Ces centaines de post-it, photographiés le 20 novembre sur un « mur de la démocratie » d’un syndicat étudiant de l’Université de Hong Kong, paraissent bien dérisoires face aux assauts du pouvoir chinois. Pas une semaine ne se passe sans que les autorités locales, soutenues par Pékin, ne donnent de nouveaux signes de reprise en main de l’ancienne colonie britannique. Après l’éviction, au début du mois, de députés de l’opposition, c’est le militant pro-démocratie hongkongais Joshua Wong qui a été placé en détention le 23 novembre. Il a plaidé coupable d’avoir organisé et participé à un rassemblement illégal près du siège de la police durant les manifestations antigouvernementales de l’an dernier dans la « région administrative spéciale ».
Les statistiques peuvent tout dire mais heureusement, les gérants peuvent décortiquer tous les chiffres. Lazard Frères Gestion s’est ainsi penché sur ceux publiés par Santé Publique France la semaine dernière. Ils montraient une nette amélioration de la situation épidémique en France, en particulier en Ile-de-France, région la plus peuplée et créant le plus de richesses. Mais de là à prétendre, comme les autorités, que l’amélioration vient du reconfinement, il y a une déduction que le gérant récuse. Et de montrer que suite à la lenteur des remontées d’informations, Santé Publique France lisse ses résultats pour éviter un phénomène de saisonnalité : du coup, les statistiques reflètent un passé plus reculé qu’immédiat. Le financier repère un pic de nouvelles contaminations en Ile-de-France le 24 octobre, alors que le confinement démarré le 30 ne pouvait porter ses premiers effets, compte tenu des délais d’incubation, du temps pris par les tests et le traitement de l’information, qu’une semaine plus tard au mieux. « Peut-être que les mesures prises précédemment étaient suffisantes pour inverser la tendance », note sobrement le gérant. Bref, vivement le déconfinement !
L’Union européenne réfléchit à des mesures audacieuses pour améliorer son accès aux médicaments, en contournant les brevets en cas d’urgence ou en incitant les entreprises à transférer leur production en Europe, selon des documents publiés ce mercredi par l’UE. Ces mesures visent à remédier à la pénurie chronique de médicaments qui sévit dans l’Union depuis des années et qui s’est aggravée depuis la pandémie, qui a perturbé les échanges commerciaux et s’est traduite par des interdictions d’exportation de médicaments. Bruxelles souhaite instaurer des procédures d’urgence en cas de crise permettant de produire des versions génériques de médicaments dans les États de l’UE sans le consentement des détenteurs de brevets, selon un des documents cités par Reuters.
Selon elle, le gérant a optimisé ses chances d’obtenir le contrat en faisant une offre exceptionnellement basse en vue d'influencer un domaine pertinent pour ses clients.
Le nombre de salariés en chômage partiel est reparti à la hausse en octobre, avec 1,6 million de salariés concernés, selon une estimation de la Dares publiée mercredi. Ils étaient 1,3 million en septembre (chiffre révisé légèrement à la hausse) et en août, indique le service de statistiques du ministère du Travail. Au plus fort de la crise liée à la pandémie, au printemps, près de 9 millions de salariés avaient été concernés. La hausse en octobre est «portée par les secteurs de l’hébergement-restauration (+0,2 million), du commerce (+0,1 million) et des +autres activités de services+ (+0,1 million)», qui comprend les arts, spectacles et activités récréatives.
Le Conseil d’Etat a fait annuler deux dispositions phares de la réforme de l’assurance chômage, la dépouillant ainsi de sa substance quatre mois avant sa mise en place effective, selon une décision rendue publique mercredi. Cette décision concerne les futures modalités de calcul de l’allocation chômage qui devenaient moins favorables aux demandeurs d’emplois cumulant des contrats fractionnés dans le temps et du bonus-malus, dispositif modifiant les cotisations employeur en fonction de leur recours aux contrats courts. Le Conseil d’Etat avait été saisi par les syndicats FO, la CGT, Solidaires et la CFE-CGC, ainsi que par plusieurs fédérations patronales.
Legal & General Investment Management (LGIM) a lancé le L&G Emerging Market Equity Future Core [Index] Fund en coopération avec le fonds de pension suédois AP1. L’objectif était de concevoir une solution de gestion indicielle prenant en compte de multiples dimensions ESG. Les actifs du portefeuille seront alloués en fonction des notes obtenues par les entreprises sur les critères ESG. Celles qui ont de bonnes notes seront plus fortement pondérées par rapport à leur capitalisation boursière, tandis que celles qui sont mal notées seront sous-pondérées. Les entreprises seront informées des améliorations qu’elles doivent réaliser. Le fonds suit l’indice Solactive L&G Emerging Markets Future Core, qui a été conçu par LGIM et qui est calculé par l’allemand Solactive. L’indice se compose de moyennes et grandes capitalisations de 26 marchés émergents qui, outre les exclusions des secteurs de l'énergie et du tabac, appliquent des critères d’exclusion pour la participation à des produits liés à la production d'énergie nucléaire, aux armes d’assaut et controversées, au charbon et au charbon thermique, à la production et à la vente au détail de tabac, à l’extraction de sables bitumineux, au cannabis à usage récréatif, aux jeux de hasard et à la violation répétée des principes du Pacte mondial des Nations unies. Le fonds pourra être souscrit par des investisseurs institutionnels et wholesale en Europe. Il est enregistré au Danemark, en Finlande, en Allemagne, en Irlande, en Norvège, en Suède, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Il sera par la suite agréé en Autriche et en Suisse.
Hargreaves Lansdown et Aberdeen Standard Investments avaient préparé un plan pour éviter que le fonds Equity Income de Neil Woodford ne soit liquidé, révèle Financial News. Lorsque le fonds a été suspendu, les deux établissements ont présenté une proposition de sauvetage à Link Fund Solutions, l’administrateur d’Equity Income, selon deux sources proches des discussions. Le projet prévoyait qu’ASI reprenne la gestion du fonds et de son cousin Woodford Patient Capital Trust, les deux véhicules ayant des portefeuilles assez proches. La partie la moins liquide des actifs du fonds aurait été cantonnée. Cela aurait permis au fonds de rester ouvert avec les actifs les plus liquides. Link a rejeté la proposition, la jugeant peu conformes aux intérêts des investisseurs. Après quatre mois de gel, le fonds a été liquidé le 15 octobre 2019.
Deux fonds de Meeschaert, MAM Entreprises Familiales et MAM France PME, ont reçu le label Relance, pour une durée de quatre ans, afin d’accompagner le plan de reprise du gouvernement français et plus particulièrement de soutenir les petites et moyennes entreprises dans le contexte sanitaire et économique actuel. Ce label a été pour le moment accordé à 16 organismes de placement collectif en valeurs mobilières et fonds d’investissement à vocation générale (au 16/11/20). Les portefeuilles de MAM Entreprises Familiales et MAM France PME sont investis respectivement à hauteur de 72 % et 98 % dans des entreprises françaises. De même, 40 % des investissements sont réalisés dans des PME et ETI françaises (capitalisation boursière inférieure à deux milliards d’euros) pour MAM Entreprises Familiales et 94 % pour MAM France PME. Soutenu par la Direction générale du Trésor, le label Relance a pour objectif de mobiliser l’épargne de tous les investisseurs, tant particuliers qu’institutionnels, en faveur de la relance économique en réorientant l’épargne des Français, via des véhicules d’investissements dédiés aux TPE et PME.
Lombard Odier & Cie ajoute le fonds PrivilEdge – Allianz All China Core à la gamme des produits proposés sur sa plateforme de fonds d’architecture ouvertePrivilEdge. Le fonds PrivilEdge –Allianz All China Core investit sur les marchés des actions onshore et offshore de la Chine, par le biais d’une stratégie de convictions et donnant la priorité aux entreprises dont la croissance est soutenable et la valorisation jugée raisonnable.Il est géré par l'équipe d’Allianz Global Investors dédiée aux actions de la Grande Chine, basée à Hong Kong. Le fonds est investi non seulement dans les grandes capitalisations chinoises mais aussi dans des petites et moyennes entreprises qui ont pris la tête de la transformation du pays en une «nouvelle économie» orientée vers la consommation domestique. Lancée en février 2014, la plateforme de fonds PrivilEdge fournit à la clientèle de Lombard Odier un accès à des OPCVM gérés en externe. L'équipe architecture ouverte de la banque suisse sélectionne les meilleurs gérants de fonds, auxquels elle confie la gestion de stratégies spécialement élaborées pour répondre aux besoins des investisseurs. PrivilEdge représente actuellement plus de6,4milliards de francs suisses d’actifs répartis entre 29fonds, chaque stratégie étant disponible dans différentes classes de parts. Le fonds PrivilEdge – Allianz All China Core sera proposé aux clients enBelgique, enSuisse, enAllemagne, enEspagne, enFrance, auRoyaume-Uni, enItalie, auLiechtenstein, auLuxembourg et auxPays-Bas.
Le régulateur des marchés financiers en Espagne, CNMV, a mis à jour son document sur lesactivités supervisées dans le cadre de la directive MiFID II pour y inclure les activités de marketing des sociétés de gestion. Celles-ci n'étaient jusqu’alors pastenues d’appliquer la régulation MiFID lorsqu’elles commercialisaient leurs propres fonds d’investissement collectifs ou les fonds de tiers-gérants sur le sol espagnol. Les sociétés de gestion locales et étrangères devront donc désormaisappliquer les règles de MiFID II pour leurs activités de commercialisation en Espagne. Pour rappel, la directive concernepêle-mêle la gouvernance produit, les connaissances et compétences des équipes de vente des fonds, les questions de rémunération et de primes, les informations pré- et post-contractuelles données aux clients ou encore l’enregistrement des conversations téléphoniques et en ligne avec les clients.
OFI Pierre, filiale d’OFI spécialisée dans l’immobilier, a recruté Franck Bénichou au poste de senior asset manager. Il sera rattaché directement à Aymeric Thibord, directeur général, et aura notamment vocation à prendre en charge l’asset management sur les portefeuilles existants et contribuer à l’orientation ISR de la société. Franck Bénichou vient de Groupama Immobilier où il était senior asset manager en charge de la gestion et du développement d’un portefeuille composé d’immeubles de bureaux et commerces en France. Il a débuté sa carrière chez Swiss Life Immobilier en 2010.
Dans un souci d’unification de sa marque à l’international, le groupe financier andorranCrèdit Andorrà va se renommer Creand.Ce nouveau nom doit permettre de «maximiser les synergies du groupe et de renforcer sa présence dans les différents marchés où il opère en banque privée». Ainsi, la marque Creand sera graduellement adoptée par la banque espagnole Banco Alcalá, qui deviendra Creand Wealth Management et sa filiale de gestionGesalcalá qui sera rebaptisée Creand Asset Management. Le nouveau nom s’appliquera aussi aux entitésBanque de Patrimoines Privés (Luxembourg), Beta Capital Wealth Management (Etats-Unis) etCrèdit Andorrà(Andorre).
La filiale de gestion d’actifs du groupe financier espagnol Bankinter a enregistré auprès du régulateur local CNMV un fonds portant sur la thématique de la santé, BankinterÍndice Salud, relève l’agence de presse Europa Press. Le fonds, qui vise à répliquerla performance de l’indice MSCI World Health Care Net Total Return, sera investi dans desETF sur le secteur de la santéet des futures.
La plateforme de distribution de fonds espagnole Allfunds prépare son introduction en Bourse pour l’an prochain, rapporte le quotidien Cinco Días. La société serait valorisée entre 4 et 5 milliards d’euros. Selon le journal, Allfunds s’appuiera sur les groupes BNP Paribas et Credit Suisse, tousdeux actionnaires à hauteur de 22,5% et 13,95% respectivement, pour coordonner l’opération. Les principaux vendeurs identifiés seraient les fonds de capital-risque figurant au capital d’Allfunds, indique CincoDías, qui précise que cette introduction en bourse pourrait aussi constituer une opportunité pour BNP Paribas et Credit Suisse de se délester d’une partie de leurs actions pour récupérer un peu de cash.
La société de gestion chinoise Brilliance Capital Management vient de recevoir le feu vert de l’AMF pour la distribution en France dufonds Brilliance China Core Long Short,a appris NewsManagers. Le fonds est domicilié dans une Icav irlandaise depuis mars 2018 et l’entité, basée à Pékin et Hong Kong, se présente comme un gérant actions bottom-up investi dans les actions chinoises de type A-shares et les certificats de dépôt américains (ADR). La firme se concentre sur les secteurs cycliques, entre autres les secteurs manufacturier,pharmaceutique,de la consommation et d’internet.
Mirabaud Asset Management a annoncé ce 24 novembre le recrutement de Daniele Scilingo pour diriger son département actions suisses. Cet ex-Pictet AM succède à Paul Schibli, qui va prendre sa retraite en 2021. D’ici là, il conseillera M. Scilingo pour assurer la transition. Daniel Scilingo a réalisé la majeure partie de sa carrière chez Pictet AM à Zurich et à Londres, principalement à la direction du département des actions suisses.
La banque privée suisse romande Gonet & Cie vient d’ouvrir un bureau à Zurich. Il s’agit de son troisième après Lausanne et Genève. L'équipe zurichoise, au travail depuis quelques semaines, se concentre sur le segment Ultra high net worth. Elle accueillera, en février prochain, son directeur Stephan Keiser, l’actuel directeur général de la Banque Cramer. Au cours de sa carrière, celui-ci fut aussi directeur de la banque privée chez EFG (2014-2018) et directeur de la banque privée internationale chez Vontobel (2002-2013).
C’est ce qui s’appelle un revers. La médiatrice de l’Union européenne (UE), Emily O’Reilly, vient de remettre en cause un mandat remporté en mars dernier par BlackRock auprès de la Commission européenne qui cherchait à développer des outils et des mécanismes pour intégrer les facteurs environnementaux, sociétaux et de gouvernance (ESG) dans le cadre prudentiel du secteur bancaire de l’UE. La Commission avait lancé un appel d’offres en juillet 2019 pour faire mener une étude qui analyse la situation actuelle et identifie les enjeux pour faire face à cette problématique.
Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi effectue une visite de deux jours à Tokyo, alors que l’inquiétude grimpe sur les ambitions territoriales de Pékin dans la région. Celui-ci s’est entretenu avec son homologue japonais, Toshimitsu Motegi, au sujet des tensions maritimes, du commerce et de la réponse à la pandémie. Yoshihide Suga a engagé des démarches pour limiter l’influence de Pékin en renforçant les liens de Tokyo avec l’Australie et en effectuant des déplacements au Vietnam et en Indonésie. Si le différend maritime qui oppose les deux pays en Mer de Chine orientale n’est toujours pas résolu, la Chine et le Japon ont tenté de se rapprocher avec des accords commerciaux.
Stanhope Capital Group et FWM Holdings vont fusionner pour créer une société indépendante de gestion de fortune et de conseil de 24,2 milliards de dollars d’actifs. La nouvelle entité emploiera 135 personnes réparties dans six bureaux différents dans le monde. Elle sera présidée et dirigée par Daniel Pinto, le fondateur de Stanhope Capital qui supervise actuellement 13 milliards de dollars. De son côté, FWM a été créée en 2009 par Keith Bloomfield, initialement pour gérer la fortune de la famille Forbes. La société gère 11,2 milliards de dollars. Stanhope Capital et FWM fonctionneront comme une seule entreprise, notamment dans le domaine de la stratégie et de la recherche en investissement. Mais ils conserveront chacun leur nom.
Une votation aura lieu ce dimanche sur une initiative populaire visant à interdire de financer les producteurs de matériel de guerre pour les investisseurs institutionnels suisses.
Un groupe de travail d’investisseurs britanniques, soutenu par le Trésor britannique et l’Investment Association, a émis, dans un rapport publié mardi, 20 recommandations visant à renforcer les pratiques de gérance ou gouvernance (stewardship en anglais) dans le secteur de l’investissement. Et cette taskforce veut aller vite car elle souhaite que la plupart des actions et révisions de lois mentionnées dans le rapport soient menées au cours des deux prochaines années. Parmi les recommandations, le groupe de travail souhaite que les gestionnaires d’actifs britanniques signent le code de gouvernancelocal en vigueur et qu’ils changent leur approche en la matière. Pour la taskforce, l’approche de gouvernancene doit pas se limiter aux actions mais être étendue à d’autres classes d’actifs dont les obligations (les obligations d’entreprise en premier avant les obligations souveraines et privées) et les actifs privés. L’Investment Association fournira une orientation aux détenteurs d’obligations durant la première moitié de 2021. Pour soutenir la prise en compte des problématiques de gouvernanceau sein des compagnies britanniques, le rapport estime que «les actionnaires doivent présenter des résolutions de manière proactive (en assemblée générale) et développer des résolutions modèles pour approfondir les sujets critiques, comme le changement climatique, avec les entreprises dans lesquels ils investissent.» De plus, la taskforce plaide pour une révision par le gouvernement britannique de certaines règles encadrant la présentation de résolutions par les actionnaires lors d’assemblées générales de compagnies cotées. Dans son viseur figure entre autres la barrière des 100 actionnaires ou du seuil de 5% d’actionnaires nécessaires pour pouvoir présenter une résolution. Côté régulation, le rapport rappelle dans une de ses recommandations que le gouvernement s’apprête à amender la loi pour obliger les grandes entreprises britanniques publiques et privées à produire des rapports en ligne avec les standards établis par la Taskforce dédiée à l’impact des risques climatiques (TCFD). Les investisseurs institutionnels britanniques sont également visés par le rapport. Le groupe de travail souhaite que soit établi un conseil de fonds de pension locaux d’ici juin 2021 pour «promouvoir et faciliter les hauts standards de gouvernancedans la gestion des encours des fonds de pension». En outre, il soutient que les fonds de pension britanniques devraient expliquer en quoi leurs pratiques et activités dans le domaine de l’intendance sont alignées sur les intérêts de leurs membres.
Stephanie Butcher affronte une tâche peu enviable, rapporte le Financial Times fund management. Sa mission, après avoir été promue directrice des investissements d’Invesco au Royaume-Uni, est de restaurer la réputation de la société de gestion, autrefois très bonne, après quelques années difficiles. Refusant de spéculer sur les intentions du fonds Trian, qui a pris 10 % du capital d’Invesco, Stephanie Butcher déclare au FTfm: «améliorer la performance de la gamme de fonds britanniques est ma priorité». Ces améliorations sont nécessaires. Invesco est en tête de la liste «Spot the Dog» des fonds les moins performants compilée par Tilney Bestinvest ces deux dernières années. Treize fonds d’Invesco, représentant 11,4 milliards de livres, ont été pointés du doigt pour leurs piètre performances constantes.
«Nous sommes en train d’observer le début d’une nouvelle méga tendance», a estimé Peter Harrison, le directeur général de Schroders, lors d’une allocution enregistrée diffusée mardi, à l’occasion de la journée de la société de gestion consacrée à la presse. «Les bénéfices ne sont pas tous créés de manière égale. Plusieurs travaux d’écoles de commerce montrent que certaines sociétés provoquent plus d’un dollar de dommages environnementaux pour chaque dollar de vente. Cela n’est pas reflété dans leurs bénéfices. Cela va changer», a-t-il assuré. Pour lui, «nous devons envisager la rentabilité des entreprises en termes de bénéfices ajustés aux impacts». Quant aux sociétés de gestion, elles «doivent être jugées sur leur performance liée à l’impact. Quelle est la performance après avoir tenu compte des externalités de cette performance?», poursuit-il. Au cours de ses 10 minutes de discours, Peter Harrison a dressé le bilan de ces derniers mois et de cette triple crise - financière, économique et sociale - que nous sommes en train de vivre. La principale leçon de cette crise pour le patron de Schroders est «la rapidité avec laquelle les humains se sont adaptés à une situation extraordinaire en seulement 12 mois». Il note que «nous avons enfin rompu nos liens avec le bureau». «Même les managers les plus traditionnels ont été obligés de reconnaître que les entreprises s’en sont sorties incroyablement bien avec le télétravail. Mon avis est que cela va transformer la société dans les années qui viennent». Dans son allocution, Peter Harrison a aussi évoqué la mort de Georges Floyd, un événement qui aura une portée aussi forte que le mouvement #metoo, selon lui. «Je pense qu’on se souviendra de 2020 comme l’année où nous avons commencé à faire des progrès réels dans la diversité raciale dans les entreprises du monde entier», prédit-il. Enfin, Peter Harrison résume les défis du futur à deux zéros. Le premier zéro est l’objectif zéro carbone et le second est celui du contexte de taux zéro, amené à durer. Pour lui, ces défis seront en haut de la liste du monde économique et financier une fois que le vaccin contre le Covid-19 sera là.
Opérant dans l’intégration de réseaux et de systèmes de communication télécoms, Sogetrel figurait dans le portefeuille de Latour Capital depuis près de deux ans. Mais face à la forte croissance enregistrée par le groupe, valorisé 110 millions d’euros en 2018, le fonds a décidé d’enclencher sa sortie en confiant un mandat à DC Advisory au premier trimestre 2020. Un processus aboutissant aujourd’hui à la sortie du fonds cofondé par Alain Madelin, sur la base d’une valorisation de 300 millions d’euros. L’offre de reprise émane du management de Sogetrel, qui est ici accompagné par un consortium d’investisseurs mené par Andera Partners et composé de Luxempart, Capza, BNP Paribas Développement et Idia Capital Investissement (pool conseillé par Messier & Associés). Partenaire des grands opérateurs publics et privés, ainsi que des collectivités territoriales, Sogetrel est aussi présent dans les secteurs en pleine expansion de la sureté électronique sur IP et du déploiement de solutions digitales au service de la smart city et des entreprises. Son chiffre d’affaires est passé de plus de 250 millions d’euros en 2015, à plus de 700 millions prévus cette année.
La nouvelle n’aura pas tardé. Alors que ce lundi 24 novembre, le fonds d’investissement York, dans lequel il détient une part minoritaire depuis 2010, a annoncé un changement stratégique important visant à se concentrer uniquement sur des actifs de longue durée, Credit Suisse a dû annoncer dans la foulée ce mardi qu’il allait procéder à une dépréciation de valeur de sa participation de 450 millions de dollars. Ce montant aura un impact sur ses résultats du 4ème trimestre de l’année 2020 de l’activité de gestion d’actifs de la banque et devrait réduire le ratio de fonds propres durs (CET1) d’environ sept points de base sur la période. La banque suisse précise que ses prévisions actuelles de dividende et de distribution du capital, sont inchangées pour 2020 ou 2021. Credit Suisse prévoit de conserver une participation dans le nouveau fonds spéculatif de York créé pour l’activité Asie-Pacifique.