La co-entreprise de gestion de fortune entre Goldman Sachs et la banque privée d’Industrial & Commercial Bank of China (ICBC) vient de nommer Yin Zhongjie comme nouveau directeur, selon le média chinois Caixin. Yin Zhongjie remplacera Gu Jiangang, qui a été nommé comme dirigeant de cette joint-venture en juin dernier. Selon Caixin, l’une des raisons pour ce remplacement serait la poursuite d’enquêtes policières autour des subordonnés de Gu Jiangang dans la division de gestion de fortune. Yin Zhongjie est actuellement directeur général adjoint de la banque privée d’ICBC. Les débuts de la joint-venture, dans laquelle Goldman Sachs aura une participation de 51%, ont été fortement retardés après avoir reçu le feu vert de la part des régulateurs chinois en mai 2021. Le lancement de cette entité a été prévu six mois après cette autorisation.
Le conflit en Ukraine et les sanctions occidentales sur la Russie ont des conséquences pour les porteurs du FCP Hugau Moneterme. Ce fonds monétaire, dont l’encours sous gestion a fondu de près de moitié à 750 millions d’euros, détient deux obligations Gazprom arrivant à échéance le 19 juillet prochain, et qui ne peuvent être correctement valorisées. Ces dernières représentent 4,55% du fonds (2,8% le 23 février). Face à cette situation, la société Hugau Gestion a décidé de procéder à la scission du fonds en deux FCP de manière à cantonner les obligations Gazprom. «Pour préserver l’intérêt des porteurs de parts, Hugau Gestion a décidé de scinder le fonds existant, en séparant les actifs valorisables (transférés dans un nouveau fonds, identique) des actifs non valorisables (restant dans le fonds d’origine qui devient alors un fonds side-pocket)», écrit la société de gestion dans une communication adressée à ses clients. Rachats plafonnés Cette décision a été mise en œuvre à compter du 1er avril et annoncée aux porteurs de parts, essentiellement des investisseurs institutionnels et des entreprises, le 31 mars. Les souscriptions rachats sur l’OPC ont été temporairement suspendues à compter du 1er avril. «A l’issue de cette procédure, les opérations de souscriptions/rachats sur le fonds contenant les obligations Gazprom isolées seront impossibles, en revanche, à partir du 22 avril 2022, les opérations de souscriptions/rachats seront de nouveaux possibles sur le nouveau fonds avec la reprise de la valeur liquidative», indique la société de gestion. Celle-ciprévoit un dispositif de plafonnement des rachats (gates) permettant d’étaler les demandes de rachats des porteurs du FCP si nécessaire sur plusieurs valeurs liquidatives dès lors qu’elles excéderont un niveau de 5% de l’actif net (rachats nets des souscriptions/dernier actif net d’inventaire connu). Les obligations Gazprom seront conservées dans le fonds de cantonnement, qui sera mis en liquidation et renommé Hugau Moneterme SP (side-pocket), jusqu’à leur remboursement le 19 juillet. «Les sommes éventuellement perçues lors de la cession des titres russes pourront être remboursées aux porteurs sous forme de distributions provisoires sur décision de la société de gestion», indique la société de gestion. La création du fonds Hugau Moneterme et la mise en liquidation du fonds renommé Hugau Moneterme SP ont fait l’objet d’un agrément par l’Autorité des marchés financiers (AMF) en date du 12 avril 2022. Pour une part détenue du fonds d’origine Hugau Moneterme, les porteurs se verront remettre une part du fonds Hugau Moneterme SP et une part du nouveau fonds Hugau Moneterme. Une valeur liquidative estimative hebdomadaire devrait être publiée chaque vendredi et une chaque dernier jour ouvré du mois.
Credit Suisse a émis ce 20 avril un avertissement sur ses résultats du premier trimestre 2022. La banque suisse a décidé de renforcer ses provisions constituées dans le cadre de litiges en cours qui atteindront un montant total de 700 millions de francs suisses. La hausse de ces provisions sur le trimestre est de 600 millions. Les litiges «ont tous débuté il y a plus de 10 ans», assure la banque. L'établissement, pris notamment dans des affaires d’espionnage, les affaires Archegos, Greensill, ou encore un gros litige aux Bermudes pour ne citer que les dernières, doit publier ses résultats trimestriels le 27 avril. Ils seront en perte, «en lien avec l’augmentation des provisions», avertit le groupe. La banque dit par ailleurs s’attendre à ce que la guerre en Ukraine affecte le résultat à hauteur d’environ 200 millions de francs suisses en raison de revenus négatifs et de provisions pour pertes sur crédits.Le résultat sera également grevé par des pertes de 350 millions liées à à la diminution de la valeur de sa participation de 8,6 % dans le groupe Allfunds, coté en Bourse. Le montant comprend également " l’impact négatif d’une réduction des émissions sur les marchés des capitaux et d’une baisse de l’activité commerciale». Ces pertes seront partiellement compensées par une reprise de provisions d’environ 170 millions de francs suisses concernant les plaintes contre Archegos et par des gains immobiliers d’environ 160 millions de francs suisses. Credit Suisse avait publié des résultats en perte de 1,6 milliard de francs suisses pour l’exercice 2021.
La société de gestion suisse GAM a publié ce 20 avril des chiffres encourageants sur le front de la collecte pour le premier trimestre 2022. La collecte globale atteint 20 millions de francs suisses sur trois mois, mais un effet de marché négatif de 5,1 milliards fait fondre les encours de 5%. Les encours de sa branche de gestion en nom propre ont reculé de 1,9 milliard de francs suisses (1,85 milliard d’euros), et atteignent désormais 30 milliards. La décollecte se limite à 270 millions de francs suisses, la majorité de la décrue provenant de l’effet marché. La branche de gestion en marque blanche a, elle, collecté 290 millions de francs suisses. Les encours ont toutefois reculé à 64,8 milliards de francs, en raison d’un effet marché négatif de 3,5 milliards de CHF. Au sein de la gestion estampillée «GAM», la décollecte s’est concentrée sur l’obligataire, qui a enregistré une sortie de 396 millions de CHF, principalement sur les fonds GAM Star Credit Opportunities et Local Emerging Bond. Les encours de la classe d’actifs s'élèvent désormais à 13,2 milliards de CHF. Les fonds actions ont eux reçu 28 millions de CHF, notamment grâce à GAM Star Continental European Equity et GAM Emerging Markets funds, pour un encours total de 7 milliards.
Les fonds indiciels cotés (ETF) ont attiré 123,35 milliards de dollars de souscriptions nettes en mars 2022, selon les chiffres du cabinet d'études ETFGI, portant la collecte totale du premier trimestre à 305,63 milliards de dollars au niveau mondial. Il s’agit du deuxième plus important trimestre de collecte pour ce segment de marché après le record du premier trimestre 2021 (361 milliards). En raison d’un effet de marché négatif, les encours atteignaient fin mars quelque 9.820 milliards de dollars, contre un peu plus de 10.000 milliards à fin février. ETFGI remarque qu’il s’agit du 34ème mois consécutif de collecte positive pour le secteur. En mars, les ETF actions ont attiré le plus de souscriptions (76 milliards).
Par l’intermédiaire de plusieurs de ses fonds, Blackstone va mettre la main sur American Campus Communities (ACC), un spécialiste des communautés de logements étudiants, pour 12,8 milliards de dollars dette comprise. A 65,47 dollars par action, l’opération offre une prime de 30% sur le cours de clôture du 16 février dernier, juste avant que la société annonce avoir reçu une proposition d’achat. La transaction a été approuvée par tous les membres du conseil d’administration et sera payée entièrement en cash.ACC possède 166 propriétés dans 71 campus universitaires dont l’Arizona State University, l’Université du Texas à Austin, la Florida State University et l’Université de Californie-Berkeley.
Le conflit en Ukraine et les sanctions occidentales sur la Russie ont des conséquences pour les porteurs du FCP Hugau Moneterme. Ce fonds monétaire, dont l’encours sous gestion a fondu de près de moitié à 750 millions d’euros, détient deux obligations Gazprom arrivant à échéance le 19 juillet prochain, et qui ne peuvent être correctement valorisées. Ces dernières représentent 4,55% du fonds (2,8% le 23 février).
David Solomon, le directeur général de Goldman Sachs, et un petit cercle de dirigeants vont empocher une partie des bénéfices réalisés par les fonds d’investissement dans le non coté de la banque, a appris le Wall Street Journal. Cela pourrait leur rapporter des centaines de millions de dollars sur les prochaines années. Cet avantage risque de mettre en colère à la fois les actionnaires et les gérants de fonds de la banque. Goldman est un acteur important de l’investissement dans le non coté. L’entreprise a investi 426 milliards de dollars dans ces actifs. Par le passé, les bénéfices tirés de ces investissements - connus dans le secteur sous le nom de «carried interest» - étaient répartis à parts égales entre Goldman et les cadres qui géraient les fonds, une configuration assez courante. À l’avenir, ces cadres ne recevront plus que 35 %, selon les sources interrogées. Dix pour cent seront partagés avec les quelque 400 partenaires de Goldman. Cinq pour cent iront dans un pool réservé à David Solomon et ses adjoints les plus proches, selon les personnes interrogées – soit moins d’une dizaine de personnes.
Moral au beau fixe pour les professionnels des fonds indiciels cotés (ETF). Leur rémunération moyenne a connu une progression à deux chiffres l’an dernier, avec une hausse de 11% du fixe et de 10% du bonus, selon l’enquête annuelle du chasseur de têtes Blackwater Search & Advisory réalisée auprès de 3.000personnes dans le monde. Les profils commerciaux sont particulièrement choyés. «On dit souvent qu’un ETF se vend, pas qu’il s’achète. Il semble que les fournisseurs soient d’accord car les rémunérations totales dans les équipes de vente et de marketing ont augmenté de 16% depuis notre dernière étude», souligne le cabinet. En valeur absolue, ce sont toutefois les profils marchés de capitaux et traders qui se taillent la part du lion, avec des packages respectifs de 318.000et 407.000dollars en moyenne – un responsable d’activité pouvant, lui, revendiquer plus de 910.000dollars. A l’autre bout du spectre, les juniors bénéficient d’une bataille pour les jeunes talents, puisque l’inflation des salaires fixes et variables dans la catégorie «analyste» atteint42%. Des écarts notables subsistent toutefois entre zones géographique. Aux Etats-Unis, terre d’élection de la gestion passive, la rémunération moyenne atteint 363.000dollars. Elle dépasse de 34% les niveaux enregistrés en Asie et de 37% ceux de l’Europe, où l’industrie des ETF est loin d’être arrivée à maturité. L’écart de rémunération entre hommes et femmes, qui peut refléter aussi des niveaux de responsabilité différents, s’élève quant à lui à16%.
Guillaume Gosselin a rejoint Thematics Asset Management, société affiliée de Natixis Investment Managers, en tant que spécialiste climat. L’intéressé travaillait précédemment pour Natixis IM en tant que spécialiste climat et ESG depuis 2018. Avant, cela il a passé quelques mois au développement de BDL Capital Management et quelques années chez Lyxor Asset Management.
Julius Baer vient d’annoncer la promotion de Christine Soong, jusqu’ici directrice adjoint du groupe pour la Chine, au rang de directrice pour les opérations chinoises. En tant que directrice du groupe pour la Chine, Taïwan, Hong Kong et Macao, elle sera chargée de développer le business du wealth management dans cette région. Basée à Hong Kong, elle sera rattachée à David Shick, directeur de la banque privée en Chine, Taïwan, Hong Kong et Macao ainsi que directeur du bureau hongkongais. Entrée chez Julius Baer en 2018 comme responsable de l’équipe, Christine Soong a été promu au rang de directrice adjointe du groupe en Chine, Taïwan, Hong Kong et Macao en octobre 2021. Auparavant, elle a occupé plusieurs postes seniors au sein de la division du wealth management chez Standard Chartered Private Bank, Core Pacific, KGI Wealth Management et Taishin Holdings Hong Kong.
Geoffrey Lebeau a quitté Nordea Asset Management pour rejoindre abrdn, annonce-t-il sur son profil Linked-In. Il va prendre la responsabilité de la supervision de la gestion de portefeuilles au Luxembourg. Chez Nordea AM, Geoffrey Lebeau était spécialiste produits senior. Il s’occupait notamment du fonds phare Nordea Global Climate & Environment.
Amundi vient de lancer deux nouveaux ETF ESG : l’Amundi Global AGG SRI – Ucits ETF DR et l’Amundi MSCI AC Far East Ex Japan ESG Leaders Select – Ucits ETF DR. Ces ETF ont été cotés sur Xetra en euros et en dollars américains. L’Amundi Global AGG SRI – Ucits ETF DR réplique l’indice Bloomberg MSCI Global Aggregate 500MM ex Securitized Sustainable SRI Sector Neutral. L’univers comprend 12.000 obligations d’entreprises et d'États de qualité «Investment Grade» émises par plus de 1.200 émetteurs dans le monde. L’indice répliqué par l’ETF exclut strictement les émetteurs impliqués dans des activités controversées et sélectionne 80 % des obligations ayant le score ESG le plus élevé de l’indice Bloomberg Global Aggregate 500MM ex Securitized. L’Amundi MSCI AC Far East Ex Japan ESG Leaders Select – UCITS ETF DR est un ETF actions qui réplique l’indice MSCI AC Far East Ex Japan ESG Leaders Select 5% Issuer Capped. L’ETF est exposé à 400 actions et l’approche ESG de l’indice est fondée sur un filtre d’exclusion et une sélection des 50 % d’entreprises ayant les meilleurs scores ESG à partir de l’indice MSCI AC Far East ex Japan. Les deux ETF sont classés article 8 selon le règlement européen SFDR.
Dans un communiqué mardi, l’Autorité de la concurrence annonce que son rapporteur général a notifié «un grief à deux entreprises dans le secteur de la publicité extérieure». Il est reproché à celles-ci, qui ne sont pas citées nommément par l’instance, «d’avoir conclu et mis en œuvre (…) un accord de partage des marchés amont notamment de la fourniture de mobilier urbain, de l’exploitation de panneaux publicitaires dans les réseaux de transport et de la location ou de la concession d’emplacements aux fins d’affichage publicitaire (affichage publicitaire grand format)», notamment «à la faveur d’une opération de prise de participation minoritaire intervenue entre elles», souligne l’Autorité. Dans les faits, cet acte d’instruction ouvre la procédure contradictoire et permet l’exercice des droits de la défense par les parties, mais «ne saurait préjuger de la culpabilité des entités», précise-t-elle encore. L’Autorité indique aussi que ces échanges permettront à son collège «de déterminer, après échanges d’observations écrites et après une séance orale, si les griefs sont ou non fondés».
Les Etats-Unis et l’Union européenne sont parvenus à «un large consensus sur la nécessité d’accentuer la pression sur le Kremlin, notamment à travers l’adoption de nouvelles sanctions», a déclaré mardi soir le gouvernement italien. Les alliés sont aussi tombés d’accord sur la nécessité «d’accroître l’isolement international de Moscou», a précisé le gouvernement dans un communiqué. L’annonce italienne a été confirmée par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans un tweet: «Nous renforcerons de nouveau nos sanctions contre la Russie». Cette prise de position a été prise au cours d’une réunion virtuelle consacrée à l’offensive russe en Ukraine entre le président américain Joe Biden et les principaux alliés des Etats-Unis.
Natixis Investment Managers a annoncé le lancement d’une plateforme baptisée «Asset studio» regroupant des services de construction, d’optimisation et d’analyse (notamment ESG) de portefeuilles. Cette plateforme est destinée aux conseillers en gestion de patrimoine, aux banquiers privés et aux investisseurs institutionnels. Chaque typologie d’utilisateurs du service dispose d’une interface dédiée et d’une base de données de plus de 100.000 fonds, issus ou non de Natixis IM, afin de pouvoir traiter l’intégralité des portefeuilles. Cette plateforme a été conçue par l’équipe Natixis IM Solutions et sept fintechs: Alpima, Auth0, Envestboard, Heavenize, Lexifi, Neoxam, Weefin.
Natixis Investment Managers a annoncé le lancement d’une plateforme baptisée «Asset studio» regroupant des services de construction, d’optimisation et d’analyse (notamment ESG) de portefeuilles. Cette plateforme est destinée aux conseillers en gestion de patrimoine, aux banquiers privés et aux investisseurs institutionnels. Chaque typologie d’utilisateur du service dispose d’une interface dédiée et d’une base de données de plus de 100.000 fonds, issus ou non de Natixis IM, afin de pouvoir traiter l’intégralité des portefeuilles. Cette plateforme a été conçue par l’équipe Natixis IM Solutions et sept fintechs : Alpima, Auth0, Envestboard, Heavenize, Lexifi, Neoxam, Weefin.
La Française travaille sur un fonds d’immobilier domestique à destination du marché des clients retail allemands, a appris Les Echos. La thèse d’investissement n’est toutefois pas encore gravée dans le marbre. Le dirigeant de la filiale du Crédit Mutuel, Patrick Rivière, a par ailleurs indiqué qu’il n’envisageait pas de fusion avec Crédit Mutuel AM, les expertises et la clientèle étant trop différentes selon lui. Les deux entités vont toutefois développer des synergies commerciales sur des produits complémentaires, a-t-il complété.
Apollo Global Management envisage de participer à une offre pour Twitter, selon des sources proches du dossier citées par le Wall Street Journal. La société a eu des discussions en vue d’apporter son soutien à une éventuelle opération pour Twitter. Elle pourrait fournir à Elon Musk ou un autre acquéreur un soutien en actions ou en dette. Apollo, qui détient Yahoo, a aussi étudié d’éventuelles coopérations entre ce media et Twitter. Twitter a adopté une «pilule empoisonnée» vendredi pour limiter la capacité de Musk à augmenter sa participation dans la plateforme de médias sociaux. Selon une source proche du dossier citée par Reuters, le fonds d’investissement Thoma Bravo LP a également approché Twitter pour lui faire part de son intérêt à monter une offre de rachat alternative à celle d’Elon Musk.
Crédit Mutuel Asset Management veut rationaliser sa gamme de fonds, et parier sur des gestions plus rémunératrices que le monétaire. «Nous pilotons la décroissance de nos fonds monétaires. Nous remontons nos prix et assumons perdre des parts de marchés», a déclaré aux Echos Claire Bourgeois, la directrice générale. Les fonds monétaires de la maison représentent 35 des 74 milliards d’euros d’encours à fin 2021. Mais ils sont trop peu rémunérateurs, comparés aux fonds actions, qui génèrent 60% des revenus avec seulement 18% des encours. De plus, les fonds monétaires de Crédit Mutuel AM ont subi une décollecte nette de 3,5 milliards d’euros l’année dernière, contre une collecte de 1,8 milliard pour le reste des stratégies. La réorganisation de la gamme passe aussi par des fusions, ce qui a permis de passer de 130 à 90 fonds en deux ans, avec pour objectif 80 véhicules fin 2022. Ainsi que par plus d’ESG, avec 95% des fonds actifs ouverts classés articles 8 ou 9 selon la réglementation SFDR. La société espère également dépasser les chiffres de 40 fonds et 23 milliards d’euros d’encours labellisés ISR d’ici la fin de l’année.
Dans la guerre mondiale pour les talents dans la gestion d’actifs, la concurrence pour ceux qui gèrent des actifs non cotés est l’un des fronts les plus féroces, avec celui pour l’investissement durable, observe le Financial Times. Les spécialistes du recrutement indiquent que le crédit privé et le prêt direct sont les domaines de recrutement les plus actifs. La concurrence est d’autant plus forte qu’elle est mondiale. Les grandes sociétés de private equity comme KKR et Apollo cherchent à élargir leur présence en Europe, tandis que les sociétés de gestion traditionnelles cherchent à s’y mettre. Les Etats-Unis sont considérés comme le marché le plus concurrentiel.
Varenne Capital Partners vient de transférer son FCP français Varenne Valeur au sein d’une Sicav luxembourgeoise, a appris Paperjam. Il s’agit de sa seconde opération du genre, après le fonds Varenne Global en février dernier. Ces deux fonds seront désormais accessibles directement aux investisseurs. Jusqu’ici, ils étaient distribués via des fonds de fonds chez des banques, des assureurs, des family offices et des courtiers en assurance-vie luxembourgeoise.
Le gérant de hedge funds milliardaire Ken Griffin a porté son investissement total dans les élections de mi-mandat au Congrès de cette année à environ 40 millions de dollars, selon un article du Wall Street Journal. En fonction des jours, le fondateur de Citadel est soit le premier, soit le deuxième plus grand donateur individuel aux groupes de dépenses extérieures des Républicains pour les campagnes fédérales de ce cycle électoral, selon les classements du groupe de surveillance non partisan OpenSecrets. Cela fait de lui une force majeure derrière la volonté du parti républicain de reprendre le Congrès en novembre. Ken Griffin a donné 18,25 millions de dollars à cinq groupes promouvant des candidats conservateurs, ont déclaré ses collaborateurs au Wall Street Journal, avant la date limite de dépôt des rapports du premier trimestre par les comités auprès de la Commission électorale fédérale. Son don le plus important a été de 7,5 millions de dollars au Congressional Leadership Fund, le super comité d’action politique associé aux Républicains de la Chambre des représentants.
Confindustria, l’organisation représentative du patronat italien, est entrée au capital de la société de gestion Nextalia SGR à l’occasion d’une augmentation de capital. Elle devient ainsi actionnaire aux côtés d’Intesa Sanpaolo, UnipolSai Assicurazioni, Coldiretti et Micheli Associati. Nextalia a été créée début 2021 par Francesco Canzonieri, un ancien de Mediobanca, Barclays et Goldman Sachs, avec le soutien de plusieurs investisseurs institutionnels afin d’investir dans des entreprises non cotées censées représenter «l’excellence italienne». La société a lancé le fonds Nextalia Private Equity, un fonds fermé et réservé aux investisseurs professionnels, investi sur les petites et moyennes entreprises italiennes.