Faire du neuf avec du vieux. C’est la stratégie du spécialiste de l’épargne en ligne Altaprofits qui a annoncé vendredi l’enrichissement de ses deux contrats historiques d’un fonds euro croissance, d’une gamme d’ETF et d’une gestion pilotée supplémentaire. Si ces nouveaux supports, disponibles sur les contrats Altaprofits Vie et Altaprofits Capitalisation, sont une bonne nouvelle pour les épargnants, on est quand même assez loin des «solutions innovantes» vantées par le communiqué de la plateforme. La vraie bonne nouvelle pour les boursicoteurs est l’abaissement du seuil d’accès aux titres vifs européens du SBF120 et de l’Euro Stoxx 50 de 10.000 euros à 1.500 euros. Un euro croissance ESG Les clients d’Altaprofits auront accès au fonds Générations Croiss@nce durable, un fonds croissance «nouvelle génération», conforme à la loi Pacte (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises). Conçu et géré par les équipes de Generali Vie, ce fonds propose une garantie partielle en capital à hauteur de 80% (au terme de l’engagement compris entre 8 et 30 ans), un risque de 2 sur 7 sur l’échelle SRRI et une diversification de l’investissement avec prise en compte de critères ESG. Les souscripteurs des contrats Altaprofits Vie et Altaprofits Capitalisation auront également accès à une gamme variée d’ETF répliquant des indices obligataires, monétaires, sectoriels, géographiques ou encore thématiques. Ces fonds seront accessibles dès 300 euros d’investissement. Enfin, Altaprofits met à disposition de ses clients un mandat en gestion pilotée conçu par la société de gestion Generali Wealth Solutions (GWS). Cette stratégie associera gestion indicielle et gestion thématique et sera disponible à partir de 300 euros. L’épargnant pourra choisir parmi deux profils de gestion pilotée en fonction de ses objectifs de performance et de son appétence au risque. Le profil «GWS Patrimoine» a un SRRI de 4 sur 7 et le profil «GWS Conviction» un SRRI de 5 sur 7. Avec ce nouveau mandat, l’épargnant a désormais le choix entre les conseils de trois sociétés de gestion.
La tendance du tout actions se poursuit dans l’univers des fonds. Entre le 3 et le 9 février, les flux de collecte se sont quasi-exclusivement dirigés vers les fonds actions, qui ont reçu 46,6 milliards de dollars nets (40,9 milliards d’euros), selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. A l’inverse, les fonds obligataires et les fonds monétaires ont poursuivi leur chemin de croix, avec des retraits nets respectifs de 10,5 milliards et 47,5 milliards de dollars. La collecte des fonds actions est en route pour battre le record de l’année 2021. Depuis le début de l’année, elle s’élève à 153 milliards de dollars, soit deux milliards de plus que sur l’exercice précédent à la même période. Les analystes du BofA Global Research notent pourtant que leur indice du sentiment haussier («bullish» en anglais) chez les investisseurs se trouve au plus bas depuis août 2020. Lorsque l’on regarde à la loupe les flux hebdomadaires, on remarque que la très grande majorité s’est dirigée vers les fonds de grandes capitalisations américaines, qui ont attiré 34,1 milliards de dollars. Cela représente d’ailleurs la quasi-totalité des flux vers les fonds d’actions américaines, qui s’élèvent à 35,2 milliards de dollars. Dans les autres régions, les fonds d’actions émergentes ont reçu 5,3 milliards de dollars, et les fonds d’actions européennes 2,2 milliards. Les fonds d’actions japonaises ont eux décollecté 1,4 milliard. Dans l’obligataire, les fonds de titres d’entreprises ont enregistré leur cinquième semaine consécutive de décollecte. Les retraits s’élèvent à 4,9 milliards de dollars pour les fonds d’obligations investment grade, et à 5,2 milliards pour les fonds d’obligations à haut rendement. Dans l’univers souverain, les fonds de dette au nominal ont reçu 0,8 milliard, tandis que leurs équivalents investissant sur des titres indexés à l’inflation ont rendu 2,6 milliards. Les fonds de dette bancaire, discrets pendant de nombreux mois, continuent d’engranger des flux, avec +1,8 milliard de dollars cette semaine.
La tendance du tout actions se poursuit dans l’univers des fonds. Entre le 3 et le 9 février, les flux de collecte se sont quasi-exclusivement dirigés vers les fonds actions, qui ont reçu 46,6 milliards de dollars nets (40,9 milliards d’euros), selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds ouverts de BofA Global Research.
La banque suisse Credit Suisse ne publiera pas le rapport sur l’affaire Greensill, contrairement à ce qu’elle s'était engagée à faire l’année dernière, rapporte l’agence AWP. Le numéro deux de la banque helvétique l’a annoncé hier en marge de la publication de ses résultats annuels ostensiblement marquée par l’affaire. Le groupe zurichois justifie cette décision par le «processus de recouvrement en cours» et «la complexité juridique de cette affaire». Le conseil d’administration avait confié au bureau d’avocats Walder Wyss le mandat de réaliser une enquête interne sur les fonds Supply Chain Finance (SCFF), liés à la société d’affacturage britannique Greensill, désormais en faillite. Ces produits financiers étaient constituées de créances – ou supposées comme telles – titrisées de différentes sociétés industrielles. Credit Suisse y était exposé à hauteur de 10 milliards de dollars.
Bruno Fine a quitté Apicil Asset Management en fin d’année dernière, a appris NewsManagers. Une information confirmée par un porte-parole de la filiale de gestion d’actifs du groupe mutualiste Apicil. Bruno Fine avait rejoint Apicil AM en tant que directeur général délégué le 1er janvier 2020, lorsque la société de gestion qu’il avait fondée, Roche-Brune Asset Management, a été intégralement absorbée par la filiale d’Apicil. Cette absorption faisait suite à l’adossement de Roche-Brune à Apicil en mars 2019, après avoir quitté le giron de Primonial un an et demi plus tôt. D’après le site Internet d’Apicil AM, Bruno Fine était dernièrement directeur de l’innovation et gérant actions. D’après son profil Linked-In, Bruno Fine est désormais directeur général de RP Patrimoine, une société basée à Marseille qu’il préside depuis sa création en 2007. Il entend «développer la marque O’BLIGEANCE dans les domaines des services, du négoce et du conseil». Sa mission est «d’accompagner des talents dans l’art, dans l’artisanat ou dans les PME-ETI en vue de la valorisation et de la monétisation de leurs actifs immatériels (savoir-être, savoir-faire, extra-financier (ISR/ESG), marques, parts de marché, durabilité, économies d’énergie, traçabilité et transparence, …)», peut-on lire sur Linked-In.
A l’occasion de la publication de ses résultats annuels, le groupe BPCE (Banque populaire et Caisse d'épargne) a annoncé que sa filiale Natixis, affichait 1.245 milliards d’euros d’encours en gestion d’actifs et de fortune à fin 2021 (Natixis IM). La collecte a été positive de 15 milliards d’euros au quatrième trimestre 2021, en faisant le 7ème trimestre de collecte positive sur les produits long terme. Le produit net bancaire hors H2O AM, dont le groupe cherche à se défaire, intègre 436 millions d’euros de commissions de surperformance au quatrième trimestre 2021 (par rapport à 200 millions d’euros au quatrième trimestre 2020) et 502 millions d’euros de commissions de surperformance en 2021 (par rapport à 257 millions d’euros en 2020). Le produit net bancaire sur l’année en gestion d’actifs et de fortune est de 1,4 milliard d’euros et le résultat net de 584 millions d’euros contre 329 millions en 2020. Sur l’année, la collecte est de 27 milliards d’euros sur les produits de moyen et long terme et de 22 milliards en y ajoutant le monétaire et l’assurance. Concernant la filiale H2O, " le dénouement capitalistique est en cours», a indique Nicolas Namias, directeur général de Natixis.
Raffles Family Office vient de nommer William Chow au rang de directeur général adjoint du groupe. Basé à Hong Kong, il rejoindra également le conseil d’administration ainsi que le comité d’investissement. Au sein de ce poste nouvellement créé, il sera chargé d’élargir les services de gestion de fortune, notamment en Asie. William Chow arrive de China Life Franklin Asset Management, où il était directeur général adjoint depuis 2018. Il supervisait 35 milliards de dollars d’encours sous gestion. Auparavant, il a travaillé comme groupe managing director chez Value Partners Group pendant sept ans ainsi que comme gérant senior chez BlackRock. Au début de sa carrière, il a occupé le poste de trader chez UBS Investment Bank, avant de rejoindre State Street comme gérant.
Le hedge fund systématique et quantitatif londonien Squarepoint Capital a annoncé, ce mercredi, participer à l’amorçage (seed capital) duhedge fund Decagon Asset Management, en cours de lancement et spécialisé sur les opportunités d’arbitrage de risques (risk arbitrage). Squarepoint s’est engagé à apporter du capital sur le long-terme à Decagon Asset Management, qui sera basé à New York et à Londres et devrait être lancé mi-2022. Benjamin Durham, ancien gérant de Capstone et Davidson Kempner, etNick Kroepfl, passé notamment par Cheyne Capital, sont à l’origine de la création de Decagon Asset Management.
Frédéric Samama a démissionné de son poste deresponsable des investissements durables chez CPR Asset Management, filiale d’Amundi, pour rejoindre l’agence de notation S&P Global en tant que responsable du développement stratégique de S&P Global Sustainable. Il sera notamment chargé de diriger les discussions avec les clients de S&P Global pour évaluer les besoins futurs en termes d’ESG et de climat. Avant CPR, Frédéric Samama a occupé plusieurs postes au sein d’Amundi durant 12 ans dont ceux dedirecteur de l’investissement responsable et co-responsable des clients institutionnels et souverains. Il avait auparavant travaillé 12 ans au sein du comité de direction du Sovereign Wealth Fund Research Initiative et 9 ans dans la division corporate investment banking de Crédit Agricole. S&P Global Sustainable a été lancé en avril 2021. En janvier 2022, l’agence de notation a racheté The Climate Service pour renforcer ses capacités sur les données et analyses ESG.
Le groupe financier américain Lazard, qui englobe notamment Lazard Asset Management et Lazard Frères Gestion sur le segment de la gestion d’actifs, a indiqué, ce jeudi, que ses encours sous gestion s'élevaient à environ 258,7 milliards de dollars (227,2 milliards d’euros)au 31 janvier 2022,selon des données préliminaires. Un montant en baisse de 5,8% par rapport à fin décembre 2021 où ils avaient atteint un record de 274 milliards de dollars. La firme indique que ses résultats du mois de janvier ont été affectés par une dépréciation de ses actifs de 9,5 milliards de dollars ainsi que par une dépréciation sur les devises de 1,5 milliard de dollars. Lazard a également décollecté à hauteur de 4,1 milliards de dollars pour le seul mois de janvier 2022. Une décollecte dans la continuité de celle desdeux dernières années chez Lazard puisque la gestion d’actifs de lafirme a subi des sorties nettes sur les huit derniers trimestres, entre janvier 2020et décembre 2021, pour un total de 20,4 milliards de dollars. Lescollectes cumulées sur les années 2018 et 2019 étaient elles aussi négatives, ce qui porte à 38,5milliards de dollars la décollecte nette totale subie par la gestion d’actifs deLazard entre début janvier 2018 et fin janvier2022. Il faut remonter à 2017 pour voir une année de collecte positive chez Lazard à près de 3,1 milliards de dollars.
La société d’investissement Raise, fondée par Clara Gaymard et Gonzague de Blignières, a annoncé ce 10 février la nomination de Sophie de Fontenay au poste de directrice de la durabilité. Elle conserve parallèlement son poste de directrice juridique. Elle sera épaulée par Benoît Escher, qui prend le rôle de responsable durabilité, chargé de l’ESG. Il était, depuis 2019, responsable de la mesure et du management de l’impact au sein de Raise Impact. Côté recrutements, l’entreprise a embauché Emilie Tong comme chargée d’affaires pour Raise Investissement. Elle arrive de chez Lazard, où elle travaillait dans l’équipe fusions-acquisitions généraliste large-cap. Raise accueille également Samuel Boggio comme analyste au sein de Raisesherpas, son fonds de dotation philanthropique. Il était dernièrement analyste chez Alven, un fonds de VC early-stage. Dans le même temps, l’entreprise a promu deux collaboratrices au rang d’associates au sein de Raise Ventures. Il s’agit de Maud Larbey et Camille Le Jossec.
Le fournisseur de données et outils alternatifs Preqin vient d’annoncer la nomination de Geetanjali Bhalotia au poste de directrice de la recherche en Asie-Pacifique. Au sein de ce poste, elle sera chargée d’exécuter la stratégie des données dans cette région. Elle sera également chargée de nouer de nouvelles relations clients dans ce secteur. Geetanjali Bhalotia arrive de Bloomberg, où elle était directrice de la gestion des données pour l’Asie du Sud-Est et l’Australie depuis 2009. Auparavant, elle a travaillé comme credit officer chez Deutsche Bank ainsi qu’analyste pour les marchés de dette pour JP Morgan.
Emmanuel Macron a lancé jeudi le vaste chantier du renouvellement du parc nucléaire français en annonçant la construction de six nouveaux réacteurs de nouvelle génération (EPR2), avec la possibilité de huit réacteurs additionnels. Lors d’un discours à Belfort, où il a salué l’accord d’exclusivité scellé entre EDF et General Electric pour l’acquisition d’une partie de l’activité nucléaire de GE Steam Power, le chef de l’Etat a souligné en outre la nécessité de développer massivement les énergies renouvelables. Le président sortant, qui n’est toujours pas officiellement candidat, appelle à multiplier d’ici 2050 la puissance installée dans l'énergie solaire par près de 10 et à viser quelque 40 gigawatts pour l'éolien en mer avec l’installation d’une cinquantaine de parcs. Il a demandé à EDF d'étudier les conditions de prolongation au-delà de 50 ans, après de premières prolongations au-delà de 40 ans. Il s'était engagé en 2017 à réduire la part du nucléaire à 50% dans la production électrique nationale. Outre les EPR, un appel à projets sera soutenu à hauteur d’un milliard d’euros par France 2030 pour faire émerger des petits réacteurs modulaires (SMR), mais aussi des réacteurs innovants , avec pour objectif l’assemblage d’un premier prototype d’ici 2030.
La Banque centrale du Mexique a relevé jeudi son taux directeur de 0,5 point de pourcentage, à 6%, la sixième hausse consécutive pour tenter de contrer l’inflation. Il s’agit de la sixième augmentation consécutive. Les quatre hausses précédentes avaient été de 0,25 point de pourcentage, suivies d’une cinquième de 0,5. En 2021, l’inflation a atteint 7,36% au Mexique, un des plus hauts niveaux en vingt ans et le double de l’objectif de la Banque centrale (3%). La Banque centrale, note que l’inflation en janvier était de 7,07% et que les prévisions pour 2022 et 2023 ont été revues à la hausse. La Banque centrale avait entamé en août 2019 un cycle de baisse des taux d’intérêt qui s’est prolongé jusqu’en 2020, alors que la pandémie de Covid-19 liée au coronavirus frappait l'économie mexicaine. Mais les prix à la consommation ont augmenté ces derniers mois et ont contraint l’institution à changer de politique monétaire.
Le gestionnaire alternatif canadien Brookfield AM, une fois séparé de sa maison mère, pourrait être valorisé entre 70 et 100 milliards de dollars selon son patron.
Carlo Angelo Trabattoni, le directeur général de Generali Investments Partners SGR et président de Generali Investments Holding, va prendre la présidence d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion, rapporte Bluerating. L’information a d’abord été relayée dans La Repubblica. Il succèdera à Tommaso Corcos, le directeur général de Fideuram ISPB.
WisdomTree lance un ETF sur l’immobilier de la nouvelle économie, le WisdomTree New Economy Real Estate UCITS ETF (WTRE). Coté sur la Bourse de Londres (LSE), la Börse Xetra et Borsa Italiana, WTRE vise à reproduire le cours et la performance, avant frais et dépenses, de l’indice CenterSquare New Economy Real Estate UCITS. Il affiche un ratio de frais sur encours de 0,45 %. Cet ETF offre aux investisseurs un accès aux sociétés immobilières mondiales exposées aux activités liées à la technologie, la science et/ou le commerce en ligne, à l’image des centres de données, des tours de télécommunication et des entrepôts logistiques, et qui satisfont aux critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) de WisdomTree. Dans le cadre du développement de WTRE, WisdomTree a fait appel à CenterSquare Investment Management, un gestionnaire d’actifs international spécialisé dans la gestion active de stratégies d’actions immobilières cotées et non cotées et de stratégies investies dans la dette immobilière non cotée. WTRE est le sixième ETF de la gamme d’actions thématiques de WisdomTree dont les encours totalisent 1,2 milliards de dollars.
La société de gestion A Plus Finance a annoncé ce 10 février la nomination de Guillaume-Olivier Doré et de Jean-Michel Sibué comme co-responsables de l’activité Économie Sociale et Solidaire (ESS). Guillaume-Olivier Doré est responsable du bureau de Bordeaux. Il est notamment à l’initiative de la création d’un fonds d’investissement en région Nouvelle-Aquitaine, qui vise à accompagner financièrement les acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). Jean-Michel Sibué est le directeur du bureau de Marseille. Il est notamment en charge du fonds d’investissement InvESS’t PACA, lancé en 2020 en collaboration avec la Chambre Régionale de l’Économie Sociale et Solidaire de Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans le même esprit que le précédent fonds.
Catella Fonder change de nom et se dote d’une nouvelle équipe dirigeante, a appris le quotidien suédois Dagens Industri. La société va désormais s’appeler Celina. Per Johansson, qui gérait auparavant le fonds de Brummer Bodenholm, reprend la tête de la société récemment entrée dans le giron d’Athanase.
Désormais dans le giron du groupe Cyrus, Amplegest se donne une feuille de route plus ambitieuse que celle précisée initialement dans le cadre de son plan stratégique 2025. Avec pour objectifde figurer parmi les cinquante plus grandes sociétés de gestion sur le marché français à l’horizon 2025, la société vise 6 milliards d’encours sous gestion répartis à part égale en gestion privée et en gestion d’actifs, auxquels s’ajoutent plus de 1,5 milliards d’euros pour les actifs supervisés en family office. Au rang de ses grands chantiers, la philanthropie et l’ESG restent prioritaires. En matière d’ESG, son modèle propriétaire GEST a été intégré à l’ensemble des fonds commercialisés, précise la société qui indique que la gestion privée entend inclure les critères ESG sur tous ses mandats d’ici deux ans. En matière de ressources humaines, les objectifs du plan Amplegest 2025 sont également en cours de révision pour tenir compte de l’appui des consultants patrimoniaux du groupe Cyruset l’intégration d’Invest AM, sa société de gestion. De fait, les effectifs doivent passer de 45 salariés à plus de 60, annonce la société. A noter qu’en 2021, les actifs gérés par Amplegest ont progressé de 20% pour atteindre 2,6 milliards d’euros, les actifs supervisés par le family office représentant quant à eux 1 milliard d’euros. Pour sa part, la gestion privée a enregistré une collecte brute de 180 millions d’euros et la collecte brute en gestion collectives’est fixée à 200 millions d’euros. L’encours de son fonds phare Amplegest Pricing Power s’est établi à 466 millions d’euros fin 2021.
Le gestionnaire d’actifs canadien Brookfield Asset Management, filiale de Brookfield, pourrait bientôt faire l’objet d’une scission, a indiqué le directeur général de Brookfield AM, Bruce Flatt, dans une lettre aux investisseurs ce jeudi.
Une année éprouvante. Le Credit Suisse a publié ce 10 février une perte nette de 1,6 milliard de francs suisses pour l’exercice 2021. La firme a notamment enregistré une perte de 4,8 milliards en raison de l’affaire Archegos, mais également une dépréciation de goodwill d’un montant de 1,6 milliard sur l’acquisition en 2000 deDonaldson, Lufkin & Jenrette (DLJ) et des provisions pour litiges de 1,1 milliard, liés notamment à l’affaire Greensill. Le produit net bancaire annuel est pourtant en hausse de 1%, à 22,7 milliards de francs. A base comparable, le bénéfice avant impôt a lui progressé de 51% à 6,6 milliards de francs, contre une perte de 522 millions sans réajustement comptable. Dans la gestion, les encours sont en progression de 7% et dépassent les 1.600 milliards de francs. La majeure partie se trouve en gestion de fortune, qui totalise 827 milliards de francs (+3,1%). La collecte nette atteint 30,9 milliards de CHF, dont 11,3 milliards en gestion de fortune, et 14,6 milliards en gestion d’actifs. Les encours gérés de manière durable ont augmenté de 39% cette année pour atteindre 150 milliards de francs.
L’investisseur à impact Finnfund vient d’annoncer l’ouverture de son premier bureau régional à Nairobi au Kenya à partir de mai 2022. Le responsable de ce bureau sera Johanna Raehalme, qui sera accompagné par deux ou trois salariés au sein de l'équipe l’investissement. Pour l’investisseur finlandais, l’Afrique est une région importante, puisqu’il compte y flécher la moitié de ses investissement à venir. «Certains de nos investissements les plus performants et les plus efficaces sont réalisés en Afrique de l’Est, et nous avons l’intention d’en réaliser beaucoup d’autres dans les années à venir», a confirmé Jaakko Kangasniemi, directeur général du Finnfund. Finnfund a déjà investi 200 à 250 millions d’euros dans 20 à 30 entreprises situées dans les pays émergents au sein des secteurs comme l’énergie renouvelable, la foresterie et l’agriculture durable, les institutions financières et les infrastructures digitales. Les investissement et engagements totaux de Finnfund s'élèvent aujourd’hui à un milliard d’euros.
James Murdoch, le plus jeune fils du magnat australien des médias Rupert Murdoch, s’est associé avec l’ancien directeur général du groupe télévisuel indien Star India, Uday Shankar, pour lancer un fonds de capital-risque dédié aux médias, à l'éducation et à la santé en Asie du Sud-Est, a appris Reuters. Dénommé Bodhi Tree, le fonds va recevoir 1,5 milliard de dollars du fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA). Les deux partenaires travaillent déjà ensemble au sein de Lupa Systems, un fonds qui investit dans les pays émergents.
Geode Capital Management, la discrète activité de gestion passive de Fidelity, a vu ses actifs bondir à 1.000 milliards de dollars l’an dernier, rapporte le Financial Times. La croissance effrénée de cette entité (elle a plus que doublé de taille ces deux dernières années) a permis à Fidelity de dépasser State Street Global Advisors et de devenir la troisième société de gestion au monde, avec des encours de 4.500 milliards de dollars fin 2021, selon des sources proches du dossier. SSGA a terminé 2021 à 4.100 milliards de dollars. Geode a démarré comme une boutique de gestion quantitative qui gérait une partie de la fortune de la famille fondatrice de Fidelity et d’autres dirigeants. Elle a été filialisée en 2003.
Le groupe Panhard a nommé Jean-Marc Coly senior advisor dans le cadre du développement de son activité d’investissement et asset management, qui représente 1,2 milliard d’euros. Jean-Marc Coly est l’ancien directeur général d’Amundi Immobilier. Il a également été directeur général de la filiale immobilière de La Française AM. Jean-Marc Coly est, par ailleurs, l’actuel président de l’ASPIM, Association française des Sociétés de Placement Immobilier. En tant que senior advisor du groupe Panhard, Jean-Marc Coly participe déjà activement à la création d’un fonds thématique en logistique et parcs d’activité qui sera lancé au cours du premier semestre 2022.
Öhman Fonder a atteint son objectif: la société a dépassé les 150 milliards de couronnes suédoises d’actifs sous gestion, soit près de 15 milliards d’euros. Cela en fait la plus grande société de gestion d’actifs indépendante en Suède, rapporte le site suédois Realtid. Désormais, Öhman Fonder vise les 300 milliards de couronnes, selon son directeur général, Jamal Abida Norling, interrogé par Realtid. Après avoir acquis l’activité de gestion d’actifs suédoise du norvégien DNB, la société cherche encore des acquisitions. «Mais la période a été favorable à de nombreuses sociétés de gestion, ce qui fait qu’il n’y a pas beaucoup de vendeurs enthousiastes et que l’offre est limitée», observe le dirigeant. Enfin, Jamal Abida Norling annonce que le terme «durabilité» sera supprimé des noms de ses fonds, car il n’est plus nécessaire, selon lui, de préciser que ses fonds sont gérés de manière durable.
Face à l’intérêt grandissant des investisseurs pour les actifs non cotés, l’Union Bancaire Privée renforce son équipe et son offre dans ce domaine. La banque suisse compte depuis 2015 un département Private Markets Group qui regroupe une trentaine de collaborateurs et affiche des engagements de 3,5 milliards d’euros d’actifs. Elle est active dans quatre domaines: la dette privée, les infrastructures, le private equity et l’immobilier. Tout récemment, l’UBP a musclé son expertise dans l’immobilier avec le recrutement de Pierre Escande en tant que responsable de l’immobilier, et de Frédéric Vernier en tant que senior transaction manager. Ces deux professionnels sont basés à Paris, qui est le centre de cette activité pour la banque avec les obligations convertibles. Cette équipe renforcée a lancé une première stratégie «evergreen» qui cible des actifs «core» loués à des entités gouvernementales et supranationales dans cinq pays de la zone euro (France, Allemagne, Pays-Bas, Belgique et Luxembourg), a détaillé Pierre Escande, lors de la conférence annuelle d’UBP. Classée article 8, cette stratégie a déjà levé plus de 280 millions d’euros, principalement auprès de clients privés, et vient de réaliser son premier investissement avec l’acquisition à Saint-Denis d’un ensemble de bureaux de 32.000 mètres carrés dont la livraison est prévue pour 2024. Cet ensemble est sécurisé par un bail en l’état futur d’achèvement auprès «d’un locataire public de renom», selon Pierre Escande. La stratégie vise à lever un total d’un milliard d’euros. A côté de cette nouvelle activité immobilière «thématique», le pôle immobilier d’UBP continuera de réaliser des clubs deals sur des actifs très ciblés pour les clients privés. L’activité immobilière de PMG représente 43 % des actifs totaux des actifs du département. Une nouvelle offre infrastructures L’UBP compte par ailleurs prochainement lancer une offre dans les infrastructures, qui devrait associer des investissements avec des investissements dans des fonds. Il s’agira d’une activité «plutôt equity, transition et greenfield», selon Nicolas Faller, co-directeur général d’UBP, qui devrait voir le jour en juin, sous la direction de Charlotte Dewynter, une ancienne d’Antin Infrastructure Partners, qui est responsable des infrastructures d’UBP. L’activité infrastructures représente actuellement 6 % des 3,5 milliards d’euros. Sur le private equity, qui représente 21 % des engagements actuels, Nicolas Faller indique réfléchir encore à la manière d’aborder les choses. La société a déjà un partenaire suisse dont elle commercialise le produit. «Nous n’excluons pas de faire quelque chose nous-même», confié le dirigeant. Enfin, la dette privée constitue déjà une activité importante (30 % des engagements) et l’UBP va lancer son quatrième fonds dans ce domaine. Les actifs privés sont l’une des cinq expertises de l’UBP en matière de gestion d’actifs. La banque propose également des offres crédit & carry, high alpha, convexité et solutions alternatives. L’ensemble de la gestion d’actifs représente 46 milliards de francs suisses sur 160 milliards de francs d’encours au sein de la banque.