Les actions, les taux et l’euro ont vivement réagi à la dissolution de l’Assemblée nationale en France. Une victoire du RN ou un blocage politique risqueraient de peser sur la trajectoire budgétaire. La volatilité devrait certes rester élevée pendant la campagne électorale, mais la crainte d’un dérapage demeure limitée à ce stade.
L’un des critères clés de la bonne tenue de ce segment du marché, historiquement décoté, est la baisse des taux, alors que la reprise économique se confirme en Europe.
L’économie américaine a créé 272.000 emplois en mai, largement plus que prévu, avec des hausses de salaires toujours élevées. La progression du chômage n’y change rien. La Fed restera patiente et focalisée sur l’inflation. Les rendements américains se tendent.
Le ralentissement de l’activité dans la construction a pesé sur la production industrielle. La banque centrale a légèrement réduit ses prévisions de croissance et haussé celles d’inflation.
La croissance des exportations a dépassé les attentes le mois dernier en Chine avec néanmoins un ralentissement du rythme des importations suggérant une faiblesse de la demande intérieure.
Cette composante de la performance des actions sur le long terme pourrait retrouver ses lettres de noblesse à la faveur du changement de paradigme sur les taux.
L’indice PMI composite s’est encore amélioré, grâce au secteur des services qui compense le ralentissement dans l’industrie, pour le troisième mois consécutif au-dessus de 50.
Alors que les places boursières marquent le pas, du fait de valorisations tendues et d’indicateurs économiques décevants, les dividendes et les rachats d’actions pourraient servir de soutien sur la deuxième partie de l’année. Le rendement joue également un rôle important dans le crédit.