Le gérant star Juan Nevado va quitter la société britannique M&G après 34 années de collaboration. Il laisse la gestion de son fonds M&G (Lux) Dynamic Allocation Fund (2,4 milliards d’euros d’actifs sous gestion) à son actuel cogérant Craig Moran, ainsi qu'à Steven Andrew, un gérant diversifié possédant plus de 20 ans d’expérience, qui le remplacera dès juillet. «Le fonds continuera d’être géré selon la même philosophie d’investissement, tout en étudiant la possibilité d’inclure davantage d’aspects relatifs aux enjeux de durabilité dans le processus de construction du portefeuille, et ce, avec la contribution de Maria Municchi, gérante de stratégies durables au sein de l’équipe», a indiqué M&G dans un communiqué. Craig Moran et Steven Andrew ont déjà repris un autre fonds de Juan Nevado, le M&G (Lux) Conservative Allocation, à l'été 2020. Les encours y ont été divisés par quasiment trois en deux ans, pour atteindre désormais 635 millions d’euros. Steven Andrew est par ailleurs gérant du fonds M&G (Lux) Income Allocation Fund (1,2 milliard d’euros d’encours) depuis son lancement en 2013. Juan Nevado a rejoint M&G en 1988 en tant que stratégiste actions et, à partir de 1999, a géré des capitaux internes au sein du groupe avant d’être nommé, en janvier 2011, le gérant du fonds qui est aujourd’hui M&G (Lux) Dynamic Allocation Fund.
Edmond de Rothschild Asset Management a embauché Nicolò Piotti en tant que nouveau responsable de la distribution de la gestion d’actifs en Italie. Ce recrutement vise à donner une impulsion au développement d’Edram en Italie. Basé à Milan, il sera rattaché à Marie Jacot-Cardoen, responsable mondiale de la distribution d’Edram. Nicolò Piotti vient de Payden & Rygel où il était pendant cinq ans responsable de l’Europe continentale pour les clients institutionnels et professionnels. Il a bâti de zéro l’activité italienne qui affiche aujourd’hui un encours de plusieurs milliards d’euros. Précédemment, il a travaillé 19 ans chez Morgan Stanley Investment Management.
La Foncière Magellan a annoncé ce 19 mai le lancement de Primmoval, un fonds de capitalisation (le fonds procède automatiquement au réinvestissement des bénéfices réalisés) éligible au PEA-PME et dédié aux opérations de promotion immobilière en région. Constituée sous forme de société par actions simplifiées (SAS), Primmoval est une solution de co-investissement aux côtés de promoteurs de taille intermédiaire. Ouvert à la souscription jusqu’au 30 juin 2023, le fonds investit dans des opérations de promotion immobilière résidentielles et tertiaires (bureaux, activité). La société a porté son objectif de collecte à 50 millions d’euros, avec un ticket d’entrée à 100.000 euros. Elle vise les investisseurs professionnels et la clientèle patrimoniale (CGP, family offices, banques privées…).
Groupama AM a annoncé ce 19 mai avoir obtenu la labellisation ISR (investissement socialement responsable) pour 12 fonds supplémentaires, portant son total à 39 fonds labellisés. Il s’agit cette fois-ci de solutions d’investissement exclusivement commercialisées via les réseaux de distribution de la compagnie d’assurance Groupama. Les nouveaux fonds labellisés sont : - Groupama Mondactions - Tesorus Dynamique (FCPE) - GEP Actions Internationales (FCPE) - Tesorus Monétaire (FCPE) - Tesorus Prudence (FCPE) - Retraite Prudence - Retraite Pérennité - Gan Prudence - Retraite Dynamique - Retraite Plénitude - Gan Dynamisme - Finama Actions Internationales (FCPE)
Melvin Capital va fermer ses fonds et rendre l’argent à ses investisseurs, rapporte le Wall Street Journal. Dans une lettre aux clients lue par le journal, Gabe Plotkin, le fondateur de Melvin, écrit qu’il a pris sa décision après s'être entretenu avec le conseil d’administration au cours d’un processus de réévaluation de son entreprise qui a duré plusieurs mois. «Les dix-sept derniers mois ont été une période incroyablement éprouvante pour la société et pour vous, nos investisseurs», écrit-il. «J’ai donné tout ce que je pouvais, mais dernièrement, cela n’a pas été suffisant pour fournir les rendements que vous devriez attendre. Je reconnais maintenant que je dois me retirer de la gestion de capitaux externes», poursuit-il. Melvin était, jusqu'à l’année dernière, l’un des hedge funds les plus performants. Ses résultats d’environ 30 % par an après frais avant 2021 étaient parmi les meilleurs de Wall Street. Mais les positions vendeuses de Melvin ont explosé en janvier 2021 lorsque des investisseurs individuels sur des forums en ligne tels que WallStreetBets de Reddit se sont regroupés pour faire monter le prix des actions, comme celles de GameStop contre lesquelles Melvin avait parié. Bien que le gérant ait rattrapé une partie de ces pertes à la fin de l’année, sa concentration sur les entreprises à croissance rapide lui a valu de nouveaux revers cette année. A fin avril, Melvin a perdu 23 %, en plus d’une perte de 39,3 % en 2021.
Oddo BHF Asset Management vient de recruter au Luxembourg, André Koeken en tant que sales manager pour le Benelux. L’intéressé vient de Carmignac où il a travaillé près de 5 ans, également au Luxembourg. Dernièrement, il était business development executive. Précédemment, il était chez Clearstream. Chez Oddo BHF AM, André Koeken travaillera au sein de l’équipe de Dominique Nys, responsable de la vente pour le Benelux.
Les encours mondiaux gérés dans la gestion immobilière à fin 2021 ont augmenté de 23,8% sur un an pour atteindre 4.100 milliards d’euros, selon une étude annuelle menée auprès de 143 gestionnaires immobiliers par les associations asiatique, américaine et européenne des investisseurs des fonds d’immobilier non coté (ANREV, NCREIF et INREV). Deux tendances caractérisent ce record d’encours, à savoir une grosse consolidation du secteur de la gestion immobilière et des records de levées de capitaux. Les actifs sous gestion moyens étaient de l’ordre de 28,6 milliards d’euros fin 2021 (contre 21,5 milliards d’euros fin 2020). Les encours cumulés gérés par les 10 plus gros gestionnaires immobiliers au monde ont dépassé les 1.700 milliards d’euros fin décembre 2021 (+41,6% sur un an glissant). Ils représentaient 41% des encours totaux de la gestion immobilière dans le monde selon l’étude. Leurs encours moyens étaient de 169,4 milliards d’euros. Les cinq plus grands groupes, en termes d’actifs sous gestion, restent inchangés par rapport à 2020. Blackstone est largement en tête avec 419,3 milliards d’euros sous gestion dans l’immobilier. La firme a vu ses encours immobiliers augmenter de près de 200 milliards d’euros en 2021. Brookfield (221,1 milliards d’euros d’encours) et Prologis (189,6 milliards d’euros d’encours) complètent le podium, suivis par PGIM et Nuveen. Figurent également dans le top 10, MIM, CBRE Investment Management, Axa IM Alts, UBS et GLP. Ce dernier est le seul à faire son entrée dans le top 10 des gestionnaires immobiliers internationaux en 2021. Blackstone, leader en Europe et en Amérique du Nord En Asie, GLP est devenu le plus important gestionnaire immobilier passant de la troisième à la première place en un an tandis qu’en Europe, Blackstone a réalisé la même performance. La société de gestion américaine gère 85,7 milliards d’euros d’actifs sur le continent européen et précède d’une courte tête Swiss Life (85,4 milliards d’euros). Axa IM Alts est troisième avec 82,7 milliards d’euros sous gestion en Europe fin 2021. Suivent plus loin Union Investment,abrdn, NN Investment Partners qui, avec sa sixième place fait sa première incursion dans le top 10 européen, Credit Suisse Asset Management, Deka Immobilien Investment GmbH,Patriziaet UBS. En Amérique du Nord, Blackstone se classe aussi en première position. Le montant de l’argent engagé dans les fonds mais encore non alloué (dry powder) s’élevait à 214 milliards d’euros fin 2021 (contre 195 milliards en 2020), soit 7,2% des encours totaux de la gestion immobilière mondiale. Environ 71% de cette dry powder est détenue par les 36 plus gros gestionnaires immobiliers.
DNCA Finance a annoncé ce 18 mai la nomination de Juliette Filou au poste de responsable investisseurs CGP sur la région Ouest, et celle de Julien Latard en qualité de responsable investisseurs Banques de Réseaux sur la région Est et Sud-Ouest. Juliette Filou intègre l’équipe de Benjamin Leneutre, et sera chargée du développement et du suivi des conseillers en gestion de patrimoine basés sur le Grand Ouest, de la Normandie au Pays basque. Elle prend la suite de Thomas Lemaire qui va rejoindre les équipes Institutionnelles. Juliette Filou a commencé sa carrière chez Theseis comme responsable du développement des placements financiers auprès des conseillers du réseau. En 2019, elle rejoint Rothschild & Co, pour renforcer l’équipe commerciale et devient responsable des relations partenaires. Julien Latard vient renforcer l’équipe d’Alexandre de La Raitrie. Il aura la charge du développement et suivi des banques de réseaux de la région Est et Sud-Ouest. Côté carrière, il a démarré comme professionnel de volleyball de 2011 à 2017. A la fin de ses études en 2017, il intègre le Crédit Agricole Gestion Conseillée à Paris comme gérant de portefeuille actions, obligations et OPCVM.
La société de gestion franco-allemande Oddo BHF Asset Management va fusionner, le 10 juin prochain, le fonds de droit français Oddo BHF Sustainable European Convertibles (78 millions d’euros d’encours au 16 mai 2022) avec le compartiment de sa Sicav luxembourgeoise, Oddo BHF Convertibles Global (10 millions d’euros d’encours au 16 mai 2022). Ce, dans l’optique de rationaliser sa gamme de fonds. Dans une lettre aux porteurs de parts, le gestionnaire évoque également un élargissement géographique de l’univers d’investissement qui permettra d’augmenter les opportunités d’investissement et une plus grande diversification du portefeuille.
Pascal Christory va prendre la tête d’une nouvelle entité d’investissement du groupe sur les marchés privés, dotée de 20 milliards d’euros, a appris Instit Invest.
Diane Menville, directrice de la trésorerie et des marchés de capitaux, AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT, et Laureen Tessier Haygarth, responsable du service investissement responsable, gestion d’actifs, CAISSE DES DÉPÔTS
Le plastique recyclé, c’est fantastique. Il devrait composer à hauteur d’au moins 70 % « la grande majorité » des cartes émises par American Express dans le monde d’ici à fin 2024, selon le programme lancé par le spécialiste du paiement. De quoi éviter, selon Amex, « l’utilisation de 80 tonnes de plastique vierge par an ». Et, cocorico, c’est en France que le groupe lance la manœuvre, avec un déploiement progressif d’ici à fin 2022 concernant 16 des 18 gammes de cartes pour particuliers et entreprises. Ces cartes seront composées à partir de 85 % de plastique recyclé, précise Amex. Qui annonce en outre une nouvelle solution digitale pour aider les grandes entreprises « à mieux appréhender l’empreinte carbone relative aux déplacements professionnels de leurs collaborateurs ». Même ceux réglant avec une vulgaire carte en plastique non recyclé. Il leur restera a minima à utiliser leurs points de fidélité pour soutenir le projet de reforestation porté par Reforest’Action.
La mesure des émissions carbone progresse, avec des éclairages parfois peu flatteurs pour nos dirigeants d’entreprises. L’ONG bruxelloise Transport & Environnement vient ainsi de publier un premier classement sur la décarbonation des voyages d’affaires dans 230 sociétés européennes et américaines. Le résultat tient compte, parmi divers critères, des intentions affichées par rapport aux efforts réellement consentis ! Le premier acteur français est le Crédit Agricole. Qu’on ne dise pas qu’il est attaché par nature au plancher des vaches. Non seulement la banque aurait l’intention d’interdire les trajets aériens quand le voyage en train ne dure pas plus de trois heures et demie mais la classe affaires serait à usage réduit. De quoi cocher le volet « social » de l’ESG au passage ? Air France propose, pour attirer les clients, des sièges d’affaires avec porte coulissante pour s’isoler des voisins. Tout un symbole…
Ninety One a enregistré une collecte nette de cinq milliards de livres (5,9 milliards d’euros) sur son exercice à fin mars 2022. Sur l’exercice précédent, la société de gestion avait accusé des rachats nets de 200 millions de livres. La collecte s’est dirigée à hauteur de 2,4 milliards de livres sur des stratégies obligataires et à hauteur de 1,6 milliard sur des actions. En termes de zones géographique, la société a plus collecté en Afrique, avec 1,8 milliard de livres levés, et en Amérique (1,5 milliard). L’Europe continentale a représenté 782 millions de collecte, devant l’Asie Pacifique (500 millions) et le Royaume-Uni (378 millions). Enfin, la collecte s’est répartie quasi-équitablement entre investisseurs institutionnels et conseillers financiers. Les encours sur l’exercice 2022 ont augmenté de 10 % pour atteindre 143,9 milliards de livres. L’Afrique reste le marché principal de Ninety One, avec 56 milliards de livres d’actifs, devant le Royaume-Uni (27 milliards), talonné par l’Asie Pacifique (26 milliards). L’Europe tout comme l’Amérique sont autour de 17 milliards de livres. Le bénéficie d’exploitation ajusté est ressorti à 230,4 millions de livres, en hausse de 12 %.
Apex Group, société bermudienne spécialisée dans les services aux fonds et gestionnaires d’actifs, s’est illustrée par une nouvelle acquisition dans le secteur. Elle a annoncé, ce 18 mai, le rachat de Maitland International Holdings. Etabli en 1976, Maitland fournit des services de tierce-partie marketing (TPM) depuis 1990 et desociété de services aux fonds d’investissement(management companyou ManCo en anglais) depuis 2014. La firme compte 120 gestionnaires et 25 sponsors de fonds parmi ses clients. Son acquisition va apporter 200 milliards de dollars d’actifs administrés et 17 milliards de dollars d’actifs gérés à la plateforme d’Apex. Lorsque les différentes opérations d’acquisitions en cours seront finalisées, Apex administrera 2.500 milliards de dollars d’encours. Les 475 employés de Maitland rejoindront Apex qui, par ailleurs, étend son empreinte au Royaume-Uni, à Guernesey, au Luxembourg et en Afrique du Sud. Boulimie de rachats Fondé en 2003 et dirigé par Peter Hughes, Apex a démontré un appétit féroce pour les acquisitions ces dernières années, et encore plus ces derniers mois. Outre Maitland, le groupe a englouti, début mai, MMC Group, le principal fournisseur de services d’administration aux fonds en Nouvelle-Zélande, marquant ainsi son entrée dans le pays. En avril, en l’espace d’une semaine, Apex annonçait la prise d’une participation majoritaire au capital de FTS, entreprise américaine spécialisée sur les sujets de fiscalité (structuration, conformité) pour les fonds et gestionnaires alternatifs et finalisait celle de Best, société indienne spécialisée dans les services aux gestionnaires internationaux basée en Inde avec 30 milliards de dollars administrés. En mars, Apex a renforcé ses capacités dans le domaine des actifs digitaux en rachetant la majorité du capital de Fund Admin Chain, qui se base sur la technologie ledger pour le lancement, la distribution et le trading de fonds d’investissement collectifs. Le groupe bermudien dispose aussi d’un accord depuis août 2021 pour le rachat de Sanne, société de services aux gestionnaires britanniques, qui ne s'était pas encore concrétisé en avril. Auparavant, en 2020, la firme avaitracheté le Luxembourgeois FundRock et sa filiale britanniqueainsi queMAF, l’activité d’administration de fonds alternatifs de Banco Modal au Brésil,en 2020. Auparavant, en 2019, Apex avait fait du Luxembourg sa plus grosse base au monde avec le rachat de LRI Group, une ManCotrès spécialisée sur la clientèle allemande. Cette année-là, Apex avait aussi acquis Atlantic Fund Services aux Etats-Unis. L’année 2018 avait, elle, vu le cession de la participation de Silverfleet Capital dans Ipes, société spécialisée dans les services externalisés à destination des acteurs du private equity en Europe, à Apex Group. Course à la taille Avant même l’acquisition de Maitland, Apex était déjà bien implanté dans le paysage international des services aux fonds et aux gestionnaires d’actifs. Au Luxembourg, marché européen numéro un pour les ManCos, Apex se classait, fin 2020, numéro un des ManCos tierces-parties marketeurs luxembourgeoisesen cumulant les encours gérés par LRI et FundRock (environ 101,5 milliards d’euros fin 2020), selon le baromètre annuel de PwC sur les ManCos. Sur ce segment, l’Allemand Universal-Investment, qui revendiquait 710,3 milliards d’euros administrés en septembre 2021, reste le principal rival d’Apex au Luxembourg, notamment sur les services aux fonds d’investissement alternatifs. Apex n’a pas été le seul à consolider ces derniers temps. En mars 2021, par exemple, la ManCo Waystone est née d’une fusion de firmes deservices aux sociétés de gestion entre l’Irlandais Montlake, le luxembourgeois MDO et l’Américain DMS. On peut aussi citer le rachat d’EFG Fund Management par la ManCo dublinoise KB Associates, celui de Casa4Funds par Link Group. Le secteur est porté par diverses tendances parmi lesquelles l’externalisation croissante des fonctions de back et middle-office par les sociétés de gestion pour se concentrer sur les fonctions de gestion, les besoins de conformité vis-à-vis d’une réglementation toujours plus poussée pour la gestion d’actifs telle que SFDR ou encore le Brexit. En février dernier, le quotidien luxembourgeois Paperjam relataitla dissolution de Fisch Asset Management. La société de gestion a transféré son fonds phare et ses 4,5 milliards d’euros d’encours à Universal-Investment, justifiant ce choix pour des raisons de coûts et d’exigences réglementaires croissantes.
Selon la dernière étude du cabinet de recherche Cerulli, la demande pour les hedge funds devrait croître plus rapidement chez les investisseurs particuliers européens que chez leurs homologues institutionnels dans les deux prochaines années. Plus d’un tiers (37 %) des banques privées et des gestionnaires de patrimoine européens interrogés par Cerulli prévoient en effet d’augmenter leurs allocations recommandées aux hedge funds en 2022, contre seulement 16 % des répondants institutionnels. Sur le segment des particuliers, les banques privées britanniques s’attendent à ce que la demande de hedge funds et d’alternatives liquides soit plus élevée dans chaque segment de clientèle que sur les autres marchés européens. Les clients britanniques très fortunés (UHNW) devraient être les plus demandeurs de hedge funds : les banques privées locales s’attendent à ce que 56% de ces clients augmentent leur demande pour cette classe d’actifs. Plus d’un tiers (38%) des banques privées suisses s’attendent à ce que la plus forte augmentation de la demande de produits de hedge funds provienne des family offices locaux. Les banques privées italiennes interrogées donnent, quant à elles, une image variée de leur clientèle. Elles s’attendent à ce que la demande de hedge funds soit la plus forte de la part des particuliers UHNW; celle de la part des family offices devrait rester pratiquement inchangée et celle de la part des clients fortunés se réduire. Enfin en France, les banques privées françaises s’attendent à une baisse de la demande de hedge funds de la part des clients mass-affluent et HNW. Selon les banques privées locales interrogées, les seuls clients qui devraient afficher une augmentation nette de la demande au cours des deux prochaines années sont les clients UHNW. Plus d’un tiers (38%) prévoient une augmentation de la demande de hedge funds de la part de ce segment de clientèle. «Les gestionnaires de hedge funds et leurs équipes de distribution devraient consacrer plus de temps et de ressources à cibler les canaux de distribution des particuliers, en se concentrant sur les opportunités de vente croisée dans ce segment», note M. Fabrizio Zumbo, responsable de la recherche sur les marchés retail et wholesale en Europe chez Cerulli. Selon l'étude, en Europe, 92 % des family offices ont des expositions aux hedge funds, ce qui en fait le type de client le plus alloué à cette classe d’actifs ; 16 % d’entre eux allouent plus de 5 % de leurs portefeuilles d’investissement totaux aux hedge funds. Les clients fortunés constituent le segment de clientèle de détail le plus important.
Lannebo vient de recruter Katarina Hammar en tant que responsable du développement durable et de la gouvernance. L’intéressée vient de Nordea Asset Management, où elle était responsable de l’actionnariat actif. L’ambition de Lannebo est d'être la première société de gestion indépendante de Suède en matière de développement durable. Le recrutement de Katarina Hammar s’inscrit dans ce cadre. Katarina Hammar rejoindra Lannebo après l'été et travaillera en étroite collaboration avec l'équipe de direction.
Avec une croissance annuelle moyenne de 23% par an depuis 20 ans, le marché des fonds indiciels cotés (ETF) obligataires devrait continuer de croître et même tripler d’ici 2030 pour atteindre 5.000 milliards de dollars, selon une étude de BlackRock, lui-même grand fournisseur de ces produits. Cette croissance serait réalisable dans un contexte pourtant plus compliqué avec le retour de la hausse des taux qui a provoqué une certaine volatilité ces derniers mois. Les ETF obligataires ne représentent encore que 2% des 124.000 milliards de dollars présents sur le marché du «fixed income». Pour BlackRock, le segment qui devrait progresser le plus sera celui des ETF obligataires gérés activement. Il pourrait être multiplié par cinq d’ici 2030 à 1.000 milliards de dollars. «Les ETF obligataires ont révolutionné l’investissement dans les titres à revenu fixe, car ils offrent un accès instantané, à des prix transparents, à des centaines d’expositions au marché obligataire, et ce de manière accessible à tous les investisseurs », commente Salim Ramji, responsable mondial d’iShares et des investissements indiciels chez BlackRock. Le géant américain estime que plusieurs tendances viendront renforcer l’adoption des ETF obligataires par les investisseurs dont notamment la recherche de coûts moins importants et de plus de liquidité. Des évolutions réglementaires ont aussi permis récemment aux assureurs américains d’adopter plus librement ces produits.
Columbia Threadneedle Investments vient d’enregistrer deux fonds d’investissement responsable en France. Il s’agit du fonds Columbia Threadneedle (Lux) Sustainable Outcomes Global Equity et du fonds Columbia Threadneedle (Lux) Sustainable Outcomes Pan-European Equity, lancés au Luxembourg en mai 2021.Ces stratégies, gérées par Pauline Grange et Dan Ison, investissent dans des sociétés qui contribuent significativement au développement durable, affichant des indicateurs ESG de qualité ainsi que des rendements financiers élevés. L’équipe de gestion a identifié huit thèmes (5 environnementaux et 3 sociaux), issus des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations unies, qui portent sur les principaux besoins en matière de développement durable. Ils identifient les sociétés qui offrent ou se repositionnent afin d’offrir des solutions liées à ces thèmeset qui affichent les caractéristiques suivantes : intégrité: en répondant à des normes ESG (Environnement, Social, Gouvernance) élevéesimpact potentiel à la clé: la durabilité doit être un élément essentiel de l’activité intentionnalité: la durabilité doit être un véritable objectif de gestion, et non le résultat d’autres activitésDe plus, les sociétés les moins biens notées et qui sont exposées à des controverses significatives en violation avec le Global Compact sont exclues du portefeuille.
Edmond de Rothschild Private Equity a annoncé ce 18 mai le recrutement deCharles Foucard comme directeur des opérations. Il sera chargé de l’ensemble des fonctions administratives et opérationnelles de l’activité de private equity du groupe. Il remplace à ce poste Francois-Xavier Vucekovic, qui est nommé directeur des investissements d’Edmond de Rothschild Private Equity. Dans le même temps, Matthieu Vercruysse est promu directeur général d’Edmond de Rothschild Private Equity Luxembourg. Avant de rejoindre Edmond de Rothschild, Charles Foucard était directeur financier et responsable de la stratégie de développement au sein de Pictet Alternatives Advisors, la branche d’investissement alternatif du groupe éponyme. Il avait rejoint Pictet en 2015 en tant que directeur des projets. Avant Pictet, Charles Foucard était manager au Boston Consulting Group à Paris, conseillant des groupes du CAC40 – dont principalement des institutions financières - sur les aspects stratégiques, organisationnels et opérationnels. Il a auparavant travaillé pour Meridiam Infrastructure, où il a dirigé des prises de participation dans des projets d’infrastructure Greenfield en Europe et en Amérique du Nord. Charles a commencé sa carrière dans le secteur du capital-investissement, tant du côté des investissements chez Astorg Partners, que du côté du financement, à la Bank of Scotland.
C’est la fin d’une époque à la Société Générale. Frédéric Oudéa, le directeur général de la banque, a annoncé, mardi à l’occasion de l’assemblée générale du groupe, qu’il ne briguerait pas le renouvellement de son mandat en 2023. Après avoir «beaucoup réfléchi aux différentes options envisageables», a-t-il indiqué devant ses actionnaires. Dans un an, donc, celui qui affiche une longévité sans égale à la tête d’une banque française rendra son tablier. Frédéric Oudéa avait pris la direction générale du groupe en mai 2008, dans la foulée du scandale Kerviel. Nommé, un temps, PDG, avant que ses fonctions ne soient dissociées, le capitaine a affronté toutes les tempêtes: crise financière, crise de la zone euro, Covid. Et aujourd’hui la guerre en Ukraine, qui a forcé la Société Générale à tirer un trait sur la coûteuse aventure russe lancée par son ancien patron Daniel Bouton. Loué pour sa résilience, l’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy à Bercy n’a jamais hésité à mouiller le maillot au nom de la profession bancaire lorsqu’il le fallait, notamment au pire de la crise de la zone euro en 2011. Après quatorze ans de règne, son bilan à la tête de la Société Générale est plus contrasté. La banque a régulièrement déçu les objectifs annoncés aux investisseurs. Tombée au purgatoire boursier à l’automne 2020 en raison de la pandémie, l’action a effectué un redressement spectaculaire, avant le coup d’arrêt de la guerre en Ukraine. Mais elle reste l’une des plus faiblement valorisées du secteur, et a perdu la prime spéculative qui lui était attachée il y a quinze ans lorsque le marché spéculait sur une fusion avec BNP Paribas ou UniCredit. Aux yeux des investisseurs, la Société Générale garde un profil plus risqué que celui de ses concurrents français. La gouvernance du groupe a aussi beaucoup fluctué, avec des départs de haut rang ces dernières années, tels ceux de Didier Valet ou Philippe Heim, parfois non voulus. L’année de mandat qui reste à Frédéric Oudéa sera l’occasion de consolider les options prises il y a dix-huit mois: recentrage de la banque d’investissement sur des activités moins risquées, fusion des réseaux Société Générale et Crédit du Nord sous la houlette de Sébastien Proto, présenté comme un successeur potentiel. Elle nourrira dès lors toutes les spéculations sur l’identité du futur directeur général, pour lequel le conseil d’administration va lancer un processus de sélection.
Après le succès de la commercialisation des premiers fonds Eurazeo ouverts aux particuliers, Eurazeo a annoncé mardi le lancement du fonds European Real Estate II ELTIF1, offrant pour la première fois à une clientèle patrimoniale la possibilité d’accéder à l’univers de l’immobilier non coté, habituellement réservé aux investisseurs institutionnels.Ce fonds a pour objectif de financer des sociétés détenant et exploitant leurs propres actifs immobiliers, de les accompagner dans leur stratégie de croissance et de réaliser des opérations immobilières à forte valeur ajoutée en Europe. Ce véhicule d’investissement, à la frontière du private equity et de l’immobilier, prendra une quote-part des investissements réalisés par l’équipe Real Assets du groupe, prenant ainsi part à un programme de près d’un milliard d’euros. De plus, chacun des investissements de l’équipe intègre des critères extra-financiers s’articulant autour de la stratégie O+ d’Eurazeo.Le nouveau fonds bénéficie du label ELTIF (European Long Term Investment Fund), lui permettant d’être distribué auprès d’investisseurs non professionnels dans toute l’Europe, ainsi qu’aux clients institutionnels.
Fidelity vient de recruter Ellie Tang en tant que directrice de l’investissement durable à Hong Kong. L’intéressée vient de New World Development où elle était dernièrement responsable développement durable. Chez Fidelity, Ellie Tang travaillera avec l'équipe d’investissement et les partenaires de distribution de Fidelity pour intégrer davantage les considérations de durabilité dans les investissements immobiliers de Fidelity. Elle travaillera également en étroite collaboration avec la fonction de recherche de Fidelity sur nos notations exclusives en matière de durabilité, d’engagement et de vote et contribuera à l'élaboration des politiques de durabilité et des offres de produits de Fidelity. Elle sera rattachée à Jenn-Hui Tan, responsable mondial du stewardship et de l’investissement durable de Fidelity International.
Robeco vient de lancer le fonds Sustainable Asian Bonds, une stratégie obligataire alignée sur les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies, et investissant dans les titres obligataires asiatiques diversifiés. La gestion a été confiée à Thu Ha Chow, la toute nouvelle responsable Fixed Income pour l’Asie. Elle est épaulée par Reinout Schapers, responsable des fonds de crédit mondiaux et de la stratégie de crédit émergent durable. La stratégie suit une approche active avec la possibilité de prendre des positions hors de son indice de référence, le JP Morgan Asia Credit. Elle investit dans des obligations d’entreprises et souveraines asiatiques de qualité, libellées en devises fortes, et vise un revenu de 4 à 6 % par an tout au long du cycle. Ce fonds fait suite au développement du bureau de Singapour, qui compte désormais six professionnels de l’investissement. D’autres recrutements sont prévus dans le courant de l’année, ce qui porte à 25 le nombre de professionnels de la région Asie, y compris les bureaux de Hong Kong et Shanghai.
Janus Henderson Investors vient de recruter Panos Nikopolitidis comme responsable des opérations. Il remplace Graham Foggin, qui va faire valoir ses droits à la retraite à la fin du mois de juin après 20 ans passés chez Janus Henderson. Basé à Londres,Panos Nikopolitidis est rattaché au directeur mondial des opérations, JR Lowry, et intègre le comité exécutif. Dans le cadre de ses fonctions, Panos Nikopolitidis sera responsable de la stratégie des opérations, de l’administratif des fonds, des opérations d’investissement, des opérations clients, du contrôle des investissements, de la surveillance des administrateurs tiers et des rapports sur les performances et les clients. Panos Nikopolitidis était jusqu’ici responsable des opérations mondiales d’investissement et de données chez Russell Investments (2017-2022). Auparavant, il a travaillé chez OCL Capital LLP, un gérant de fonds spéculatifs basé à Londres, en tant que chef des opérations et directeur de l’exploitation, supervisant toutes les activités opérationnelles et commerciales. Il a également travaillé chez Hermes Fund Managers en tant que responsable des opérations d’investissement pour la boutique OCL Credit de Hermes, et avant cela chez John Hancock Asset Management et State Street, tous deux à Boston.
Jolt Capital vient de recruter Maxime Mallet comme partner du fonds croissance. L’intéressé arrive de Bpifrance, où il était directeur de participations au sein de l'équipe Large Cap depuis 2020. Auparavant, il a travaillé pendant une dizaine d’années comme analyste en recherche actions chez Natixis et Deutsche Bank. Il y a notamment couvert la technologie hardware, et a accompagné différentes sociétés dans le cadre de leur introduction en Bourse.