Le Premier ministre a convoqué des élections générales anticipées le 4 juillet. La hausse des prix au Royaume-Uni a reculé à 2,3% le mois dernier mais moins qu'attendu, remettant en question une baisse des taux rapide de la Banque d'Angleterre et provoquant une correction sur les taux longs.
Le marché primaire a connu sa plus importante semaine, hors période Covid, et le flux des émissions continue. La forte demande des investisseurs permet jusque-là d’absorber des transactions y compris de grande taille.
Les spreads atteignent des plus bas historiques, notamment sur le haut rendement. Un rétrécissement qui divise les investisseurs. Pour certains, ils peuvent aller plus bas, du fait des évolutions structurelles du marché. Pour d’autres, cette prime doit rester suffisante pour compenser le risque.
La bonne tenue des actions, les spreads de crédit historiquement bas et désormais la détente des taux longs ont nettement assoupli les conditions financières aux Etats-Unis.
Trois ans après, la folie GameStop et AMC, alimentée par les investisseurs particuliers notamment, s’est essoufflée aussi vite qu’elle était réapparue.
Après avoir atteint de nouveaux sommets, la place boursière britannique, à forte composante value et défensive, pourrait encore bénéficier du contexte actuel de marché.
Les résultats des entreprises ont été supérieurs aux attentes aussi bien aux Etats-Unis qu'en Europe. Si les marchés ne progressent pas plus fortement, c'est qu'ils restent focalisés sur la macroéconomie et la géopolitique.