Dans un entretien paru dans la lettre d’information de Seeds Finance (UCITS Alpha numéro 4), Sylvie Terris, Directeur des Placements de Aprionis - Groupe Humanis revient sur les investissements en gestion alternative de son institution. Ainsi, l’ouverture en 2007 du règlement financier Agirc Arrco aux placements alternatifs d’une part et les performances satisfaisantes de ces placements entre 2002 et 2007 d’autre part nous a conduits à créer un fonds dédié à l’ensemble des entités du groupe pour regrouper sous un seul support l’ensemble de nos placements alternatifs. Le FCP contractuel Ionis Alternatif est né début août 2008, avec un encours de 70 M€ qui représentait le total de nos investissements alternatifs, l’idée étant d’augmenter progressivement l’actif du FCP. A aujourd’hui, la taille du FCP est toujours la même et la part du FCP reste toujours entre 1 et 2% de nos portefeuilles long terme. Ce fonds contractuel est composé majoritairement de fonds de multi-gestion alternative et de façon moindre de fonds alternatifs gérés en direct (UCITS 3, FCIMT, CTA,...). Concernant les fonds UCITS Alpha: Le développement de ces fonds est extrêmement rapide mais leur track record encore court. Il est à noter que les contraintes qui pèsent sur ces fonds sont importantes et que l’on voit parfois, lorsque les deux versions existent (UCITS et non UCITS) un différentiel négatif de performance pour la version UCITS. Ceci étant, il est plus facile de parler, lors de commissions financières ou conseils d’administration d’institutions d’ordre paritaire, de fonds luxembourgeois ou irlandais que de fonds offshore, logés aux Caïmans ou aux iles Vierges.....Enfin, ces fonds UCITS sont essentiellement des fonds de stratégie long-short ou global macro qui sont représentatifs que d’une partie de la gestion alternative. Et sur la stratégie CTA: C’est un segment de la gestion alternative sur laquelle nous avons toujours été investis : les CTA « trend following » apportent une décorrélation avec les autres stratégies alternatives et aussi avec les marchés actions. L’année 2008 a été excellente pour cette stratégie ; à l’inverse ces fonds n’ont pas été performants en 2009. Ceux-ci offrent un très bon couple rendement/risque, avec les meilleurs fonds qui sont souvent ceux gérés par des équipes privilégiant la taille et la qualité de l'équipe de recherche, des équipes le plus souvent anglo saxonnes.... Il est à noter que le timing d’entrée dans ces fonds n’est jamais évident ; un draw-down peut être mis à profit mais le redémarrage peut être lent à venir. Pour rappel, le Groupe Humanis assure la gestion de 6 milliards d’euros dont 2.2 milliards d’euros pour la gestion financière des principaux portefeuilles des institutions Agirc Arrco sous forme d’OPCVM dédiés et ouverts.
«Nous sommes en train d’anticiper au niveau de Bâle 3 et on s’assure aujourd’hui, d’avoir assez de fonds propres sur des activités que l’on souhaite développer», explique Gérard Bruyelle, directeur du contrôle périodique métiers au Crédit Mutuel Nord Europe. Cependant, les activités de la banque sont aujourd’hui relativement réduites sur le marché action, non en raison de Bâle 3 mais poursuit Gérard Bruyelle: «Notre politique est d’avoir un résultat plus récurrent dans le temps et au final, nous avons beaucoup plus investi sur les marchés de taux que sur les marchés actions». Par contre, concernant la poche monétaire, le directeur du contrôle périodique se montre plus prudent en pointant les taux très bas et en admettant que l’institution peut être encline à prendre un peu plus de risques. Mais le Crédit Mutuel Nord Europe est aussi concerné par Solvency 2 en raison de ses activités d’assureurs. Les compagnies d’assurance ont un retard très important sur la règlementation et l’une des problématiques du calcul de l’affectation de fonds propres est de regonfler l’ensemble de leurs dispositifs de contrôle interne, ce qui n’est pas dans leur culture. «Aujourd’hui, la compagnie d’assurance va ponctionner des fonds propres et c’est la banque qui va être impactée», analyse Gérard Bruyelle. Il ajoute que le premier impact de la nouvelle règlementation pour les assureurs «est la consolidation et le danger réside dans le fait d’avoir des réaffectations de poches actions, par exemple, pour se repositionner sur de l’obligataire.Je pense que la rentabilité va forcément diminuer».
Le G8 a accouché d’un chiffre destiné à marquer les esprits: 40 milliards de dollars. C’est le montant de l’aide que les chefs d’Etat réunis à Deauville ont décidé vendredi de consacrer à l’Egypte et à la Tunisie sur la période 2011-2013. La moitié sera prêtée par les banques multilatérales, et reprend en partie des promesses déjà faites. La Berd, qui a demandé à ses actionnaires d'élargir son mandat à l’Afrique du Nord, pourrait ainsi prêter 3 milliards de dollars par an jusqu’en 2015 aux deux pays arabes, contre 9 milliards d’euros aujourd’hui pour l’ex-bloc de l’Est. La BEI contribuera à hauteur de 3,5 milliards. La Banque mondiale avait déjà indiqué qu’elle pourrait débloquer 4,5 milliards pour l’Egypte et 1 pour la Tunise, en sus des programmes déjà lancés. L’Agence française de développement prêtera 1,1 milliard. Sur les 20 autres milliards, la moitié proviendra de prêts bilatéraux (dont 1,075 milliard pour la France) et l’autre des pays du Golfe à travers un fonds dédié.
La chambre de compensation a reconnu avoir reçu des «propositions diverses» de la part de bourses intéressées par un rapprochement. Selon le FT, Nyse Euronext, le LSE, qui a toutefois démenti, et Nasdaq OMX ont présenté des offres s'étalant de 350 millions à un milliard d’euros.
Dans un entretien accordé à Newsmanagers, Jean-Rémy Roulet, le responsable de la Caisse paritaire de prévoyance de l’industrie et de la construction (CPPIC) revient sur les grandes orientations de la politique de placement de son institution, qui gère 700 millions de francs suisses. La quasi-totalité est gérée à l’extérieur, une petite partie dédiée à l’obligataire étant gérée en interne. Dans le détail, nous travaillons aujourd’hui avec une trentaine d’asset managers, un ensemble regroupant aussi bien des établissements anglo-saxons, des banques françaises ou suisses. Aujourd’hui, l’allocation standard est composée à 25 % d’actions, 35 % d’actifs immobiliers et 15 % de gestion alternative dont du private equity et des fonds de hedge funds. Quant aux 25 % restants, ils sont alloués à de l’obligataire, essentiellement des titres souverains. Cette année, nous complétons en investissant dans de la dette émise en monnaie locale. Cela dit, nous sous-pondérons actuellement les titres européens pour une bonne gestion des risques. Mais, à l’autre extrémité, nous évitons aussi des pays comme la Suisse très peu endettée et dont les rendements des émissions sont faibles... Par ailleurs, nous avons pris la décision de ne pas couvrir le risque de change Pour la classe actions, nous apprécions notre marché domestique et les grandes entreprises de qualité qu’il compte comme Nestlé, Novartis, etc. Il n’en reste pas moins qu’avec une trentaine de titres, le marché helvétique est étroit. D’où notre univers d’investissement mondial plus approprié. En matière d’ISR, la Caisse Paritaire de Prévoyance de l’Industrie et de la Construction a été co-fondatrice de la fondation d’Ethos, un acteur de premier plan sur le marché européen de l’ISR qui dispose d’ores et déjà de fonds actions, de fonds obligataires, tout en s’ouvrant au private equity...
La Fondation de Prévoyance Skycare (1 milliard de francs suisses) de Skyguide (le fournisseur Suisse de services civils et militaires de la navigation aérienne) a remplacé 2 fonds actions il y a deux mois. Le nom des nouvelles sociétés de gestion ainsi que celles qui ont été remerciées ne sont pas disponibles. La Fondation de Prévoyance Skycare avait déjà annoncé l’an dernier que les gérants actions seraient revus. La Fondation effectue l’examen de ses gérants annuellement. Le nombre de fonds dans lesquels investit la Fondation est en augmentation. La Fondation a aussi décidé d’avoir des mandats plus petits gérés par plus de sociétés de gestion pour limiter les risques. Coninco conseille la Fondation pour choisir les fonds les plus appropriés. L’allocation stratégique d’actifs est ainsi organisée : 10% liquidités, 12,5% en obligations incluant de la micro finance, 25% en actions, 20% en fonds de Hedge funds, 5% en private equity, 25% en immobilier direct et indirect et 2% en emprunt.
Le G8 estime dans sa déclaration finale au sommet de Deauville que la reprise économique mondiale se renforce mais que le risque de rechute subsiste. La flambée des prix des matières premières et les déséquilibres globaux restent préoccupants, ajoute ce texte obtenu par Reuters. Les huit pays les plus riches du monde se disent d’accord pour continuer à se concentrer sur le renforcement de la viabilité de leurs finances publiques. Les Etats-Unis, le Japon et l’Europe promettent de suivre des politiques à même de garantir cette viabilité.
La croissance annuelle de la masse monétaire M3 a été moins forte que prévu en avril dans la zone euro, à 2% contre une hausse de 2,4% attendue par les analystes. Selon les chiffres publiés vendredi par la Banque centrale européenne, la croissance de M3 ressort à 2,1% en moyenne mobile sur la période février-avril, contre 2% (chiffre confirmé) sur la période janvier-mars.
La France a envoyé le signal qu’elle adopterait une ligne dure sur la révision de la directive européenne sur les marchés d’instruments financiers en plaidant pour une réduction des transactions de gré-à-gré. Ce mode de transactions est tellement opaque que même les autorités de régulation ne disposent pas de chiffres fiables, a souligné vendredi Jean-Pierre Jouyet, le président de l’AMF.
La société de gestion de l’assureur met en place une méthode interne de sélection des investissements socialement responsables. Celle-ci sera d’abord appliquée à trois fonds de Generali France (deux en euros et un en unité de compte) d’un montant total de 6 milliards d’euros. «Dans les années à venir, Generali Investments étendra progressivement la méthode au reste du groupe», précise l’assureur dans un communiqué.
Fitch Ratings a abaissé de stable à négative sa perspective sur la note à long terme du Japon, réaffirmée à «AA», l’agence de notation évoquant l’impact du coût de la crise nucléaire sur les comptes publics du pays. Fitch précise que la note «AA» est fragilisée en raison d’une vraisemblable augmentation de l’endettement du pays cette année, à la suite du séisme du 11 mars.
Le sentiment économique s’est dégradé plus que prévu en mai dans la zone euro, selon les données publiées vendredi par la Commission européenne. L’indice est ressorti à 105,5 pour le mois en cours, après 106,1 en avril (chiffre révisé à la baisse), alors que les analystes prévoyaient un niveau de 105,7. En revanche, les attentes d’inflation sur les 12 prochains mois auprès des consommateurs et des producteurs ont baissé, ce qui semble suggérer une atténuation à venir des pressions sur les prix.
Le mandat de sept des seize membres du collège de l’Autorité des marchés financiers arrivait à expiration. Bercy a renouvelé celui de Jean-Pierre Hellebuyck et désigné Jean-Luc Enguehard, Sophie Langlois, Christian Schricke et Sylvie Lucot comme représentante des salariés, tandis que les présidents du Sénat et du CES ont désigné Monique Cohen et Christian de Boissieu. A la commission des sanctions, où le mandat de six membres venait à échéance, Guillaume Jalenques de Labeau, Jean-Claude Hazan et Marie-Hélène Tric ont été renouvelés. Tandis que France Drummond, Bernard Field et Bruno Gizard font leur entrée.
JP Morgan Asset Management has launched an ethical bond fund, the JPM Global Catholic Ethical Balanced fund, FundWeb reports. The fund will construct a portfolio of international equities and European government bonds which respect a series of environmental, social and governance criteria, as well as principles related to Catholicism. The fund was recently registered as a Luxembourg Sicav.
Owners’ equity requirements under Basel III regulations may be less strict than initially thought, according to the Financial Times. According to the draft directive’s owners’ equity rules, which have not yet been officially published, European banks would be allowed to use owner’s equity at their insurance affiliates in higher proportions than had initially been expected. The French banks Société Générale et BNP Paribas, which have insurance activities, would be at a particular advantage under these conditions. Some banks may also be allowed to continue to issue hybrid capital for a longer period than previously thought.
The European Securities and Markets Authority (ESMA) on 26 May announced two calls for comments on the subject of ratings agencies, particularly in relation to evaluation of their methodologies and periodic reporting. The two consultations will remain open until 20 June.
Man Group on 26 May, at the release of its annual results, announced that its assets under management currently total about USD71bn, compared with USD69.1bn as of 31 March 2011, and USD39.4bn as of the end of March 2010, before the integration of GLG. The growth reflects a strong net inflow since the beginning of this year, of which USD2bn has gone to Nomura Global Trend, and USD400m to Man IP220 GLG< the first guaranteed product to include GLG strategies. Adjusted pre-tax profits for the fiscal year ending on 31 March 2011 totalled USD599m, compared with USD560m for the previous fiscal year.