La hausse des flux de crédit reste tirée par les ménages plutôt que par les entreprises, car l’incertitude accrue entourant la guerre commerciale mondiale freine la demande. La croissance de la masse monétaire demeure inférieure à sa moyenne historique.
La BNS confirme que le pays est l’un des plus exposés à la guerre commerciale avec les Etats-Unis en raison de la taille réduite et de l’ouverture de son économie. Mais le franc suisse s’est beaucoup apprécié, ce qui fait pression pour baisser encore les taux, potentiellement jusqu’en territoire négatif.
Le mot d’ordre «sell-America» est dans toutes les bouches, mais les investisseurs n'ont opéré jusqu’à présent que des réajustements plus ou moins mineurs liés à leur surpondération de longue date sur les actifs américains. Des changements plus structurels seraient plus lents, ne serait-ce que pour des questions de liquidité.
Pour le métal orange, les dynamiques micro et macro évoluent dans des directions opposées, mais pour la même raison liée aux droits de douane à venir sur les importations américaines. Les flux accélérés vers les Etats-Unis par anticipation de ces mesures créent des tensions sur les prix globaux, tandis que les craintes de ralentissement économique devraient calmer la demande à terme.
Les spécialistes de Bloomberg Economics ont développé, à partir de deux modèles préexistants, un nouvel indice permettant de mesurer ce degré d’indépendance. Et ces approches valorisent particulièrement les institutions du Vieux Continent.
Le président Donald Trump a annoncé coup sur coup qu’il ne renverrait pas le président de la Fed, après avoir laissé entendre le contraire, et qu’il voulait une désescalade sur les droits de douane avec la Chine. Pas suffisant toutefois pour rétablir une pleine confiance internationale vis-à-vis des Etats-Unis et des actifs américains.