La récente hausse des taux montre que le gouvernement britannique a épuisé sa faible marge budgétaire. Rachel Reeves, la ministre des Finances, va devoir annoncer des mesures d’ajustement pour stopper l’hémorragie sur les marchés.
Les investisseurs craignent un retour du rendement des Treasuries à 10 ans américains sur le niveau de 5%, ce qui pourrait accentuer la correction à Wall Street et entraîner l’ensemble des places boursières.
L’exceptionnalisme américain continue de guider les marchés, et la politique économique de Donald Trump aimante toute l’attention. Certains investisseurs gardent espoir sur l’Europe, voire sur la Chine.
Moins nombreuses mais tout aussi clés, les élections en Allemagne, au Canada mais aussi dans certains pays en Europe de l’Est ou en Amérique latine pourraient engendrer de la volatilité sur les marchés financiers.
La crainte des investisseurs est de revivre le krach de l’automne de 2022 provoqué par Liz Truss. Les mouvements sur les taux sont nettement moins violents et des garde-fous existent.
Profitant d’une fenêtre d’émission favorable, juste avant l’investiture de Donald Trump à la présidence américaine, plusieurs pays, dont le Mexique, l’Arabie saoudite ou la Pologne sont venus se financer en dollar et en euro.
Le mouvement ascendant des taux longs, induit par une conjoncture résiliente et favorisé par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, pourrait être soutenu par la reconstitution des primes de terme et l’afflux d'emprunts d'Etat sur le marché.
Le rendement du Gilt à 30 ans a dépassé 5,20% pour la première fois depuis fin 1998. La forte augmentation des émissions de dette par le gouvernement et une banque centrale moins accommodante ont pesé.
Le rendement et les fondamentaux des émetteurs corporate restent les principaux arguments pour la classe d’actifs en 2025 mais les valorisations serrées laissent peu de marge. Le marché euro est préféré au marché américain. Le primaire devrait rester très actif et l’afflux de capitaux sera clé.