Réserve. Le conflit en Ukraine a des conséquences pour les porteurs du FCP Hugau Moneterme, un fonds du gestionnaire Hugau Gestion. Ce véhicule, dont l’encours sous gestion a fondu de près de moitié, à 750 millions d’euros, est investi dans deux obligations Gazprom à échéance 19 juillet 2022, et qui ne peuvent être correctement valorisées. En conséquence, Hugau Gestion a procédé à la scission du fonds en deux FCP de manière à cantonner les obligations Gazprom dans un fonds side-pocket. Les souscriptions et rachats ont été temporairement suspendus à compter du 1er avril, « à l’issue de cette procédure, les opérations de souscriptions/rachats sur le fonds contenant les obligations Gazprom isolées seront impossibles, en revanche, à partir du 22 avril 2022, les opérations de souscriptions/rachats seront de nouveau possibles sur le nouveau fonds avec la reprise de la valeur liquidative », avait indiqué la société de gestion. Les obligations Gazprom seront conservées dans le fonds de cantonnement, qui sera mis en liquidation et renommé Hugau Moneterme SP (side-pocket), jusqu’à leur remboursement le 19 juillet.
Loin devant C’est un premier trimestre 2022 triomphal pour Ofi AM. Six Financial Information, qui passe au crible les fonds de droit français, positionne la filiale de la Macif et de la Matmut en haut de son classement trimestriel. A fin mars, Ofi AM rassemble 1,3 milliard d’euros de souscriptions, essentiellement sur sa gamme de trésorerie, dans un marché pourtant guidé par de forts décaissements (-56 milliards d’euros toutes classes d’actifs confondues et -50 milliards sur les seuls fonds de trésorerie). Le gestionnaire distance de très loin ses compétiteurs ; avec une collecte deux fois moins élevée (543 millions d’euros), SG 29 Haussmann se hisse à la 2e place du podium. Gestionnaire à la renommée discrète, cette entité a été créée par la Société Générale il y plus de dix ans. Suite à la vente de Lyxor, l’établissement bancaire veut faire de SG 29 Haussmann le cœur de son expertise en gestion d’actifs. A l’origine composée de fonds essentiellement maison, l’offre comprend désormais des expertises de gestionnaires tiers et est distribuée notamment par le réseau de la banque. A fin décembre 2021, les actifs sous gestion de cette entité atteignaient 30 milliards d’euros. A noter que SG 29 Haussmann est parvenue à collecter sur l’ensemble des classes d’actifs ce trimestre. Juste derrière elle, Vega IM dépasse d’une courte tête Abeille AM, avec respectivement 255 et 252 millions rassemblés sur les trois premiers mois de l’année. Le pôle de gestion patrimoniale du groupe BPCE se distingue par des flux de souscription en gestion actions et sur ses OPCVM diversifiés. Quant à Abeille AM, la société de gestion rebondit de la 243e place du tableau annuel 2021 à la 4e position du classement trimestriel, poussée par son offre en gestion actions et de fonds d’obligations convertibles. Incertitudes A l’inverse, Amundi AM et Natixis IM n’auront pas fait mieux et restent dans les « profondeurs » du palmarès des fonds. Amundi est emporté par les rachats opérés depuis ses fonds monétaires de droit français : pas moins de 24 milliards ont été rachetés entre janvier et mars de cette année. Le gestionnaire avait terminé 2021 en dernière position, avec un décaissement global s’élevant à plus de 19 milliards d’euros. Natixis IM, avant-dernier du classement annuel, affiche des rachats globaux de 5 milliards à fin mars. Là aussi en raison de flux sortants sur sa gamme de véhicules de trésorerie. A l’exception des OPCVM matières premières et des fonds garantis ou à formule, l’ensemble des classes d’actifs terminent ce premier trimestre en décollecte. Les investisseurs naviguent dans un environnement nourri d’incertitudes. Le resserrement monétaire devrait freiner la croissance économique, resserrement qui, conjugué à la hausse de l’inflation, a mis fin à la reprise post-Covid. A ce titre, pour la deuxième fois depuis octobre dernier, le Fonds monétaire international vient de revoir sa prévision de croissance mondiale à 3,6 % du produit intérieur brut mondial, contre 4,9 % attendu il y a six mois.
La SEC a déposé plainte, mercredi, contre Bill Hwang et d'autres dirigeants du family office, dont la faillite a coûté des milliards aux banques en 2021.
La République centrafricaine a adopté le bitcoin comme monnaie officielle, a annoncé mercredi la présidence. Elle devient le premier pays d’Afrique à prendre cette décision et seulement le deuxième au monde (après le Salvador, qui suscite le scepticisme ). En dépit de ses réserves d’or et de diamants, la Centrafrique est l’un des plus pauvres et des moins développés au monde, théâtre par ailleurs de violences depuis des années. Un projet de loi encadrant le recours à la cryptomonnaie a été adopté à l’unanimité par le Parlement, selon le secrétaire général de la présidence. Le président Faustin-Archange Touadera soutient le texte car cela «va améliorer les conditions de vie des citoyens», a déclaré Obed Namsio à Reuters, sans développer.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a discuté mercredi avec son homologue américain, Antony Blinken, de possibles nouvelles sanctions visant la Russie pour l’offensive que celle-ci mène en Ukraine, a rapporté la porte-parole du Quai d’Orsay dans un communiqué. Ils ont également discuté de l'«importance de (leur) relation avec les pays des Balkans occidentaux et de (leur) coordination pour assurer la stabilité et l’ancrage européen de ces partenaires face aux conséquences de la guerre en Ukraine», est-il précisé.
La Russie a interdit mercredi à 287 membres de la Chambre basse du Parlement britannique d’entrer dans le pays, en représailles à une mesure similaire de Londres contre des députés russes ayant soutenu l’offensive en Ukraine. «Les personnalités visées, dont l’entrée en Russie a été interdite, ont participé le plus activement à l’instauration de sanctions anti-russes par Londres», a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué accompagné de la liste des parlementaires concernés, 287 sur les 650 membres de la Chambre.
Après les voitures électriques, le nucléaire. HANetf va lancer un ETF sur l’uranium, le Sprott Uranium Miners Ucits ETF, à la Bourse de Londres. Ce fonds sera aussi agréé à la vente en Europe. Cet ETF vise à profiter de la croissance de l’énergie nucléaire et de la demande d’uranium, alors que la guerre en Ukraine rebat les cartes de l’approvisionnement en énergie. Il suivra l’indice North Shore Sprott Uranium Miners. Cet indice comprend des entreprises impliquées dans l’industrie de l’uranium: les mines, l’exploration, le développement et la production d’uranium. L’ETF peut aussi investir dans des entités qui détiennent de l’uranium physique, des royalties issues de l’uranium et autres actifs non minuers. Le partenaire d’HANetf pour ce nouveau produit est Sprott, un spécialiste de l’univers de l’uranium. Cette société pilote déjà un ETF sur l’uranium basé aux Etats-Unis et affichant un encours de 1,5 milliard de dollars et un trust sur l’uranium physique de plus de 3 milliards de dollars d’actifs.
Le gestionnaire d’actifs américain Wellington Management, basé à Boston dans l’Etat du Massachusets, va ouvrir son premier bureau à New York, rapporte Bloomberg. La société, qui gère 1.300 milliards de dollars (1.227 milliards d’euros), a signé une lettre d’engagement pour louer des bureaux de 6.600m2 sur quatre étages d’un nouvel immeuble construit au 799 Broadway. Quelque 250 salariés, qui travaillaient jusqu’alors à Boston, devraient s’y installer.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré en mars des souscriptions nettes de 2,2 milliards d’euros, selon les dernières statistiques d’Assogestioni. Il s’agit du vingt-quatrième mois consécutif de collecte, observe l’association. Depuis le début de l’année, le secteur des fonds ouverts engrange 11,3 milliards d’euros. En mars, la collecte a été portée par les fonds actions, qui ont attiré 2,4 milliards d’euros. Les fonds diversifiés rassemblent 1,1 milliard d’euros. En revanche, les fonds obligataires voient sortir 1,7 milliard d’euros. En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, le secteur est en décollecte de 926 millions d’euros. Les encours ressortent à 2.502 milliards d’euros. En mars, la société de gestion qui a affiché la plus forte collecte est Amundi, avec 1,2 milliard d’euros. Viennent ensuite Deutsche Bank, avec 733 millions de Deutsche Bank, puis Intesa Sanpaolo, 618,8 millions d’euros. De l’autre côté du spectre, Poste Italiane a vu sortir 4,2 milliards d’euros et Generali affiche des rachats de 994 millions d’euros.
Swiss Life Asset Managers France vient de recruter David Masse en tant que responsable commercial – wholesale au sein de l’équipe distribution. L’intéressé travaillait précédemment chez Invesco, où il était responsable du développement commercial à Paris. Avant cela, il a officié chez Russell Investments et BNP Paribas Asset Management. Chez Swiss Life AM, David Masse sera en charge du développement du portefeuille de clients en France, au Luxembourg et à Monaco. Depuis Paris, il aura également pour mission de promouvoir les produits et services de gestion de Swiss Life Asset Managers, qu’il s’agisse de gestion collective ou dédiée en accompagnant notamment le développement des stratégies durables et à impact.
M&G annonce que John Foley, son directeur général, va partir à la retraite. Il en a informé le conseil d’administration récemment et ce dernier va maintenant lancer un processus de nomination d’un nouveau chief executive, qui sera dirigé par Edward Braham, président du conseil d’administration et du comité de nomination de la société de gestion britannique. John Foley continuera de servir en tant que group chief executive jusqu'à ce qu’un successeur soit en place. John Foley était directeur général de M&G depuis 2015, après avoir rejoint Prudential, l’ex maison-mère de M&G, en 2000 en tant que trésorier adjoint du groupe. Il a contribué à la fusion de M&G Investments et de Prudential UK en 2017, puis à la scission du groupe Prudential en 2019. " Au nom du conseil d’administration de M&G, je tiens à remercier John pour sa contribution exceptionnelle à M&G et Prudential au cours des 22 dernières années, en particulier depuis que M&G est devenue une société cotée. John a conduit M&G à travers des changements importants et a supervisé une scission réussie, tout en dirigeant le groupe à travers la période sans précédent de la pandémie. L’entreprise a enregistré de solides performances, rapportant 1,8 milliard de livres sterling aux actionnaires depuis son entrée en bourse en octobre 2019. Le conseil d’administration et moi-même sommes impatients de continuer à travailler avec John alors que nous entreprenons la recherche de son successeur», déclare Edward Braham dans un communiqué.
La Française a recruté Monica Da Costa en tant que responsable service clients et partenaires, annonce l’intéressée sur son profil Linked-In. Monica Da Costa vient d’Aestiam où elle était directrice de la relation clients. Elle y était arrivée en mars 2015.
Comme il l’avait annoncé la semaine dernière, Credit Suisse, en proie à une série de scandales, a présenté ce 27 avril des résultats financiers dans le rouge pour le premier trimestre 2022. Le produit net bancaire de 4,4 milliards de francs suisses (4,3 milliards d’euros) est en retrait de 42% par rapport à la même période en 2021, essentiellement en recul dans la banque d’investissement et la gestion de fortune. Le résultat courant avant impôt ressort à -428 millions de francs suisses, et le résultat net à -273 millions. Ce dernier chiffre souffre notamment d’une perte exceptionnelle de 353 millions de francs liée à la dépréciation des parts du groupe dans Allfunds, et à un impact négatif de 148 millions de francs suisses lié à la Russie. La banque avait aussi prévenu que ses provisions pour litiges allaient augmenter au premier trimestre à hauteur de 700 millions de francs. «Le premier trimestre 2022 a été marqué par des conditions de marché volatiles et l’aversion au risque des clients. Cet environnement, ainsi que l’impact de notre réduction de l’appétit pour le risque en 2021, alors que nous prenions des mesures décisives pour renforcer notre base de risques et de contrôles, ont eu un impact négatif sur nos revenus nets», explique Thomas Gottstein, le PDG de Credit Suisse qui devra affronter sans nul doute une assemblée générale houleuse ce vendredi 29 avril. Il affirme que 2022 «est une année de transition, et nous nous concentrons clairement sur l’exécution disciplinée de notre nouvelle stratégie de groupe, telle qu’annoncée en novembre 2021 : renforcer notre cœur de métier, simplifier notre organisation et investir pour la croissance». Sur le front de la gestion, les encours ont reculé de 3% à 1.555 milliards de francs, et ce malgré une collecte nette de 7,9 milliards. La majorité de la collecte a été réalisée par le département «banque suisse», qui a reçu 6 milliards de francs nets de la part des investisseurs institutionnels helvétiques. La gestion de fortune a collecté 4,8 milliards de francs lors des trois premiers mois de l’année, dont 2,1 milliards sur la Suisse et 1,8 milliard en Asie-Pacifique. La division de gestion d’actifs a, pour sa part, subi une décollecte de 0,6 milliard de francs suisses, principalement alimentée par les stratégies obligataires et crédit. Le groupe a par ailleurs annoncé le départ de son directeur financier depuis 2010 David Mathers, qui souhaiterait «chercher d’autres opportunités» en dehors de Credit Suisse. Il continuera toutefois dans ses responsabilités jusqu'à ce que la banque ait trouvé son remplaçant. Un process de recrutement externe et interne a débuté. L'établissement a également officialisé de nombreuses nominations et changements chez ses principaux cadres dirigeants. Ainsi, Francesca McDonagh succédera, le 1er octobre 2022, à Francesco De Ferrari, CEO de la division Wealth Management, qui occupe ce poste par intérim depuis janvier 2022, en tant que CEO de la région EMEA. Francesca, qui sera basée à Zurich, rejoindra également la direction générale et rendra compte directement au CEO du groupe, Thomas Gottstein. Plus récemment, elle a occupé le rôle de directrice générale à la Bank of Ireland depuis 2017. Edwin Low prendra lui la tête de la région Asie Pacifique à la place de Helman Sitohang.
DWS, filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank, a annoncé une décollecte nette d’un milliard d’euros au premier trimestre 2022. La société estime que la collecte a été «grevée par l’environnement géopolitique défavorable et la hausse de l’inflation». Sur le trimestre précédent, les souscriptions nettes s'élevaient à 15 milliards d’euros. Hors fonds monétaires, la collecte nette s’est élevée à 5,7 milliards d’euros (7,9 milliards d’euros au quatrième trimestre 2021). Les fonds ESG ont attiré une collecte nette de 1,1 milliard d’euros. A fin mars, le groupe allemand affichait des actifs sous gestion de 902 milliards d’euros, en retrait par rapport aux 928 milliards de fin décembre dernier. L’effet marché a eu un impact fortement négatif alors que dans le même temps l’effet de change a été positif, indique le groupe. Les revenus trimestriels ont par conséquent reculé de 3% à 689 millions d’euros au premier trimestre contre 797 millions d’euros sur le dernier trimestre 2021. Ils sont par contre en hausse de 9% par rapport à la même période de l’année précédente. DWS relève une «normalisation» des performances et des frais de transactions. Le résultat ajusté avant impôt s’est élevé à 279 millions d’euros au premier trimestre, soit la deuxième valeur trimestrielle la plus élevée jamais atteinte (T4 2021 : 373 millions d’euros ; T1 2021 : 249 millions d’euros), en baisse de 25 % par rapport au quatrième trimestre «exceptionnel», et en hausse de 12 % par rapport à l’année précédente. Le groupe met en avant également le fait qu’il a fait au premier trimestre «de nouveaux progrès» dans sa transformation. En mars, il a fait évoluer sa marque avec un nouveau slogan «Investors for a new now» (Investisseurs pour un nouveau maintenant) ainsi que publié ses valeurs fondamentales, «Client Commitment», «Entrepreneurial Spirit» et «Sustainable Action».
Amancio Ortega, créateur de la marque de vêtements Zara et du groupe textile Inditex et considéré comme la plus grosse fortune d’Espagne, a réalisé, ce mardi, le plus gros investissement immobilier jamais observé en Ecosse selon plusieurs médias espagnols et Bloomberg. A travers sa société de gestion immobilière Pontegadea, le milliardaire a acheté un immeuble de bureaux à Glasgow pour un montant de 215 millions de pounds (255 millions d’euros environ). L’actif, racheté auprès du promoteur immobilier HFD Group, est situé en plein centre de la capitale écossaise au 177 Bothwell Street. Il abrite entre autres les bureaux de Virgin Money, BNP Paribas, Aecom ou encore CBRE. Selon Bloomberg, la valeur du portefeuille immobilier d’Amancio Ortega atteint 15,2 milliards d’euros.
Natixis vient de promouvoir Alain Bruneau au poste de secrétaire général du métier gestion d’actifs et de fortune. L’intéressé prendra ses nouvelles fonctions le 16 mai prochain, et opérera depuis Boston. Alain Bruneau a commencé sa carrière à la Société Général en 1998 dans le conseil juridique et la conformité au sein du département obligataire de la banque de financement et d’investissement en France, avant d'être promu directeur de la conformité de SGAM. En 2002, il rejoint Citi en tant que directeur et responsable de la compliance et des contrôles pour l’Europe et l’Afrique du Nord. Sept ans plus tard, il prend la direction de la conformité de NYSE Euronext. Directeur de la conformité pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Allemagne chez Deutsche Bank entre 2013 et 2014, il prend ensuite la tête de la conformité d’Exane BNP Paribas pour deux ans. Il entre chez Natixis en 2016 comme responsable de la conformité de la banque de grande clientèle, avant d'être promu responsable mondial de la conformité et membre du comité exécutif trois ans plus tard.
Nordea Asset Management lance un fonds climat sous l’angle de l’engagement, qui sera axé sur les sociétés qui ne sont qu’au début de la transition vers un modèle durable. Cela permet à la société de gestion nordique de continuer à exploiter ce thème, alors que son fonds phare Global Climate and Environment Fund est fermé aux nouveaux souscripteurs depuis février 2021. Il gère plus d’une dizaine de milliards d’euros. Le nouveau fonds sera géré par Alexandra Christiansen et Robert Madsen, qui font partie de l’équipe thématique durable de Nordea dirigée par Thomas Sørensen et Henning Padberg, gérants du fonds Climate and Environment. Au lieu de se focaliser sur les fournisseurs de solutions pour le climat, comme le fonds vedette de Nordea, le nouveau produit cible les entreprises qui sont au début de la transition. «En poussant ces entreprises à rattraper les leaders en matière de climat, l’approche libère de la valeur sous-estimée et contribue à la réduction des émissions dans le monde réel», indique Nordea AM dans un communiqué. Avec cette nouvelle stratégie, Nordea AM comptera trois déclinaisons de sa gestion climat. La société a aussi une stratégie sur le climat et le social, Climate and Social Impact. L’équipe climat de Nordea se compose d’une dizaine de professionnels, dont les fondateurs, et gère une quinzaine de milliards d’euros. Elle a développé sa propre recherche, ce qui lui permet de s’affranchir des fournisseurs de données.
Le gestionnaire britannique Schroders a annoncé, ce mardi 26 avril, des propositions qui visent à octroyer un droit de vote aux détenteurs d’actions Schroders qui ne bénéficiaient pas jusqu’alors de ce droit. La firme indique dans un communiqué que cela permettra à tous les actionnaires, qui partagent les mêmes risques et rendements, d’avoir les mêmes droits de votes et augmentera la liquidité des titres. Dans les faits, chaque action qui ne contenait pas de droit de vote sera convertie en nouvelle action ordinaire Schroders puis toutes les actions converties auront les mêmes droits que les actions ordinaires existantes. Les détenteurs d’actions ordinaires recevront en outre trois actions ordinaires supplémentaire pour chaque 17 actions détenues sur la base d’une date qui n’est pas encore déterminée afin de compenser la dilution de leurs droits de vote. Les actionnaires des deux catégories d’actions (actions ordinaires avec et sans droit de vote) voteront séparément les propositions de Schroders lors d’une assemblée générale qui reste à organiser. Pour faire passer la résolution, les deux catégories d’actionnaires devront l’approuver avec au minimum 75% des votes La famille Schroders, qui détient 47,93% des actions ordinaires existantes avec droit de vote et 20,44% de celles sans droit de vote, soutiendra la résolution. Plus de 40% des détenteurs des actions sans droit de vote ont aussi indiqué qu’ils voteront en faveur des propositions du gestionnaire britannique. A l’issue de l’opération, si elle est approuvée, la famille Schroders ne détiendra plus qu’environ 43,11% des actions ordinaires de la firme, soit 4,82% de moins qu’avant l’opération.
Une nouvelle étude de SigTech, fournisseur britannique de technologies quantitatives pour gérants d’actifs et propriétaires de jeux de données, met en lumière les difficultés que rencontrent hedge funds systématiques et gestionnaires d’actifs quantitatifs vis-à-vis de la data. Cette recherche, publiée ce mardi et à laquelle 100 hedge funds systématiques et gérants quantitatifs ont participé, suggère qu’une majorité d’entre eux (68%) trouve assez ou très difficile de trouver des données «nettoyées» et validées. Moins d’un tiers (31%) ne jugent pas cette quête ardue.
BNY Mellon Investment Management vient de lancer un fonds axé sur la technologie blockchain, destiné aux investisseurs particuliers singapouriens. Dénommé BNY Mellon Blockchain Innovation fund, ce véhicule investira dans des entreprises d’actifs numériques au sein des secteurs liés au développement de la blockchain. Le fonds sera géré activement par Newton Investment Management North America, la filiale de BNY Mellon IM. La performance de ce fonds sera mesuré contre l’indice MSCI AC World NR Index. Ce véhicule est déjà disponible aux investisseurs institutionnels et intermédiaires au Royaume-Uni, en Europe et dans les pays nordiques.
La société de gestion japonaise Daiwa Asset Management vient de nouer un contrat de représentation marketing avec le tierce partie marketeur (TPM) français MyFunds Office, a appris Newsmanagers. Ce partenariat, qui a été signé pour deux ans par sa filiale Daiwa Asset Management (Europe) Ltd, va permettre à la firme nippone d’étendre la distribution de sa gamme de fonds UCITS aux investisseurs institutionnels hexagonaux. Daiwa AM comptait 191 milliards de dollars d’encours à fin mars. La société dispose de bureaux à Tokyo (son quartier général), Londres, New York, Singapour, Hong Kong, en Californie et en Inde.
Credit Suisse va annoncer la nomination d’Edwin Low, jusqu’ici co-directeur de la banque d’investissement en Asie-Pacifique, au rang de directeur général pour la région, selon Bloomberg. Il remplacera Helman Sitohang, qui a occupé ce poste depuis 2014. Cette nomination fait suite à la réorganisation des opérations de la banque au niveau mondial, après une série de pertes liées à la chute de Greensill Capital et Archegos Capital Management. La banque suisse a annoncé en novembre dernier une réorganisation afin de réaffirmer le contrôle global de la gestion de risque. Elle a également simplifié la hiérarchie, en créant quatre unités mondiales, et en supprimant l’autorité régionale de l’Asie. Au sein de cette réorganisation, Helman Sitohang sera chargé de la couverture des clients au sein de la banque. Ces changements seront effectués après l’autorisation du conseil d’administration, qui est toujours en cours. Edwin Low est co-directeur de la banque d’investissement et des marchés capitaux depuis 2015. Il est aussi directeur général de l’Asie de Sud-Est.
L’Italie envisage la nationalisation temporaire de la raffinerie ISAB appartenant à Lukoil comme l’une de ses options si des sanctions sont imposées au pétrole russe, selon Reuters. Le ministre de l’Industrie, Giancarlo Giorgetti, prévoit d'évoquer la nationalisation de l’ISAB en option lors de la réunion du cabinet italien jeudi, a indiqué l’une des sources. Le bureau de Giorgetti a déclaré que la nationalisation de la raffinerie ISAB n'était pas actuellement à l’ordre du jour, bien que la situation soit examinée par le ministère. L’Europe étant fortement dépendante des importations russes de pétrole et de gaz, le continent reste divisé sur la question d’une interdiction. L’Ukraine, la Pologne et la Lituanie font partie des États favorables à une interdiction des importations de pétrole et de gaz russes, tandis que l’Allemagne et la Hongrie sont opposées à un embargo immédiat.
Une conférence de donateurs organisée à Genève a permis d’obtenir mardi 26 avril 1,39 milliard de dollars pour aider la Corne de l’Afrique à lutter contre la famine qui menace cette année au moins 20 millions de personnes, selon l’ONU. Cet argent ira à des projets humanitaires et de développement en Éthiopie, au Kenya et en Somalie, ont précisé les Nations unies dans un communiqué diffusé à New York. L’ONU considère que plus de 6 millions de personnes en Somalie sont en insécurité alimentaire, 3,5 millions au Kenya et 6,5 millions en Éthiopie. Au moins 20 millions de personnes font face à un risque de famine cette année en raison de la sécheresse qui s’aggrave au Kenya, en Somalie et en Éthiopie, s'était alarmé la semaine dernière le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.
La Commission européenne va déclarer que l’UE est sortie de la phase d’urgence de la pandémie de Covid-19 et est entrée dans une nouvelle phase durant laquelle le dépistage doit être privilégié et la surveillance des contaminations similaire à celle pratiquée pour la grippe, montre un projet de document cité par Reuters. Cela fait suite à un reflux progressif des infections et des décès provoqués par la pandémie dans l’UE, et de l’immunité de plus de 70% de la population européenne, alors que la moitié d’entre elle a reçu une dose de rappel vaccinal. Il appartient à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de déterminer le début d’une pandémie et la fin de celle-ci, des démarches ayant de vastes répercussions juridiques pour un éventail de secteurs dont les assurances et les laboratoires. Les vaccins demeurent essentiels dans la lutte contre le Covid-19, souligne le projet de document.