Le déficit public s’est accentué, en raison de la hausse des taux mais aussi d’effets uniques. Mais la marge de manœuvre de la ministre des Finances diminue encore, l’obligeant à agir.
L’Agence France Trésor a émis 10 milliards d’euros d’une nouvelle obligation échéance 2042 avec un coupon de 3,6%. Le carnet d’ordres a atteint 134 milliards.
Le marché intègre déjà beaucoup de mauvaises nouvelles pour l’Europe. Wall Street reste soutenue par les financières et la tech, qui devient son principal point faible.
Les émissions de ces obligations subordonnées perpétuelles d’entreprises ont démarré l’année en trombe avec plus de 7 milliards d’euros déjà émis sur un marché de 30 à 40 milliards par an.
Le marché primaire a débuté l’année en force, profitant de la forte demande des investisseurs. Mais les faibles primes d’émission se répercutent parfois sur les prix après l’émission.
La dernière émission d’obligations à 10 ans de la Grèce a été placée avec un rendement toujours supérieur aux OAT, mais dans la nouvelle hiérarchie des dettes dans la zone euro, la France n’est pas la mieux placée.
L’indice des prix à la consommation a légèrement ralenti en décembre alors que le marché s’attendait à un chiffre stable, offrant la possibilité à la Banque d’Angleterre de baisser ses taux.
En une semaine, 15 milliards d’euros ont été émis par des corporates sur le marché euro. Tous les segments étaient ouverts, malgré les turbulences sur les marchés de taux.