A la peine depuis le début de l’année, le gestionnaire alternatif new-yorkais Tiger Global Management, fondé et dirigé par Chase Coleman, a de nouveau chuté en mai, rapporte Bloomberg, qui cite une lettre aux investisseurs et une source au fait de la situation. La performance de son hedge fund a baissé de 14,2% «en raison de pertes sur plusieurs titres et de décotes substantielles sur les actifs privés» qu’il détient. A fin mai, le hedge fund de Tiger Global Management, qui a coupé ses paris sur la tech, présentait une performance négative de -52% (contre -43,7% fin avril) pour l’année en cours, indique Bloomberg. Suite aux pertes subies sur les actions, l’exposition du hedge fund aux actifs non-cotés est devenue trop importante. Par conséquent, la firme a mis en place un plan de rachats pour ses investisseurs investis dans ses fonds de long terme et son hedge fund. S’ils souhaitent retirer leur argent, leurs investissements en actifs privés seront placés sur un compte séparé (side-pocket) et ils en toucheront les bénéfices plus tard sans qu’une date n’ait été communiquée. Bloomberg rapporte qu’en guise de compensation, Tiger Global Management autorise ses investisseurs à retirer une plus grande partie de leur argent sans tenir compte des périodes de lockup. Les clients peuvent ainsi racheter jusqu'à 33 % de leur investissement cette année contre 25% pour le hedge fund et 20% pour les fonds de long terme habituellement. Toutefois, ces modifications ne sont que temporaires et selon Bloomberg,Tiger Global indique dans sa lettre aux investisseurs qu’il prévoit de revenir à des rachats entièrement en espèces « dès qu’il sera prudent de le faire ». En outre, Tiger Global Management a décidé de couper de 50 points de base ses frais de gestion jusqu'à décembre 2023.
Christopher French, coresponsable de la banque privée de Goldman Sachs pour la région Emea, a accordé un entretien à L’Agefi hebdo paru ce 2 juin. Il se confie sur la stratégie en gestion de fortune du groupe en France et en Europe. La banque américaine a pour objectif de «devenir un des leaders dans les principaux pays d’Europe: le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. Et d’avoir une présence significative en Suisse». Goldman Sachs espère ainsi doubler sa part de marché actuelle en Europe dans la gestion de fortune à horizon cinq ans. Il revendique sur toute la zone Emea, environ 3.000 clients et des équipes de gestion de fortune de près de 500 personnes. En France, près de dix conseillers en gestion de fortune travaillent au sein d’une équipe de vingt personnes au total. A Paris, Goldman Sachs compte aujourd’hui 300collaborateurs sur tous ses métiers, et a pour intention de monter à 400 personnes dans les mois qui viennent. Les nouveaux locaux à Paris permettent d’accueillir jusqu'à 500collaborateurs. Christopher French explique que la moitié des clients dans cette activité sont des fortunes nouvelles. «Nous accueillons des clients qui sont en mesure de nous confier au minimum 10millions de dollars. En moyenne, ils disposent de plus de 50 millions de dollars d’avoirsfinanciers», précise-t-il.
Après des années de tests, passage au cas d’usage grandeur nature. Le gestionnaire d’actifs Natixis Investment Managers commercialise «depuis quelques semaines» l’ensemble des ses OPCVM monétaires et obligataires court terme via la technologie de la blockchain à ses clients trésoriers d’entreprises et investisseurs institutionnels. Et pour l’occasion, son partenaire en la matière, FundsDLT, vient d’ouvrir une succursale en France, première implantation physique du groupe en dehors du Luxembourg. «Nous avons étendu nos agréments luxembourgeois en France via le passeport européen pour accompagner notre client et actionnaire Natixis IM», a annoncé Olivier Portenseigne, directeur général de FundsDLT, à l’occasion d’une conférence co-organisée par L’Agefi et FundsDLT. Il s’agit donc du premier déploiement de la blockchain dans la commercialisation de fonds à grande échelle en France. Et le groupe Natixis IM compte bien ouvrir «d’ici la fin de l’année» cette nouvelle technologie à l’ensemble de sa gamme d’OPCVM comprenant tous ses affiliés, de Mirova à Ostrum en passant par Loomis Sayles, auprès des trésoriers d’entreprises et des institutionnels. Le segment de la distribution (banques privées, conseillers, etc) sera ouvert dans un second temps. Protocole Etherum FundsDLT n’est pas le seul acteur en matière de distribution blockchain de fonds – le Français Iznes exerce aussi depuis longtemps - mais Joseph Pinto, responsable de la distribution pour l’Europe, l’Amérique latine, le Moyen-Orient et l’Asie-Pacifique chezNatixis IM, a indiqué que le groupe avait choisi FundsDLT il y a quelques années car il recherchait une technologie qui lui permette «de répondre à tous nos besoins, à la fois pour les fonds de droit français, de droit luxembourgeois ou irlandais et aussi pour une clientèle internationale et pas seulement française». FundsDLT développe une technologie blockchain avec le protocole Etherum. «La commercialisation marche extrêmement bien car il y a une plus grande rapidité pour l’expérience clients et plus de transparence pour nous car nous savons plus rapidement ce qu’il se passe dans nos OPCVM monétaires», relate Joseph Pinto. Natixis IM est le troisième client de FundsDLT pour des cas d’usage après l’Italien Azimut et un deuxième client qui a souhaité rester anonyme. Aujourd’hui, en France, la distribution de fonds est très fragmentée, partagée entre les banques, les conseillers financiers, les dépositaires, assureurs, plateformes de fonds et agents de transfert. Les asset managers sont souvent «aveugles» par rapport aux comportements des clients finaux. «L’idée avec la blockchain est de répondre aux problèmes de manque de transparence et de difficultés de distribution transfrontalières que cette fragmentation engendre, avec une infrastructure nouvelle et la modification des modèles opérationnels actuels», explique Gilles Maréchal, le patron France de FundsDLT. La France pionnière en matière de réglementation La France est pionnière en matière de réglementation grâce à la loi Pacte et le Dispositif d’enregistrement électronique partagé (Deep). L’Europe est en cours de préparation de textes également depuis que la Commission européenne a publié en septembre 2020 son «Digital Finance Package» visant à développer la finance numérique.«Le marché européen pourra bientôt dépasser la phase d’apprentissage et de test et rentrer dans un domaine plus industriel de dématérialisation des titres financiers en blockchain», prévient Franck Guiader, directeur de Gide 255, au sein du cabinet Gide. FundsDLT compte d’ailleurs ouvrir d’autres bureaux en Europe, notamment en Irlande, ainsi qu’en Asie. Elle n’envisage pas pour le moment de s’ouvrir à la distribution de crypto actifs comme le bitcoin mais plutôt aux devises digitales qui seront lancées par les banques centrales ou les banques commerciales comme celle de JP Morgan.
Christopher French, coresponsable de la banque privée de Goldman Sachs pour la région Emea, a accordé un entretien à L'Agefi. Il se confie sur la stratégie en gestion de fortune du groupe en France et en Europe.
La Commission européenne a approuvé jeudi sans conditions l’acquisition de Cerner, spécialiste des données médicales, par le géant américain des logiciels professionnels Oracle pour un montant de 28,3 milliards de dollars (25 milliards d’euros), ont annoncé les autorités de la concurrence de l’Union européenne. Avec cette opération, Oracle réalise sa plus grosse acquisition. Son précédent record date de 2016, lorsqu’il avait acquis l’éditeur de logiciels financiers NetSuite pour 9,3 milliards de dollars. Cette acquisition permettra au groupe d’accéder à une vaste quantité de données et attirer davantage de clients du secteur de la santé vers sa plate-forme cloud. La Commission européenne a déclaré que l’opération ne posait pas de problème de concurrence, car il n’y a pas de chevauchement entre les deux entreprises.
FundsDLT ouvre une succursale à Paris pour accompagner son actionnaire et client Natixis IM. Celui-ci compte pouvoir commercialiser tous ses OPCVM aux institutionnels via la blockchain.
Le gestionnaire a revu le langage des documents mis à disposition des investisseurs afin qu’ils soient adaptés aux exigences réglementaires et prudentielles.
Le rapprochement annoncé en juin 2021 entre les sociétés de gestion Flornoy et Ferri a donné naissance à une nouvelle entité nommée Flornoy Ferri. La société du groupe Premium, lui-même contrôlé par Eurazeo, gère aujourd’hui 2,2 milliards d’euros d’actifs pour le compte d’une clientèle de particuliers, de conseillers en gestion de patrimoine, d’associations et d’institutionnels. Sylvain et Nicolas Ferri, co-fondateurs de Ferri Gestion, ont pris respectivement les fonctions de directeur général délégué et directeur des risques de Flornoy Ferri. C’est le président de Flornoy, Benoît Jauvert, qui préside le nouvel ensemble.
A l’occasion de sa réponse à la consultation publique de la Commission européenne sur la notation ESG, l’Autorité des marchés financiers (AMF) rappelle la nécessité de définir un encadrement réglementaire européen des fournisseurs de données, notations et services ESG. L’AMF considère que cette future réglementation doit couvrir toute l’offre de données, notations et services extra-financiers et ne pas se limiter aux seules notations ESG. Toujours selon l’AMF, la règle doit prévoir des exigences de transparence sur les méthodologies, les données sous-jacentes utilisées, et les objectifs des produits (notamment risque ou impact). Elle doit également prévoir des exigences en matière de gestion des conflits d’intérêts, des procédures de contrôle interne, et un dialogue renforcé avec les sociétés qui font l’objet d’une notation extra-financière. L’AMF considère enfin que cette réglementation doit être centralisée au niveau européen.
Alors que DWS est en pleine tourmente en raison d’accusations de greenwashing à son encontre qui ont poussé son directeur généralAsoka Woehrmann à la démission mercredi, le gestionnaire allemand a émis le même jour en France un document avec une liste de fonds dont les prospectus ont été modifiés, a appris NewsManagers. Cette liste concerne une quinzaine de fonds dont six portant la mention ESG dans leurs noms. «Dans le cadre de l’uniformisation continue des fonds qu’elle gère, la société de gestion a revu l’ensemble du prospectus de manière à ce que les différentes sections soient vérifiées et adaptées, notamment dans leur formulation, aux exigences réglementaires et prudentielles actuelles, et à ce que le langage soit simplifié et clarifié», peut-on lire sur le document. Ces modificationsentreront en vigueur pour les fonds concernés à compter du 1er juillet 2022. Le groupe allemand avait été accusé d’avoir gonflé ses chiffres d’encours ESG dans son rapport annuel 2020. Dans celui de 2021, il a d’ailleurs fortement dégonflé ces derniers et détaillé ses travaux pour revoir son approche d’investissement ESG. Mais la Bafin, le régulateur allemand, enquête sur la possibilité que les prospectus des fonds ESG aient aussi donné de mauvaises indications aux souscripteurs, ce qui pourrait être beaucoup plus grave. DWS n’est pas la seule firme à se pencher sur le vocabulaire employé dans ses prospectus. C’est le cas entre autres de la société de gestion belge Econopolis. Selon un document transmis mercredi aux investisseurs et consulté par NewsManagers, la firme a décidé de supprimer de la politique d’investissement de trois compartiments de sa Sicav luxembourgeoise (Econopolis Climate Fund, Econopolis Sustainable Equities et Econopolis Patrimonial Sustainable) la phrase suivante : « Dans les limites de la politique d’investissement durable, les critères ESG prévaudront sur les critères financiers. ». Le conseil d’administration de la Sicav précise que cette modification n’affecte ni le processus d’investissement suivi par le gestionnaire d’investissement ni les investisseurs. «Le Conseil estime qu’elle est nécessaire pour éviter toute confusion. La politique d’investissement durable prévaudra toujours sur les critères financiers, car la Société la considère comme un élément essentiel de sa philosophie et vise à ne pas investir en dehors de celle-ci», indique le document publié mercredi par la firme, qui explique par ailleurs, que «les critères financiers sont prépondérants dans les limites fixées par les politiques d’investissement durable».
CPR Asset Management, filiale de gestion thématique d’Amundi, vient d’annoncer ce 2 juin la promotion de Vanessa Cottet en tant que responsable ESG. Elle sera chargée du renforcement de l’offre ESG et de l’investissement à impact. Elle aura pour mission d’aider CPR AM à atteindre son objectif de 7 milliards d’euros d’encours dans des fonds à impact d’ici 2025. Vanessa Cottet est entrée chez CPR AM en 2017 pour superviser les équipes commerciales institutionnelles, retail et digitales au sein du département marketing et communication, avant d’être nommée responsable du marketing et communication en 2019. Elle est également membre du comité exécutif de la filiale d’Amundi. Elle a commencé sa carrière en 2000 à la Banque du Louvre en tant qu’analyste, avant d’être promue au rang de responsable de l’équipe du marketing de Louvre Gestion en 2003. Elle a rejoint la banque privée d’HSBC en France en 2007 à un poste similaire avant d’intégrer l’équipe commerciale institutionnels et distributeurs tiers de Crédit Agricole AM (aujourd’hui Amundi) en 2010 et de prendre les fonctions de marketing segment manager pour la distribution externe à partir de 2013.
Le rapprochement annoncé en juin 2021 entre les sociétés de gestionFlornoy et Ferri a donné naissance à une nouvelle entité nommée Flornoy Ferri. La société du groupe Premium, lui-même contrôlé par Eurazeo, gère aujourd’hui 2,2 milliards d’euros d’actifs pour le compte d’une clientèle de particuliers, de conseillers en gestion de patrimoine, d’associations et d’institutionnels. Le nouvel ensemble ambitionne de passer le cap des 3 milliards d’euros d’actifs sous gestion dans les 12 mois. Il réunit 42 collaborateurs dont une équipe parisienne qui s’installera prochainement dans de nouveaux locaux et des équipes réparties sur cinq sites en région (Bordeaux, Aix en Provence, Lyon, Le Mans, Tours), ainsi qu’en Belgique et en Suisse. Sylvain et Nicolas Ferri, co-fondateurs de FerriGestion, ont pris respectivement les fonctions de directeur général délégué et directeur des risques de Flornoy Ferri. C’est le président de Flornoy, Benoît Jauvert, qui préside le nouvel ensemble. La société, qui gère actuellement 18 fonds prévoit d’étoffer sa gamme avec la création dans les prochaines semaines d’un fonds diversifié multithématiques et d’un fonds obligataire 100% green bonds et social bonds. En gestion privée, Flornoy Ferri poursuivra sa stratégie de croissance externe «avec actuellement plusieurs projets d’acquisition», précise la société dans un communiqué. Ce pôle d’activité accueillera par ailleurs prochainement un nouveau responsable.
Vincent Mortier, le responsable de la stratégie d’investissement d’Amundi, a amendé jeudi les propos qu’il avait tenus la veille sur les phénomènes de bulle dans leprivate equity. Il avait alorscomparé certains excès à ceux d’une «pyramide de Ponzi»lors d’une conférence de presse.Une image qui a fait grincer des dents dans le microcosme français du capital investissement, et notamment en interne, puisque Amundi développe aussi des expertises en private equity. «L’image que j’ai utilisée de la pyramide de Ponzi pour décrire certains segments ciblés de ce marché était inappropriée car elle sous-entendrait un caractère frauduleux de certains acteurs, ce qui n’est évidemment pas le cas», précise Vincent Mortier dans un message électronique envoyé par Amundi à L’Agefi. «Lors d’une conférence de presse sur les vues de marchéde la gestion d’Amundi, j’ai répondu à une question sur l’état des valorisations du secteur mondial du private equity. J’ai exprimé le fait que comme tout marché, le private equitypouvait être soumis à des effets localisés de bulles, qui peuvent être accentuées par les spécificités de ce secteur», rappelle le responsable dans ce message. Vincent Mortier avait pointé du doigt mercredi un problème réel : l’expansion des valorisations au gré des reventes de participations d’un fonds à l’autre. Un phénomène qui pourrait arriver à son terme si les fonds deprivate equitydevaientréévaluer à la baisse la valeur de leurs portefeuilles au 30 juin pour tenir compte de la correction en cours sur les marchéscotés.
A l’occasion de sa réponse à la consultation publique de la Commission européenne sur la notation ESG, l’Autorité des marchés financiers (AMF) rappelle la nécessité de définir un encadrement réglementaire européen des fournisseurs de données, notations et services ESG. L’AMF considère que cette future réglementation doit couvrir toute l’offre de données, notations et services extra-financiers et ne pas se limiter aux seules notations ESG.
La Commission européenne a approuvé jeudi sans conditions l’acquisition de Cerner, spécialiste des données médicales, par le géant américain des logiciels professionnels Oracle pour un montant de 28,3 milliards de dollars (25 milliards d’euros), ont annoncé les autorités de la concurrence de l’Union européenne.
Le rapprochement annoncé en juin 2021 entre les sociétés de gestion Flornoy et Ferri a donné naissance à une nouvelle entité nommée Flornoy Ferri. La société du groupe Premium, lui-même contrôlé par Eurazeo, gère aujourd’hui 2,2 milliards d’euros d’actifs pour le compte d’une clientèle de particuliers, de conseillers en gestion de patrimoine, d’associations et d’institutionnels.
Les sociétés de gestion dans le monde ont jusqu'à présent engagé 16.000 milliards de dollars d’actifs pour atteindre des émissions nettes de gaz à effet de serre nulles d’ici 2050 ou plus tôt, soit 39% de leurs actifs totaux, selon le dernier rapport de la Net Zero Asset Managers Initiative. L’association indique que ses membres gèrent un total de 61.000 milliards de dollars. Sur ce total, 83 investisseurs gérant 42.000 milliards de dollars se sont fixé des objectifs, visant à ce qu’un total de 39 % de leurs actifs atteignent le niveau «net zéro» d’ici 2050. Ce chiffre est en hausse de 4 % par rapport à novembre, date à laquelle les premiers objectifs initiaux ont été publiés avant la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP26) à Glasgow. Le groupe, lancé fin 2020 pour encourager les gestionnaires d’actifs à atteindre le net zéro d’ici 2050 et à contribuer à limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 degré Celsius, compte désormais 273 signataires.
Evli et Elite Alfred Berg Group vont bel et bien fusionner. L’objectif est de «créer une société qui sera l’une des principales à la Bourse d’Helsinki à proposer des services d’investissement et de gestion de fortune avec une large éventail d’expertises et une clientèle couvrant institutions, entreprises et personnes privées», indique un communiqué. Les encours de ce nouveau groupe s’élèveront à 20 milliards d’euros en se basant sur les chiffres de décembre 2021. Les deux entreprises avaient annoncé le 22 avril 2022 qu’elles avaient signé une lettre d’intention pour étudier un rapprochement de leurs activités. A l’issue de la fusion, les actionnaires d’Evli contrôleront environ 91 % des actions et 99 % des droits de vote, tandis que le solde sera aux mains des actionnaires d’EAB. La fusion devrait être bouclée au second semestre 2022.
Face à l’invasion de la Russie, déclenchée le 24 février dernier, la population ukrainienne résiste comme elle peut. «Depuis le début de l’invasion russe, les Ukrainiens ont deux postes. Le jour, ils font la guerre pour défendre le pays. La nuit, ils travaillent, surtout dans le domaine de l’informatique. C’est un but. Ils se battent non seulement pour leur liberté mais aussi pour leur vie», témoigne Andrey Kolodyuk, co-fondateur et président du conseil de surveillance de l’association du capital investissement et du private equity en Ukraine (UVCA), avec qui NewsManagers a pu longuement échanger en marge du Fund Forum de Monaco mi-mai. Le quadragénaire est un pionnier du non-coté dans son pays. Après s'être formé à l’entrepreneuriat aux Etats-Unis, notamment dans la Silicon Valley, à la fin des années 1990, Andrey Kolodyuk est lui-même devenu un business angel. Il a fondé et développé une dizaine d’entreprises ukrainiennes dans les domaines de la technologie, des télécoms et de l’électronique via son fonds AVentures lancé en 1999. En ces temps de conflit, celui qui a aussi co-fondé la fondation Free Ukraine monte au créneau pour délivrer un message: l’économie ukrainienne résiste, elle aussi, et elle peut se reconstruire très vite. «Le coût des dommages pour l’ensemble des infrastructures détruites depuis le début de l’invasion russe a été évalué à plus de 500 milliards de dollars. Cela étant, les opportunités découlant des projets de redressement, de redéveloppement et de reconstruction sont estimées à plus de 1.000 milliards de dollars. La question est maintenant de savoir si nous allons calculer et attendre la fin de la guerre pour commencer à reconstruire l’Ukraine, si nous allons attendre le plan Marshall ou si nous allons commencer aujourd’hui en utilisant des moyens innovants pour reconstruire le pays. Le cas de l’Ukraine regroupe à peu près tous les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies en même temps. La question est de savoir comment répondre aux besoins essentiels en passant d’un énorme programme d’aide ponctuel à des projets d’investissement durables», expose Andrey Kolodyuk selon qui l’Ukraine, à la différence de l’Irak, de la Syrie ou de l’Afghanistan peut s’appuyer sur sa communauté du private equity et du capital investissement pour rebâtir le pays. Andrey Kolodyuk, président du conseil de surveillance de l’association du capital investissement et private equity en Ukraine (crédit UVCA)Une nation émergente pour les investisseurs privés L’UVCA a d’ailleurs été établie juste après le commencement de la guerre du Donbass dans l’est de l’Ukraine en juillet 2014 dans l’objectif de garder les investisseurs dans le pays. Le président du conseil de surveillance estime que le capital investissement demeure sous-capitalisé localement. Néanmoins, quelque 2,8 milliards de dollars de flux privés ont été investis ces huit dernières années dans plus d’un millier de sociétés ukrainiennes. En conséquence, l’Ukraine recense sept licornes et cinquante autres sociétés seraient proches d’obtenir ce statut. «Ce sont majoritairement des fonds de capital-investissement américains qui ont investi leur argent dans les sociétés ukrainiennes, aux côtés des 25 fonds qui opèrent dans le pays. Nous sommes les premiers investisseurs puis nous invitons les autres à entrer dans leur capital au fur et à mesure. Tous les general partners, gérants de fonds de capital investissement ukrainiens sont des entrepreneurs ». L’année 2021 a constitué un cru record pour les sociétés privées ukrainiennes qui ont levé 860 millions de dollars. En 2014, les flux n’étaient que de l’ordre de 45 millions de dollars en raison de la guerre du Donbass. «L’an dernier, le chiffre a été multiplié par 20. Plus important encore, nous avons observé 28 sorties. Les fonds de premier plan de la Silicon Valley ont investi en Ukraine et soudainement, l’Ukraine a émergé sur la carte de l’investisseur privé» , ajoute Andrey Kolodyuk. Un secteur dans lequel l’Ukraine montre un fort potentiel est celui des technologies de l’information (IT). Dans ce domaine, le pays demeure l’ancienne base de l’Union soviétique et, selon le président de l’UCVA, est un des pays au monde les plus avancés. Le secteur de l’IT local est indépendant, il ne fait l’objet d’aucune supervision par le gouvernement et les oligarques ne peuvent en prendre le contrôle, dit Andrey Kolodyuk qui recense quelque 300.000 Ukrainiens ayant entre autres la capacité de répondre aux menaces cybernétiques. Les promesses de la nouvelle Ukraine Seulement, avec huit millions d’Ukrainiens déplacés et quatre millions qui ont quitté le pays depuis le début de l’invasion russe, sans compter les civils au combat, la question du chômage se pose selon le président de l’UVCA. L’Organisation internationale du travail estimait courant mai que 4,8 millions d’emplois avaient été perdus en Ukraine depuis le début de l’invasion russe. La pandémie de Covid-19 a montré que le télétravail était une alternative, la communauté ukrainienne cherche donc des alternatives informatiques pour continuer à vivre, glisse Andrey Kolodyuk. «Le principal obstacle à la croissance de 20 % par an du secteur des technologies de l’information que nous avons connue ces dernières années était le manque de capital humain. Aujourd’hui, la main-d'œuvre est massive en termes de capacités, tout comme en 2014. Auparavant, les jeunes pensaient à créer des entreprises mondiales hors d’Ukraine. La «nouvelle Ukraine» change la donne», poursuit-il. Le président du conseil de surveillance de l’UVCA considère l’Ukraine elle-même comme un projet pour les entrepreneurs internationaux et les capital investisseurs avec plusieurs couches. L’Ukraine pourrait devenir le pays dans lequel on pourrait par exemple présenter les meilleures pratiques en termes de chaîne de blocs (blockchain) et de décentralisation, dit-il. Plan Marshall Hors du pays, plusieurs voix s’élèvent pour la conception d’un plan Marshall visant à son redressement. Mais si plan Marshall il y a, il devrait, selon Andrey Kolodyuk,être exécuté par le secteur du private equity et du capital investissement, soutenu par les sociétés que les fonds détiennent en portefeuille. «Le gouvernement n’est pas capable de gérer de l’argent, exception faite du domaine militaire. De plus, l’Ukraine a passé une loi de décentralisation qui permet aux provinces du pays de se gouverner elles-mêmes donc il y a une concurrence qui s’est installée entre provinces pour attirer les entreprises. Cela dit, les partenariats public-privé doivent encore être établis et le secteur privé doit tenir son rang.» Et le rôle de l’Europe dans cette reconstruction? Au cours d’une conférence de donateurs européens en mai plus de six milliards de dollars de promesses de dons pour l’Ukraine ont été annoncés. Contrairement à la volonté du président ukrainien Volodymyr Zelensky qui demande depuis mars l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, Andrey Kolodyuk voit des avantages à rester hors de l’Union européenne. Par exemple, l’Ukraine a adopté en deux mois une proposition de loi sur les actifs digitaux avec toujours l’idée sous-jacente de faire de la nation un hub pour entrepreneurs. Ce qui pour Andrey Kolodyuk n’aurait pas été possible si l’Ukraine avait été membre de l’UE. «Cependant, l’argent institutionnel en provenance de l’UE peut tout à fait participer à l’opportunité de reconstruction de l’Ukraine de 1.000 milliards de dollars», dit-il. Reste que sur le terrain, l’Ukraine est devenue d’après lui «la clôture de l’Europe» et que «pour le bien de l’Europe, l’Ukraine doit devenir le principal cluster de développement économique dans la région».
Amundi a fusionné les sociétés Lyxor Asset Management et Lyxor International Asset Management dans Amundi Asset Management à compter du 1er juin 2022. A cette occasion, Lionel Paquin, ancien directeur général de Lyxor Asset Management et membre du comité exécutif d’Amundi, est nommé directeur adjoint du métier Actifs Réels, aux côtés de Dominique Carrel-Billiard, le directeur du métier Actifs Réels. Edouard Auché, qui était secrétaire général en charge des fonctions corporate et de support chez Lyxor, est nommé responsable des fonctions transverses et support du pôle opérations, services et technologie. Pour rappel, lors de l’annonce du closing de l’acquisition de Lyxor le 4 janvier dernier, Arnaud Llinas a été nommé responsable de la ligne métier ETF, Indiciel et Smart Beta et Nathanaël Benzaken responsable d’Amundi Alternatives.
L’association de la gestion d’actifs suisse, Asset Management Association Switzerland (Amas), a publié une circulaire, ce mardi, sur la prochaine entrée en vigueur d’indices environnementaux qui seront appliqués aux fonds immobiliers de droit suisse. Ces indices seront appliqués dès le 1er juillet 2022 avec un délai de mise en œuvre de 18 mois. Les indices environnementaux de portefeuilles immobiliers devront être publiés pour la première fois dans l’ensemble des rapports annuels avec date de clôture au 31 décembre 2023 ou postérieure. La circulaire précise que la publication de ces indices fournira des informations concernant le taux de couverture, le mix énergétique, la consommation d’énergie, l’intensité énergétique, les émissions de gaz à effet de serre et l’intensité des émissions de gaz à effet de serre des biens immobiliers composant le portefeuille des fonds immobiliers suisses. «Les indices constituent en outre la base pour des travaux plus poussés des établissements de fonds dans le domaine de la durabilité, comme par exemple, pour définir des objectifs climatiques ou évaluer les risques climatiques», indique l’Amas. L’objectif de ces indices est de répondre à la demande croissante de publication d’informations à caractère environnemental des investisseurs et de permettre une comparabilité de l’ensemble des fonds immobiliers. Les indices ne constituent pas un label de durabilité et les établissements ne doivent pas être contraints de prendre certaines mesures dans le domaine de la durabilité, nuance cependant l’Amas. La mise en œuvre de cette «norme de transparence» se déclinera en trois étapes. A savoir la collecte des données qui constituent la base des indices environnementaux au niveau des différents biens immobiliers du portefeuille; le calcul des indices au niveau du portefeuille et la publication des indices au niveau du portefeuille dans le rapport annuel voire semestriel. L’Amas souligne que ces indices s’appliqueront à tous les fonds immobiliers de droit suisse, y compris lorsque ceux-ci ne suivent aucune stratégie de durabilité explicite et les portefeuilles immobiliers composés de biens immobiliers situés à l’étranger. En 2020, quelque 179 institutions financières suisses, représentant 80% du secteur financier local, avaient pris part à un test de compatibilité climat – Paris Agreement Capital Transition Assessment –pour mesurer leurs progrès dans l’alignement de leurs flux financiers sur l’Accord de Paris sur le climat (qui vise à limiter la hausse de température moyenne dans le monde à moins de 2 degréspar rapport à l’ère préindustrielle d’ici 2100, ndlr). Ce test avait déterminé que 70% des 23.000 bâtiments détenus alors par les institutionnels suisses sondés utilisaient encore le mazout et le gaz pour se chauffer mais qu’une majorité d’entre eux se trouvaient sous la barre des 20 kgd'émissions de gaz à effet de serrepar mètre carré de surface habitable par an. Un seuilque le Parlement suisse veut mettre en œuvre dès 2023 et qui sera réduit de 5 kg de CO2 tous les 5 ans.
Le marché des fonds d’investissement étrangers distribués en France compte un nouvel arrivant depuis la mi-mai. L’Autorité des marchés financiers a autorisé la société de gestion américaine GMO Investments, basée à Boston, à distribuer son premier fonds auprès des investisseurs français, a appris NewsManagers. Domicilié en Irlande, ce fonds actions internationales, dénommé GMO Climate Change Select Investment et lancé en février dernier, investit dans des sociétés qui vont bénéficier des efforts d’adaptation ou de mitigation vis-à-vis du changement climatique. Le fonds, catégorisé article 9 au sens du règlement européen Sustainable Financial Disclosure Regulation (SFDR), était majoritairement investi dans des sociétés du secteur des énergies «propres» à fin avril. Il est géré par Lucas White et Tom Hancock. GMO Investments dispose de bureaux en Europe à Londres et à Amsterdam.
Agami Family Office vient d’annoncer sur LinkedIn la nomination de Prisca Mersanne au rang de directrice des opérations ainsi que membre du comité de la direction. Elle sera chargée de la déclinaison opérationnelle du plan stratégique. Elle sera également responsable pour la direction commerciale, marketing et de la communication. Prisca Mersanne arrive de la Banque Palatine, où elle était directrice du marketing depuis 2015. Elle est entrée dans la banque en 2011 comme directrice de succursale, avant d’être promue directrice des méthodes commerciales et responsable de marché clientèle privée italienne en 2014. Elle a précédemment travaillé chez Société Générale pendant 10 ans, d’abord comme conseillère en gestion de patrimoine, avant d’être nommée directrice d’agence à 2006. Au début de sa carrière, elle a été conseillère en gestion de patrimoine pour La Banque Postale pendant près de sept ans.
Pictet Wealth Management vient de recruter Tina Yu en tant que directrice de la gestion des portefeuilles obligataires discrétionnaire en Asie, selon Finews.Asia. Basée à Singapour, elle sera rattachée à Alexandre Tavazzi, qui rejoindra la société à partir du 8 novembre en tant que directeur des investissements pour l’Asie. Tina Yu arrive de Julius Baer, où elle était directrice des obligations asiatiques, chargée de l’équipe des gérants dans cette région. Auparavant, elle a travaillé comme co-directrice de l’allocation d’actifs au sein d’un family office singapourien dénommé Wah Hin and Co. Elle a également été gérante principale crédit chez Alphadyne Asset Management ainsi que gérante obligataire chez Investment Company of People’s Republic of China (ICPRC), une filiale de l’entité gouvermentale chinoise State Administration of Foreign Exchange (SAFE).
En Amérique du Nord, la transformation de fonds commun de placement en trackers cotés prend de l’ampleur. De grands noms de la gestion rejoignent le mouvement.
Encore une manifestation contre BlackRock ? Oui, mais pas n’importe laquelle : ces jeunes militants ont été enrôlés par leurs mamans, et surtout, ils brandissent leurs pancartes face à la maison de Larry Fink, le PDG du premier gestionnaire d’actifs au monde. Leur objectif, pousser BlackRock à désinvestir immédiatement du charbon, ce que l’asset manager se refuse à faire au nom du financement d’une transition énergétique ordonnée. C’est la deuxième fois en six mois que Sunrise Kids, une organisation activiste fondée par de jeunes parents, organise un sit-in devant la verte pelouse de Larry. Le dirigeant n’était pas là, mais son épouse, Lori, a modérément apprécié, rapporte le site gothamist.com.