DNCA Finance a annoncé ce 12 février avoir reçu le label ISR pour quatre fonds actions. L’audit a été effectué par l’Afnor. Les quatre fonds sont : - DNCA Invest SRI Europe Growth,géré par Carl Auffret, CFA - DNCA Invest SRI Norden Europe, géré par Carl Auffret, CFA - DNCA Invest Archer Mid-Cap Europe, géré par Don Fitzgerald, CFA - DNCA Invest South Europe Opportunies, géré par Lucy Bonmartel
Bertrand Lecourt, le gérant de la stratégie Sustainable Water & Waste de Fidelity représentant 2,5 milliards de dollars, va rejoindre Regnan, société de gestion responsable affiliée à JO Hambro Capital Management. Il est accompagné de Saurabh Sharma, qui travaille à ses côtés comme assistant gérant chez Fidelity. Le duo intégrera Regnan en avril et sera basé dans les bureaux de Londres de JOHCM. Il lancera une stratégie durable sur l’eau et les déchets dans le courant de l’année. Regnan fait partie du groupe Pendal, tout comme JOHCM. Ce départ est un coup dur pour Fidelity, compte tenu du succès de la stratégie Water & Waste. Lancé fin 2018 après l’arrivée de Bertrand Lecourt, le fonds luxembourgeois Fidelity Funds - Sustainable Water & Waste Fund représente aujourd’hui 2,4 milliards de dollars. Contacté par NewsManagers, Fidelity indique que Velislava Dimitrova et Cornelia Furse vont reprendre la gestion du fonds. Le duo gère la stratégie Fidelity Sustainable Climate Solutions depuis son lancement en septembre 2018. Cette nouvelle organisation est en place depuis le 10 février.
Vanguard a noué un partenariat avec le réseau de conseillers financiers de la banque italienne Banca Widiba. La société de gestion américaine mettra à disposition des clients de l’établissement sa gamme d’ETF cotée en Italie. «Pour la première fois en Italie, une société de gestion focalisée sur les ETF et fonds indiciels signe un important partenariat avec un réseau de conseillers financiers», a commenté Simone Rosti, responsable de l’Italie de Vanguard. «L’investissement dans des produits passifs démocratise le marché pour les investisseurs et permet d’accéder à des produits financiers à des conditions auparavant réservées aux institutionnels», poursuit-il. Les conseillers financiers de Banca Widiba auront accès à une formation de Vanguard sur les ETF.
Le suisse Vontobel a vu ses encours sous gestion ou conseillés progresser de 10% à 248,2 milliards de francs suisses, a-t-il annoncé ce 12 février lors de la présentation de ses résultats 2020. Ces chiffres ont notamment été portés par une collecte nette de 14,8 milliards de CHF. La division de gestion d’actifs a vu ses encours progresser de 11% à 134,6 milliards de CHF en 2020. Cette hausse a été principalement alimentée par une collecte nette de 9,5 milliards de francs suisses (+7,8%). La collecte a été particulièrement dynamique sur les produits actions durables, qui ont attiré 4,1 milliards de CHF, soit 43% de la collecte totale. La clientèle venue des conseillers en gestion de patrimoine a elle apporté 3,8 milliards de CHF, soit 6,3% de plus que l’année précédente. Enfin, le département plateformes et services, qui fournit notamment des produits structurés, a attiré 1,1 milliard de francs suisses (+7,8%).
Les investisseurs sont plus que jamais haussiers sur les actions. Les fonds actions ont battu leur record de souscriptions sur sept jours, avec 58,1 milliards de dollars reçus entre le 4 et le 10 février, selon les données du « Flow Show», le rapport sur les flux hebdomadaires de collecte de BofA Global Research. Le précédent record de 44,5 milliards de dollars avait été atteint durant la semaine suivant l'élection de Joe Biden à la Présidence des Etats-Unis début novembre. La grande majorité de la collecte s’est faite sur le marché américain (36,3 milliards de dollars). Les fonds grandes capitalisations ont mené la danse, avec 25,1 milliards de dollars de flux nets. Ceux sur les petites capitalisations, qui sont sur une bonne lancée depuis le début de l’année, ont maintenu leur attractivité avec +5,6 milliards de dollars. En matière de styles, la gestion croissance (+2,4 milliards de dollars) supplante la «value» (+1 milliard), en vogue depuis quelques semaines. Sur les secteurs, la tech, star des marchés, bat son record de la semaine précédente, avec +5,4 milliards de dollars. Elle est suivie par les entreprises de l'énergie (+1,9 milliard) et les financières (+1,8 milliard). Dans le reste du monde, les marchés émergents, très dynamiques depuis cinq mois, ont reçu 5,4 milliards de dollars, le Japon 1,7 milliard, et l’Europe 0,6 milliard. Au global, les fonds indiciels cotés ont attiré la majorité des flux, avec 46,7 milliards de dollars, tandis que les gérants actifs ont collecté 11,4 milliards. Comparé aux fonds actions, la gestion obligataire a connu un semaine banale mais de bonne facture, avec 13,1 milliards de dollars de flux nets. Les fonds obligations investment grade sont toujours en tête avec +7,3 milliards de dollars, suivis par les obligations émergentes (+3,1 milliards) et les obligations municipales nord-américaines (+2,3 milliards). Les obligations souveraines indexées à l’inflation sont à nouveau plébiscitées, avec +1,7 milliard de dollars. A l’inverse, les fonds monétaires continuent à décollecter, cette semaine-ci de 10,6 milliards de dollars. Les fonds or, qui connaissent une collecte quasi ininterrompue près d’un an, ont pourtant rendu cette semaine 0,8 milliard de dollars.
William Blair Investment Management (William Blair), Investment Counselors of Maryland, LLC (ICM), et BrightSphere Investment Group ont annoncé aujourd’hui qu’ils ont signé un accord définitif pour l’acquisition par William Blair d’ICM, une société d’investissement en actions américaine qui gère 3,2 milliards de dollars. Fondée en 1972, ICM est spécialisé dans les stratégies d’investissement value. La société compte huit salariés dirigés par Bill Heaphy. William Blair revendique 70 milliards de dollars sous gestion à fin 2020.
Moins d’un an après avoir pénétré le marché espagnol avec son fonds de performance absolue Lutetia Absolute Return, la société de gestion française Lutetia Capital a retiré,début février,son fonds de la vente en Espagne, selon une communication du régulateur des marchés financiers espagnol CNMV consultée parNewsManagers. Il s’agissait du seul produit du gestionnaire parisiendistribué dans ce pays.
Les quinze patrons de hedge funds les mieux payés ont reçu 23,2 milliards de dollars en 2020, soit plus du double des 11 milliards de l’année précédente, rapporte Bloomberg. Le leader est Chase Coleman, de Tiger Capital, qui a gagné 3 milliards de dollars, portant sa fortune à 7 milliards. Ses fonds, qui ont gagné entre 48% et 65% en 2020, ont profité de la performance des valeurs technologiques. Jim Simons, dont la société Renaissance Technologies est en difficulté après de fortes pertes, a pourtant gagné 2,6 milliards de dollars et se classe en deuxième position. Mais son principal véhicule, le Medallion Fund, dans lequel il est fortement investi, a gagné 76%. Enfin, Bill Ackman complète le podium avec un gain de 1,3 milliard de dollars.
La banque espagnole Targobank, propriété du groupe Crédit Mutuel,va s’offrir une nouvelle vie en 2021 selon les informations du journal El Confidencial. D’après le quotidien, Targobank a recrutéValentín Ibáñez Gil and Lucas Fernández Kelly, le premier en tant que directeur du segment patrimoine et le second en tant que directeur du réseau de banque privée. Ceci dans le but demettre en place une nouvelle stratégie, à savoir la vente de fonds de fonds d’investissement dans son réseau bancaire qui compteune centaine d’agences, elles aussi en pleine réorganisation,et 450 employés. La société ne travaillait jusqu’alors qu’avec des produits d’assurance-vie. Targobank se met donc à distribuer les fonds des sociétés de gestion de Crédit Mutuel, à commencer par ceux de Crédit Mutuel Asset Management avec investissement minimum de 100 euros. Quelque 350 des 450 employés devraient être formés à la commercialisation de fonds du groupeCrédit Mutuel, quelque 15 millions d’euros net auraient été collectés sur le territoire espagnol en janvier, selon El Confidencial, qui ajoute que ce montant aurait placéle gestionnaire d’actifs français dans le top 20 des meilleurs vendeurs en Espagne le mois dernier. En janvier 2020, le Crédit Mutuel avait lancé son centre dédié à la gestion d’actifs, Crédit Mutuel Investment Managers,rassemblantCrédit Mutuel Asset Management, BLI – Banque de Luxembourg Investments, CIC pour les émissions de produits structurés conduites par CIC Market Solutions, Cigogne Management, CIC Private Debt et Dubly Transatlantique Gestion. Cette filiale, basée à Paris, disposed’une succursale à Luxembourg afin de piloter la commercialisation au plan international.
La société Pleion (Monaco) SAM vient de recevoir le Label ISR pour son fonds actions internationales Lysis ESG Thematics. La filiale monégasque du gérant de fortune suisse Pleion est la première société du Rocher à obtenir cette distinction, a-t-il indiqué. Les encours du fonds, lancé ce début d’année, s'élevaient à 5,7 millions d’euros au 8 février.
Credit Suisse Asset Management a agrandi son équipe actions thématiques, qui gère 17 milliards de dollars d’actifs, selon une note aux investisseurs. Fang Liu a rejoint l’équipe en février 2020 en tant que gérant de portefeuille pour le thème Santé numérique, sous la direction de Thomas Amrein, gérant principal. Renzo Hunziker, qui avait intégré l’équipe en avril 2019, a endossé la fonction d’analyste en octobre 2020. Il se concentrera au départ sur le thème Sécurité, sous la responsabilité de Patrick Kolb, gérant de portefeuille principal. Julian Beard a rejoint l’équipe le 1er janvier 2021 en tant que gérant de portefeuille pour le thème Robotique, sous la responsabilité d’Angus Muirhead, gérant principal. Enfin, le 1er février 2021, Martins Donins a rejoint l’équipe en tant qu’analyste et se concentrera d’abord sur le thème Edutainment, sous la responsabilité de Kirill Pyshkin, gérant de portefeuille principal. Holger Frey rejoindra l’équipe le 1er mars 2021 en tant que gérant de portefeuille principal pour le thème Impact environnemental. Un analyste sera bientôt recruté pour lui prêter main forte. Enfin, CSAM rappelle avoir créé une équipe thématique pour le non coté. Dirigée par Ralph Bloch, elle investira dans les mêmes thèmes mais dans les entreprises non cotées via un véhicule d’investissement séparé. L’équipe compte actuellement parmi ses membres Marcel Kaufmann, depuis juin 2020, ainsi que Steven Neftel, arrivé en janvier 2021.
Ecofi vient de transformer son comité d'éthique en «comité d'éthique et de mission». L’objectif est délargir le rôle de cet organe à celui de la vérification du déploiement des indicateurs concrets liés au statut d’entreprise à mission, et d’établir un rapport. Depuis 2003, il «émet des avis et des recommandations sur les questions éthiques dont il est saisi ou se saisit, notamment le processus de gestion ISR, les principes de vote et de dialogue et la RSE au sein de la Société», précise Ecofi . Une nouvelle présidente a, par ailleurs, été nommée à la tête de ce comité. Il s’agit de Laurence Scialom, spécialiste des liens entre finance et transition écologique, professeure des universités, membre du Conseil scientifique de l’ACPR, membre qualifié de l’ONG Finance Watch et conseillère scientifique auprès de la Fondation Nicolas Hulot. Deux salariés ont également intégré ce comité. Il s’agit de David Jourdan, le directeur de la gestion crédit, et Karamo Kaba, le directeur de la recherche. Les autres membres du comité sont : - Sandrine Blanc, Enseignante-chercheuse à l’INSEEC - Pascal Girardot,président de Federactive -Isabelle Gougenheim, présidente de l’association IDEAS et conseillère à la Médiation des entreprises au ministère de l’Economie et des Finances - Geneviève Guénard, ex-présidente de la SIDI - Sébastien Lyon, directeur général d’UNICEF France -Laurence Moret, directrice de la communication externe, des partenariats et de la documentation du Crédit Coopératif - Karol Sachs, retraité du Crédit Coopératif, ancien responsable de l’unité Finance Solidaire et Alternative (2002-2009), ancien conseiller du président de la Banque centrale de Pologne pour la réforme des banques coopératives - Pierre-Antoine Varin, président du Cèdre Finance Ethique
Le Groupe La Française a nommé Dr Roland Rott responsable de la recherche ESG et investissement durable. Roland Rott a rejoint le Groupe La Française en 2016 et a été promu Managing Director du centre de recherche ESG en 2018. Sous sa direction, La Française Sustainable Investment Research, située à Londres, est devenue le centre d’expertise du groupe en investissement durable, couvrant toutes les classes d’actifs : actions, obligations et immobilier coté. Il dirige les activités de recherche et d’engagement en investissement durable avec une équipe de cinq analystes ESG. En outre, il est responsable des données et des méthodologies ESG, du pilotage des projets ESG et est impliqué dans le développement de produits ESG et leur marketing avec les équipes d’investissement et de distribution de l’ensemble des entités du groupe. Le Groupe La Française gère plus de 10 milliards d’euros (au 31/12/2020) d’investissements durables, toutes classes d’actifs confondues. Roland Rott continuera à travailler en collaboration avec Laurent Jacquier-Laforge, Global Head of Sustainable Investing pour le Groupe La Française, afin de définir et mettre en œuvre la stratégie ESG du groupe.
La société allemande Flossbach von Storch a lancé en Italie deux fonds multi-classes d’actifs ESG, FvS Foundation Defensive et FvS Foundation Growth. Ces deux fonds ont été initialement créés pour satisfaire les exigences de diversification des portefeuilles des fondations allemandes. Les deux fonds seront accessibles aux investisseurs particuliers italiens par le biais des réseaux de conseillers financiers et aux investisseurs wholesale (sociétés de gestion, compagnies d’assurance, banques privée et family office). Les deux fonds se différencient par la part des actions en portefeuilles. La partie actions du fonds Defensive est limitée à 35 %, tandis que pour le fonds Growth, elle peut aller jusqu’à 75 %.
Fideuram – Intesa Sanpaolo Private Banking a enregistré une collecte nette totale de 11,7 milliards d’euros en 2020, soit une hausse de 7 % par rapport à 2019. Sur ce montant, 5,8 milliards d’euros ont concerné la gestion d’actifs, en augmentation de 26 % par rapport à 2019. Les encours sous administration sont ressortis au niveau record de 257,2 milliards d’euros, ce qui est supérieur de 6 % par rapport à fin décembre 2019. La part des encours sous gestion s’établit à 174,6 milliards d’euros. Le bénéfice net consolidé s’est inscrit à 817 millions d’euros, soit en retrait de 10 % par rapport à 2019. Cela est lié à des coûts non récurrents, indique la société. Le coefficient d’exploitation est resté stable à 31 %.
Lyxor a annoncé ce 11 février avoir obtenu le label ISR pour deux ETF de sa gamme « Trend Leaders », Lyxor MSCI World ESG Trend Leaders (DR) UCITS ETF et Lyxor MSCI USA ESG Trend Leaders (DR) UCITS ETF. Ces deux ETF s’ajoutent aux deux fonds ETF déjà labellisés ISR, Lyxor MSCI EMU ESG Trend Leaders (DR) UCITS ETF et Lyxor MSCI Europe ESG Leaders UCITS ETF. Le fonds ETF ESG Europe « Leaders » de Lyxor, lancé en partenariat avec le fournisseur d’indices MSCI, vise à investir dans des entreprises bénéficiant d’un profil ESG robuste, tandis que la gamme « Trend Leaders » propose une exposition aux entreprises qui affichent non seulement un profil ESG solide, mais aussi une amélioration de celui-ci sur une période d’un an.
Après une année 2020 compliquée par la crise liée au Covid, la banque Richelieu a validé il y a quelques jours une nouvelle étape pour sa croissance. La banque détenue depuis 2018 par l’homme d’affaire libanais Antoun Sehnaoui à travers la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) table désormais sur croissance organique de 20% par an pour ses actifs sous gestion. Elle se fera avec de nouveaux recrutements et/ou partenariats et pourrait s’accompagner d’opportunités de croissance externe. «Nous saisirons toute opportunité de croissance si elle se présente, surtout dans la banque privée», confirme à NewsManagers, Philippe de Fontaine Vive, son directeur général. Pour fin 2020, elle a fait état d’actifs sous gestion de 3,69 milliards d’euros et compte passer le cap des 4 milliards l'été prochain. Le niveau de fin 2020 correspond à une hausse de 25% des encours par rapport à la date du changement de marque mi-2018, mais elle reste discrète sur les effets négatifs de la crise liée au Covid sur son activité l’an dernier. " Notre croissance repose sur le développement de la clientèle et le fait d’aller chercher de nouveaux les clients. Les conditions de 2020 ont favorisé les transactions mais les cours boursiers ont pénalisé la croissance», indique Philippe de Fontaine Vive qui précise que la collecte a été tout juste positive. La banque a poursuivi sa réorganisation l’an dernier, lui permettant d’atteindre l'équilibre financier. Les filiales parisiennes et monégasques sont désormais de taille comparable avec environ 1,6 milliard d’actifs gérés et 60 salariés chacune. Lors de leur reprise en juillet 2018, la filiale de Monaco, essentiellement composée de clients internationaux, pesait moins de 1 milliard d’euros d’actifs et comptait 20 salariés de moins. La France en comptait 20 de plus. Le groupe, qui détient aussi notamment la société de gestion Richelieu Gestion, compte160 personnes avec environ un tiers du personnel qui a tourné en moins de 3 ans suite au rachat.
Rob Sharps et Céline Dufétel ont été respectivement nommésprésident et responsable des opérations du gestionnaire d’actifs américain T. Rowe Price ce jeudi. En parallèle, Rob Sharps continuera d’endosser la fonction de responsable des investissements tandis que Céline Dufétel continuera exercer celles dedirectrice financière et trésorière de la société de gestion.Le duo demeure rattaché à Bill Stromberg, directeur général et président du conseil d’administration de T. Rowe Price. Rob Sharps est entré chez T. Rowe Price en 1998. Outre son rôle de CIO,il a été pendant de nombreuses annéesle gérant de la stratégie actions américaines croissance de large capitalisation de la firme. Céline Dufétel avait, elle, rejoint la société de gestion en 2017.
Les cours du baril de brut ont terminé en baisse jeudi après huit séances de hausse consécutives qui ont ramené les prix à leur niveau de janvier 2020, avant la pandémie. En clôture, le contrat sur le baril WTI pour livraison en mars a terminé en repli de 44 cents, soit 0,8%, à 58,24 dollars, sur le New York Mercantile Exchange. Il s’agissait de la plus longue série de hausses consécutives du contrat mensuel depuis janvier 2019.
Le graphique ci-contre montre l’évolution des anticipations d’inflation (swaps 1 an et 10 ans) aux États-Unis et le prix du pétrole. Les anticipations d’inflation se sont vivement redressées aux États-Unis depuis le 20 mars 2020. On observe un premier mouvement jusqu’à fin août puis, un second, depuis début novembre et les nouvelles favorables quant à l’efficacité des vaccins. Le rebond de ces anticipations d’inflation est venu alimenter un récit de marché autour de la reflation faisant même craindre une normalisation trop rapide de la politique monétaire de la Fed (early tapering).
Malgré une fin de mois de janvier perturbée par un regain de volatilité, les marchés actions ont continué de se montrer particulièrement résilients. Les investisseurs sont restés concentrés sur les révisions à la hausse des bénéfices futurs et les nouvelles positives quant aux vaccins. Les «petites capitalisations» ont continué de surperformer tandis que l’épisode de «de-risking» n’a pas été d’ampleur suffisante pour permettre une reprise des actions de «faible volatilité». Ainsi, aux États-Unis, les «petites capitalisations» ont enregistré les meilleures performances (+4,5% pour le MSCI US Small Cap) alors que le style «faible volatilité» contre-performait (-2,0% pour le MSCI US Min Vol). En Europe, le mouvement est moins marqué avec les «petites capitalisations» enregistrant une performance sur le mois de +0,4% (MSCI Europe Small Cap), alors que le style «faible volatilité» résistait mieux que le style «qualité» (-0,9% pour le MSCI Europe Min Vol et -1,1% pour le MSCI Europe Quality).
Le variant dit britannique du coronavirus représente une infection sur quatre en France, a déclaré jeudi le ministre de la Santé, Olivier Véran, lors d’un point hebdomadaire sur la crise sanitaire. Les variants apparus en Afrique du Sud et au Brésil circulent quant à eux moins sur le territoire français, a-t-il précisé, ajoutant que la diffusion de ces deux variants n'était pas inéluctable. Le ministre se rendra vendredi en Moselle, zone particulièrement affectée, pour y mener des concertations.
Les particuliers utilisant un service à domicile, directement ou via une entreprise prestataire, bénéficieront à partir de 2022 d’un système de «tiers payant» pour leur crédit d’impôt, ce qui devrait contribuer à la lutte contre le travail au noir, a annoncé jeudi le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt. Les personnes âgées en perte d’autonomie ou handicapées bénéficiant d’une aide à domicile seront éligibles à cette réforme un peu plus tard en 2022.
OFI AM part à la conquête de l’Asie. La société de gestion du groupe éponyme va prochainement créer une joint-venture à Hong Kong, avec son concurrent belge Degroof Petercam AM, a annoncé son directeur général Jean-Pierre Grimaud lors de la présentation à la presse du plan stratégique du groupe ce 11 février. Elle sera active tant dans la gestion de fonds, la recherche financière et extra-financière, que la distribution. La société va prochainement déposer sa demande d’agrément auprès du régulateur hongkongais, et espère devenir opérationnelle d’ici l'été. Le capital est réparti à 66% pour le Français et 34% pour le Belge. Des fonds émergents pour les Européens, et des fonds européens pour les investisseurs chinois Les gestions basées à Hong Kong couvriront les marchés émergents, tant sur les actions que les obligations. Ces fonds seront commercialisés auprès de clients européens. Ces stratégies émergentes représentent aujourd’hui moins de 500 millions d’euros d’encours. Mais Jean-Pierre Grimaud compte bien profiter de la croissance du poids des entreprises émergentes dans les indices mondiaux, et donc mécaniquement dans les portefeuilles des investisseurs institutionnels, pour renforcer ce segment. Côté analyse, des équipes de recherche actions, obligataire et extra-financière couvriront la région Asie. Elles sont en cours de création. Enfin, sur la distribution, la joint-venture aura pour vocation de commercialiser les produits européens auprès de clients institutionnels hongkongais et chinois. Le futur responsable de la commercialisation a déjà été trouvé, et est désormais chargé de construire son équipe. Une diversification clients qui passe par l’international Cette joint-venture s’inscrit dans l’un des piliers du nouveau plan stratégique à horizon 2023 d’OFI, la diversification de sa clientèle. La filiale de la Macif et de la Matmut, très présente historiquement auprès des mutuelles hexagonales, mise depuis quelques années sur les principaux marchés institutionnels du continent européen pour maintenir sa dynamique de collecte. Mais la relative faiblesse de la croissance de l'épargne disponible à gérer en Europe la conduit aujourd’hui à se tourner vers l’Empire du Milieu, dont le dynamisme et l’ouverture rapide des marchés de capitaux attirent les plus importants gérants d’actifs mondiaux. La santé du groupe repose également sur les investisseurs individuels intermédiés, dont les encours gérés par OFI ont progressé de 70% en quatre ans. Cette clientèle est activement courtisée depuis la mise en place du précédant plan stratégique, dessiné il y a cinq ans. Partie de presque rien, elle représente aujourd’hui 5% des 67 milliards d’euros d’encours à fin décembre, et presque 38% des 1,35 milliard d’euros collectés en gestion collective sur 2020. Cette diversification est d’autant plus stratégique pour OFI que le groupe a perdu un important mandat. Jean-Pierre Grimaud a annoncé pendant la conférence de presse que Mutex avait rapatrié 8,2 milliards d’euros d’encours au sein des gestions du groupe Vyv. En dehors de cet échec, OFI AM a toutefois collecté 370 millions d’euros sur ses mandats, 400 millions d’euros dans ses fonds traditionnels ouverts, et 950 millions d’euros dans ses fonds non-cotés ouverts. Définir sa raison d'être L’autre axe majeur du plan triennal consiste à devenir un leader de la finance durable. Pour ce faire, la société, qui compte déjà 23 fonds labellisés dans le domaine de l’ISR, va renforcer ses politiques d’exclusion et de transition dans différents domaines. Mais, surtout, elle réfléchit actuellement à la définition de sa raison d'être. Une consultation «très large» avec les parties prenantes est en cours, et va prochainement s’ouvrir aux collaborateurs, a indiqué Jean-Pierre Grimaud. La présentation de cette «raison d'être», qui sera intégrée dans les statuts, doit avoir lieu dans le courant de l’année. Enfin, OFI AM a esquissé une réorganisation structurelle du groupe en trois domaines d’expertises. Il s’agit des gestions traditionnelles (OPCVM et assurantielles), des stratégies de diversification (classes d’actifs non cotées ou diversifiantes), et des métiers de la distribution.
Le groupe américain Fidelity a triplé la surface de ses bureaux à Shangai en septembre dernier pour pouvoir accueillir près d’une centaine de nouveaux salariés, selon l’agence Reuters. Le groupe se prépare à voir son activité en Chine s’accroître alors qu’il s’apprête à lancer une filiale de gestion d’actifs détenue à 100% comme les nouvelles règles chinoises l’y autorisent. Ces recrutement sont sans compter ceux prévus aussi dans son centre opérationnel et technologique de Dalian. Le groupe BlackRock quant à lui, qui met en place une filiale détenue à 51% avec Temasek et China Construction Bank, va recruter au moins une douzaine de conseillers senior en gestion de fortune, si l’on en croit les annonces du site Glassdoor.
BNP Paribas Asset Management a «softclosé» son fonds Energy Transition après que la stratégie ait atteint 3,5 milliards d’euros d’actifs au début de 2021, a appris Citywire Selector . Le fonds BNP Paribas Energy Transition, qui est co-géré par Edward Lees et Ulrik Fugmann, avait atteint 3 milliards d’euros à la fin de 2020 avant que les engagements existants et les nouveaux capitaux ne voient ce chiffre augmenter davantage. Le groupe français a imposé des restrictions sur le fonds au début du mois de février.
Allianz Global Investors a mis en place un fonds «Allianz France Relance» dans le cadre du programme de 1,5 milliard d’euros «Assureurs-Caisse des Dépôts Relance Durable France» investi dans des entreprises françaises et visant à promouvoir une reprise économique durable de la France. Ce fonds est sponsorisé par Allianz France et sera ouvert aux autres investisseurs institutionnels. Le fonds investira dans des entreprises de taille moyenne, cotées ou non cotées, en dette senior. Il fera l’objet d’un reporting spécifique à la FFA (Fédération française des assurances) sur les aspects ESG. Le pôle de dette privée du groupe Allianz Global Investors gère environ 36 milliards d’euros d’actifs et compte 65 personnes. L'équipe en charge du programme compte 7 personnes, principalement basées à Paris depuis 2013.
La Banque Postale Asset Management (LBP AM) annonce avoir créé, le 26 janvier 2021, une nouvelle part L au sein du FCP LBPAM ISR Convertibles Europe, à destination des personnes physiques et des personnes morales. Cette nouvelle part L est accessible avec un montant minimum de souscription initiale de 1.000 euros – soit l’équivalent à une part – et des frais de gestion de 1.20% TTC maximum. A l’instar des autres parts du FCP, la part L sera libellée en euro et pourra être fractionnée en cent-millièmes de parts. Les autres caractéristiques du FCP demeurent inchangées et l’opération n’a aucune conséquence sur le profil rendement/risque du FCP.