L’Association européenne des fonds d’investissement (EFAMA) a annoncé, ce 13 mai, qu’elle apporte son soutien plein et entier au projet de la Commission européenne visant à mettre en place une Union des marchés de capitaux. Dans sa réponse formelle au questionnaire de la Commission (un vaste document de 46 pages), l’EFAMA salut cette initiative, observant qu’une union des marchés de capitaux intégrée qui réussirait à déverrouiller les capitaux et à les orienter vers les investissements à long terme constituera un grand bénéfice pour les investisseurs, pierre angulaire de l’industrie de la gestion d’actifs. «L’Europe est confronté à un défi important, qui est également une opportunité unique, a commenté Peter de Proft, directeur général de l’EFAMA. Nous accueillons favorablement le fait que les régulateurs de l’Union européenne saisissent à bras le corps les opportunités que l’industrie de la gestion d’actifs offre en termes de soutien à la croissance durable de l’économie et de financement à long terme.»Dans sa réponse, l’EFAMA met également en exergue les conditions qu’elle juge nécessaires pour faire de cette Union des marchés de capitaux une réussite, mettant en particulier l’accent sur le rôle crucial de la promotion de l’épargne de long terme et la création d’un marché unique pour les retraites personnelles. «L’EFAMA pense qu’il est nécessaire d’encourager les citoyens européens à épargner davantage pour la retraite et est convaincue que le développement des retraites privées en Europe est crucial, déclare l’Association dans un communiqué. La création d’un produit européen pour la retraite permettrait d’augmenter le volume d’épargne retraite tout en orientant cette épargne vers les investissements de long terme à travers l’Union européenne.»Pas question pour autant pour l’EFAMA de donner un blanc-seing à la Commission européenne. De fait, l’Association rappelle aux régulateurs européens que «la mise en place d’une taxe sur les transactions financières (TTF) représente un obstacle significatif à la mise en œuvre d’une Union des marchés de capital réussie. «Cette proposition porte un risque significatif qui pourrait causer des distorsions à la création d’un marché unique au sein de l’Union européenne, entraînant le transfert des activités financières en dehors des 11 Etats membres participant à cette taxe ou, si elle est appliquée aux 28 Etats membres, en dehors de l’Union européenne toute entière, s’alarme l’EFAMA. La TFF augmenterait les coûts pour les investisseurs puisque les fonds d’investissements de l’Union européenne deviendront plus chers. Cela mettrait également en danger l’épargne de long terme, la croissance et l’investissement puisque cette taxe orienterait les investissements vers des produits non soumis à la TFF.» L’intégralité de la réponse de l’EFAMA est à consulter à l’adresse suivante: http://www.efama.org/Publications/Public/EFAMA%20response%20to%20CMU%20Green%20Paper.pdf