Les marchés ont intégré beaucoup d’annonces de Donald Trump depuis novembre, au point de croire que la banque centrale américaine pourrait ne décider que d’une diminution de taux de 25 pb en septembre 2025. La chute des marchés d’actions lundi a fait remonter les probabilités pour deux baisses de taux.
Les marchés se sont laissé impressionner par les risques liés à l’investiture de Donald Trump et valorisent une baisse de taux de moins que fin décembre au premier semestre. L’institution, qui les réduira à nouveau de 25 pb jeudi, a le temps de voir venir.
Le chef économiste de Goldman Sachs était de passage à Paris mi-janvier. Il explique à L'Agefi sa vision de l'économie américaine et européenne pour les mois à venir. Les décisions de l'administration Trump pourraient avoir de réelles conséquences outre-Atlantique sur l'inflation et la croissance, mais en Europe, le principal problème est ailleurs.
La Commission européenne confirme une disposition rendue obligatoire par la révision des réglementations Emir cet automne. L’industrie bancaire aurait préféré que l’équivalence sur les chambres de compensation britanniques soit prolongée sans limite au-delà de mi-2025.
Le marché locatif et l’investissement se sont un peu repris sur les derniers mois de l’année. Les équipes de BNP Paribas Real Estate entrevoient quelques signaux positifs.
La trop lente réduction des émissions de CO2 induit une accélération de la hausse des températures. Alors que les objectifs sont eux-mêmes trop peu ambitieux à l'échelle mondiale, les efforts engagés demeurent très insuffisants, relève la recherche indépendante de Société Générale CIB.
Les émissions de CLO ont fortement rebondi l’an dernier, même en Europe. Le marché primaire est encore attendu en hausse cette année, tandis que le marché secondaire devrait au pire se stabiliser.
Sur les quatre promesses politiques du candidat, la mesure la plus rapide devrait porter sur les tarifs douaniers. Mais rien n’assure qu’elle soit aussi forte qu’annoncée. Ni aussi inflationniste.