ces dotations sont souvent très importantes. L’université Harvard pour citer la première d’entre elles dispose d’un fonds de 30 Md$, suivie de Yale, 20 Md$, Princeton et Stanford, 15 Md$. Les chiffres diminuent rapidement, puisque la dotation médiane est de 100 M$ pour les 850 universités des États-Unis. Ce qui est frappant, c’est le rendement moyen sur les 30 années entre 1980 et 2010 : 8,2% par an. Il s’agit d’un rendement net, c’est-à-dire dont on a ôté les frais de gestion (qui représentent un service dépensé à identifier l’investissement optimum) et net de l’inflation (2,4% sur la période). C’est tout simplement spectaculaire, même si ces dotations bénéficient d’un régime fiscal de faveur qui les exonère en pratique de tout impôt. Le second enseignement est que le rendement croît avec la taille : plus de 10% net pour les trois grosses ; un peu plus de 6% pour les plus petites, ce qui est déjà assez copieux. Deux explications derrière ces faits : Plus on est gros, plus on peut choisir des stratégies d’investissement sophistiquées, et retenir des actifs supposés plus risqués. Le fonds de Harvard est capable de ne pas investir ou très peu dans les emprunts de l'État américain et retient davantage de hedge funds et autres placements alternatifs. C’est de moins en moins vrai si on réduit la taille du fonds. À noter toutefois que la volatilité des rendements est à peu près la même selon la taille, ce qui tend à montrer que bien que plus risqué, le placement reste très maîtrisé. Plus on est gros, plus on amortit les coûts de recherche et de gestion. Le fonds Harvard dépense 100 M$ par an pour sa gestion, ce qui hors de portée de la plupart des autres fonds. Mais ceci ne représente que 0,3% des actifs sous gestion. Il est évident qu’une telle dépense lui permet d’avoir les meilleurs spécialistes en matière de choix d’investissement, notamment sur le non-coté étranger, et en matière fiscale. Généralisons, un peu à la suite de Piketty : l’investisseur particulier n’a aucune chance de pouvoir atteindre de tels rendements. Il n’a pas la surface financière suffisante pour prendre les risques qui conviennent, pour porter longtemps la position, pour s’ouvrir à des investissements alternatifs ou peu connus, etc. Il est condamné à des rendements beaucoup plus faibles. S’il utilise la gestion collective, il est également condamné à des coûts de gestion autrement plus élevés. Il y a principalement un effet taille : le coût de gestion de Harvard de 0,3% n’est pas grand-chose. Plus la taille du fonds baisse, plus le coût de gestion s’accroît en pourcentage de l’encours sous gestion. Il est compris entre 0,5% et 1% pour les petites universités. De tels coûts feraient rêver la veuve de Carpentras. Les coûts d’entrée dans une SICAV sont couramment de 2% (amortis sur la durée du placement) avec des commissions comprises entre 0,5% et 1% retenues par la banque gestionnaire. Ceci sans compter les commissions « invisibles », c’est-à-dire les coûts enregistrés sur les ventes et achats des actifs au sein de la SICAV, qui pénalisent le rendement, et dont ne se privent pas les gestionnaires, qui aiment faire tourner les portefeuilles, dans une sorte de bruit largement inefficace. De plus, la gestion collective pour le commun des particuliers, comme celle qu’offrent les grandes banques ou les assureurs au travers de l’assurance-vie, privilégie, sans doute à raison, les placements les plus sûrs et cherche avant tout à répliquer les indices boursiers. Le service d’analyse crédit et d’analyse stratégique est médiocre. On est donc davantage sur de l’emprunt d'État, de l’indice boursier du pays en question, quelques grands emprunts corporate, etc. De plus, si elles bénéficient également d'économies d'échelle, elles en gardent le gain pour elles. Ce « petit fait » a évidemment des conséquences lourdes sur le rythme auquel progressent les patrimoines financiers des particuliers selon leur niveau de richesse. Plus sur ce sujet dans un autre billet sur l’ouvrage de Piketty.
Les banques suisses seront conduites à abandonner le secret bancaire pour leurs clients domestiques après avoir adopté l’échange automatique d’informations pour les comptes offshore, estime dans un entretien au journal zurichois Pierin Vincenz, qui dirige la filiale helvétique de la banque Raiffeisen. Il ajoute que Berne devrait trouver un accord avec la France et l’Italie concernant l’argent échappant à l’impôt sur les comptes suisses.
La banque néerlandaise ABN Amro, nationalisée pendant la crise financière, a annoncé vendredi des résultats trimestriels conformes à ses objectifs, qui la rapprochent d’un retour en Bourse en 2015. Le groupe a fait état d’un coefficient d’exploitation de 58% à fin mars, contre 65% en 2013, et d’une rentabilité des capitaux investis en progression à 10,9% après 5,5% hors événements exceptionnels en 2013. La banque est dans les temps pour atteindre ses objectifs 2017, à savoir un coefficient d’exploitation entre 56 et 60% et une rentabilité de 9 à 12%.
Les banques étrangères établies en Suisse s’efforcent de trouver des solutions avec leurs clients afin de régulariser leur situation fiscale, a indiqué Alfredo Gysi, le président sortant de l’Association des banques étrangères en Suisse (ABES), qui tenait le 15 mai son assemblée générale.Les banques étrangères poursuivent la voie de la régularisation du passé, a indiqué l’ABES dans un communiqué. Les clients en provenance de pays proposant un programme d’auto-déclaration sont accompagnés dans cette voie. Quant aux résidents d’autres pays, ils sont assistés dans la recherche de solutions individuelles.Selon le nouveau président de l’ABES, Francesco Morra, les banques étrangères en Suisse continueront à avoir du succès dans les activités internationales de banque privée. Mais il faut pour cela que les banques adaptent leurs modèles d’activités aux nouvelles attentes des clients et aux circonstances qui ont changé.
La plupart des mesures de réforme prévues par le programme de réglementation financière de l’UE étant désormais adoptées, la Commission européenne a publié le 15 mai un premier bilan complet de ce programme dans son ensemble. Cette analyse économique expose comment les réformes mises en œuvre vont donner naissance à un système financier plus sûr et plus responsable, en renforçant la stabilité financière, en approfondissant le marché unique des services financiers et en le rendant plus efficient, tout en améliorant son intégrité et la confiance dont il jouit. «Ce premier bilan atteste de nombreuses synergies positives entre des règles qui se complètent et se renforcent mutuellement. Les avantages l’emportent également sur les coûts lorsque l’on examine chaque mesure individuellement. Globalement, ce bilan montre que nous avons atteint nos objectifs: notre programme de réglementation financière est en train de donner naissance à un système financier plus stable et plus responsable, qui fonctionne au bénéfice de l’économie et des citoyens de toute l’UE», selon le commissaire chargé du marché intérieur et des services, Michel Barnier.Le paquet publié par la Commission se compose d’une communication intitulée «Un secteur financier réformé pour l’Europe» et d’une analyse économique détaillée, expliquant comment les réformes remodèlent le secteur financier et les avantages qui en découlent. La communication rappelle les objectifs qui ont guidé la Commission, passe en revue les réformes qu’elle a proposées et fait le point de leurs principaux effets tels qu’ils peuvent d’ores et déjà être observés.
Alors que plusieurs sources ont récemment évoqué la signature la semaine prochaine d’un accord entre Credit Suisse et les autorités américaines concernant l’assistance fournie à des clients américains dans le cadre d'évasion fiscale, le Wall Street Journal précise les montants en jeu. En plaidant coupable, Credit Suisse pourrait en effet avoir à verser au total près de 2,5 milliards de dollars. Dont 1,7 milliard au département de la Justice, 100 millions à la Réserve fédérale et 600 millions au régulateur bancaire de New York, le New York State Department of Financial Services.
ING a annoncé vendredi avoir investi 1,125 milliard d’euros dans sa filiale d’assurance Nationale Nederlanden (NN), que le groupe financier néerlandais compte bientôt introduire en Bourse. Dans un communiqué, ING précise que cette opération devrait intervenir cette année, ajoutant que d’autres annonces en la matière seraient faites le moment venu.
La banque italienne a dégagé un bénéfice au premier trimestre, aidée en cela par une économie italienne qui semble se reprendre, mais ses provisions pour créances douteuses restent élevées, à plus d’un milliard d’euros. Intesa a en effet engrangé un bénéfice net de 503 millions d’euros, bien supérieur aux 323 millions du consensus Reuters, les provisions ne baissant que de 1,16 à 1,10 milliard. Le produit net bancaire a augmenté de 4,1% sur le trimestre et les commissions nettes de 8,3%. La banque souligne également que son ratio de capital Tier 1 s’est de nouveau amélioré, à 12,6% fin mars contre 12,3% à la fin 2013. «Les résultats sont très bons et ça évolue globalement dans la bonne direction», selon un analyste. L’administrateur délégué Carlo Messina a par ailleurs assuré rester serein face au projet de verser 10 milliards d’euros de dividendes dans les 4 ans à venir alors que d’autres établissements réduisent les leurs pour augmenter leurs fonds propres.
La banque américaine doit selon Reuters subir le départ de Michael Paradise, son responsable à Houston du trading sur le pétrole. Il rejoindra au mois de juillet le courtier en matières premières Noble Group.
L’assureur italien a publié un bénéfice net en hausse de 9,4% à 660 millions d’euros au premier trimestre, soutenu par un rebond dans l’assurance-vie en Italie, de bonnes performances dans l’activité non vie et une bonne tenue des marchés financiers. Le ratio de solvabilité, Solvency 1, se situait autour de 160% fin avril, un niveau proche de l’objectif fixé dans le cadre de son plan annoncé l’an dernier.
La commission bancaire du Sénat américain a adopté par 13 voix contre 9 un projet de réforme du système de financement du crédit hypothécaire passant particulièrement par la disparition des deux agences emblématiques, Fannie Mae et Freddie Mac, qui garantissent aujourd’hui plus de 6.000 milliards de dollars de prêts. L’opposition de certains élus démocrates pourrait toutefois empêcher le vote du projet cette année par l’ensemble du Sénat.
La banque brésilienne est entrée en négociations exclusives avec Generali pour l’acquisition de sa banque privée suisse BSI. Elle marche sur les pas de sa compatriote J. Safra dans un marché helvétique en pleine consolidation, sur fond de remise en cause du secret bancaire.
Alors que plusieurs sources ont récemment évoqué la signature la semaine prochaine d’un accord entre la banque suisse et les autorités américaines concernant l’assistance fournie à des clients américains dans le cadre d’évasion fiscale, le quotidien précise les montants en jeu. En plaidant coupable, Credit Suisse pourrait avoir à verser au total près de 2,5 milliards de dollars. Dont 1,7 milliard au département de la Justice, 100 millions à la Réserve fédérale et 600 millions au régulateur bancaire de New York, le New York State Department of Financial Services. Le quotidien souligne au passage que le fait que cette dernière perçoive 6 fois le montant alloué à la Fed montre la puissance qu’elle a récemment acquise.
Après les traders, les conseillers financiers des banques américaines sont mis à contribution en termes de rémunération. Ceux qui vendent aux particuliers actions et obligations (50.000 personnes pour les 4 principaux acteurs que sont Merrill Lynch, UBS, Morgan Stanley et Wells Fargo) perçoivent aujourd’hui en rémunération jusqu’à la moitié des revenus qu’ils génèrent. Cela ne peut continuer selon les cadres cités par le quotidien.
La 9ème édition des rencontres de l’Argus sur Solvabilité 2, ce 15 mai à Paris, le confirme : le 1er janvier 2016, date de l’entrée en vigueur du nouveau régime prudentiel de l’assurance, c’est demain ! Si les 595 organismes concernés ont du pain sur la planche pour se mettre en conformité, la pression est forte également du côté du Trésor et de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) pour parvenir à transposer en droit français la directive Solvabilité 2, modifiée par Omnibus 2, avant le 31 mars 2015. Défi de transposition Une date couperet à laquelle la France ne pourra pas déroger. « Le délai est très court, reconnaît Jean-Marie Levaux, le vice-président de l’ACPR. Je ne suis pas inquiet sur l’issue - nous n’avons pas le choix, il faut transposer avant le 31 mars 2015 - mais tout le monde ne sera pas forcément d’accord [avec les options prises, NDLR] ».Evoquant lui aussi un « défi important de transposition », Thomas Groh, sous-directeur des assurances à la direction générale du Trésor, confirme, en référence aux mesures d’application dites « de niveau 2 » de la directive, en cours de validation à la Commission européenne pour une adoption fin août, que « la date du 31 mars 2014 est exigeante car tous les paramètres ne sont pas stabilisés ». Pour autant, ce dernier se veut rassurant : les mesures de niveau 2 ne devraient pas réserver de mauvaise surprise. Loi d’habilitation à l’automne Du point de vue du calendrier, les choses semblent par ailleurs se préciser. Le Trésor confirme que le gouvernement procèdera, pour la transposition, par voie d’ordonnance, « seule manière réaliste de procéder », selon Thomas Groh. Une loi d’habilitation, permettant de procéder de la sorte, est prévue pour l’automne. Le véhicule législatif, qui devra être soumis en conseil des ministres début juillet, est a priori trouvé : il devrait s’agir d’une loi DDADUE (loi portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne), « permettant la transposition d’un grand nombre de directives pour lesquelles le temps compte ». Gouvernance Parmi les sujets « chauds » sur lesquels le régulateur et le superviseur vont devoir rapidement arrêter leur doctrine, la gouvernance figure en tête des priorités. Concernant les « dirigeants effectifs », l’ACPR campe sur l’idée d’une séparation des fonctions de direction et de contrôle, « base même de Solvabilité 2 », rappelle Jean-Marie Levaux. En pratique, deux choses chagrinent les mutualistes. D’abord, que l’administration leur impose le choix des deux dirigeants engagés devant le contrôleur et les tiers. Ensuite, que le traitement soit à ce stade prévu comme différent selon le code d’appartenance (directeur général et directeur général délégué pour les mutuelles du code des assurances ; président et directeur général pour les mutuelles du code de la Mutualité). La notion de groupe en débat Autre point d’attention : qu’est-ce qu’un groupe au sens de Solvabilité 2 ? Les notions de groupe au sens comptable et au sens prudentiel risquent en effet de ne pas correspondre. Surtout, les modes de rapprochement « horizontaux » qui existent en droit français, notamment à destination du monde mutualiste, ne répondent totalement à la définition donnée à l’article 212 de la directive. Il y est en effet prévu « qu’une entreprise exerce effectivement, au moyen d’une coordination centralisée, une influence dominante sur les décisions, y compris les décisions financières, des autres entreprises faisant partie du groupe ». Ce qui n’est en général pas le cas des SGAM (sociétés de groupe d’assurance mutuelle), UMG (Union mutualiste de groupe) ou autre UGM (Union de groupe mutualiste), dont l’objet est d’abord de gérer les conventions qui fédèrent leurs membres. D’où la crainte, partagée par Emmanuel Roux, directeur général de la Mutualité Française, et par Jean-Luc de Boissieu, secrétaire général du GEMA, « d’une remise en cause de la recomposition harmonieuse à l’??uvre dans le secteur mutualiste », si la définition d’un groupe au sens de Solvabilité 2 devenait demain plus contraignante.
La Financial Conduct Authority devrait selon le Financial Times annoncer avant la fin de la semaine sa décision d’infliger une amende d'1 million de livres au broker RP Martin, selon des sources proches du dossier. Accusée d’avoir participé à la manipulation du taux du Libor, la société a vu deux de ses brokers, Terry Farr et Jim Gilmour être arrêtés l’an dernier. Ils ont plaidé non coupable.
Les autorités américaines ont annoncé le 13 mai avoir reçu plus de 50.000 plaintes de personnes se disant victimes de l’escroc Bernard Madoff. Les dénonciations proviennent de plus d’une centaine de pays.Le fonds (MVF ou Madoff Victim Fund) mis en place par le département de la Justice pour recenser ces réclamations a reçu 51.700 plaintes venant de 119 pays au 30 avril, date limite d’envoi, précise Richard Breeden, son superviseur, dans un communiqué. C’est trois fois plus que le nombre de plaintes enregistrées lors de la procédure judiciaire.Ces victimes présumées ont essuyé au total plus de 40 milliards de dollars de pertes, selon le fonds. Environ 58% des plaintes viennent des Etats-Unis. Huit des 10 pays ayant le plus de plaintes sont européens, l’Allemagne, l’Italie et la France formant le trio de tête, devant la Suisse, l’Autriche et l’Espagne."Les plaintes reçues montrent un groupe vaste et diversifié de victimes», selon Richard Breeden, qui estime que l’afflux des plaintes révèle que cette escroquerie pyramidale était mondiale. Ces plaintes n’ont pas encore été examinées et le fonds ne peut dire pour l’instant si elles sont toutes valides ou s’il y a des réclamations qui se recoupent.Le MVF précise notamment qu’il a reçu des plaintes venant de banques et autres sociétés financières qui ne répondent pas aux critères d'éligibilité définis. Le MVF est chargé de restituer 4 milliards de dollars récupérés par la justice américaine à des victimes de cette escroquerie.
L’AMF a annoncé hier, sur son site, avoir prononcé à l’encontre de la société Turgot Asset Management une sanction pécuniaire d’un montant de 80 000 euros. Cette décision fait suite à un contrôle à la fin 2011 du respect par la société de ses obligations professionnelles en application des articles L. 621-9-2 2° et R. 621-31 du code monétaire et financier. Il a été fait grief à la Turgot AM d’avoir méconnu, dans le cadre de son activité de gestion collective, le principe du respect de la primauté de l’intérêt des clients lors de la souscription de parts du fonds Turgot Multigest International par les fonds qu’elle gérait, et en raison de la circularité des investissements des fonds dont elle assure la gestion. Par ailleurs la société de gestion a méconnu des contraintes d’investissement et dépassé des ratios. Fin décembre 2012, l’AMF avait proposé à la société de gestion d’entrer en voie de composition administrative. L’accord transactionnel n’avait pu être conclu dans le délai imparti de quatre mois.
SIX Exchange Regulation a annoncé le 14 mai l’ouverture d’une enquête visant Credit Suisse Funds pour soupçon de violations des dispositions sur les devoirs d’annonce réguliers, rapporte L’Agefi suisse. Les investigations portent sur une émission de fonds indiciels cotés (ETF) en janvier de cette année, qui pourrait avoir été présentée de manière tardive.
Generali a publié jeudi un bénéfice net en hausse de 9,4% à 660 millions d’euros au premier trimestre, soutenu par un rebond dans l’assurance-vie en Italie, de bonnes performances dans l’activité non-vie et une bonne tenue des marchés financiers. Le ratio de solvabilité, Solvency 1, se situait autour de 160% fin avril, un niveau proche de l’objectif fixé dans le cadre de son plan annoncé l’an dernier. Le lion de Trieste a annoncé mercredi soir être en négociations exclusives avec le brésilien BTG Pactual en vue de la cession de sa filiale de banque privée suisse BSI.
BNP Paribas continue, selon son directeur général, à discuter avec les autorités américaines d’un litige portant sur des transactions en dollar et potentiellement illégales au regard du droit américain. «Nous avons fait évoluer tout notre dispositif de contrôle pour nous assurer que ce type de manquement ne pourrait pas intervenir à l’avenir», a souligné Jean-Laurent Bonnafé à l’occasion de l’assemblée générale de la banque.
Citigroup a licencié 11 personnes, dont 4 hauts responsables, suite à la fraude découverte dans sa filiale mexicaine Banamex, selon une note interne révélée par plusieurs agences de presse. L’enquête continue et d’autres employés pourraient être sanctionnés, selon la note que Reuters a pu se procurer. La banque américaine a annoncé en février avoir découvert au moins 400 millions de dollars de crédits frauduleux consentis au groupe parapétrolier Oceanografia, sous-traitant de la compagnie pétrolière mexicaine Pemex.
La banque espagnole étudie la vente de ses activités de conservation de titres, selon le quotidien Expansion. Le groupe pourrait céder la moitié du capital du pôle à un consortium d’investisseurs mené par Warburg Pincus, pour une valorisation qui oscillerait entre 500 millions et un milliard d’euros. L’activité est présente en Espagne, au Mexique et au Brésil. Les intéressés n’ont fait aucun commentaire.
A l’occasion de la publication de son rapport d’activité et de responsabilité d’entreprise, Axa est la première marque française et d’assurance au monde à lancer un site internet doté d’une adresse en « .marque » : http://rapportannuel.axa. Le groupe s’est vu confier la gestion d’une extension (top level domain) aux couleurs de sa marque par l’Icann (Internet corporation for assigned names and numbers), qui coordonne les noms de domaine et les adresses internet à l’échelle mondiale.
L’assureur italien Generali a indiqué être entré en discussions exclusives avec la banque d’investissement brésilienne BTG Pactual concernant la vente de sa filiale de gestion de fortune BSI.