Hormis les ventes au détail qui ont dépassé les prévisions, stimulées par la période de congés, les données publiées lundi pour le mois de mai poussent largement au pessimisme, soulignant une reprise cahoteuse pour la deuxième économie mondiale.
Le marché primaire de la dette corporate est resté ouvert mais les émetteurs ont dû concéder des primes d’émissions. Vendredi les spreads s’écartaient vivement sur les marchés dérivés.
Après l'annonce d'Emmanuel Macron, le CAC 40 signe sa pire semaine depuis mars 2022 tandis que le spread de la dette française par rapport à l'Allemagne revient à ses plus hauts de 2017.
Le spread de la dette française par rapport au Bund est au plus haut depuis 2017. Les investisseurs restent en attente des programmes économiques, notamment du Rassemblement national, mais tablent sur des concessions. La volatilité devrait perdurer.
Les prix du transport maritime ont quasiment doublé depuis fin avril, entre l’Asie et les autres régions. Même si son poids dans le prix final est faible, cette pression inflationniste sur le secteur manufacturier s’ajoute à celle des services.
Le PIB est resté inchangé en avril par rapport à mars en raison de la météo défavorable. Les économistes continuent d’anticiper une poursuite de la reprise. Mais ces chiffres ne sont pas bons pour le gouvernement avant les élections.
La résilience de l’économie a permis de contenir les défaillances d’entreprises mais le mur de dette qui se profile risque de changer la donne avec des taux durablement plus élevés.