Lors de la présentation de ses résultats du premier semestre (lire par ailleurs), DekaBank a annoncé qu’elle va intensifier sa coopération avec ses actionnaires, les caisses d'épargne, et lance donc l’offeensive «DekaBank vor Ort» (la DekaBank à votre porte). Cela va se traduire dans un premier temps par le recrutement de 17 commerciaux qui auront pour mission d’aider les caisses d'épargne locales à vendre davantage, et mieux, les fonds Deka. Dans un premier temps, cette opération va coûter 2 millions d’euros par an.D’autre part, DekaBank a indiqué que, depuis lon lancement en février 2011, le Deka-Vermögenskonzept, un outil de gestion patrimoniale à base de fonds, a déjà permis de collecter environ 500 millions d’euros, résultat qui est jugé «respectable» compte tenu de l’environnement des marchés.
Pour le premier semestre 2011, DekaBank, le gestionnaire d’actifs central des caisses d'épargne allemandes, affiche un bénéfice économique ((bénéfice aux normes IFRS avant impôt plus résultat de la valorisation des instruments financiers) est ressorti à 336,6 millions d’euros contre 337,7 millions pour janvier-juin 2010. L’un des faits marquants des six premiers mois de l’année aura été le rachat par Deka pour un milliard d’euros de ses propres actions auprès des Landesbanken.Les encours totaux de la gestion d’actifs ont diminué du fait de l’effet de marché ainsi que sorties nettes de 3,3 milliards d’euros contre des souscriptions nettes de 803 millions pour la période correspondante de l’an dernier.Dans le détail, les actifs gérés par le pôle AMK (gestion de valeurs mobilières) ressortaient au 30 juin à 127,39 milliards d’euros contre 132,47 milliards douze mois plus tôt, à cause de la baisse à 97,75 milliards contre 103,89 milliards pour les fonds offerts au public. Deka précise d’ailleurs que ces produits ont subi une nouvelle hémorragie de 3,6 milliards d’euros après déjà des sorties nettes de 3,24 milliards d’euros pour le premier semestre 2010. Le coefficient d’exploitation du pôle AMK s’est détérioré à 54 % contre 44 %. Le bénéfice économique d’AMK s’est contracté à 176,2 millions d’euros contre 220,5 millions.L’encours du pôle AMI (gestion d’actifs liés à l’immobilier) a légèrement augmenté pour sa part à 22,93 milliards d’euros contre 22,75 milliards fin juin 2010. Les souscriptions nettes sont ressorties à 307 millions d’euros contre 1,12 milliard et le bénéfice économique du pôle s’est accru à 54,2 millions contre 51,7 millions.Par ailleurs, toujours lors de la présentation de ses résultats du premier semestre, DekaBank a annoncé qu’elle va intensifier sa coopération avec ses actionnaires, les caisses d'épargne, et lance donc l’offensive «DekaBank vor Ort» (la DekaBank à votre porte). Cela va se traduire dans un premier temps par le recrutement de 17 commerciaux qui auront pour mission d’aider les caisses d'épargne locales à vendre davantage, et mieux, les fonds Deka. Dans un premier temps, cette opération va coûter 2 millions d’euros par an.D’autre part, DekaBank a indiqué que, depuis lon lancement en février 2011, le Deka-Vermögenskonzept, un outil de gestion patrimoniale à base de fonds, a déjà permis de collecter environ 500 millions d’euros, résultat qui est jugé «respectable» compte tenu de l’environnement des marchés.
La société de gestion chinoise HuaAn Asset Management Hong Kong vient de lancer son premier hedge fund, le Greater China Thematic Long/Short Fund, construit selon une stratégie de stock picking, d’abord de sociétés cotées à Hong Kong mais aussi d’actions chinoises «A» et «B» et d’actions chinoises cotées aux Etats-Unis ainsi que de valeurs de Singapour et de Taïwan.HuaAn AM travaille en outre sur un produit long only ainsi que sur un fonds d’ETF.
Les autorités indiennes ne permettront jamais que le pourcentage de détention par les étrangers d’obligations d’entreprises locales dépassent la barre des 5%, selon Steve O’Hanlon, gérant du fonds Ucits ACPI India Fixed Income, rapporte FundWeb.Par ailleurs, les avoirs des investisseurs étrangers dans les obligations d’Etat indiennes s'élèvent à environ 1%.
Pour janvier-juin, le néerlandais Rabobank annonce un bénéfice net en hausse de 13 % en glissement annuel, à plus de 1,85 milliard d’euros, et une hausse de 0,5 point du ratio de fonds propres de premier rang, à 16,2 %.Après avoir annoncé que les provisions passées sur les obligations grecques ont représenté 104 millions d’euros, le groupe indique que les souscriptions nettes ont été compensées par des pertes de change et un effet de marché négatif, de sorte que les actifs sous gestion et sous conservation sont demeurés pratiquement inchangés pour ressortir à 269 milliards fin juin.Robeco gère environ la moitié de ces encours et le suisse Sarasin à peu près un quart. Le reste se répartit entre Schretlen & Co, Rabo Real Estate Group et les Rabobank locales.
Head of client servicing and relationship management chez JO Hambro Capital Management (JOHCM), Joseph Mukungu vient d'être recruté comme senior vice president, head of client services for Europe and the Middle East chez Neuberger Berman. Il s’agit d’un poste nouvellement créé, et l’intéressé va diriger l'équipe basée en Europe chargée du suivi de la clientèle de la société de gestion hors des Etats-Unis.Joseph Mukungu sera subordonné à Dik van Lomwel, head of Europe and the Middle East.
L’Agefi rapporte que le fonds Industri Kapital (IK) a vendu la société belge Margotteaux à Sigdo Koppers, fournisseur chilien de l’industrie minière pour 550 millions d’euros. IK réalise plus de six fois sa mise initiale, pour un actif qu’il avait acquis en 2007, précise le quotidien.
La société de gestion d’actifs Lion Fund Management ouvre aux investisseurs chinois la voie des fonds d’investissement immobilier étrangers (REIT), rapporte L’Agefi. Lancé officiellement lundi, un fonds qualifié QDII (Qualified Domestic Institutional Investor) doit prioritairement investir aux Etats-Unis, en Australie, au Royaume-Uni et en France, avec une préférence pour les hôpitaux et les maisons de retraites. En 2011, selon les prévisions de ING CRES, les performances des REIT pourraient se situer entre 5 et 10% en Europe , entre 8 et 12% aux Etats-Unis et pourraient atteindre 15 à 20% à Hong Kong, ajoute le quotidien.
Au premier semestre 2011, le métier Gestion d’actifs du groupe Crédit Agricole, intégrant Amundi et les activités de gestion de la BFT (rachetées au 1er juillet 2011 par Amundi), a vu ses actifs sous gestion augmenter à 712,2 milliards d’euros au 30 juin 2011, contre 710,3 milliards au 31 décembre 2010. Cette hausse résulte de souscriptions nettes de 1,7 milliard d’euros, d’un effet marché positif de 3,4 milliards d’euros et d’un effet de change négatif de 3,2 milliards d’euros. La décollecte monétaire, qui s’est élevée à 4,8 milliards d’euros sur le semestre, a été compensée par la collecte d’actifs longs, positive de 6,5 milliards d’euros. Cette dernière est tirée par la clientèle institutionnelle en France et à l’international, ainsi que par l’épargne entreprise, précise le Crédit Agricole dans la présentation de ses résultats du premier semestre. Le résultat net part du Groupe de la gestion d’actifs atteint 180 millions d’euros pour le premier semestre 2011, en hausse de 25,9 % par rapport au premier semestre 2010. Le produit net bancaire baisse de 2,7 %, mais les charges d’exploitation reculent de 12,7 %, matérialisant la réalisation des synergies issues de la fusion. Le coefficient d’exploitation s’établit ainsi à 54,7 %, stable par rapport au premier semestre 2010 (hors les coûts de restructuration qui s’établissaient à 41 millions au deuxième trimestre 2010 et 57 millions pour l’ensemble du premier semestre 2010). Le résultat net part du Groupe de l’ensemble du pôle Gestion d’actifs, assurances et banque privée progresse quant à lui de 6,6 % au premier semestre 2011, avec un produit net bancaire, à 2 646 millions d’euros, en hausse de 6,6 %, et un recul de 2,4 % des charges d’exploitation, à 1.240 millions d’euros. Le résultat brut d’exploitation, à 1.406 millions d’euros, est en augmentation de 16,0 %. Au 30 juin 2011, les encours gérés atteignent 1.066 milliards d’euros (860 milliards d’euros hors double compte), en hausse de 3,0 % sur un an. La collecte nette sur le semestre s’élève à 16,8 milliards d’euros.
Amundi ETF a annoncé le 24 août une modification des indices de référence de 13 produits obligataires euro de la gamme Amundi ETF.En effet, ces ETF sur indices Long et Short «EuroMTS Eurozone Government Broad» vont désormais viser à répliquer au plus près une nouvelle famille d’indices « EuroMTS Investment Grade Broad» quelle que soit son évolution, à la hausse ou à la baisse.Concrètement, les obligations composant ces nouveaux indices doivent avoir au moins deux ratings dans la catégorie «Investment Grade» chez les agences de notation S&P, Moody’s et Fitch.Ce changement sera effectif à compter du 30 août 2011, et n’aura aucun impact sur les frais de gestion appliqués aux fonds, précise Amundi.
Le gouvernement doit bientôt se prononcer sur la généralisation ou non du CV anonyme. Les professionnels de la finance sont divisés sur les effets réels d’un tel procédé pour l’embauche. Selon un sondage d’eFinancialCareers.fr, 53% des professionnels ne croient pas en l’efficacité du CV anonyme. Et si 27% se déclarent en faveur de son utilisation pour réduire les discriminations, 14% restent sceptiques «et demandent à juger sur pièce», souligne le communiqué.Destiné à lutter contre les discriminations à l’embauche, le recours au CV anonyme pour les entreprises de plus de 50 salariés est inscrit dans la loi sur l’égalité des chances de 2006. Mais la disposition n’est jamais entrée en vigueur, le décret d’application du dispositif n’ayant pas été publié jusque-là, rappelle eFinancialCareers.
Ignis Asset Management va en partie se désengager du capital d’Argonaut Capital Partners, une société de gestion spécialisée dans les actions européennes qu’elle accompagnait depuis sa création en 2005. Le gestionnaire britannique réduit ainsi sa participation de 50 % à 40 %, laissant 60 % aux gérants de la joint-venture, Barry Norris et Oliver Russ. Argonaut, qui gère aujourd’hui un encours de 1,1 milliard de livres, va ainsi devenir une société indépendante, alors que jusqu’ici la structure se concentrait uniquement sur la gestion d’actifs, tandis que le reste des fonctions (marketing, administration, vente…) était pris en charge par Ignis AM. Dans ce contexte, elle va renforcer son équipe d’investissement et ses ressources en management, ainsi que développer ses propres forces en matière de distribution pour le Royaume-Uni. De plus, pour faciliter la transition et gérer les fonctions opérationnelles quotidiennes, un chief operating officer sera nommé prochainement. Ignis AM, qui garde tout de même 40 % du capital, continuera tout de même à commercialiser les fonds d’Argonaut en Europe continentale, et notamment en France. Cette opération, présentée comme une étape naturelle du développement d’Argonaut, correspond surtout à la nouvelle stratégie d’Ignis AM. Depuis la fin de l’année 2010, la société de gestion britannique, qui gère 87,8 milliards d’euros dont une bonne partie pour le compte de son actionnaire Phoenix, cherche en effet à favoriser sa propre gestion, alors que, jusque là, sa marque de fabrique était son réseau de boutiques qu’elle détenait en partie et qu’elle souhaitait développer et enrichir. Signe de ce changement de cap, en juillet dernier, Ignis AM avait réduit sa participation dans le capital d’Hexam, une société de gestion sur les marchés émergents, de 50 % à 35 %. Dans le même temps, elle recrutait des pointures de l’investissement pour renforcer ses équipes, comme Chris Fellingham, un ancien de Soros, devenu directeur des investissements, et Mark Lovett, qui était chez Allianz RCM, nommé directeur des investissements sur la partie actions. Le départ récent de Jonathan Polin, directeur des ventes et du marketing, qui avait contribué à développer les boutiques, peut d’ailleurs aussi se lire à la lumière de cette nouvelle stratégie.Ignis AM conserve néanmoins, outre 35 % d’Hexam et 40 % d’Argonaut, une participation dans Castle Hill Asset Management et 50 % de Cartesian, société de gestion spécialisée dans les actions britanniques, qui sont logées dans Ignis Partners. Reste à voir comment les choses évolueront dans l’avenir...
Standard Life Investments (SLI) a enregistré au premier semestre 2011 des souscriptions qu’il a qualifié de «record», en hausse de 104 % par rapport au premier semestre 2010, à 1,5 milliard de livres en provenance de sa clientèle «wholesale». Les plus fortes souscriptions ont été réalisées par les produits Global Absolute Return Strategies (1,1 milliard de livres), UK Smaller Companies (368 millions de livres) et Global Index Linked Bond (202 millions).
Le Groupe Banque Privée Edmond de Rothschild a vu son bénéfice net progresser de 1,9% au premier semestre 2011, à 71,8 millions de francs suisses. La collecte nette s’est élevée à 4 milliards de francs suisses, contre 4,1 milliards de francs suisses au premier semestre 2010, a indiqué la banque genevoise le 24 août dans un communiqué.Malgré la baisse des marchés et l’influence négative du dollar et de l’euro, les actifs sous gestion sont demeurés stable à 92,1 milliards de francs suisses à fin juin 2011 contre 92,7 milliards de francs au 31 décembre 2010.Au second semestre, la volatilité des marchés et l’influence négative des taux de change vont «peser lourdement sur les marges», estime la banque. Le développement international se poursuit toutefois dans toutes les zones géographiques traditionnelles de la banque, en particulier en Asie où l’agrément pour l’ouverture d’une succursale à Hong Kong devrait intervenir cet automne.
Les responsables suisses de Fidelity, BlackRock, DWS (Deutsche Bank), JP Morgan et Schroders, soit des encours sous gestion totaux de 5 000 milliards de dollars, ont lancé une plate-forme d’information destiné aux investisseurs institutionnels. Selon Le Temps, il s’agit du «Fund Experts Forum», qui sera un évènement semestriel où l’on cherche à rassembler les informations et connaissances au service de la place financière et des investisseurs. Le thème choisi se veut structurel et non pas le dernier sujet à la mode sur les marchés. Le prochain se tiendra à Zurich le 15 septembre et portera sur le thème «Repenser les ressources naturelles».
Les fonds d’actions chinoises ont enregistré au premier semestre une décollecte nette de 113 millions de dollars, le montant de rachats le plus élevé de toutes les catégories de fonds couvertes par l’Association des fonds d’investissement de Hong Kong (HKIFA).Au premier semestre de l’an dernier, ces fonds avaient attiré une collecte nette de 822 millions de dollars. La décollecte a été particulièrement marquée en mars et en avril en raison des craintes inflationnistes. Depuis le début de l’année jusqu’au 12 août, les fonds d’actions chinoises ont enregistré une performance négative de 12,4%. Autre catégorie vedette l’an dernier, les fonds d’actions émergentes ont subi au premier semestre une décollecte nette de 7 millions de dollars alors qu’ils avaient drainé une collecte nette de 422 millions de dollars au premier semestre 2010. Les fonds d’obligations émergentes ont en revanche enregistré une collecte nette de 1,4 milliard de dollars, après un montant de souscriptions nettes de 321 millions de dollars au premier semestre 2010. Dans l’ensemble, les fonds ont enregistré une collecte nette de 5 milliards de dollars, en progression de 14,2% par rapport au premier semestre 2010.
The annual rankings from IPE have found that institutional assets from UK asset management firms increased 11% in the twelve months to the end of March, to a total of EUR2.1trn, while the assets at the ten largest management firms increased 11.3% to EUR1.38trn.BlackRock takes the top spot, with EUR331bn in assets under management, followed by LGIM with EUR40bn less, and BNY Mellon with EUR137bn. Aviva Investors is in fourth place, with EUR133bn, putting it ahead of Insight Investment and State Street Global Investors (SSgA, EUR105bn).In seventh place comes Standard Life, followed by Axa Investment Managers, Scottish Widows Investment Partnership (SWIP) and Aberdeen Asset Management.
Le Régime Social des Indépendants (RSI) a réalisé une mise en concurrence auprès d’un nombre restreint de sociétés de gestion pour un FCP dédié de 250 millions d’euros dont le dépositaire, valorisateur et conservateur unique sera Caceis. Il s’agira d’une gestion obligataire d’entreprises émettant dans des pays de l’OCDE, avec une notation minimum de Baa3/BBB-, ayant pour indice I box 1-5 ans et une sensibilité comprise entre 0 et 5. Insti7 est le consultant chargé d’assister le RSI dans le processus de sélection.
L’indice composite des hedge funds Morningstar MSCI, qui couvre environ un millier de hedge funds, a progressé de 1,1% au mois de juillet, à comparer à un recul de 2% du S&P 500 pendant le mois sous revue.Les stratégies de suivi de tendance ont réalisé les meilleures performances en juillet alors que les hedge funds dédiés aux actions européennes ont enregistré les plus mauvais résultats du mois. Le Morningstar MSCI Europe Hedge Fund Index s’est ainsi replié de 0,8%. Mais il est vrai que l’indice MSCI Europe Stock a perdu pour sa part 3,4% en juillet.
The Norwegian public pension fund, one of the largest sovereign funds in the world, has divested from the Mexican Grupo Carso, in keeping with its policy of not investing in tobacco producers, the Norwegian government announced on 24 August. The decision comes due to the fact that Grupo Carso controls 69.94% of the tobacco grower Compania Mercantil de Productos de Tobaco, and 20% of the Mexican arm of Philip Morris, the Norwegian finance minister says in a statement. The fund, which invests in equities and bonds outside Norway, had NOK3.111trn (about EUR392.6bn) in assets as of the end of second quarter. It is subject to a series of ethical principles, which forbid it from investing or remaining in the capital of tobacco producers, among others. The fund has consequently sold off its shares in Grupo Carso, which represented a 0.19% stake in the group as of the end of 2010, and were valued at about NOK160m, according to the most recent annual report. About fifty international companies, including Boeing, Wal-Mart, EADS, Safran and BAE Systems, are now on the institutional investor’s black list.
La chancelière allemande a hier une fois de plus rejeté le principe des euro-obligations, estimant qu’elles ne seraient d’aucun secours dans la crise actuelle. Elle juge par ailleurs que ces obligations n’incitent ni aux réformes ni à la consolidation des finances publiques. Angela Merkel a de nouveau réclamé des sanctions pour les pays qui font un mauvais usage des fonds structurels, ainsi que l’instauration dans d’autres pays de la zone euro d’une «règle d’or» sur le modèle allemand.
Les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont augmenté nettement plus que prévu en juillet. Le département américain du Commerce a rapporté une hausse de 4% (contre 2% attendus) des commandes en mai, après une baisse de 1,3% (révisée de -1,9%) en juin, portées par le secteur aéronautique et automobile. Les commandes d'équipements de transport ont globalement bondi de 14,6%, leur plus forte progression depuis janvier.
Le moral des entreprises allemandes a affiché en août son plongeon le plus marqué depuis la crise de 2008, ravivant les craintes entourant la santé économique de la zone euro sur fond de crise de la dette. L’indice du climat des affaires calculé par l’institut munichois Ifo auprès de quelque 7.000 entreprises est tombé à 108,7 en août, contre 112,9 en juillet, au plus bas depuis juin 2010 et bien en-deçà du consensus Reuters (111,0).
Le gouvernement chypriote a présenté hier de nouvelles mesures budgétaires pour éviter un nouvel abaissement de sa note souveraine mais des députés les ont jugées insuffisantes. Avec un plan d’austérité de 750 millions d’euros mis sur la table, Chypre s’efforce d’assainir ses finances afin de ne pas devenir le quatrième pays de la zone euro à demander une aide financière internationale.
Le président allemand Christian Wulff a mis en doute la légalité du programme de rachat d’obligations souveraines de la Banque centrale européenne (BCE), pointant la forte opposition que rencontre cette mesure en Allemagne. «Je considère l’acquisition massive d’obligations d’Etats par le biais de la Banque centrale européenne comme étant légalement contestable», a-t-il déclaré lors d’une conférence d'économistes en Bavière.
L’Allemagne a émis une nouvelle souche d’obligations d’Etat à 10 ans dont le faible rendement a limité la demande, mais la fuite des investisseurs vers les actifs de qualité a permis à l’adjudication de se dérouler dans des conditions correctes, estiment les analystes. Le Trésor allemand a en effet placé 4,86 milliards d’euros à 10 ans alors qu’il visait 6 milliards. Le ratio de couverture s’est établi à 1,4 - en dessous de la moyenne de l’année à 1,66 - et la Bundesbank a retenu un montant plus élevé que d’habitude. Le rendement moyen est ressorti à 2,15%, soit au plus bas niveau depuis au moins 1999 selon des données IFR, un service de Thomson Reuters. Le coupon avait été fixé à 2,25%, au plus bas depuis le lancement de l’euro pour du papier allemand à 10 ans. La précédente émission à 10 ans portait un coupon plus élevé de 100 points de base, soit 3,25%.
Après avoir atteint en début de semaine un record historique, les contrats à terme sur l’or pour une livraison en décembre ont chuté hier de 5,6% à 1.757,3 dollar l’once à New York sur des espoirs de stabilisation des marchés financiers. Ce repli est le plus important enregistré en une séance depuis mars 2008.
La Suisse et la Grande-Bretagne ont conclu hier un accord permettant à Londres de taxer les comptes détenus en secret par des citoyens britanniques sur des comptes ouverts dans la Confédération. Selon les termes de cet accord annoncé par le ministère suisse des Finances, les personnes domiciliées en Grande-Bretagne devront s’acquitter d’un impôt forfaitaire représentant entre 19% et 34% du capital placé dans les banques helvétiques. S’ils veulent échapper à cet impôt, les détenteurs de comptes concernés devront en dévoiler l’existence aux autorités fiscales britanniques. L’accord, qui pourrait entrer en vigueur début 2013, prévoit en outre un impôt libératoire sur les bénéfices futurs compris entre 27% et 48%. Les banques helvétiques devront en outre verser par anticipation 500 millions de francs suisses (435 millions d’euros) au Trésor britannique. Le texte doit encore être adopté par les Parlements des deux pays.
La facilité de financement en dollar de la Banque centrale européenne (BCE) n’a pas été sollicitée hier, apaisant les inquiétudes sur de possibles difficultés des banques de la zone euro à accéder aux marchés monétaires américains. L’opération hebdomadaire de la BCE, généralement plus chère que le marché pour les établissements financiers, avait été utilisée la semaine dernière pour la première fois depuis février, signe de tensions sur le marché monétaire.
Le plafonnement de la dette publique sera inscrit dans la constitution espagnole conformément aux directives actuelles de l’Union européenne, mais il n’est pas nécessaire de faire figurer un objectif chiffré, a déclaré hier la ministre de l’Economie Elena Salgado.