L’ETF ARK Innovation de Cathie Wood continue de chuter, mais les investisseurs restent, s’étonne le Wall Street Journal. Les part du célèbre ETF, connu sous le nom d’ARKK, ont décliné de 45 % depuis le début de 2022 (et 21 % seulement en avril) alors que la hausse des taux punit les actions qui sont valorisées sur leurs fortes perspectives de croissance - qui sont celles ciblées par le fonds. Malgré cette dégringolade, les investisseurs n’ont pas fui ARKK. Au contraire, ils lui ont apporté plus de 658 millions de dollars cette année, selon les données de FastSet à jeudi, dont 59 millions la dernière semaine.
Gabe Plotkin a renoncé à son projet de refacturer des commissions de performance au sein de son hedge fund, Melvin Capital Management, après la réaction négative de ses investisseurs, rapporte le Wall Street Journal. Jeudi, le gérant avait annoncé aux clients qu’il voulait réduire la taille du hedge fund de Melvin de plusieurs milliards, à 5 milliards de dollars, et recommencer à facturer des frais même si les investisseurs accusent toujours de lourdes pertes. Ceux qui avaient investi début 2021 ont perdu 51,8 % à fin mars 2022. «Je suis désolé. Je me suis trompé cette fois-ci. J’ai fait une erreur. Je m’excuse», a écrit Gabe Plotkin dans un message adressé dimanche aux investisseurs et consulté par le Wall Street Journal.
Le fonds norvégien soutient les appels à réaliser un audit spécial chez Credit Suisse et prévient qu’il n’absoudra pas les dirigeants et administrateurs après les multiples scandales au sein de la banque, rapporte le Financial Times. Le fonds norvégien est l’un des quinze principaux actionnaires de Credit Suisse avec une participation de 1,3 %. Il votera contre la décharge au conseil d’administration et des dirigeants pour l’année 2020 lors de l’assemblée générale de vendredi. Le fonds soutient aussi une proposition d’Ethos de nommer un auditeur spécial indépendant pour enquêter sur les pertes liées aux fonds de supply chain finance impliquant Greensill et l’affaire des «Swiss Leaks».
Ardian a annoncé vendredi avoir levé 5,25 milliards de dollars pour son fonds secondaire d’infrastructure de huitième génération (ASF VIII Infrastructure). Le fonds, qui a été largement sursouscrit et qui a atteint son hard cap en neuf mois, est le plus grand fondssecondaire d’infrastructure au monde, déclare la société. Il représente plus du triple de la taille de la génération précédente levée en 2017. Ardian a attiré plus de 145 investisseurs originaires de 28 pays d’Amérique, d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient pour cette plateforme, dont d’importants fonds de pension, compagnies d’assurance, clients privés et institutions financières. «Cette levée de fonds illustre le fort appétit des investisseurs pour un marché secondaire qui devrait connaître une croissance significative dans les années à venir, étant donné la solide demande des investisseurs pour les marchés privés», précise la société dans un communiqué.
La société de gestion Goldman Sachs Asset Management a indiqué, ce vendredi, avoir levé quelque 3,5 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) auprès d’investisseurs institutionnels et clients fortunés pour son programme d’investissements immobiliers Real Estate Investment Partners (REIP). Ce programme concentrera ses investissements sur des opportunités core plus et value-adddans divers segments immobiliers dont la logistique, le résidentiel ou encore les immeubles de bureaux. Goldman Sachs AM a investi plus de 50 milliards de dollars dans le secteur immobilier depuis 2012.
Jörg Grossman, le responsable mondial des produits et des alliances stratégiques de la plateforme de distribution de fonds Allfunds, a annoncé son départ de la firme ce vendredi sur le réseau social LinkedIn. L’intéressé avait auparavant fondé Credit Suisse InvestLab, la plateforme d’architecture ouverte de fonds B2B de Credit Suisse qui avait fusionné avec Allfunds en 2019. Il avait occupé plusieurs postes au sein du groupe helvétique entre 2008 et 2019 dont celui de responsable de la sélection de fonds. Allfunds, coté à la Bourse d’Amsterdam depuis l’an dernier, a vu partir plusieurs cadres ces derniers mois dont son ex-directeur financier Amaury Dauge, son ex-responsable européen de la gestion de portefeuille Bernard Aybran ou encore son ancien directeur du service clients Thomas Züttel.
Le gestionnaire d’actifs américain BlackRock a récemment recruté Jay Jacobs comme responsable des fonds indiciels cotés (ETF) thématiques et actifs sur les actions pour le marché américain, rapportent plusieurs médias citant un mémo interne de la société. Il s’agit d’un nouveau poste. Jay Jacobs était précédemment responsable de la recherche chez le fournisseur d’ETF Global X.
Raffles Family Office vient de conclure un partenariat avec Huobi Technology, une entreprise hongkongaise spéciilisée sur la blockchain, afin de créer une plateforme d’actifs digitaux pour des clients fortunés. Destinée aux investisseurs Ultra-High-Net-Worth, cette plateforme offrira un accès aux crypto actifs ainsi que des services digitaux comme la consolidation de wallet, le conseil en succession et des solutions pour la gouvernance de la famille.
HANetf vient de recruter trois personnes. Himanshi Rastogi rejoint le fournisseur d’ETF en tant que directeur marketing. L’intéressé vient d’Aviva Investors où il était en charge au niveau mondial du marketing institutionnel. Parallèlement, Torsten Dueing arrive en tant que responsable de la structuration des ETF. Il vient de Nomura où il était responsable du développement produits et de la gestion dans les stratégies quantitatives indicielles. Enfin, Vincent Chen rejoint HANetf en tant que directeur du développement et sera responsable du développement en Asie, en Europe, Moyen-Orient et Afrique et Amérique du Nord. Il vient de Krane Funds Advisors où il était responsable du développement.
L’entreprise d’investissement Cedrus & Partners vient de lancer un thinktank dénommé «La Finance Utile», afin de rassembler des investisseurs autour du sujet du financement de projets utiles à la société. Il souhaite également lutter contre l’«autocentrisme» de l’industrie financière et l’écoblanchissement. Le thinktank a lancé un site-web ainsi qu’un podcast dédié à ce sujet en février dernier. Christel Bapt, président de Cedrus & Partners, nous a dévoilé les détails de ce groupe de réflexion, à l’occasion de son premier événement dédié à la dette privée à impact, qui s’est tenu à Paris ce 21 avril. Quel est l’objectif de ce thinktank? A qui s’adresse-t-il ? Nous avons lancé ce thinktank pour poser des questions, débattre, participer à la réflexion et aux prises de conscience que la finance n’est pas autocentrée et doit être plus considérée comme un vecteur pour défendre des projets de Société. L’objectif est de lutter contre des idées reçues et le greenwashing, et de mettre en lumière des acteurs engagés et des projets concrets, pour fédérer plus d’investisseurs autour de la finance porteuse de sens. Ce thinktank s’adresse aux investisseurs, aux financiers, aux pouvoirs publiques et aux acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS). Nous souhaitons également peser dans les orientations politiques des futurs gouvernements en matière de redirection des flux d’investissements et notamment pour soutenir toutes les initiatives d’investissement vers l’économie réelle et l’ESS, pour les institutionnels mais aussi les particuliers (épargne bancaire et assurance-vie). Comment s’organise ce thinktank? Il n’y a pas de véritable hiérarchie pour casser les codes et la lourdeur des organisations trop structurées. Je suis le représentant mais je travaille avec une équipe resserrée qui compte Sébastien Roca, mon associé en charge de l’impact et du secteur non-lucratif, Alexia Philis (actuellement en congé maternité et secondée par Yanis Laib), et Hervé Prouteau pour les aspects communication et rayonnement. Nous avons pour principe de travailler avec plusieurs écosystèmes et acteurs, comme l’initiative gouvernementale French Impact par exemple. A terme, on peut imaginer une organisation propre avec des moyens dédiés, mais il est trop tôt. Cedrus & Partners assume seul le lancement, comme une sorte d’incubateur. Les podcasts et les petits-déjeuners doivent permettre de constituer un pool d’intervenants et une série de thématiques qui seront structurés pour une deuxième phase de développement à partir de 2023. Quels thèmes seront abordés? Nous aborderons le financement de l’économie, des projets, de l’ESS, les modèles hybrides, les acteurs de terrain du social et de l’environnemental. Plus précisément, nous discuterons sur des thèmes comme l’emploi, l’entrepreneuriat, le logement, la fracture territoriale, la souveraineté digitale, la biodiversité et le partage du profit. Quels projets seront entamés d’ici la fin d’année? Nous souhaitons continuer la pédagogie et la diffusion des « good vibes » de la finance. Nous voulons également mettre le social comme enjeu majeur, aux côtés des nombreuses initiatives environnementales. Nous voulons mettre sur le devant de la scène des acteurs de terrain et potentiellement animer une conférence plus importante sur ces sujets avec le maximum de cas concrets. Notre projet est aussi de faire grossir la communauté. Depuis le lancement, nous recevons beaucoup de projets et témoignages, qui ouvrent également de possibles perspectives de coopération entre différents acteurs.
Aurélia Lovadina, directrice de la distribution externe pour la France de Natixis Investment Managers (head of French retail & smid wholesale fund distribution), annonce sur Linked-In qu’elle va quitter la société de gestion à la fin du mois. Elle avait rejoint Natixis IM en 2016 en tant que commerciale. Avant cela, elle avait passé 7 ans chez CM-CIC Asset Management. Aurélia Lovadina ne précise pas quelle est la prochaine étape de son parcours professionnel.
Les investisseurs se préparent au pire. Entre le 14 et le 20 avril, les fonds actions, obligations et monétaires ont tous trois enregistré des rachats nets, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les premiers ont rendu 17,5 milliards de dollars nets (16,2 milliards d’euros) à leurs porteurs de parts, un plus bas depuis le début de l’année, contre -8,7 milliards pour leurs confrères obligataires. Les fonds monétaires, ont, quant à eux, enregistré 55,4 milliards de dollars de retraits nets. Seuls les fonds investis en or s’en sortent, avec +0,9 milliard, pour une quatorzième semaine de collecte consécutive. Sur les actions, les investisseurs ont retiré leurs encours des fonds actions américaines (-19 milliards de dollars) et européennes (-2,9 milliards), pour en placer sur les émergentes (+2,5 milliards), et sur les japonaises (+0,2 milliard). Sur le marché des fonds actions américaines, aucun fonds catégorisé par un style de gestion n’a su, cette semaine, conserver ses porteurs de parts.
Ardian a annoncé vendredi avoir levé 5,25 milliards de dollars (4,86 milliards d’euros) pour son fonds secondaire d’infrastructure de huitième génération (ASF VIII Infrastructure). Le fonds, qui a été largement sursouscrit et qui a atteint son ‘hard cap’ en neuf mois, est le plus grand fonds secondaire d’infrastructure au monde, déclare la société. Il représente plus du triple de la taille de la génération précédente levée en 2017. Ardian a attiré plus de 145 investisseurs originaires de 28 pays d’Amérique, d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient pour cette plateforme, dont d’importants fonds de pension, des compagnies d’assurance, clients privés et institutions financières. «Cette levée de fonds illustre le fort appétit des investisseurs pour un marché secondaire qui devrait connaître une croissance significative dans les années à venir, étant donné la solide demande des investisseurs pour les marchés privés», précise Ardian.
Le groupe australien d’assurances, AMP Limited, a confirmé des pourparlers autour de la vente potentielle de son activité de gestion d’actifs privés, AMP Capital, rebaptisée Collimate Capital le 10 février. Ce changement de nom constituait une première étape pour la séparation de ces activités, afin de lui donner une nouvelle dynamique. AMP Limited a annoncé en avril 2021 la séparation de son activité de marchés privés qui comprend la gestion des infrastructure et celle des actifs réels. AMP a commencé des discussions avec diverses parties inéressées, dont le groupe Dexus. «AMP poursuivra ces discussions en se concentrant sur la maximisation de la valeur pour les actionnaires en obtenant le meilleur résultat pour les clients et les employés. Pendant que ces discussions se poursuivent, AMP reste en mesure de poursuivre la vente ou la scission de ces activités», a souligné le groupe australien dans un communiqué de presse. Collimate Capital devrait être vendue dans deux tranches: la division de l’immobilier destinée à Dexus pour 300 millions de dollars tandis que l’activité infrastructures sera probablement vendue à Apollo Global Management, selon le journal Sydney Morning Herald. Pour diriger cette nouvelle activité séparée, Shawn Johnson avait été nommé directeur général en juin 2021. Nadine Lennie vient de rejoindre l’entité en avril comme directrice financière. AMP a également nommé Patrick Snowball comme président et Andrew Fay en tant que président adjoint.
Les sociétés de gestion finlandaises Evli et Elite Alfred Berg Group (EAB) ont indiqué, ce vendredi, qu’elles allaient explorer la possibilité d’une fusion de leurs activités. Les deux gestionnaires cotés à la Bourse d’Helsinki ont signé une lettre d’intention à cet égard. L’entité, qui résulterait de cette opération, gérerait environ 20 milliards d’euros d’encours en se basant sur les chiffres de décembre 2021 et emploierait quelque 330 salariés. Selon un communiqué, la potentielle fusion, sujette à l’approbation des régulateurs, permettrait de générer des effets de synergie permanents de 8 millions d’euros par an, à compter de début 2023. Pour ce faire, les deux sociétés vont travailler sur une possible harmonisation de la structure du groupe. La fusion pourrait intervenir durant le second semestre 2022 après l’éventuelle signature du plan de fusion en mai. Dans les faits, EAB fusionnerait au sein d’Evli pour une opération valorisée au plus haut à 3 millions d’euros. Evli détiendrait 91% des parts et 99% des droits de votes de la future entité et le restant serait la propriété d’EAB. La future société se basera sur le modèle d’opération et la stratégie d’Evli tandis que le directeur général d’Evli Maunu Lehtimäki (que NewsManagers avait interviewé en 2020) en prendra les rênes et que les membres actuels du conseil d’administration d’Evli poursuivront leurs fonctions au sein de la nouvelle société. La future entité, qui proposera tant des services de gestion d’actifs que de fortune, continuera de distribuer les fonds de BNP Paribas Asset Management de manière exclusive en Finlande.
Les investisseurs se préparent au pire. Entre le 14 et le 20 avril, les fonds actions, obligations et monétaires ont tous trois enregistré des rachats nets, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les premiers ont rendu 17,5 milliards de dollars nets (16,2 milliards d’euros) à leurs porteurs de parts, un plus bas depuis le début de l’année, contre -8,7 milliards pour leurs confrères obligataires. Les fonds monétaires, ont, quant à eux, enregistré 55,4 milliards de dollars de retraits nets. Seuls les fonds or s’en sortent, avec +0,9 milliard (quatorzième semaine de collecte consécutive). La catégorie des fonds obligataires, qui avait connu un petit répit début avril, après trois longs mois de flux nets négatifs, se retrouve donc à nouveau dans le rouge. La décollecte se concentre une nouvelle fois sur le segment du crédit, avec des retraits de 3,9 milliards de dollars pour les fonds investment grade, 1,9 milliard pour les fonds high yield, et 1,1 milliard pour les fonds de dettes émergentes. A l’inverse, les investisseurs continuent de se réfugier dans la dette souveraine (+1,3 milliard de dollars), et la dette bancaire (+0,7 milliard). Sur les actions, les investisseurs ont retiré leurs encours des fonds actions américaines (-19 milliards de dollars) et européennes (-2,9 milliards), pour en placer sur les émergentes (+2,5 milliards), et sur les Japonaises (+0,2 milliard). Sur le marché des fonds actions américaines, aucun fonds catégorisé par un style de gestion n’a su, cette semaine, conserver ses porteurs de parts. Les fonds de grandes capitalisations ont rendu 19,6 milliards de dollars, les stratégies croissances 3,3 milliards, et les fonds value 1 milliard. A l’inverse, les paris sectoriels ont davantage séduit, avec un podium composé des fonds du secteur des matériaux (+2,9 milliards de dollars), de l’immobilier (+1 milliard) et de la tech (+0,8 milliard).
Ardian a annoncé vendredi avoir levé 5,25 milliards de dollars pour son fonds secondaire d’infrastructure de huitième génération (ASF VIII Infrastructure). Le fonds, qui a été largement sursouscrit et qui a atteint son hard cap en neuf mois, est le plus grand fonds secondaire d’infrastructure au monde, déclare la société. Il représente plus du triple de la taille de la génération précédente levée en 2017. Ardian a attiré plus de 145 investisseurs originaires de 28 pays d’Amérique, d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient pour cette plateforme, dont d’importants fonds de pension, compagnies d’assurance, clients privés et institutions financières. «Cette levée de fonds illustre le fort appétit des investisseurs pour un marché secondaire qui devrait connaître une croissance significative dans les années à venir, étant donné la solide demande des investisseurs pour les marchés privés», précise la société dans un communiqué.
Les investisseurs se préparent au pire. Entre le 14 et le 20 avril, les fonds actions, obligations et monétaires ont tous trois enregistré des rachats nets, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research.
Le fonds activiste CIAM s’est fendu d’une lettre aux administrateurs du réassureur Scor pour dénoncer la concentration des pouvoirs dans les mains de son président Denis Kessler, a appris Les Echos. Cette missive regrette que le nouveau directeur général Laurent Rousseau ne soit pas «en mesure d’exercer pleinement les pouvoirs qui lui ont été confiés», voyant dans la séparation des rôles de président et directeur général une réorganisation «purement cosmétique». Le fonds déplore également que M. Kessler soit membre du comité de nominations, alors que le groupe doit préparer sa succession, et que les pouvoirs du comité stratégique, dont celui-ci est président, aient été renforcés.
La société de gestion d’actifs Tikehau Capital a fait état jeudi d’une hausse de 21% de ses encours sous gestion au premier trimestre, et dit avoir déjà atteint l’objectif qu’elle avait fixé pour l’année 2022. A fin mars, ses actifs sous gestion s'élevaient à 35,5 milliards d’euros.Tikehau Capital rappelle s'être fixé pour objectif d’atteindre 35 milliards d’euros d’encours d’ici la fin de l’année. «Les levées de fonds importantes réalisées au cours du premier trimestre témoignent de l’intérêt croissant des investisseurs pour nos stratégies», déclarent dans un communiqué Antoine Flamarion et Mathieu Chabran, les deux fondateurs de Tikehau Capital. Le portefeuille d’investissements s’élevait à 3,2 milliards d’euros au 31 mars 2022, contre 2,7 milliards d’euros au 31 décembre 2021. La collecte nette a atteint 1,5 milliard d’euros, contre 0,5 milliard au premier trimestre 2021. Le groupe précise dans son communiqué que les différentes lignes métier n’ont pas en portefeuille de sociétés domiciliées en Ukraine ou en Russie. Par ailleurs, la part des revenus des sociétés en portefeuille qui est exposée à l’Ukraine et en Russie «est limitée».
Value Partners Group Limited vient d’annoncer la nomination de David Townsend comme responsable commercial pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique). Il sera chargé du développement commercial auprès des institutionnels ainsi que de la distribution wholesale. Basé à Londres, il sera rattaché à June Wong, présidente du groupe. David Townsend arrive d’Alderwood Capital, où il était dernièrement chargé de relations des investisseurs. Auparavant, il a travaillé comme directeur clients institutionnels pour la région EMEA chez First Eagle Investment Management à Londres. Il a également été managing director et directeur des relations avec les consultants pour la même région chez Martin Currie Investment Management. Il a aussi travaillé comme directeur des ventes institutionnelles pour le Royaume-Uni chez AXA Investment Managers et Framlington Investment Management. Il a commencé sa carrière chez Fidelity comme responsable du développement commercial à l’international.
La société de hedge funds Melvin Capital Management, qui s’est brûlé les ailes dans le rally des actions mèmes l’an dernier, prévoit de réduire ses actifs à 5 milliards de dollars, contre 8,7 milliards fin mars, selon une lettre aux clients lue par le Wall Street Journal. La société va aussi modifier les conditions de ses accords avec les investisseurs. L’une des décisions les plus importantes est l’abolition de la «high-water mark», qui prévoit que les gérants de hedge funds arrêtent de collecter des commissions de performance tant que les investisseurs qui ont subi des pertes n’ont pas récupéré leur argent. Melvin prévoit aussi une série de changements plus favorables aux investisseurs, dont un rabais sur les frais pendant 30 mois, la possibilité pour les clients de récupérer leur argent en totalité en un an au lieu de trois, et la promesse de ne pas lancer de nouveaux produits et de conserver une taille de fonds réduite.
Le cercle des gestionnaires d’actifs à plus de 1.000 milliards de dollars d’encours sous gestion pourrait compter un membre américain de plus d’ici la fin de l’année. A fin mars, la société de gestion alternative Blackstone revendiquait 915 milliards de dollars d’encours (840 milliards d’euros) selon ses résultats pour le premier trimestre 2022 publiés ce jeudi. Ce qui représente une augmentation de 41% de ses actifs sous gestion sur un an glissant. La collecte nette de Blackstone au premier trimestre 2022 s’est élevée à 49,9 milliards de dollars, tirée par les solutions de crédit et d’assurance et d’immobilier. Celle-ci survient après une collecte record de 154,3 milliards réalisée durant le quatrième trimestre 2021. Le résultat net attribuable de Blackstone était de 1,2 milliard de dollars pour le premier trimestre 2022, en baisse de plus de 30% par rapport au premier trimestre 2021 (1,7 milliard de dollars). Les revenus générés par les commissions de performance ont pourtant explosé de 230% sur un an passant de 169,2 à 558 millions de dollars. La firme a par ailleurs déployé 22,8 milliards de dollars au cours du premier trimestre 2022. Quelque 16,5 milliards de dollars supplémentaires ont été engagés mais pas déployés durant le trimestre. La dry powder, qui représente le capital encore non alloué pouvant être investi par Blackstone, atteignait 139,3 milliards de dollars à fin mars.
Edmond de Rothschild a annoncé jeudi 21 avril le lancement d’un nouveau mandat de gestion donnant accès aux clients de la banque privée en France à l’ensemble des fonds de private equity du groupe.Investi majoritairement sur l’Europe et les Etats-Unis, il est accessible à partir d’un million d’euros. Le nouveau mandat doit permettre aux clients de «diversifier leurs portefeuilles en accédant à des stratégies plus faiblement corrélées aux marchés financiers», assure le groupe dans un communiqué. Les stratégies proposées couvrent des investissements de type capital transmission (buyout) et capital croissance ; des stratégies guidées par l’expertise en infrastructures et immobilier ; des stratégies private equity externes au groupe au travers du fonds de fonds hybride Privilège. «L’intérêt de ce nouveau mandat de gestion est de tirer profit de la tendance des marchés privés à améliorer la performance, le rendement, la diversification et l’impact des portefeuilles. Le portefeuille s’oriente donc principalement vers le private equity (pour la recherche de performance) et vers les actifs réels (pour la diversification et la recherche d’impact)», explique Edmond de Rothschild dans sa missive. 80% à 70% de l’allocation cible du portefeuille sera donc composée de fonds de private equity, le reste de fonds immobiliers et de dettes d’infrastructures qui représenteront entre 20% et 30% de l’allocation cible. En termes de géographie, le portefeuille cible sera composé à au moins 80 % d’investissements aux États-Unis et en Europe. Les investissements dans les marchés émergents, eux, seront limités à 10% maximum. Pour rappel, Edmond de Rothschild a fait des actifs réels et du private equity en particulier, une de ses priorités ces dernières années. Le groupe gère actuellement près de 20 milliards de francs suisses sur ces classes d’actifs.
L’Association française des Sociétés de Placement Immobilier (ASPIM) a publié mercredi 20 avril les chiffres de la pierre papier au premier trimestre 2022. Les Société civile de placement immobilier (SCPI) ont ainsi collecté 2,6 milliards d’euros, soit 18% de plus qu’au quatrième trimestre 2021. Celles spécialisées dans le bureau ont capté 47% de la collecte nette. Viennent ensuite les diversifiées (23%), puis les «santé et éducation» (18%). Les «commerces» (4%) et résidentiel (3%) ferment la marche. A fin mars, la capitalisation des SCPI atteignait 81,4 milliards d’euros, en hausse de 4% sur le trimestre. L’Aspim précise également que les SCPI ont affiché un taux de distribution de 4,49% en 2021. «Ce taux comprend 0,19 point de fiscalité acquittée pour le compte de l’associé et 0,33 point de distribution exceptionnelle essentiellement prise sur les réserves de plus-values de cessions», souligne l’association. Les sociétés civiles supports d’unités de compte immobilières ont enregistré pour 973 millions euros de souscriptions nettes au premier trimestre 2022. Un volume en hausse de 20 % par rapport au dernier trimestre 2021 et 14 % par rapport au premier trimestre 2021. Elles ont délivré une performance de 3,86% sur l’ensemble de l’année dernière. Enfin, les Organisme de placement collectif en immobilier (OPCI) grand public n’ont attiré que 204 millions d’euros. Le montant peut sembler faible mais s’inscrit en forte hausse par rapport au premier trimestre 2021 (104 millions d’euros et 203 millions euros sur l’ensemble de l’année 2021).
Le gestionnaire alternatif britannique Man Group a terminé le premier trimestre 2022 avec des encours de 151,4 milliards de dollars (138,8 milliards d’euros) contre 148,6 milliards à fin décembre 2021. Man Group a enregistré une collecte nette de 3,1 milliards de dollars sur la période, dont plus de la moitié sur ses stratégies de performance absolue. Aussi la société de gestion britannique a-t-elle procédé, au 20 avril 2022, au rachat de 174 millions de dollars de ses propres actions sur les 250 millions de dollars de rachats annoncés en décembre 2021.
La société de gestion alternative suédoise Brummer & Partners a recruté Hans Mähler pour gérer une stratégie long/short et market neutral sur le secteur de la santé en Europe et aux Etats-Unis. La stratégie, qui verra le jour au dernier trimestre 2022, sera initialement réservée aux investisseurs du fonds Brummer Multi-Strategy (BMS). Elle se verra allouer environ 200 millions de dollars pour commencer. Hans Mähler vient de Philips où il était directeur en charge de la stratégie, des fusions et acquisitions et des partenariats. Avant cela, il était responsable du secteur de la santé au sein de Nordea et Handelsbanken. Pour renforcer l’équipe, Brummer & Partners a aussi recruté Carl Mellerby en tant qu’analyste. Ce dernier était dernièrement analyste actions chez SEB. Il a aussi travaillé chez Nordea.