La démarche de l’OICV s’inscrit dans une réflexion à tous les niveaux sur le rôle des agences de notation. A l’automne dernier, soucieux de tirer les conséquences de la crise, les ministres des Finances de la Commission européenne ont ainsi lancé une réflexion sur les conflits d’intérêts, la transparence des méthodes ou encore les délais de révision des notations, avec un échéancier fixé à avril 2008. A l’échelon international, le Forum de stabilité financière remettra en avril aux membres du G7 ses recommandations sur les leçons à tirer de la crise. Un rapport où le rôle des agences figurera en bonne place. Tout l’enjeu consiste à savoir si les mesures proposées seront coercitives, ou optionnelles, sur le modèle de l’OICV.
Le géant du luxe, qui a publié un résultat opérationnel courant en hausse de 12 % à 3,55 milliards d’euros l’an dernier, anticipe une croissance « sensible » de ses résultats 2008. Il assure ne pas avoir de projet d’acquisition à l'étude et ne pas être intéressé par Clarins.
Le régulateur prône la privation des droits de vote et invite à plus de transparence sur l’identité du prêteur, et la durée du contrat de cession temporaire
En bon connaisseurs des règles du marché bancaire, nos lecteurs sont une majorité à considérer que les déclarations belliqueuses de l’Etat sur l’indépendance de la Société Générale ne sauraient résister à une OPA étrangère en bonne et due forme. Même si dans un dossier aussi sensible politiquement, les autorités de tutelle peuvent traîner les pieds.
Alors que FGIC a été ramené par S&P de AAA à AA, plusieurs banques, selon le Wall Street Journal, discuteraient d’un accord visant à secourir le rehausseur de crédit. La présence supposée d'établissements français dans les projets de sauvetage des monolines suscite des interrogations.
Selon le journal, qui cite Paul Thomson, le représentant à la tête du groupe de dirigeants ayant déposé une offre de reprise de la banque, si leur proposition était retenue, celle-ci s’accompagnerait d’un plan de licenciement portant sur 2400 postes au cours des 3 prochaines années.
Selon le quotidien, le groupe coréen va fabriquer et livrer à la filiale mobile de France Télécom entre 1 et 1,5 millions de décodeurs permettant à ses abonnés dans l’Hexagone d’avoir accès à l’offre de TV par satellite qu’elle prépare afin d’augmenter sa couverture en offres «triple play»; le contrat pourrait s’élever à plusieurs centaines de millions d’euros car la Grande Bretagne, L’Espagne et la Pologne seraient également concernés par la suite, ajoute le journal.
Le groupe américain se réserverait le droit de monter sa participation jusqu’à 25% dans sa structure commune avec Aluminium Corp. Of China par laquelle ils détiennent des part de Rio Tinto. Alcoa et Chinalco ont acquis 9% du capital de Rio Tinto via leur structure Shining, dont l’américain détient 5%.
La Société Générale pourrait avoir à payer des impôts sur les gains boursiers engrangés l’année dernière par Jérome Kerviel, qui se seraient élevés à 1,4 milliard d’euros à fin décembre 2007, selon des sources bien informées citées par le quotidien américain. Le retournement des marchés en janvier a ensuite donné lieu à la constatation de 4,9 milliards de pertes.
Les compagnies aériennes américaines pourraient annoncer un accord de fusion d’ici à la semaine prochaine, révèle le quotidien financier, citant des sources proches des négociations. Par ailleurs, les discussions engagées entre les autres compagnies United Airlines et Continental Airlines sont également devenues plus sérieuses.
Le département de la Justice américaine pourrait modifier la donne des grandes places boursières aux Etats-Unis. Selon le journal, il aurait adressé une lettre au Trésor demandant une séparation entre les entreprises de marché et les chambres de compensation. Or, l’accès à cette demande par le Trésor pourrait remettre en cause le modèle de CME Group qui est actuellement en discussions avec le Nymex.
Le hedge funds a enregistré une hausse de 62,4% de ses actifs nets sous gestion à 24,6 milliards de dollars en 2007, et une progression de 67,5% de ses revenus. Selon le président de GLG, le quatrième trimestre a été «une période importante» marquée par une « transition réussie en société américaine cotée, une performance d’investissement solide […] et un afflux de capitaux record».
Alors que l’attention des régulateurs et des politiques se porte sur les agences de notations, le journal avance que l’agence devrait présenter aujourd’hui ses propositions de réforme. Standard & Poor’s devrait ainsi revoir ses procédures de gouvernance afin d’éviter les potentiels conflits d’intérêts en permettant notamment la rotation des analystes visant à éviter une trop forte proximité avec les émetteurs. L’agence devrait également étendre son analyse à d’autres types de risques que le risque de défaut notamment le risque de liquidités. Enfin S&P pourrait s’attacher à informer davantage les investisseurs sur le processus de notation et sur la finance structurée.