Le géant américain de l’alternatif Blackstone vient d’apporter 150 millions de dollars pour amorcer le hedge fund ApaH Capital Management, récemment lancé, a appris Reuters de deux sources proches du dossier. La société, qui compte déjà 200 millions de dollars d’encours, dont ceux de Blackstone, a été fondée par Anand Balakrishna Madduri, un ancien managing director de Lone Star Funds et Och-Ziff Capital Management. Basé à Hong Kong, le gérant vise les marchés publiques et privés d’Asie, et plus particulièrement l’Australie, la Chine, l’Inde et le Japon. Aucune des deux parties n’a souhaité répondre aux questions de l’agence de presse.
JPMorgan Asset Management (JPMAM) a annoncé ce 8 février la nomination de Yo Takatsuki au poste de directeur de l’engagement pour la zone (Europe, Moyen-Orient, Afrique). Il sera chargé de diriger les efforts de JPMAM en matière de stratégie d’investissement durable dans la région, notamment en ce qui concerne la politique de vote, le dialogue avec les entreprises et le reporting extra-financier. Basé à Londres, Yo Takatsuki est placé sous la responsabilité de Jennifer Wu, directrice mondiale de l’investissement responsable. Avant de rejoindre JPMAM, Yo Takatsuki occupait le poste de responsable mondial de la recherche ESG et de l’engagement actionnarial chez Axa Investment Managers. Il a également passé sept ans chez BMO Global Asset Management, où il se consacrait à la gouvernance et à l’investissement durable. Avant cela, Yo Takatsuki a exercé pendant près de dix ans différentes fonctions de producteur et journaliste de radio et de télévision, à la BBC, chez Bloomberg et CNBC.
Le puissant et discret hedge funds américain Renaissance Technologies, fondé par le mathématicien Jim Simons, subit les effets de ses contreperformances en 2020. En deux mois, ses trois fonds externes ont reçu pour 5,4 milliards de dollars d’ordres de rachats, selon Bloomberg, qui a pu consulter une lettre destinée aux investisseurs. Dans le détail, Renaissance a rendu 1,85 milliard de dollars en décembre, puis 1,9 milliard en janvier, et devrait encore accuser 1,65 milliard de retraits en février. Les fonds externes de Renaissance ont connu une année difficile. Selon le document, le principal véhicule, «Institutional Equities», a perdu 19% en 2020. Les fonds Institutional Diversified Alpha et Institutional Diversified Global Equities ont, eux, perdu respectivement 32% et 31%. Des pertes que la société avait une première fois imputées à la forte volatilité des marchés, et qui a cette fois-ci précisé avoir été sous-couverte en mars, puis sur-couverte entre avril et juin. La société gérait, à fin décembre, quelques 60 milliards de dollars d’encours, contre 75 milliards un an plus tôt. Jim Simons a par ailleurs annoncé son retrait de la présidence de la société, qu’il a fondé il y a quasiment quarante ans.
Allianz Global Investors (AllianzGI) a annoncé ce 8 février le lancement de la stratégie Allianz Resilient Opportunistic Credit. Cette nouvelle stratégie recherchera un profil de crédit moyen du portefeuille cible de B+ et investira dans des actifs réels, en se concentrant sur les entreprises à forte intensité en capital liées aux infrastructures et présentant des barrières à l’entrée/sortie élevées. Elle investira dans les pays de l’OCDE, en mettant l’accent sur l’Espace économique européen et le Royaume-Uni, et comportera une stratégie ESG intégrée avec une forte atténuation des risques ESG. La direction de la stratégie a été confiée à Tom Lees, qui vient de rejoindre AllianzGI en tant que gérant senior. Ce dernier dispose de plus de 17 ans d’expérience dans les domaines de l’infrastructure equity, du conseil en matière de dette, du conseil en notation, des fusions et acquisitions, du financement à effet de levier et des marchés de capitaux de dette. Dans son nouveau rôle, Tom Lees fera également partie de la plate-forme globale de la dette d’infrastructure d’AllianzGI et sera responsable de l’origination et de l’exécution de transactions à plus grande échelle, ainsi que membre de tous les comités d’investissement dans le cadre des stratégies de dette d’infrastructure. Tom Lees arrive de BNP Paribas, où il était managing director, chargé des infrastructures et des ressources énergétiques depuis 2017. Il a précédemment occupé des postes chez Borealis Infrastructure (maintenant Omers Infrastructure), J.P. Morgan et Dresdner Kleinwort.
Solactive, ISS ESG et Morgan Stanley ont lancé un indice sur l’avenir du plastique, le Solactive ISS ESG Future of Plastic. Cet indice se compose d’entreprises cotées mondiales qui sont jugées comme ayant des performances de pointe en matière d’innovation et de mise en œuvre de solutions pour les déchets plastiques et d’usage efficace des matériaux. L’indice Solactive ISS ESG Future of Plastic vise à répondre à «l’intérêt croissant de la société pour la problématique des déchets plastiques qui affectent la planète, et des investisseurs, alors que les déchets plastiques deviennent un thème d’investissement de plus en plus important», explique un communiqué. Morgan Stanley a conçu la méthodologie de l’indice en utilisant les données d’ISS ESG. Partant de l’univers de l’indice Solactive GBS Developed Markets Large & Mid Cap, l’indice Solactive ISS ESG Future of Plastic Index évite les entreprises présentant de faibles liquidités, des risques environnementaux, sociaux ou de gouvernance (ESG) majeurs, et les entreprises ayant des liens avec des produits contribuant à la dégradation des écosystèmes marins, tels que les microbilles ou les emballages plastiques à usage unique importants. Les entreprises qui restent sont ensuite classées en fonction d’une note de solutions pour les déchets plastiques, reflétant l’implication des entreprises dans les solutions et pratiques de recyclage, l’utilisation de contenu recyclé, l’utilisation efficace des matières premières, l’extension de la durée de vie utile des produits, et/ou le développement d’alternatives aux plastiques à usage unique et aux microplastiques. L’indice est construit en investissant dans le panier à pondération égale des 50 actions «leaders» classées en tête de la méthodologie de notation propriétaire. Outre son orientation thématique, l’indice inclut un filtre ESG basé sur les données d’ISS ESG. En outre, les entreprises qui participent à la recherche et au développement d’armes controversées ou qui exercent des activités commerciales liées à des dommages environnementaux importants, telles que l’extraction du charbon, sont exclues de l’indice de référence. Enfin, toutes les entreprises éligibles doivent démontrer qu’elles ont un plan solide pour éviter des impacts négatifs importants sur les écosystèmes marins.
GAM Investments lance une stratégie d’investissement durable axée sur la dette émergente en devise locale. L’approche d’investissement a été conçue en partenariat avec le fonds de pension autrichien VBV-Pensionskasse, qui y a transféré plusieurs centaines de millions de dollars. Elle est gérée par Paul McNamara avec l’appui de l’équipe dette émergente de GAM. Son objectif consiste à dégager des rendements financiers sur le long terme en tenant compte de l’impact potentiel de ses décisions d’investissement sur la société et l’environnement. Cette nouvelle approche associe un biais en faveur des emprunts souverains présentant les meilleures notations au regard des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) tels que définis par son indice de référence, le JP Morgan ESG GBI-EM GD, et un processus d’investissement qui intègre les facteurs ESG pour une allocation active des biais identifiés au sein de l’indice. L’indice JP Morgan ESG GBI-EM GD s’appuie sur la recherche de Sustainalytics et de RepRisk. Le processus de l’équipe reflète celui de la stratégie de long terme axée sur la dette émergente locale. S’appuyant sur son évaluation de l’évolution des trois grandes économies mondiales (Etats-Unis, Europe et Chine), l’équipe définit trois à cinq thèmes internationaux selon une approche top-down afin de déterminer la sélection géographique et les préférences spécifiques en matière de facteurs de risque et de rendement. Compte tenu de l’accent mis par l’équipe sur l’évitement des crises, des analyses pays sont ensuite effectuées à l’aide du filtre des « cycles de crise » développé en interne. Celui-ci identifie les interactions entre les facteurs ESG principaux ainsi que neuf variables macroéconomiques traditionnelles considérées comme les plus fiables des indicateurs anticipés des crises financières, tels que la diminution des réserves de change ou la hausse rapide de l’inflation. La stratégie présente généralement une exposition active allant de 15 à 25 marchés émergents et frontières centrés sur une dizaine de marchés principaux jugés très liquides et contient de 100 à 150 obligations et contrats de change à terme. La nouvelle stratégie inaugure une série de stratégies d’investissement durables que la société de gestion suisse prévoit de lancer en 2021.
L’Union Bancaire Privée (UBP) a annoncé ce 8 février le lancement de deux fonds thématiques en obligations convertibles. Ils sont gérés par l’équipe Obligations Convertibles de l’UBP, basée à Paris, sous la responsabilité de Marc Basselier. Le premier, UBAM - Global Sustainable Convertible Bond, est investi en obligations convertibles internationales, notamment celles dont le profil de rendement-risque propose de la convexité par rapport aux actions, et ce dans un cadre d’investissement durable. L'équipe de gestion effectue une sélection de titres incluant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) et une analyse extra-financière propre. Au plan financier, la stratégie reprend les codes de la gestion en obligations convertibles historique de l’UBP, àsavoir une analyse fondamentale centrée sur la qualité de crédit de l’émetteur ainsi que sur les perspectives de croissance àmoyen et long terme de la société sous-jacente. Le second, UBAM - Global Tech Convertible Bond, est lui exposé aux obligations convertibles internationales du secteur technologique. Son objectif est de capitaliser sur la nature convexe des convertibles afin d’offrir aux investisseurs un accès aux valeurs ‘tech’ dans un cadre de volatilité réduite par rapport à un investissement en actions de ces sociétés. La stratégie est gérée selon une approche quantitative, sans biais de sélection, et se caractérise par une allocation axée sur la convexité et la liquidité des actifs. Ces fonds seront commercialisés en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en France, en Italie, au Luxembourg, aux Pays-Bas, au Portugal, au Royaume-Uni, à Singapour et en Suisse.
La Société Française des Analystes Financiers (SFAF) vient de nommer Valérie Ohannessian à sa direction générale. Elle est rattachée au président, Thierry Giami. L’association aux 1400 membres était à la recherche d’un dirigeant depuis début novembre. La structure cherche encore un responsable du centre de formation. Valérie Ohannessian est l’ex-directrice générale adjointe de la Fédération Bancaire Française, où elle a travaillé de 2001 à 2018. Elle y fut notamment directrice générale du groupe Revue Banque, et membre du comité exécutif du Groupement des professions de service. Après avoir démarré dans l’informatique et le conseil, elle a mené une carrière dans la banque et les assurances : sous-directrice puis directrice des affaires publiques de la Fédération Française des Sociétés d’Assurances (1993-98), chargée de mission auprès du président du Gan (1998), et directrice de la communication du Groupama-Gan (1998-01). En 2018, elle a lancé Phémia, sa propre société de conseil en stratégie, communication et gouvernance de projets à engagement sociétal.
Le hedge fund britannique Man Group a liquidé la stratégie GLG Iberian Opportunities en raison d’une trop faible demande des investisseurs pour ce produit, rapporte Bloomberg. Les encours du fonds ne s'élevaient qu'à 16 millions d’euros fin décembre selon les données de Morningstar. Firmino Morgado, gérantdu fonds arrivéchez Man Group en 2017, restedans l'équipe de gestion du hedge fund qui s’apprête à lancer des stratégiesthématiques. Il est également cogérant du fonds GLG European Income Opportunities aux côtés de Felipe Bergana.
Elliott Management cherche à lever plus de 1 milliard de dollars pour un Spac (special purpose-acquistion company), selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. La société, plus connue pour ses campagnes d’activisme, a rencontré des banquiers à ce sujet. Les sources indiquent que le processus est à un stade précoce et que les projets pourraient encore changer.
Two Sigma Investments et DE Shaw, deux des plus grands noms du secteur des hedge funds, ont affiché des pertes après qu’une armée de boursicoteurs sur Reddit aient renversé les marchés, rapporte le Financial Times. Two Sigma, qui gère environ 48 milliards de dollars d’actifs, a vu son fonds Absolute Return perdre 5,3 % et son fonds Absolute Return Enhanced perdre 8,6 % en janvier. DE Shaw, qui gère 27 milliards de dollars, a gagné 0,9 % avec son fonds Composite. Mais le fonds Oculus a perdu 2,3 %.
Marshall Wace, l’une des principales sociétés de hedge funds au monde, se lance dans le capital risque «late-stage», rapporte le Financial Times. Basée à Londres, la société, qui gère 52 milliards de dollars d’actifs, lève jusqu’à 400 millions de dollars pour un fonds qui sera investi dans des sociétés non cotées du secteur de la santé, selon des sources proches du dossier. La stratégie est de les acheter avant l’introduction en Bourse et de les garder une fois qu’elles sont cotées. La société pourrait lancer d’autres fonds de ce type spécialisés sur d’autres secteurs à forte croissance.
La Securities and Exchange Commission (SEC) va poursuivre la société de conseil en investissement GPB Capital pour suspicion de fraude sur plus de 17.000 investisseurs individuels, dans le cadre d’une pyramide de Ponzi géante. La société de gestion d’actifs et ses filiales aurait levé plus de 1,7 milliard de dollars, en promettant des distributions annuelles de 8% à tous les investisseurs, selon l’organisme de régulation. La société aurait menti à ses investisseurs en prétendant que ces dividendes étaient engendrés par les investissements, tandis que la SEC l’accuse d’avoir utilisé les fonds récoltés auprès d’autres investisseurs. Par ailleurs, après une réunion sur le cas GameStop, la SEC en a conclu qu’on ne pouvait parler de schéma de Ponzi dans l’affaire GameStop qui a secoué les marchés depuis trois semaines, bien que les derniers particuliers entrés dans la spirale acheteuse aient également payé très cher pour ceux qui sortaient à ce moment-là. La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, et les principaux régulateurs financiers américains sont cependant convenus jeudi, après avoir confirmé que les infrastructures de marchés avaient démontré leur solidité, de la nécessité que la SEC publie un rapport sur le déroulement précis des événements. Dans un communiqué, le département du Trésor a fait savoir que les régulateurs examinaient les échanges pour déterminer s’ils avaient bien respecté la protection des investisseurs et l'équité des marchés.
Sycomore Asset Management a annoncé le lancement de deux fonds thématiques en 2021, au cours de sa conférence annuelle qui se tenait en visio vendredi. Le premier sera un fonds solidaire 90/10 sur l’emploi, a dévoilé Frédéric Ponchon, gérant associé de Sycomore. Pour la partie cotée, les entreprises seront sélectionnées en utilisant la matrice sur l’employabilité «the good jobs rating» conçue par la société de gestion l’an dernier. Il s’agit d’un outil d’analyse de données développé pour les investisseurs cherchant à évaluer la contribution sociétale d’une entreprise en tant qu’employeur. 10 % des actifs pourront être investis dans des entreprises solidaires «qui embauchent des personnes éloignées du marché traditionnel de l’emploi comme les handicapés, les chômeurs de longue durée, les personnes peu qualifiées», a détaillé Frédéric Ponchon. Un second fonds sur l’éducation verra le jour. Il concernera aussi bien l’éducation initiale que l’éducation tout au long de la vie. «C’est une thématique qui a de nombreux leviers de croissance: élévation du niveau de vie dans les émergents, les nouvelles opportunités qui sont apportées par la technologie», s’est réjoui Frédéric Ponchon. Au cours de cette conférence, Emeric Préaubert, associé fondateur de Sycomore AM, a aussi fait le point sur 2020, une année «inédite et dramatique sur le plan sanitaire». «Pour Sycomore Asset Management, elle a été riche en projets et structurante», a-t-il estimé. Internationalisation de la gamme «L’année écoulée a été marquée par un basculement généralisé vers l’ISR. Dans ce contexte, ce qui compte ce n’est plus tant de faire de l’ISR, que la façon de le faire», a-t-il observé. Dans ce contexte, Sycomore a «approfondi et enrichi ses méthodologies», selon Emeric Préaubert. «Les chantiers ont été très nombreux: l’élaboration d’une charte «tech responsable», la formalisation de notre stratégie capital sociétal et de notre politique de droits humains, le démarrage de la mise en application de notre métrique sur l’employabilité, «the good jobs rating». Nous avons aussi poursuivi nos avancées sur la NEC (pour «net environmental contribution»), qui vise à mesurer de manière holistique - et pas uniquement sous l’angle des émissions de CO2 - l’impact environnemental des sociétés dans laquelle nous investissons», a-t-il énuméré. «Cette stratégie qui soutient le développement de l’ensemble de notre gamme a été couronnée de succès avec une collecte très positive sur notre gamme actions et le gain de plusieurs appels d’offres», a-t-il souligné, sans donner plus de précisions. De plus, «Sycomore a finalisé la labellisation de l’ensemble de sa gamme long only, a inscrit sa mission dans ses statuts et est devenue B-Corp, une première pour un asset manager français», a ajouté Emeric Préaubert. Il s’agit d’une certification octroyée aux sociétés commerciales répondant à des exigences sociétales et environnementales, de gouvernance ainsi que de transparence envers le public. L’an dernier, Sycomore a aussi continué d’étoffer son équipe avec l’arrivée de 5 analystes gérants dont 2 étrangers. «La poursuite de l’internationalisation de notre gamme constitue l’un de nos objectifs prioritaires pour les prochaines années», a observé à cet égard Emeric Préaubert. Enfin, pour 2021, Emeric Préaubert souhaite «mieux mesurer notre impact» et «multiplier les actions autour d’un thème qui va devenir central, l’engagement».
A trois millions près. L'équipe de gestion conseillée de la caisse de Brie Picardie du Crédit Agricole a fini l’année 2020 avec 997 millions d’euros d’encours sous conseil, ratant de peu son objectif du milliard. La hausse spectaculaire, de 27,7%, fut alimentée par une collecte brute d’un peu plus de 250 millions d’euros. La structure, dirigée par Olivier Mézière, continue par ailleurs de recruter pour faire face à la croissance de son activité. Elle a notamment créé le poste de stratégiste, avec l’arrivée de Bertrand Llinas, ancien gérant actions chez Amilton, LFPI AM, Oddo BHF et Banque d’Orsay. Celui-ci remplace Arnaud Scarpaci, ex-gérant de Montaigne Capital qui était responsable de la gestion conseillée actions depuis 2017, parti cet été pour Milleis Banque à Lyon. Parmi les neuf collaborateurs qui ont intégré le département en 2020, on retrouve également Maxime Cuénin, qui était jusqu-ici gérant sous mandat chez BNP Paribas Wealth Management. L'équipe recherche encore deux conseillers en multigestion, un collaborateur chargé de la distribution de produits structurés sur-mesure, et un commercial sur la couverture de taux et changes. Ce dernier travaillera pour une «nouvelle activité qui va être réinternalisée au sein de la Caisse Régionale Brie Picardie», nous a précisé le directeur.
VanEck lance un ETF sur les entreprises dont on parle le plus sur les réseaux sociaux, rapporte le Financial Times. Le VanEck Vectors Social Sentiment ETF relance en fait une vieille idée qui n’avait jamais décollé. Son indice sous-jacent est le Buzz NextGen AI US Sentiment Leaders Index. Il avait conduit au lancement du Sprott Buzz Social Media Insights ETF en avril 2016, qui avait été abandonné en mars 2019, ses encours n’ayant pas dépassé les 9 millions de dollars. Actuellement, la principale valeur de l’indice est Virgin Galactic.
La Française AM, société de gestion du groupe La Française, a dévoilé vendredi son ambition de disposer d’une gamme de fonds ouverts 100% investissement durable d’ici à fin 2022. Cet objectif s’inscrit dans la continuité de la stratégie du groupe La Française dont 73 % des encours des fonds ouverts LFAM répondent déjà aux critères de durabilité et dont sept sont labellisés. Ayant débuté son approche d’investissement ESG en 2008, le groupe déploie dorénavant sa stratégie durable sur l’ensemble de ses classes d’actifs et il sera ainsi en mesure de proposer une offre durable multi-asset.
Novaxia Investissement a annoncé qu’elle était devenue «entreprise à mission» et revendique le fait qu’elle est la première société de gestion immobilière à le faire. Elle indique par cet acte vouloir aller «au-delà de la certification ISR de 100% de ses fonds commercialisés».Le principe de «mission» se traduit dans les axes suivants: Développer la mise à disposition gratuite des bâtiments vacants (occupation temporaire et urbanisme transitoire)Développer 100% de projets de recyclage urbain, sans artificialisation nette des sols (100% ZAN)Répondre à la pénurie de logementsAssocier et sensibiliser les épargnants au renouvellement urbainConcevoir et distribuer 100% de fonds labelisés ISR
La semaine du 28 janvier au 3 février aura vu les investisseurs chercher à retrouver du rendement, à se renforcer, encore et toujours, sur les valeurs technologiques, et à se protéger de l’inflation. Selon les données du « Flow Show», le rapport de BofA Global Researchsur les flux hebdomadaires de collecte, les obligations ont reçu 21,2 milliards de dollars net, quasi-exclusivement sur le corporate. Avec une collecte de 9,1 milliards de dollars, les actions ont été un peu moins attrayantes, à l’exception des «techs» et des marchés émergents. Enfin, les fonds de métaux précieux ont connu une semaine exceptionnelle, tant sur l’or que l’argent, tandis que le monétaire a fortement décollecté. Dans l’obligataire, les investisseurs se sont positionnés tant sur les titres corporate bien notés investment grade (+12,6 milliards de dollars), que sur les émergents (+3,7 milliards), et sont même retournés vers le haut rendement (+1,4 milliard). Sur le souverain, qui a faiblement collecté, ils ont encore préféré les obligations indexées à l’inflation (+0,8 milliard) aux obligations nominales (+0,4 milliard). Collecte historique sur les valeurs technologiques Sur les actions, les gérants actifs ont maintenu leur pouvoir de séduction auprès des investisseurs, avec 5,4 milliards de dollars de collecte, contre 3,7 milliards pour les fonds passifs. La semaine a été marquée par la collecte historique des valeurs technologiques (+4,2 milliards de dollars). Selon les chercheurs du BofA Global Research, le puissant flot d’investissements dans le secteur fut principalement alimenté par les grands institutionnels, qui ont profité d’une baisse momentanée du prix des FAANMG (Facebook, Amazon, Apple, Netflix, Microsoft, Google) pour se renforcer Néanmoins, les marchés américains ont subi une décollecte nette globale de 7,3 milliards de dollars, et ce sur tout type de stratégies. Les fonds grandes capitalisations ont décollecté de 7,6 milliards de dollars, les petites capitalisations de 1,9 milliard, le style croissance 2,1 milliards, et la «value» 0,2 milliard. Si l’on regarde par secteurs, les financières et l’immobilier s’en sortent particulièrement bien, avec des collectes respectives de 1,3 milliard et un milliard de dollars. Sur les autres continents, les émergents ont été plébiscités, avec +5,7 milliards de dollars, tandis que le Japon a collecté 0,8 milliard, et l’Europe 0,1 milliard. Enfin, les fonds monétaires ont subi une nouvelle fuite de capitaux (-36 milliards de dollars). L’or et l’argent ont eux connu une semaine sans pareille. Le premier a reçu 3,1 milliards de dollars, soit la sixième meilleure collecte de son histoire. Le second, porté par l’activisme de certains investisseurs amateurs du forum WallStreetBet, qui se sont déjà illustrés avec l'épisode GameStop, a inscrit un nouveau record à son tableau, avec 2,8 milliards de dollars nets.
Retournement de situation. Après collecte nette annuelle 2019 négative, et un début 2020 difficile, BNP Paribas a fini l’année dernière en fanfare dans son activité de gestion d’actifs. Cette dernière a enregistré une collecte nette annuelle d’environ 40 milliards d’euros, dont près de la moitié (19,1 milliards d’euros) sur le seul quatrième trimestre, a annoncé le groupe bancaire à l’occasion de la publication de ses résultats 2020. La banque l’explique par une forte dynamique dans les fonds thématiques et ISR avec une collecte nette annuelle de 11 milliards d’euros pour ces produits. La gamme d’investissement socialement responsable affiche des encours de fonds labellisés ISR de 85 milliards d’euros, en hausse de plus de 40% par rapport à 2019. Les fonds monétaires sont aussi cités comme participant fortement à la collecte. Dans l’activité de gestion de fortune (Wealth Management), la collecte s’est établie à 3,3 milliards sur le trimestre. Pour l’année, le groupe ne donne pas de détails mais assure que la collecte a été «très bonne». La banque française a fini l’année avec un encours de 483 milliards d’euros en gestion d’actifs hors immobilier (+9,8% sur l’année) et 390 milliards en gestion de fortune (-0,9% sur l’année). Concernant les résultats du pôle IFS - Gestion institutionnel et privée, la banque note une baisse du produit net bancaire de la division de 10,9% sur l’année à 2,982 milliards d’euros. Elle l’explique par un impact de l’environnement de taux bas sur les revenus d’intérêt de Wealth Management, partiellement compensé par la hausse des commissions financières; une réduction des commissions d’Asset Management du fait de la crise malgré la forte collecte nette et des revenus du métier Immobilier fortement impactés par l’évolution des mesures sanitaires. Le résultat avant impôt de la division baisse de 16% à 583 millions d’euros. Dans l’activité d’Asset Management, BNP Paribas indique que le business model a été transformé pour répondre aux besoins du marché avec son plan d’adaptation. Elle cite notamment une nouvelle organisation et un modèle opérationnel s’appuyant sur le système de gestion Aladdin de BlackRock déployé avec succès en 2 ans. Elle a aussi rationalisé ses stratégies d’investissement et son offre avec une baisse de 40% du nombre de produits depuis 2016 et simplifié ses structures juridiques. Sur l’ensemble de l’année écoulée, le résultat net du groupe a reculé de 13,5%, à 7,07 milliards d’euros, soit un peu moins que la baisse comprise entre 15% et 20% anticipée par la banque. Les revenus se sont tassés de 0,7%, à 44,28 milliards d’euros. Futur départ de Jacques d’Estais La banque prévoit de verser en mai prochain un dividende de 1,11 euro par action en numéraire au titre de l’exercice écoulé, un chiffre correspondant aux recommandations de la BCE. Pour respecter sa politique de distribution de 50% du résultat, le groupe envisage par ailleurs un versement supplémentaire à l’automne prochain, sous forme de rachats d’actions ou de distribution de réserves. Enfin, BNP Paribas a annoncé des évolutions dans son équipe de direction. Jacques d’Estais, directeur général adjoint en charge de la division «International Financial Services» dans laquelle se situent notamment les activités de gestion d’actifs et de gestion de fortune, quittera ses fonctions en fin d’année pour se consacrer à des projets personnels. Le groupe a également annoncé la nomination de deux nouveaux directeurs généraux délégués, Thierry Laborde et Yann Gérardin, appelés à succéder à Philippe Bordenave. Thierry Laborde prend la responsabilité de la division «Retail Banking» et Yann Gérardin conserve la responsabilité de CIB, précise la banque dans un communiqué. Philippe Bordenave, DG délégué depuis 2011, deviendra délégué général à la direction générale et à la présidence à l’issue de la prochaine assemblée générale. Michel Konczaty, DG adjoint depuis 2014, devient conseiller exécutif à la direction générale.
Credit Suisse a ignoré des signaux d’alerte pendant des années alors qu’un banquier privé malhonnête volait des clients milliardaires, selon un rapport d’un cabinet d’avocats pour le régulateur financier suisse épluché par le Wall Street Journal. Ce banquier privé, Patrice Lescaudron, a été condamné à cinq ans de prison en 2018 pour fraude et contrefaçon. Il a reconnu avoir utilisé les signatures de ses clients pour détourner de l’argent et faire des paris boursiers à leur insu, causant plus de 150 millions de dollars de pertes, selon le tribunal pénal de Genève. Le régulateur suisse, la Finma, a publiquement réprimandé Credit Suisse en 2018 pour avoir insuffisamment supervisé et discipliné Patrice Lescaudron. La banque a affirmé avoir découvert la fraude en septembre 2015, lorsqu’une action qu’il avait achetée pour des clients s’est effondrée. Toutefois, le rapport, commandé par la Finma en 2016 et examiné par le WSJ, montre que les activités de Patrice Lescaudron ont déclenché des centaines d’alertes dans la banque qui n’ont pas fait l’objet d’une enquête approfondie au cours de la période 2009-2015. En outre, une dizaine de cadres ou de dirigeants de la banque privée du Credit Suisse savaient que Patrice Lescaudron enfreignait régulièrement les règles, mais ont fermé les yeux, proposé des sanctions clémentes pour ses fautes ou ont passé sous silence les problèmes parce qu’il rapportait environ 25 millions de dollars de recettes par an, selon le rapport.
La régulation européenne sur les produits d'investissement packagés de détail et fondés sur l’assurance (Priips), en vigueur depuis 2018, doit évoluer à compter du 1er janvier 2022 mais une révision globale du règlement est souhaitée.
La France demeure, début février,le troisième pays qui compte le plus de signataires des les principes pour l’investissement responsable des Nations Unies (UN PRI) avec 300 sociétés de gestion, investisseurs institutionnels ou fournisseursde services financiers locaux. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni restent devant avec respectivement 703 et 585 signataires. Les boutiques de gestion françaises Indépendance et Expansion AM et Syquant Capital ont, toutes deux, très récemment signé les PRI, observe NewsManagers. Leur homologueErasmus Gestion fait également partie des signataires depuis le 15 janvier tout comme les fonds de private equity spécialisés sur la technologie, Starquest Capital etKorelya Capital,dirigé et fondé par l’ancienne ministre de la culture et du digital Fleur Pellerin. En outre,Banque Hottinguer a signé les PRI fin janvier.
Le groupe Azimut a enregistré en janvier une collecte nette de 676 millions d’euros. Le total des encours s’établit ainsi à 61,4 milliards d’euros, dont 47,6 milliards d’euros sous gestion. Le groupe atteint plus de 2,2 milliards d’euros dans les marchés privés grâce au premier closing du fonds Infrastrutturale per la Crescita – ESG. En janvier, Azimut a lancé 7 nouveaux compartiments dans sa plate-forme luxembourgeoise Azimut Investments et trois fonds sur les marchés privés.
Le véhicule With-Profits du britannique M&G, dont l’encours s’élève à 136milliards de livres sterling, va allouer jusqu’à 5milliards de livres sterling à des entreprises privées travaillant à la création d’un monde plus durable. Pour remplir cette nouvelle mission, M&G a créé une nouvelle équipe d’investissement internationale spécialisée dans les crédits privés, les actifs réels et financiers et les fonds de capital-investissement. Dénommée Catalyst, cette équipe de 25 personnes sera répartie entre Londres, Singapour, New York et Bombay. Catalyst fera partie de la division « Actifs privés et alternatifs » de M&G. La société de gestion gère déjà plus de 65,5milliards de livres sterling en crédit privé, en capital-investissement et en immobilier pour le compte des assurés de Prudential et de clients externes. L’équipe de Catalyst recherchera des opportunités partout dans le monde pour investir dans des entreprises non cotées qui, autrement, auraient du mal à trouver les capitaux nécessaires à leur développement et à leur croissance. Catalyst se concentrera sur un large éventail d’impacts, allant de la gestion des risques ESG à l’impact positif en faveur des groupes vulnérables. L’équipe utilisera le cadre de classification des investissements de l’Impact Management Project pour classer les opportunités potentielles en trois catégories: 1. ESG - les entreprises ou les actifs qui agissent pour éviter les préjudices ; 2. Durables - ceux qui bénéficient aux parties prenantes en générant des résultats positifs pour les individus et la planète ; et 3. Impact - ceux qui apportent des solutions aux enjeux sociétaux et environnementaux. Un filtrage sera basé sur les critères déjà établis pour tous les fonds ESG de M&G, qui excluent des secteurs tels que les jeux de hasard, le tabac et les armes controversées. Un filtrage positif se fera au moyen de la grille de notation ESG propriétaire de M&G, basée sur les normes internationales du SASB, et du cadre de référence du triple «I» pour les investissements à impact.
Le groupe financier espagnol Bankinter a annoncé la nomination deJorge Medina Aznar à la présidence non-exécutive et indépendantede sa filiale de gestion d’actifsBankinter Gestión. Jorge Medina Aznarest l’ancien directeur général de DWS España, la succursale espagnole du gestionnaire d’actifs de Deutsche Bank, qu’il a quittée en avril 2020 après presque 22 ans de carrière au sein de la société. Il remplace à ce poste Alfonso Ferrari, qui l’occupait depuis 2018. Miguel Artola demeure directeur général exécutifdeBankinter Gestión, qui gère quelque 10,7 milliards d’euros.
Le fournisseur de données immobilières américain CoreLogic a accepté d'être racheté par les fonds Stone Point Capital et Insight Partners pour 6 milliards de dollars (5 milliards d’euros), à l’issue d’un processus de vente déclenché par des fonds activistes. Stone Point Capital et Insight Partners ont conclu un accord définitif en vue d’acquérir la société pour 80 dollars par action, a indiqué jeudi CoreLogic dans un communiqué. L’action CoreLogic perdait 0,7%, à 80,24 dollars, en début de séance à Wall Street, soit un niveau proche du prix proposé. CoreLogic a souligné que le prix représentait une prime de 51% par rapport à son cours de juin, lorsque deux fonds d’investissement s'étaient lancés à l’assaut de l’entreprise avec une première proposition d’achat de 65 dollars par action. Ces deux fonds, Senator Investment Group et Cannae Holdings, avaient ensuite obtenu que trois de leurs candidats rejoignent le conseil d’administration de CoreLogic après un vote favorable des actionnaires lors d’une assemblée générale en novembre.
Amplegest a annoncé ce 4 février une croissance de 9% de ses encours sous gestion, qui atteignent désormais 2,35 milliards d’euros. Ils sont répartis à 1,318 milliard d’euros pour la gestion privée et 1,035 milliard d’euros pour la gestion d’actifs. Les encours conseillés du family office représentent, eux, 900 millions d’euros. La collecte externe en gestion d’actifs a atteint 150 millions d’euros en 2020, essentiellement concentrée sur le fonds Amplegest Pricing Power, qui approche désormais la barre des 400 millions d’euros d’encours. La gestion privée a, elle, collecté 110 millions d’euros. Engagée dans un nouveau plan stratégique, baptisé « Amplegest 2025 », la firme vise désormais les six milliards d’euros d’encours d’ici cinq ans.
La société de gestion espagnole Cobas Asset Management, fondée par le gérant star hispaniqueFrancisco Garcia Paramés, a enregistré le départ du gérant de fonds Andrés Allende Rodríguez-Losada. Après quatre années passées chez Cobas AM, l’intéressé souhaite poursuivreun nouveau projet professionnel. Il avait auparavant travaillé en tant que gérant de fonds chez Credit Suisse, RAB Capital, AllianzGI ou encore Standard Life Investments (aujourd’hui Standard Life Aberdeen).