Le marché du haut rendement européen bat les obligations en dollar, avec un univers d’émetteurs de meilleure qualité et malgré une augmentation des dossiers en restructuration.
Les places boursières ont effacé la correction d’avril, enregistrant de nouveaux records des deux côtés de l’Atlantique. Mais le rallye a calé en fin de mois avec la crainte d’une inflation encore persistante et des taux élevés plus longtemps.
La représentante de la coalition Morena, de l’actuel président Andres Manuel Lopez Obrador, a gagné largement l’élection et pourrait bénéficier d’une majorité des deux tiers lui permettant de passer des réformes constitutionnelles.
L’indice des prix à la consommation progresse plus qu’attendu en mai à 2,6% avec une nette progression dans les services à 4,1%. De quoi animer les débats à la BCE.
La perte de la majorité absolue par l’ANC n’est pas une surprise mais son résultat l’oblige à s’allier à l’un des grands partis d’opposition. Une incertitude qui n’est pas du goût des investisseurs.
Les évolutions réglementaires sur les marchés chinois et le changement à la tête du gendarme boursier ont contribué au rebond. Mais les investisseurs attendent surtout un plan massif de relance.
Entre reprise économique et probable décalage de politique monétaire, les marchés européens pourraient réduire leur décote par rapport à Wall Street, profitant en outre d’un risque politique plus marqué aux Etats-Unis à l’approche des élections américaines alors que celles en Europe seront passées.
Le cours de la monnaie sur le marché parallèle s’est nettement écarté du cours officiel alors que le président argentin ne parvient pas à faire adopter son programme de réformes. Une nouvelle dévaluation est nécessaire.