Amundi a annoncé la fusion des sociétés Lyxor Asset Management et Lyxor International Asset Management dans Amundi Asset Management à compter du 1er juin 2022. A cette occasion, Lionel Paquin, membre du Comité Exécutif d’Amundi, est nommé directeur adjoint du métier Actifs Réels. Edouard Auché est nommé responsable des fonctions transverses et support du pôle opérations, services et technologie. Pour rappel, lors de l’annonce du closing de l’acquisition de Lyxor le 4 janvier dernier, Arnaud Llinas a été nommé responsable de la ligne métier ETF, indiciel et smart beta et Nathanaël Benzaken responsable d’Amundi Alternatives.
Vincent Mortier, le patron de la stratégie d’investissement d’Amundi, met les pieds dans le plat. Il a comparé mercredi les excès du private equity à une «pyramide de Ponzi», lors de la présentation de ses perspectives d’investissement. En cause, l’absence de mise en valeur de marché des portefeuilles et la capacité des fonds à se revendre mutuellement leurs participations à des multiples très élevés. «Il est évident que vous n’allez pas dévaloriser votre portefeuille. C’est pour cela qu’on peut parler de Ponzi, car c’est un système circulaire», a-t-il ajouté. Le responsable a aussi évoqué «une grosse bulle sur les marchés privés», qui n’ont pas encore pris la mesure de la correction sur les marchés boursiers. Ironie de l’histoire, Amundi cherche depuis plusieurs années à pousser ses expertises dans le private equity et les infrastructures, qui représentent encore une part minime de ses 2.000 milliards d’euros d’encours.
Capza n’a pas souffert des départs de Laurent Benard et de Dominique Gaillard. La société de gestion vient de boucler le premier closing de son sixième fonds unitranche à 1,2 milliard d’euros. Ce montant dépasse l’objectif initialement fixé et témoigne de l’appétit toujours significatif des investisseurs institutionnels pour la dette privée. Qui plus est, Capza précise avoir une forte visibilité sur un engagement supplémentaire de 200 millions d’euros. Avec ce sixième millésime, le gérant prévoit de financer en unitranche et en mezzanine des PME et des ETI affichant un Ebitda supérieur à 12 millions d’euros, en France, en Allemagne, en Espagne et au Benelux. Trois transactions ont été réalisées à ce jour: IC Consult (leader dans la gestion des identités et des accès) en Allemagne, Intescia (éditeur de logiciels de business intelligence) et Alixio (conseil stratégique en ressources humaines) en France. La filiale d’Axa gère désormais 6,5 milliards d’euros d’encours.
Pharus Management Lux vient d’ouvrir une succursale à Milan, rapporte Bluerating. La nouvelle entité sera dirigée par Luigi Maria Vitelli, directeur général de la société luxembourgeoise depuis 2017 et administrateur délégué depuis 2019. Il sera accompagné d’Andrea Guitta, branch manager et gérant patrimonial, de William Trevisan et de Tiziano Morretta, gérants patrimoniaux, et de Francesca Lodigiani, responsable des relations avec les clients. La succursale milanaise de Pharus vendra des services de gestion de patrimoine, de conseil et de distribution de fonds en Italie.
HSBC Asset Management vient de promouvoir Yiğit Onat, jusqu’ici directeur des investissements de son activité en Turquie, en tant que directeur de l’équipe multi-actifs en Asie. Il remplacera Denis Gould, qui partira le 31 août pour faire valoir ses droits à la retraite. Au sein de ce nouveau poste, Yiğit Onat sera chargé de diriger l’équipe multi-actifs hongkongaise. Basé à Hong Kong, il sera rattaché à Jean-Charles Bertrand, directeur des investissements multi-actifs mondiaux ainsi que Cecilia Chan, directeur des investissements pour l’Asie-Pacifique. Yiğit Onat est entré chez HSBC AM en Turquie en 2014 en tant que responsable du desk actions et gérant principal du fonds dénommé HSBC GIF Turkey Equity Fund. Il a été promu au rang de directeur des investissements dans cette région en 2015. Auparavant, il a travaillé à New York comme gérant chez Mariner Investment Group et Multilateral Funding International (MFI) Advisory and Asset Management.
Schroders Capital vient de recruter Stephen Miles en tant que responsable des partenariats stratégiques pour l’Europe au sein de son équipe immobilière (head of strategic capital partnerhips). A ce poste nouvellement créé, l’intéressé sera chargé de développer les relations stratégiques de Schroders Capital avec les clients dans l’immobilier en Europe. Basé à Londres, Stephen Miles vient de CBRE où il était directeur exécutif dans l’équipeCapital Markets d’Europe et Moyen orient.
OFI AM lance OFI Financial Investment - Energy Strategic Metals, une stratégie qui mise sur une inflation des cours des métaux dans un contexte d’accélération de la demande, tirée par les besoins de la transformation vers des activités durables. Le fonds de droit français offre une exposition aux marchés des métaux non pas en investissant directement dans les actifs réels mais via la réplication synthétique d’un indice, développé par l’équipe de gestion et coté par la société Solactive. Cet indice est censé refléter le cours des principaux métaux à usages industriel : le cuivre, l’argent, le nickel, le palladium, le platine, l’or, l’aluminium, le zinc, le plomb. Ce fonds Ucits V est proposé aux investisseurs institutionnels et particuliers, en France et en Europe, notamment en Allemagne, Autriche, Espagne, Italie et Portugal.
En dépit de conditions macroéconomiques plus tendues dans l’univers de la tech, Alven Capital poursuit son ascension. La société de gestion créée il y a vingt-trois ans par Guillaume Aubin et Charles Letourneur vient de lever 350 millions d’euros pour son sixième fonds dédié à l’amorçage et aux séries A. Le véhicule atteint ainsi son plafond (hard-cap) et dépasse l’objectif, initialement fixé à 300 millions d’euros. A ce jour, Alven Capital totalise 2 milliards d’euros d’actifs sous gestion. «Avec ce fonds se situant dans la limite haute de notre stratégie d’investissement, nous avons voulu nous donner les moyens d’accompagner nos participations dans la durée», explique Guillaume Aubin. Dans les faits, le gérant prévoit d’investir les deux tiers de l’enveloppe totale du fonds dans des jeunes pousses déjà en portefeuille, afin d’y conserver des pourcentages de détention significatifs. Ce sixième fonds a obtenu le soutien de la quasi-totalité des investisseurs d’Alven Capital V – lequel avait collecté 250 millions d’euros en décembre 2016. Les quatre premiers véhicules avaient respectivement décroché 10 millions, 40 millions, 100 millions et 170 millions d’euros. «Pour la première fois, nous avons ici obtenu le soutien de plusieurs grands institutionnels internationaux, que ce soit des fonds de pension ou des fonds de fonds. Cela reflète la maturation de notre secteur et l’intérêt considérable pour la French Tech», analyse Charles Letourneur. Performance top décile L’attrait de ces géants de l’investissement pour le «Frenchy» s’explique aussi par ses performances. La plupart de ses fonds se situent parmi les 25% les plus performants du marché, tandis que certains, comme le quatrième, figurent dans le top décile. Captain Train, racheté par son concurrent britannique Trainline en 2016, Sézane, soutenu par General Atlantic en 2018, ou bien Dataiku, valorisé 4,6 milliards de dollars à l’occasion d’un tour de table mené l’an dernier, et encore Frichti, absorbé par son rival allemand Gorillas en début d’année… toutes ces jeunes pousses ont été accompagnées par ce véhicule hors norme. Mais aujourd’hui, la prudence est de mise. Directement importé des Etats-Unis, le retournement du marché de la tech frappe durement le segment du growth. Nombre de licornes peinent aujourd’hui à boucler leurs tours de table et les valorisations s’effritent. «Nous recommandons à nos sociétés en portefeuille d’éviter d’avoir à lever dans les six à neuf mois qui viennent, quitte à réduire un peu les recrutements», confie Guillaume Aubin. Même si, à ce stade, le segment de l’early stage – plus modéré en termes de valorisation – reste relativement épargné. Historiquement centrée sur la French Tech, l’équipe d’Alven Capital se met aussi à scruter le reste de l’Europe depuis un peu plus d’un an. Un chantier qui l’a amenée à ouvrir un bureau à Londres il y a deux ans et à recruter Thomas Cuvelier comme associé. Dans un premier temps, cette diversification géographique ne portera que sur les secteurs phares de la société de gestion, à savoir les fintechs, les logiciels Software-as-a-service (SaaS) et les places de marché (marketplaces). L’univers des crypto, récemment investi par le gérant (avec le fournisseur de données Kaiko), pourrait être couvert à l’international dans un deuxième temps.
CQS, la société de hedge funds fondée par le milliardaire Sir Michael Hintze, ferme son fonds CQS Diversified Fund, un portefeuille investi dans différentes stratégies internes, suite à une chute des encours, rapporte le Financial Times. Le fonds a vu ses encours chuter à 388 millions de dollars. La moitié de ce montant est gérée pour le compte d’employés de CQS. CQS gère 20 milliards de dollars d’actifs et a subi d’importantes pertes au début de la pandémie.
Charlotte Virally directrice des investissements renouvelables depuis septembre 2018 à la Caisse des Dépôts et Consignations et notamment sa division de la Banque des Territoires, change de maison. Elle devient directrice des investissements pour la société de gestion Andera Infra. Elle sera chargée des investissements liés aux infrastructures de transition énergétique. Andera Partners indique que Charlotte Virally a réalisé plus de 50 transactions dans le secteur de la transition énergétique au sein de son précédent poste. Auparavant, elle a travaillé pour le groupe EDF comme analyste financière, avant d’être promue au rang de gérante au sein de la division internationale. Elle a commencé sa carrière chez EDF Energy en 2009 à Londres comme gérante de projets. Elle a négocié avec le gouvernement britannique un contrat clé pour la réalisation d’un projet d’infrastructure énergétique majeur.
La banque d’investissement suédoise Carnegie Holding va reprendre le contrôle de la société de gestion Carnegie Fonder qu’elle avait vendue il y a six ans à Carneo. Elle rachète aussi Holberg Fondsforvaltning, une société de gestion norvégienne, et CAAM Fund Services, une société de gestion alternative, qui font également partie du groupe Carneo. Avec cette opération, le groupe Carnegie revient dans le secteur de la gestion d’actifs, abandonné il y a six ans. Ce métier viendra s’ajouter aux trois autres qu’il exerce déjà: la banque d’investissement, les titres et la banque privée. L’activité de gestion d’actifs se composera de Carnegie Fonder et Holberg. Elle sera indépendante de Carnegie Investment Bank, ce qui signifie que Carnegie Fonder et Holberg continueront d’opérer de manière autonome sous leurs marques respectives. CAAM sera intégré dans Carnegie Fonder dans le cadre d’un processus qui a déjà été lancé.
Macquarie Asset Management vient d’annoncer ce 31 mai avoir levé 4,2 milliards de dollars lors de la clôture finale de son troisième fonds d’infrastructure régional en Asie-Pacifique, dénommé Macquarie Asia-Pacific Infrastructure Fund 3. Lancé initialement en 2020, ce véhicule a déjà dépassé la cible de 3 milliards de dollars à travers des engagements de la part d’ investisseurs institutionnels, dont des fonds de retraites, des assureurs et des fonds souverains. A la suite de cette levée de fonds, la série «Asia-Pacific Infrastructure Fund» gère désormais plus de 15 milliards de dollars. Le dernier fonds s’est déjà engagé à investir dans sept entreprises dans des secteurs de logistiques digitales et industrielles, de l’infrastructure numérique et renouvelable ainsi que des télécommunications. Il s’agit des entreprises Bohao Internet Data Services et Metcold Supply Networks en Chine, Summit Energy Alliance Limited en Corée du Sud, Bersama Digital Infrastructure en Indonésie, Vocus Group et Bingo Industries en Australie et 2degrees en Nouvelle Zélande. La division mondiale d’infrastructure de Macquarie AM comptait 197 milliards de dollars australiens (141 milliards de dollars) d’encours au 31 mars 2022. Ce département a levé 41 milliards de dollars au cours des trois dernières années.
Fidelity Digital Asset Services, une filiale de Fidelity Investments dédiée aux crypto-monnaies, prévoit de de recruter 110 spécialistes de la tech, dont des ingénieurs et développeurs ayant une expertise blockchain, selon son président, Tom Jessop, interrogé par The Wall Street Journal. Cela doublera ses effectifs. Les embauches contribueront à la mise en place d’une infrastructure pour soutenir les services de conservation et de négociation de l'éther, la monnaie du réseau Ethereum. La plateforme a été conçue pour gérer le stockage, la sécurisation et l'échange de bitcoin. L'équipe va également migrer les données et les applications de la plateforme vers le cloud afin de permettre des transactions plus rapides et un support de négociation 24 heures sur 24. Créé en 2018 pour permettre aux institutionnels de stocker et négocier des bitcoin, Fidelity Digital Assets compte environ 400 clients, dont des conseillers financiers agréés, des hedge funds et des gestionnaires d’actifs.
Amundi a noué un partenariat avec la nouvelle plate-forme de fonds suédoise Frejvid pour donner accès aux épargnants à une trentaine d’ETF sans frais de transactions, rapporte AMWatch. L’objectif est de permettre aux investisseurs particuliers suédois de bâtir un portefeuille d’ETF sur diverses classes d’actifs. Les fonds seront proposés par Lyxor.
Arthur David-Boyet vient de rejoindre ABN Amro Investment Solutions comme responsable clients sur la distribution et les institutionnels. Il arrive de LFIS Capital, dont il était directeur commercial retail depuis 2013. Auparavant, il a travaillé dans la vente de produits structurés chez Société Générale CIB et Kepler Chevreux.
iM Global Partner a retiré la gestion de son fonds IMGP Sustainable Europe à Zadig Asset Management deux ans seulement après la lui avoir confié. Le fonds de 175 millions d’euros sera repris par Wheb Asset Management, une société de gestion londonienne spécialisée dans l’investissement durable, à compter du 1er juillet. Ce changement de gestionnaire s’explique par le départ de Luc Pez et de Louis Larere, les deux gérants qui pilotaient le fonds (Luc Pez avait remplacé Adrian Vlad fin mai 2021) chez Zadig, suite à la décision de la société de gestion de regrouper son équipe de recherche en un seul lieu, Londres. «En accord avec Zadig, iM Global Partner a convenu que, plutôt que procéder au remplacement de ces deux gérants, Zadig concentrera ses ressources sur ses stratégies phares présentes au sein de la Sicav Memnon», détaille un porte-parole d’iM Global Partner, contacté par NewsManagers. Cela n’aurait donc rien à avoir avec la performance du fonds. «Les performances obtenues par Zadig sont tout à fait satisfaisantes depuis l’intégration dans la Sica IMGP en juin 2020: au 27 mai 2022, la part R surperforme son indice de référence le MSCI Europe Net de plus de 2% par an et se classe dans le premier décile de sa catégorie Morningstar», assure le porte-parole. Ce retrait ne remettrait pas en cause la participation de 20 % que iM Global Partner détient au capital de Zadig depuis janvier 2020. iM Global Partner assure qu’il continuera à commercialiser les fonds de la Sicav Memnon gérés par Zadig. Le fonds Sustainable Europe est l’ancien Oyster Europe Opportunities que iM Global Partner a récupéré à l’occasion du rachat de la gamme Oyster à Syz en février 2020. La société l’avait transformé en Oyster Sustainable Europe (avant qu’il ne soit renommé IMGP Sustainable Europe) en juin 2020, lui donnant une dimension responsable et durable. Pour le gérer, iM Global Partner avait choisi Zadig AM. «Un pionnier de l’investissement durable» Avec Wheb comme nouveau gestionnaire, iM Global Partner assure se tourner vers un «pionnier de l’investissement durable, avec un accent fort sur la création d’impact positif». La société se compose de l’ancienne équipe spécialisée dans l’investissement socialement responsable de Henderson Global Investors depuis 2012. Cette équipe gère une même stratégie depuis 2005. Son approche d’investissement se veut «bottom up» , « basée sur la recherche et ciblant des entreprises de taille moyenne et grande dont les produits et services constituent des solutions aux défis de la durabilité», indique un communique d’iMGP. iM Global Partner souligne dans un communiqué que Wheb est soutenue par un comité consultatif indépendant composé d’experts du secteur ESG, dont Martin Rich, co-fondateur et directeur exécutif de la Fondation Future-Fit, Ray Dhirani, précédemment responsable de la finance durable au WWF et désormais directeur de la finance climatique et durable chez Wallbrook, et Alica Chapple, fondatrice d’Impact Value et présidente d’Investor Watch. De plus, Wheb a obtenu la certification B-Corp en mai 2016.
Mirabaud Asset Management a obtenu le label ISR public pour quatre fonds supplémentaires : Mirabaud - Global Climate Bond Fund, Mirabaud - Discovery Europe, Mirabaud - Discovery Europe ex-UK et Mirabaud - Discovery Convertibles Global. Le gestionnaire suisse avait déjà fait labelliser en France les stratégies Mirabaud Asset Management Actions internationales et Obligations convertibles mondiales et européennes.
La police allemande a perquisitionné, mardi, les bureaux de Deutsche Bank et de sa filiale de gestion d’actifs DWS, dans le cadre de son enquête pour fraude sur des fonds ESG «vendus plus verts et durables qu’ils ne l’étaient en réalité», a annoncé le parquet de la ville. Les perquisitions «sont en lien avec les accusations de ‘greenwashing’ qui ont été portées contre DWS», deuxième gestionnaire d’actifs européen, qui «a indiqué par le passé collaborer avec les autorités», a précisé un porte-parole de Deutsche Bank. La perquisition a associé des représentants de la BaFin – le superviseur financier allemand. Ce dernier avait ouvert en 2021 une enquête contre DWS, en parallèle du gendarme boursier américain – la SEC – après les dénonciations d’une ex-responsable de l’investissement durable accusant son ex-employeur de greenwashing. Les superviseurs ont décidé de durcir la lutte contre les fausses promesses de l’investissement vert, comme en témoignent les nouvelles règles de commercialisation proposées fin mai par la SEC, et l’amende infligée à BNY Mellon.
Alcentra change d’actionnaire. Après être passé dans le giron de BNY Mellon en 2014, le gérant britannique de dette privée fondé en 2002 va tomber dans l’escarcelle de Franklin Resources. C’est ce qu’ont annoncé les deux géants américains de la gestion d’actifs dans le cadre d’un accord définitif. Basé à Londres, Alcentra gère environ 38 milliards de dollars notamment dans les prêts sécurisés, les obligations high yield, le crédit privé ou encore le crédit structuré. Ses 180 salariés devraient rejoindre ceux deBenefit Street Partners (BSP), la filiale de gestion de crédit alternatif de Franklin Templeton, la marque commerciale de Franklin Resources. Celui-ci verra ainsi ses encours en crédit alternatif doubler à 77 milliards de dollars et accroitra sa présence en Europe. Au total, les stratégies alternatives de Franklin Templeton s'établiront à 257 milliards de dollars. Depuis le rachat de Legg Mason en 2020, le groupe gère un total avoisinant 1.500 milliards de dollars. Alcentra semble avoir échappé à plusieurs autres candidats potentiellement intéressés. L’agence Bloomberg a évoqué récemment le nom de KRR mais aussi de PGIM, l’unité de gestion d’actifs de Prudential Financial. «Ces dernières années, nous avons délibérément développé nos capacités de gestion en actifs alternatifs et l’acquisition d’Alcentra est un aspect important de cette stratégie», explique dans un communiqué Jenny Johnson, présidente et directrice générale de Franklin Templeton. Le groupe a bouclé récemment l’acquisition de Lexington Partners, une société de private equity secondaire et de fonds de co-investissements. Jenny Johnson évoque aussi un «élargissement des relations de longue date avec BNY Mellon», les deux groupes étant parvenu à s’entendre «sur la structure de la transaction (...) dans les conditions de marchés actuelles». Le groupe de gestion californien paiera 350 millions de dollars en espèces à la clôture de l’opération et jusqu'à 350 millions de dollars supplémentaires sous certaines conditions, liées à l’atteinte de seuils de performance au cours des quatre prochaines années. En outre, Franklin Templeton s’est engagé à racheter à BNY Mellon tous les investissements en capital de départ liés à Alcentra qui, au 31 mars 2022, étaient évalués à environ 305 millions de dollars. Les investissements en capital d’amorçage seront évalués au moment de la clôture pour déterminer le montant final de l’achat. L’opération devrait être finalisée au premier trimestre 2023, une fois toutes les autorisations réglementaires obtenues. Le communiqué précise qu'à la clôture de la transaction, BNY Mellon Investment Management continuera à offrir les solutions d’Alcentra dans les fonds sous-conseillés de BNY Mellon et dans certaines régions via sa plate-forme de distribution mondiale. De son côté, la banque BNY Mellon fournira à Alcentra «un soutien continu» en matière de services pour ses actifs. L’opération doit permettre à BNY Mellon d’augmenter ses fonds propres de catégorie 1 d’environ 500 millions de dollars.
La police allemande a perquisitionné mardi les bureaux de la Deutsche Bank et de DWS dans le cadre de son enquête pour fraude sur des fonds ESG « vendus plus verts et durables qu’ils ne l’étaient en réalité », a annoncé le parquet de la ville. Les perquisitions « sont en lien avec les accusations de greenwashingqui ont été portées contre DWS », deuxième gestionnaire d’actifs européen, qui « a indiqué par le passé collaborer avec les autorités », a indiqué un porte-parole de Deutsche Bank à l’AFP.
Guillaume de Pallières a rejoint Rothschild & Co en tant que gérant de portefeuilles senior, a-t-il annoncé sur Linked-In. Il était précédemment gérant de portefeuilles au sein de Banque Neuflize OBC, depuis janvier 2016. Avant cela, il était gérant de portefeuilles chez Neuflize OBC Investissement et encore avant gérant chez Asset Allocation Advisors.
Ostrum Asset Management, affilié de Natixis Investment Managers, a annoncé la création d’une direction de la transformation qui sera dirigée par Christoph Thywissen. L’équipe se compose de quatre personnes avec des domaines d’expertise jugés complémentaires tels que la gestion de projet, le digital, la règlementation et l’ESG. Elle est aidée également par des consultants. «Ostrum AM doit poursuivre et accélérer sa transformation», indique dans un communiqué Mathieu Cheula, directeur général délégué de la société de gestion. L’objectif sera de piloter des projets de transformation tels que le développement de nouvelles prestations digitales pour les clients,l’optimisation de la gouvernance de la donnée, ou encore le déploiement du programme «ESG Ostrum New Ecosystem» (ESG ONE). Le programme ESG ONE vise à «décliner la stratégie ESG d’Ostrum AM de manière transversale au sein de l’entreprise et à associer chaque collaborateur dans sa mise en œuvre», explique un communiqué. Christoph Thywissen est rattaché à Mathieu Cheula. L’intéressé a rejoint Natixis Asset Management, devenu Ostrum Asset Management, en septembre 2017. Il était directeur des risques en charge de la gestion des risques d’investissement, de marché et de crédit, du contrôle de la conformité aux contraintes d’investissement et de l’analyse de performance des fonds de la société, jusqu’en janvier 2022. Christoph Thywissen a débuté sa carrière en 2001 comme consultant au sein de PricewaterhouseCoopers Consulting, puis de BearingPoint. En 2007, il rejoint Crédit Agricole Asset Management (Amundi) où il occupe successivement les fonctions de responsable de projets stratégiques et d’organisation puis de Risk manager en charge des portefeuilles diversifiés. Il devient directeur des risques et RCCI de la filiale de gestion de hedge fund Amundi Alternative Investment en 2012, puis directeur de la mesure et attribution de performance du groupe Amundi.
Fullerton Fund Management vient de lever 100 millions de dollars lors de la clôture initiale d’un fonds capital-investissement thaïlandais dénommé Fullerton Thai Private Equity. La société de gestion singapourienne a conclu un partenariat avec KBank Private Banking, Hatton Equity Partners et Land and House Asset Management afin de lancer ce premier véhicule de capital-investissement en Thaïlande. Ce fonds vise à investir dans une douzaine d’entreprises de taille moyenne en Thaïlande. Il favorisera des entreprises familiales, des entreprises issues de conglomérats et des sociétés qui jouent un rôle clé dans la relance post-Covid-19. Ce véhicule ciblera les secteurs de la consommation, des industries alimentaires, de la fabrication industrielle, de l’éducation, de l’information et des technologies ainsi que des services de soins de santé et médicaux et des services financiers et commerciaux. Destiné aux investisseurs thaïlandais sous la forme d’OPCVM, ce fonds vise à dégager des rendements de deux fois le multiple du capital investi. Il ciblera également un taux de rendement interne (TRI) brut de 20% sur la durée de vie de la stratégie, soit sept ans.
M&G Real Estate, la division d’immobilier de la société de gestion britannique, vient de promouvoir Seiko Ikeda, directrice des acquisitions au Japon, au rang de directrice de l’activité dans le pays du Soleil-levant. Elle remplacera Jing Dong Lai, qui a été nommé directeur général et directeur des investissements en Asie l’année dernière. Elle continuera d’être rattachée à Jing Dong Lai. Seiko Ikeda est arrivée chez M&G Real Estate en 2016 au sein de l’équipe des acquisitions à Singapour. En 2018, elle a été promue au rang de directrice des acquisitions immobilières au Japon. Selon M&G, elle aurait joué un rôle clé lors de transactions phares du groupe britannique au Japon, dont l’acquisition de 30 biens résidentiels pour 424 millions de dollars en mars dernier. M&G Real Estate gère 33,5 milliards de livres sterling (39,35 milliards d’euros) d’actifs.
Nuveen Real Estate a réuni 150 millions d’euros d’engagements initiaux au cours de la première levée de sa quatrième stratégie de dette en immobilier tertiaire européen. L’objectif est de lever 500 millions d’euros de capital au total. Plusieurs investisseurs institutionnels allemands se sont engagés dans le premier tour de table, suivis par TIAA, la société mère de Nuveen. Ce lancement représente la première stratégie de dette de Nuveen à l’échelle européenne. Il s’appuie sur la mise en place réussie de stratégies de dette en immobilier tertiaire régional centrées sur le Royaume-Uni lors des trois précédentes versions de la série. La plateforme de dette mondiale de l’entreprise, créée en 1934, a crû de manière importante ces dernières années et est active aux États-Unis, en France et en Asie Pacifique avec plus de 38 milliards d’euros de capital investi dans le monde pour le compte d’une série de fonds et de mandats individuels provenant de clients du monde entier. L'équipe européenne a mis en place plus de 6,5 milliards d’euros de nouveaux prêts.