Les marchés financiers devront ingurgiter trois annonces de politique monétaire très attendues ces 31 juillet et 1er août. La BoJ et la BoE pourraient agir dès cette semaine, la Fed sera probablement attentiste.
Le président sortant a gagné d’une courte avance, à l’opposé des prévisions des sondages, mais l’opposition clame également la victoire. De quoi replonger le pays dans la crise et éloigner une restructuration de la dette.
Les élections en France et en Grande-Bretagne ont eu tendance à faire oublier que, sur les actions américaines, la poursuite du rallye pose question, avec un positionnement très acheteur du marché.
Keir Starmer, le leader de la formation de gauche, va remplacer Rishi Sunak, le premier ministre sortant. Le parti travailliste double son nombre de sièges à l’assemblée. Les valeurs moyennes britanniques rebondissent.
Le débat raté par l’actuel président américain Joe Biden semble avoir hypothéqué ses chances de réélection. Les marchés ont tout de suite réagi, notamment sur les taux, dans l’anticipation de politiques expansionnistes et inflationnistes.
Les élections générales ont lieu ce jeudi outre-Manche. Le parti travailliste est largement favori mais avec peu de marge de manœuvre budgétaire. De l’ampleur de la victoire dépendra la politique mise en œuvre.
La facture des taux d’intérêt a augmenté partout dans le monde au cours de la dernière année, selon le rapport 2023-2024 de Janus Henderson sur la dette corporate. Mais l’endettement augmente moins vite. Les groupes français sont de bons élèves.
Le syndrome du gardien de but, face au choix cornélien de plonger ou de rester immobile, est le même que celui des investisseurs dans les marchés volatils, dont la meilleure attitude est souvent la patience.
Les volumes en investment grade ont augmenté de 33% sur les six premiers mois de l'année tandis que les émissions high yield atteignent le montant émis sur la totalité de 2023, malgré la crise politique en France.