Jens Moos, l’ancien responsable de la gestion de portefeuille de Danske Bank Asset Management, est devenu directeur général de Safepay, une fintech danoise, selon son profil Linked-In. Safepay est une gestionnaire de programmes de paiement basé à Copenhague.
L’avenir du secteur des fonds monétaires à valeur liquidative à faible volatilité («LVNAV», low volatility net asset value) européens s’assombrit quelque peu, selon Fitch. L’agence de notation a décidé d’abaisser la perspective de ce type de fonds, qui passe de stable à négative. Les fonds monétaires «LVNAV» proposent en temps normal une valeur liquidative constante, qui diffère légèrement de la réalité des prix de marché des actifs en portefeuille. Néanmoins, lorsque la valeur constante offerte s'éloigne de plus de 20 points de base de la valeur théorique de marché, le prix des parts doit être temporairement calculé en fonction de la seconde méthode, défavorable pour l’investisseur. Or, la volatilité extrême et inédite des prix des actifs qui a cours en ce moment, combinée à de forts retraits de la part d’investisseurs anxieux, fait craindre à l’agence de notation une dégradation de la liquidité de ces fonds. La volatilité hebdomadaire des fonds monétaires LVNAV libellés en euros, dollars ou sterlings a ainsi dépassé le seuil des 30%. De même, des retraits de 15% des encours ont été observés sur les fonds monétaires LVNAV en euros et en dollars. Certains acteurs ont d’ailleurs été forcés, la semaine dernière, de vendre des actifs en portefeuille pour répondre aux besoins de cash, obérant au passage les coussins de liquidités réglementaires, relate Fitch. Pour protéger leur liquidité, les fonds LVNAV européens sont autorisés à recourir, dans certains cas, aux gates ou au swing pricing. L’activation de ces règles est autorisée dès lors que la liquidité hebdomadaire baisse de 30% et que les retraits dépassent en une journée les 10% d’encours. Mais cela reste à la discrétion des gérants. Au-delà,la suspension totale des retraits engendrerait immédiatement la baisse de la note d’un fonds à «BBmmf», avertit Fitch.
Credit Suisse a recruté un ancien responsable de DWS, Sven Simonis, pour prendre la tête de sa filiale en Allemagne et en Autriche. Il remplace Karl-Josef Schneiders, qui occupait ce poste depuis 204. Ce dernier conserve un rôle de consultant senior. Sven Simonis a passé 14 années au sein de Deutsche Bank et de sa filiale DWS, où il était dernièrement directeur des relations avec les investisseurs institutionnels pour l’Allemagne et l’Autriche.
La société de gestion française Exane AM a suspendu la semaine dernière les souscriptions et retraits sur son fonds Integrale, ainsi que la publication de sa valeur liquidative, a appris Bloomberg.
La Federal Reserve a demandé mardi à BlackRock de piloter des dizaines de milliards de dollars d’acquisitions d’obligations, preuve de l’influence de la société de gestion, rapporte le Wall Street Journal. BlackRock va acheter des mortgage-backed securities commerciaux garantis par des hypothèques résidentielles multifamiliales pour le compte de la Federal Reserve de New York. La Fed décidera quels titres garantis par Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae sont éligibles à l’achat. La société de gestion exécutera les transactions. BlackRock va aussi gérer deux gros programmes d’acquisitions d’obligations. Il sera en charge d’une facilité soutenue par la Fed pour acheter de nouvelles obligations investment grade à des entreprises américaines. La société va également superviser un autre véhicule pour acquérir des obligations investment grade déjà émises. Les acquisitions d’obligations seront au centre de cet effort. Mais la société peut acheter des ETF obligataires investment grade, y compris ses propres ETF. Le mandat devrait être important, note le WSJ. Le département du Trésor devrait injecter 10 milliards de dollars en fonds propres initiaux en lien avec chacune des deux facilités, selon une déclaration de la Fed. BlackRock va utiliser Aladdin pour surveiller les actifs.
La barre symbolique des 5.000 milliards d’euros d’encours sous gestion s'éloigne pour les fonds luxembourgeois. L’industrie a connu une forte inflexion au mois de février, avec une baisse de 121 milliards d’euros d’actifs gérés (-2,5%), pour un total de 4.668,7 milliards d’euros au 29 février, selon les chiffres publiés par la CSSF (Commission de Surveillance du Secteur Financier). Les fonds avaient pourtant réalisé une collecte nette de 13,3 milliards d’euros, mais un effet marchés négatif de 134 milliards d’euros aura effacé les quatre derniers mois de croissance des encours. En fin de semaine dernière, la CSSF a assoupli les règles de swing pricing afin de limiter l’impact des souscriptions et rachats sur les valorisations des fonds du pays.
Classé dans la catégorie des fonds Equilibrés, le fonds H2O Multistrategies ne semble plus rien avoir d'équilibré, vacillant dans une contreperformance incompréhensible pour les investisseurs particuliers à qui il est vendu, et sans doute aussi pour les institutionnels. Le fonds perd environ 78% depuis le début de l’année, au 19 mars, avec une volatilité à un an de plus de 71% selon des données de Funds360, la plateforme d’information d’Euronext sur les fonds. Dans la catégorie «Fonds Mixte mondial équilibré» où il est classé, la deuxième plus mauvaise performance est un fonds de la société de gestion espagnole Cobas, exposée aux actions Value, très impactées par la crise des marchés financiers. Mais celui-ci perd beaucoup moins que le fonds de Bruno Crastes, fondateur de H2O et gérant de H2O Multibonds, avec un recul de 48% depuis le début de l’année et une volatilité de 39% sur un an. Une situation qui n’est pas sans inquiéter des conseillers en gestion de patrimoine, une catégorie d’intermédiaires au sein de laquelle Bruno Crastes a toujours été le chouchou des gérants stars. Pour le cabinet Quantalys, qui s’est régulièrement plaint du manque d’information de la part de H2O et qui a publié hier une analyse sur H2O, la contreperformance de H2O Multistratégies interroge bien au-delà du fonds seul. Ainsi, H2O Vivace et H2O Multiequities perdent eux aussi plus de 70%. H2O Allegro s’effondre de plus de 55%. " Etant donné le comportement des fonds H2O par rapport à ses pairs, à sa catégorie et par rapport à son indice de référence, il semble évident qu’il existe un facteur x5 ou x6 amplifiant leur comportement dans les phases de hausse ou de baisse des marchés sans doute lié à l’utilisation de levier, de futures ou de produits dérivés», relève Jean-François Bay, directeur général en charge du développement international de Quantalys. Ce dernier note également une incohérence dans les descriptions commerciales du fonds par rapport aux risques pris, aux instruments utilisés et à sa clientèle de particuliers. Il s’inquiète aussi d’une stratégie qui semble employée quasiment dans tous les fonds. «Visiblement, les contre-performances récentes concernent toute la gamme des fonds H2O sans distinction en fonction de l’agressivité du fonds. Un peu comme si la même stratégie avait été mise en place dans tous les fonds avec plus ou moins de risque. Cette exposition mono-stratégie pose des questions pour les investisseurs qui pensaient, a priori, investir sur des stratégies différentes (Multiequities, Multistratégies, Multibonds …). Cela pose des questions également sur le « risque industriel » au niveau de la société de gestion elle-même», conclut Jean-François Bay. Interrogé par NewsManagers, H2O AM se veut rassurant. «Pendant cette période hors-norme, la grande majorité des positions de H2O se sont fortement corrélées, annulant ainsi les bénéfice de la diversification et amplifiant le choc sur les valeurs liquidatives. Il faut noter que les corrélations se normalisent avant que les actifs remontent, ce qui sera important pour le rebond des fonds dès que la crise actuelle se dissipera», explique une porte-parole. Le groupe assure par ailleurs que l’actif net de ses fonds a été très stable dans le contexte actuel. Il faut aussi rappeler que, comme de nombreux fond, les portefeuilles d’H2O ont un horizon de placement de long terme ; dans le cas d’H2O Multistratégies, cet horizon est de 4 ans. Avant le déclenchement de la crise et depuis sa création, H2O Multistratégies a en outre affiché une performance annualisée de plus de 16%. Le groupe a indiqué par ailleurs dans différentes communications depuis le déclenchement de la crise qu’il avait tenté de réduire les risques et les corrélations de ses positions pour conserver la capacité de rebond de ses fonds. A ce jour, la performance d’H2O Multistratégies a d’ailleurs déjà commencé à se reprendre -de l’ordre de plus de 10%.
La société de gestion néerlandaise NN Investment Partners a annoncé le recrutement d’Alvaro de Liniers en qualité de nouveau responsable du développement de l’activité en Espagne et au Portugal. Il occupait auparavant ces mêmes responsabilités au sein de Groupama AM. Il avait commencé sa carrière comme analyste de fonds dans l'équipe européenne de Morningstar en 2009. Le bureau de NN IP pour la péninsule ibérique est dirigé par Ana Gasca, épaulée par Irma Albella, responsable du service client.
SoftBank Group a exploré, la semaine dernière, la possibilité de sortir de Bourse, tenant des discussions avec des investisseurs incluant le fonds activiste Elliott Management et le fonds souverain d’Abou Dhabi Mubadala, selon trois sources. Cependant, le fondateur de Softbank Masayoshi Son a ensuite décidé de revendre à la baisse 41 milliards de dollars d’actifs pour régler ses dettes et accélérer un rachat d’actions de 2.500 milliards de yens (22,42 milliards de dollars).
L’agence Reuters rapporte que la société de gestion américaine BlackRock a gelé ses embauches pour plusieurs semaines en raison de la pandémie de coronavirus, citant des sources anonymes. Une porte-parole du gestionnaire a confirmé à Reuters que l’entreprise faisait «une pause» dans ses embauches. Elle a expliqué que la priorité était au service clients et à s’assurer que les employés étaient en sécurité, soutenus et productifs autant que possible. La représentante de BlackRockn’a cependant pas précisé la durée du gel des embauches.
Le média Citywire Americas rapporte le départ de Carlos Hurtado Rourke, qui dirigeait depuis plus de quatre ans la gestion d’actifs au Chili de la société Compass Group. Son remplaçant n’a pas encore été annoncé. Récemment la firme a ouvert une antenne au Brésil après avoir obtenu une licence pour gérer des fonds sur ce territoire. Fin 2019, Compass Group gérait 40 milliards de dollars d’encours.
La banque suisse EFG vient de recruter une responsable de la division Independent Asset Managers (IAM) dédiée aux gestionnaires de fortune indépendants, pour les marchés chinois, hongkongais et singapouriens. Il s’agit de Kitty Chou, qui dirigeait jusqu’ici la relation commerciale avec les intermédiaires financiers au sein du bureau hongkongais d’UBS Wealth Management. Le renforcement de l’activité sur ce segment de clientèlefigure parmi les priorités affichées d’EFG dans le cadre du plan stratégique 2022.
Vincent Houghton a quitté Comgest fin 2019, rapporte Citywire Selector. Il avait travaillé 10 ans au sein de la société de gestion française. Il a pris sa retraite après une carrière de 30 ans dans la gestion d’actifs. En vue de son départ, Comgest avait renforcé ses ressources au sein de son équipe actions monde.
M&G a annoncé mardi 24 mars qu’il poursuivait le gel temporaire de son fonds immobilier M&G Property Portfolio. La décision est notamment liée à l’impact du coronavirus sur le marché immobilier commercial, qui rend encore plus difficile la valorisation des actifs. Depuis la dernière mise à jour du 25 février, 4,9 millions de livres d’actifs ont été vendus, indique M&G. De plus, des échanges d’actifs ont été réalisés pour 39,8 millions de livres supplémentaires. Cela porte le total des actifs échangés ou vendus à 296,8 millions de livres. Les niveaux de liquidité à fin février étaient de 4,65 %. En supposant que tous les actifs qui doivent être vendus ou échangés le seront, cette poche va augmenter à 17,8 %, précise la société de gestion. Les rachats du fonds M&G Property Portfolio avaient été suspendus le 4 décembre face à une hausse des demandes de remboursement. Ce fonds a été le premier à être gelé. Depuis, avec les conséquences de la crise du coronavirus, plusieurs autres fonds immobiliers britanniques ont été suspendus.
First State Investments a recruté Hendrie Koster au poste de responsable de la recherche et de l’assurance des produits d’investissement au sein du pôle «global product», récemment créé. Basé à Sydney, l’intéressé occupait précédemment les fonctions de responsable des produits et de la stratégie au sein de Nikko Asset Management en Australie. Auparavant, il a occupé plusieurs postes au sein de l'équipe d’investissement de Mercer à Londres et à Sydney. Chez First State, Hendrie Koster aura pour mission de mettre en place une capacité de recherche mondiale sur les produits afin d’identifier les opportunités commerciales à long terme. Parallèlement, Kerry Baronet a été nommée responsable de la gestion des fonds communs au sein du pôle «global product». Elle est chargée de développer une gamme de produits rentables, durables et stratégiquement ciblés sur les marchés mondiaux. Basée à Londres, elle était auparavant chef de produit au sein de First State pour la région EMEA, responsable des plateformes de fonds communs britanniques et irlandaises commercialisés en Europe et en Asie. Le département «global product», dirigé par Clare Wood depuis le Royaume-Uni, a été créé par First State en novembre 2019, dans l’objectif de mieux identifier les possibilités de développement de produits.
Pictet Asset Management vient de recruter Cayla Fan comme directrice commerciale auprès des intermédiaires financiers chinois. Basée à Hong Kong, elle sera notamment chargée des relations avec le partenaire local Tianhong Asset Management, qui commercialise depuis mars le Strategic Income Fund dans l’Empire du Milieu. Le fonds multi-classes d’actifs, lancé en 2016, et domicilié à Hong Kong, gérait 202 millions de dollars d’encours fin 2019. L’intéressée arrive de Goldman Sachs AM, où elle dirigeait les relations commerciales auprès des banques privées, des gérants de fortune, des sociétés de gestion et des fintech en Chine.
La société de gestion suédoise Lannebo rouvre les quatre fonds dont les souscriptions et les rachats étaient encore suspendus. Le 24 mars au matin, elle annonce que les fonds Lannebo Corporate Bond, Lannebo High Yield, Lannebo Sustainable Corporate Bond et Lannebo Komplett, tous exposés au marché des obligations d’entreprises nordiques, vont désormais pouvoir être achetés ou vendus par les investisseurs. Ces fonds avaient été gelés vendredi matin en raison de la dégradation soudaine de la liquidité du marché des obligations d’entreprises suédoises et nordiques. Deux autres fonds étaient concernés par ces mesures (Lannebo Likviditedsfond et Lannebo Mixfond); ils avaient été rouverts dès vendredi soir. La décision s’applique à partir de lundi 23 mars. «Il est très positif qu’en quelques jours à peine, le marché des obligations d’entreprises fonctionne à nouveau», se félicite Martin Öqvist, PDG de Lannebo, cité dans un communiqué. Spiltan, une autre boutique de gestion suédoise, fait un constat différent. La société, qui a également annoncé un gel de deux fonds obligataires exposés à l’Europe du Nord vendredi, informe ses clients mardi que la situation reste inchangée. «La suspension des souscriptions et rachats des parts des fonds Spiltan Rentetefond Sverige et Spiltan Högräntefond en raison d’événements extraordinaires reste valable», selon la société. «Rien n’a changé sur le marché depuis que nous avons décidé de suspendre la négociation des fonds obligataires», justifie-t-elle.
IWBank recrute trois professionnels dans le Centre-nord de l’Italie pour étoffer son réseau de conseillers financiers. Giordano Salomoni arrive en provenance de Fineco. Il travaillera à Brescia, sous la responsabilité de Marco Gheda. Tommaso Stoppielli vient de Banca Patrimoni Sella. Il travaillera à Gênes. Enfin, Luciano De Lisotta sera basé à San Lazzaro di Savena, dans la région de Bologne. Il provient de Banco Popolare di Sondrio.
La société de gestion genevoise Notz Stucki a recruté Michele Colavito au sein de son équipe italienne, selon un communiqué diffusé en Italie. L’intéressé provient de Merian Global Investors, où il était commercial auprès de la clientèle italienne wholesale et institutionnelle. Il a aussi travaillé par le passé au sein de Société Générale Securities Services et d’Allfunds Bank. «Notre objectif est de développer le potentiel de la société de gestion à l’égard du segment institutionnel italien, avec une attention particulière pour les family office», commente Giacomo Calef, responsable Italie de Notz Stucki.
DWS, la filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank, a profité de la publication de son rapport annuel 2019 pour confirmer ses objectifs pour 2021. Outre la collecte annuelle nette de 3 à 5% dans ses fonds, le gestionnaire allemand entend parvenir à un ratio coût-revenu ajusté inférieur à 65% (67,6% en 2019) et à un ratio de versement de dividende se situant entre 65 et 75% du revenu net de la firme. La filiale de Deutsche Bank a expliqué que les impacts immédiats de lapandémie de Covid-19 sur le secteur de la gestion d’actifs pouvaient mener "à des encours sous gestion, des commissions et des frais de gestionmoins élevés» ainsi qu'à «un mouvement vers des classes d’actifs moins risquées et des volumes de transactions plus bas». DWS a ainsi indiqué ne plus faire de sa marge de frais de gestion un objectif, préférant se concentrer sur la performance et la collecte de ses fonds. La société reste néanmoins confiante quant à la croissance des encours de l’industrie de la gestion d’actifs sur le moyen terme. Parmi les priorités du gestionnaire pour 2020 figurent un focus sur certains produits (multi-actifs, passif, alternatif) et régions dont l’Asie ainsi qu’une plus vaste intégration des critères ESG. Le gestionnaire allemand va ainsi lancer une division dédiée à ladurabilité (group sustainability office) qui sera chargée d’harmoniser l’approche ESG au sein de DWS. Le 31 janvier, DWS avait publié sa meilleure collecte nette depuis 2014 avec des entrées nettes de 26,1 milliards d’euros l’an dernier. En 2018, DWS avait décollecté de 22 milliards d’euros. Les stratégies passives ont drainé 19 milliards d’euros de nouvelles souscriptions et les produits alternatifs 10.2 milliards d’euros. Les fonds multi-actifs ont, eux, collecté 7 milliards d’euros. En revanche, des sorties ont été constatées sur les fonds actifs obligataires (-8Md€) et actions (-2Md€). Lacollecte de DWS en 2019 est en ligne avec les objectifs de DWS qui vise une collecte annuelle nette de 3 à 5% (supérieure à l’année précédente) à moyen terme (2021). La performance de marché a apporté 75 milliards d’euros d’encours à DWS dont les actifs sous gestion totalisaient 767 milliards d’euros (contre 662Md€ en 2018). La firme a par ailleurs engrangé un profit net après impôts de 512 millions d’euros, en hausse de plus de 30% par rapport à 2018.Les commissions et autres frais de gestion tirés de la gestion d’actifs s'élevaient à 2,34 milliards d’euros, en hausse de 7% par rapport à 2019.
Les fonds spéculatifs qui pariaient sur la réalisation de fusions et acquisitions en cours subissent de lourdes pertes, alors que l'épidémie de coronavirus fait des ravages sur les marchés mondiaux, et compromet des contrats, rapporte le Financial Times. Les traders ont cité le rachat planifié par EssilorLuxottica du groupe allemand GrandVision pour 7,1 milliards de dollars, qui fait actuellement l’objet d’un examen approfondi par la Concurrence européenne.
Le groupe financier espagnol Renta 4 Banco a annoncé qu’il allait conseiller gratuitement tous les investisseurs, y compris ceux qui ne sont pas clients de la société, pour les aider à naviguer durant la crise boursière liée à la pandémie decoronavirus. Ainsi Renta 4 mobilise son réseau de plus de 220 conseillers pour les rendre disponibles auprès des sociétés et des investisseurs individuels souhaitant s’entretenir avec un spécialiste pour discuter de leurs portefeuilles, incluant ceux gérés par desgestionnaires concurrents. Juan Carlos Ureta, président de Renta 4, a précisé qu’il n’y aurait ni coût ni engagement en contrepartie des conseils donnés par l’entité.
Le hedge fund le plus exclusif de DE Shaw, Valence, a perdu plus de 9 % ce mois-ci, rapporte le Financial Times. Ce fonds d’arbitrage statistique de 6 milliards de dollars a été pénalisé par les violents mouvements de marché de la semaine dernière, selon des sources proches du dossier. Depuis le début de l’année, le fonds a perdu 4,6 %, selon des documents lus par le FT. Deux sources ont indiqué que les pertes ont été particulièrement sévères lundi et mardi derniers. Valence facture des frais de gestion de 3,5 % et garde 35 % des profits qu’il dégage.
AndbankEspaña, succursale espagnole de banque privée et de gestion de grands comptes d’Andbank,a trouvé un accord avec le groupe espagnol Esfera Capital pour acquérir 100% de sa filiale de gestion d’actifs, Esfera CapitalGestión SGIIC. La boutique gère 149 millions d’euros. «Vendre notre gestion àAndbank España est la meilleure alternative pour transmettre de la tranquillité à nos clients, conseillers et employés», a indiquéJosé Antonio Andrés Ruiz, directeur général d’Esfera Capital. Andbank poursuit sa stratégie de consolidation après le rachat de la société de gestion andoranneMerchbank conclu en 2018.
Le livret A a collecté 1,17 milliard d’euros au mois de février 2020, annonce le dernier relevé de la Caisse des dépôts (CDC). C’est un peu moins que la collecte de février 2019 qui était alors de 1,93 milliard. Celle du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) est de 0,37 milliard d’euros pour février 2020. En cumulé, depuis le début de l’année, le Livret A a collecté 5,3 milliards d’euros après un très beau mois de janvier, et le LDDS 0,78 milliard. Le Livret A affiche un record d’encours de 303,9 milliards d’euros et le LDDS de 113,1 milliards d’euros.
PineBridge Investment a recruté Viggo Johansen en tant que responsable de l’Europe du Nord. L’intéressé sera basé dans les nouveaux bureaux de Stockholm, qui doivent prochainement ouvrir. Viggo Johansen vient de Natixis Investment Managers où il était responsable de l’Europe du Nord. Avant cela, il a travaillé au sein de Schroders Investment Management en tant que responsable adjoint de la région nordique et responsable commercial institutionnel Europe du Nord, et chez AIG en tant que responsable de la région nordique. Chez PineBridge, Viggo Johansen sera responsable de la stratégie commerciale et de la distribution de PineBridge en Europe du Nord, couvrant la Suède, le Danemark, la Norvège et la Finlande. Il sera chargé de renforcer la part de la société sur le marché institutionnel. Il sera rattaché à Klaus Schuster, CEO Europe de PineBridge. Le nouveau bureau de Stockholm viendra s’ajouter à ceux situés en Europe au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suisse et en Irlande.
Le numéro deux mondial de la gestion, Vanguard, a annoncé ce 23 mars la fusion de deux de ses fonds actifs. Le Vanguard Capital Value Fund, qui représente 770 millions de dollars d’encours, va être absorbé par le méga-fonds Vanguard Windsor Fund, qui gère 17,7 milliards de dollars. Le fonds sera désormais géré à 70% par David Palmer, un gérant de Wellington Management, qui gérait déjà le fonds Vanguard Windsor Fund. Le reste sera de la responsabilité de Pzena Investment Management, qui gérait jusqu’ici le fonds Capital Value. Sur ses 5.900 milliards de dollars d’encours (29 février 2020), Vanguard, plus connu pour ses fonds passifs, compte 1.400 milliard de dollars dans des véhicules gérés activement.
Helvetia Asset Management, la nouvelle société de gestion immobilière de l’assureur éponyme, a annoncé ce 23 mars le report de la période de souscription de son premier fonds. Le gérant a justifié ce choix par « la situation actuelle difficile pour l’investissement » en raison de la crise du Covid-19. La première émission du Swiss Property Fund aurait dû débuter ce 23 mars. L’entreprise envisage de l’effectuer finalement mi-avril.
La Bourse de New York a terminé en repli lundi, en dépit des nouvelles mesures de soutien monétaire annoncées par la Réserve fédérale (lire par ailleurs). En clôture, l’indice Dow Jones (DJIA) a cédé 3%, à 18.591 points. L’indice S&P 500 a perdu 2,9% à 2.237 points. Le Nasdaq a perdu 0,3%, à 6.860 points points. La semaine dernière, l’indice Dow Jones avait déjà plongé de plus de 17%, le S&P 500 perdu 15% et le Nasdaq Composite baissé de 12%. Le Sénat américain n’est pas parvenu à s’accorder sur un plan de relance de l'économie de près de 1.700 milliards de dollars (1.580 milliards d’euros), lundi, alors que le nombre de cas de coronavirus ne cesse d’augmenter dans le pays.
L’Irlande ne peut pas utiliser les plus de 14 milliards d’euros d’arriérés d’impôts versés par Apple pour lutter contre la pandémie de coronavirus, a déclaré lundi le Premier ministre irlandais Leo Varadkar. Mary Lou McDonald, la présidente du Sinn Fein, le parti d’opposition, avait laissé entendre dimanche que cette somme bloquée sur un compte sous séquestre pourrait être utilisée dans l’immédiat par l’Etat pour venir en aide aux salariés. «Les tribunaux européens décideront si cet argent appartient à Apple ou s’il doit être remis à la direction irlandaise des impôts», a déclaré à la presse Leo Varadkar.