Oddo BHF AM vient d'étendre le périmètre de Dominique Nys à toute l’Europe du Nord. Il couvrait le Benelux depuis fin 2020, et va désormais également avoir dans son portefeuille les pays nordiques et le Royaume-Uni. Avant de rejoindre Oddo BHF AM, l’intéressé a notamment travaillé dix ans chez Ethenea, notamment comme directeur du développement commercial international.
Le groupe Inter Invest a effectué plusieurs annonces, à l’occasion de ses 30 ans lundi 27 juin. La société, historiquement connue pour ses solutions d’investissements en «Girardin», a notamment révélé préparer un nouveau fonds de capital-risque, ainsi qu’une offre maison de plan épargne-retraite en compte-titre. Pour le premier point, Inter Invest Capital va lancer au second semestre un Fonds Professionnel de Capital investissement (FPCI), éligible à l’apport-cession. Dénommé FPCI Growth, il se focalisera notamment sur les sociétés de la tech et du digital, avec des tickets compris entre 5 et 15 millions d’euros. Il s’agira de son quatrième fonds croissance, et le huitième du pôle Inter Invest Capital, aux côtés de l’immobilier, du fonds d’investissement de proximité outre-Mer, et du fonds de fonds. Ce fonds de fonds, récemment lancé par Inter Invest avec Julien Godard à sa tête, vient par ailleurs de dépasser les 12 millions d’euros collectés. Il a déjà investi dans quatre fonds, dont Sagard NewGen, et vise un portefeuille final d’une quinzaine de lignes. Il devrait être constitué aux deux-tiers de fonds primaires, le tiers restant étant des fonds secondaires. Pour le second point, l’entreprise est rentrée assez mystérieuse sur ses intentions, mais a déclaré qu’elle comptait obtenir rapidement un agrément de teneur de compte-conservateur de la part de l’AMF. Elle dévoilera son offre plus en profondeur à la rentrée.
La détente sur les marchés de taux et le fort rebond des marchés actions est un soulagement relatif pour les adeptes des portefeuilles 60/40. Avec la forte hausse des taux cette année, dans le contexte d’inflation au plus haut depuis 40 ans et de resserrement massif des politiques monétaires, et le net recul des marchés actions, cette stratégie d’investissement est à la cave. Ces portefeuilles allouent 60% aux actions et 40% aux obligations pour profiter d’un effet de diversification et de décorrélation, un pari gagnant depuis des années mais pas en 2022. De fait, il s’agit de son pire début d’année depuis 1964, selon les stratégistes de Bank of America. Depuis le point haut atteint en début d’année sur les marchés actions, cette stratégie affichait une baisse de 20% (pour un portefeuille type investi sur le S&P 500 et les bons du Trésor américains à 10 ans) avant le récent rebond, indique John Plassard, conseiller en investissement chez Mirabaud. Le problème pour ce type d’allocation est que la performance des obligations, censées jouer un rôle d’amortisseur, et celle des actions vont dans le même sens depuis le début de l’année, et de façon marquée. Cette corrélation positive a été exacerbée par la part importante des valeurs de croissance dans l’indice américain, à forte duration, donc très sensibles à l’évolution des taux. Le bond des taux a fait chuter ces valeurs et donc les actions en même temps que les obligations. Georges Saravelos, stratégiste chez Deutsche Bank, note le lien fort de ces évolutions avec les craintes de stagflation, illustré par la corrélation inverse depuis le début de l’année entre le dollar, qui bénéficie d’une prime sur le marché par rapport au risque de stagflation, et la performance d’un portefeuille 60/40. Cette contre-performance signe-t-elle pour autant la fin de cette stratégie d’investissement ? John Plassard estime que non. Le 60/40 a bien sûr bénéficié du mouvement de baisse des taux et du développement des marchés financiers au cours des 40 dernières années avec des gains moyens annuels de 10,2% (11,7% pour les actions et 7,4% pour les obligations) mais la performance a été de 7,6% par an entre 1940 et la fin des années 1970. Et les baisses ne sont pas rares. Depuis 1926, le style a connu 21 années de baisses dont trois dans les années 1970. Toutefois, les taux 10 ans américains étaient à près de 11% au début des années 1980 et les valorisations des actions plus basses. Le moteur principal du 60/40, la diversification, risque d’être moins performant.
La société de gestion londonienne Chenavari, fondée et dirigée par Loïc Fery, planche sur la possible réimplantation d’une équipe en France, a appris NewsManagers. La firme, spécialisée sur la classe d’actifs obligataires alternative, a immatriculé ces dernières semaines l’entité Chenavari Asset Management, basée à Paris, au registre du commerce et des sociétés. Chenavari opère depuis 14 ans, compte actuellement une petite centaine de salariés répartis entre Londres et Luxembourg. Ses encours sous gestion avoisinent les 6 milliards de dollars.«Nous avons toujours été pragmatiques dans notre développement. A titre d’exemple, nous avons déjà eu une présence assez longue à Paris entre 2009 et 2012 lorsque nous avions repris les équipes de SGAM AI. L’hyper croissance que nous avons connue a cependant rendu difficile la coexistence d’une petite équipe à Paris et une grosse équipe à Londres. Tout le monde ou presque s’est retrouvé à Londres», expose Loïc Fery, également co-directeur des investissements de Chenavari, à NewsManagers. Si le Brexit a amené nombre de gestionnaires londoniens à établir des structures hors du Royaume-Uni pour continuer à couvrir la clientèle institutionnelle continentale, ce ne serait pas pour cette raison que Chenavari projette son retour en France. Depuis 2009, la société de gestion dispose en effet d’une équipe «conséquente» à Luxembourg qui ne se limite pas à la représentation, précise Loïc Fery. « Nous nous attachons toujours à nous assurer qu’il y a un alignement d’intérêt entre les besoins et les attentes des investisseurs et notre offre de gestion», ajoute-t-il. Sélectifs sur la dette privée Les fonds de Chenavari, à liquidité quotidienne, investissent sur du crédit liquide, des titres adossés à des actifs (ABS) européens et de la dette privée (portefeuilles de prêts hypothécaires, prêts personnels, auto-loans). Leurs performances ont été «très bonnes» en 2020 et en 2021 et «se comportent bien» cette année vis-à-vis du contexte macro-économique. « Le contexte macro-économique actuel et à venir crée des tensions sur les perspectives de croissance. Les marchés obligataires ont davantage anticipé cette situation que les marchés actions. Les spreads de crédit et les taux montent, ce qui donne lieu à des conditions particulièrement intéressantes sur nos marchés », glisse Loïc Fery. La dette privée demeure un pan important de la gestion de Chenavari qui privilégie les financements spécialisés (portefeuilles de prêts granulaires et financements sur actifs réels) au prêt direct aux entreprises (corporate direct lending). «La classe d’actifs « direct lending corporate » était très en vue ces dernières années, mais les choses vont se compliquer à mon avis quand les entreprises auront moins d’accès à la liquidité pour rembourser toutes les unitranches», analyse Loïc Fery. Capacité d’impact Chenavari travaille aussi sur les sujets ESG et impact. La firme compte d’ailleurs plusieurs mandats institutionnels intégrant ces dimensions.«C’est une tendance forte dans toute l’industrie mais il y a eu beaucoup de greenwashing. Les régulateurs doivent regarder ça de près. Nous essayons de faire les choses correctement sur l’ESG avec une vraie équipe de recherche et d’analyse», note le fondateur de Chenavari. Il observe que l’invasion russe en Ukraine a résulté en un petit coup d’arrêt post-guerre sur l’ESG, les pays nordiques essayant de redéfinir les secteurs d’exclusion pour déterminer si assurer sa défense était anti-ESG. La firme reste droite dans sa conduite, elle n'était pas investie et n’investira pas dans les armes.«Je distingue l’ESG, lié aux process et à la conformité, de l’impact. Les gérants ont une responsabilité et les dirigeants de sociétés de gestion ont une capacité d’impact au moins aussi forte que celle des chefs d’Etat. Nous devons faire encore plus. Plus fort, plus haut, plus loin », commente Loïc Fery.
L’European Fund and Asset Management Association (Efama) a publié ce 27 juin ses données mensuelles de la collecte des fonds européens pour le mois d’avril. Il en ressort un ralentissement des rachats, avec -0,3 milliard d’euros nets pour les fonds Ucits et -3 milliards pour les fonds alternatifs (AIF). Le mois précédent, la décollecte était beaucoup plus importante, avec -35,1 milliards pour les premiers, et -6,6 milliards pour les seconds. Les encours totaux s'élevaient, fin avril, à 20.630 milliards d’euros, en baisse de 1,7% sur un mois. Dans l’univers des fonds Ucits, la collecte a été nourrie par les stratégies actions (+3 milliards d’euros nets), multi-classes d’actifs (+5 milliards) et les fonds monétaires (+2 milliards). Les fonds obligataires ont, eux, rendu 12 milliards d’euros (-19 milliards en mars). Les fonds Ucits domiciliés en France ont connu le meilleur mois du continent, avec une collecte nette de près de 8 milliards d’euros. Les fonds alternatifs s’y portent également bien, avec une collecte d’un milliard d’euros. Au total, la France se classe quatrième en termes d’encours sous gestion sur les fonds Ucits avec 854,2 milliards d’euros, derrière le Luxembourg (4.515 milliards), l’Irlande (2.952 milliards) et le Royaume-Uni (1.439 milliards). Dans l’alternatif, elle se classe deuxième avec 1.280 milliards, derrière l’Allemagne (2.250 milliards).
Janus Henderson a recruté l’équipe dette émergente de Danske Bank Asset Management composée de quatre personnes. L’équipe se compose de Bent Elvin Lystbæk, Jacob Ellinge Nielsen, Thomas Haugaard et Sorin Pirău. Elle gère 6 milliards d’euros de stratégies dette émergente en devise forte à la fois pour des clients institutionnels et particuliers. Ce quatuor rejoindra Janus Henderson le 1er septembre et sera basé à Copenhague au Danemark. Il sera rattaché à Jim Cielinski, responsable mondiale de l’obligataire.
Franklin Templeton a lancé un ETF dette émergente basée sur les principes de l’Eglise catholique romaine, a appris Citywire Selector. Classé article 8, ce fonds coté fait partie de la gamme LibertyShares ETF. Cet ETF est basé sur l’indice ICE BofA Diversified Emerging Markets External Debt Sovereign Bond. En plus, les titres seront étudiés à l’aune des principes de l’Eglise catholique romaine, qui couvrent l’intégrité morale des gouvernements, la justice sociale, l’abolition de la peine de mort et la protection de la planète.
Nordea Asset Management a recruté Ludovico Manfredonia en tant que directeur commercial en Italie. Il rejoindra l’équipe Advisory qui est placée sous la responsabilité de Gianluca Cerone. Ludovico Manfredonia travaillait précédemment pour M&G Investment où il était commercial.
Samsung Asset Management vient d’annoncer ce 27 juin le lancement d’un fonds ETF actif sur le métavers à Hong Kong. Dénommé Samsung Asia Pacific ex NZ Metaverse Theme ETF, il s’agit d’un premier fonds ETF hongkongais sur la thématique du métavers en Asie-pacifique géré activement. Ce véhicule sera coté à la Bourse hongkongaise Stock Exchange of Hong Kong à partir du 7 juillet 2022. Ce fonds investira dans les entreprises en Asie-Pacifique, qui jouent un rôle clé dans le métavers. Il s’agit des acteurs de la réalité virtuelle et augmentée, de l’intelligence artificielle et de la blockchain.
Natixis Investment Managers vient de nommer Charlene Sagoe au poste de responsable de la diversité, de la parité et de l’inclusion (DE&I) pour ses activités internationales. Charlene Sagoe a rejoint Natixis IM en 2008 et a successivement occupé plusieurs postes en marketing et communication jusqu’à sa nomination au poste de responsable du Marketing digital pour l’international. Prenant en parallèle une part active dans les initiatives DE&I du groupe, elle est à l’origine de la première session de formation des collaborateurs sur le sujet, dispensée auprès de 80% des équipes dans le monde. Désormais en charge de conduire les diverses initiatives de Natixis IM sur ce pilier majeur de la stratégie RSE de l’entreprise, Charlene Sagoe est basée à Londres et rattachée à Tracey Flaherty, responsable mondial de la responsabilité sociale d’entreprise, et à Joseph Pinto, responsable de la distribution internationale. Dans le cadre de ses fonctions, elle travaillera sur cinq grands axes autour desquels s’articule la stratégie DE&I : l'égalité des sexes, la diversité culturelle, l'éducation et la formation, la gouvernance et la mesure des données. En outre, en étroite collaboration avec les équipes RH et son homologue américain, elle aura la responsabilité des programmes de formation et sensibilisation visant à diffuser auprès de l’ensemble des collaborateurs une culture commune en matière de diversité et d’inclusion. Enfin, Charlene siègera comme co-présidente au sein du Réseau de leadership d’investisseurs (ILN) sur la question de la diversité dans la gestion d’actifs. Natixis IM a lancé en 2021 son premier programme mondial de bourses d’études, première action de cet ordre pour le gestionnaire d’actifs lancée simultanément au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en France. Elle vise à encourager la diversité étudiante au sein des cursus financiers afin de permettre à des catégories socio-économiques moins favorisés d’accéder à ces parcours. Cette initiative s’inscrit dans les ambitions 2024 de Natixis IM de promouvoir l’égalité des chances et d’agir dans le sens d’une industrie plus diversité et inclusive.
Groupama Asset Management vient de nommer Selim Boughalem responsable de la gestion multi-asset et de la gestion dynamique. Il s’agit d’une promotion pour ce gérant, qui a rejoint la société de gestion il y a plus de dix ans et y a occupé plusieurs postes. A son arrivée, Selim Boughalem était gérant de fonds de rendement absolu - equity market neutral - avant de devenir gérant de fonds diversifié international. Le 1er janvier 2019, il a pris ses fonctions en tant que gérant actions internationales. Avant cela, Selim Boughalem était gérant de rendement absolu au sein du Groupe HSBC avant de devenir directeur de la gestion de rendement absolu et du service Market Data chez HSBC PWM pendant deux ans. Selim Boughalem sera directement rattaché à Pierre-Alexis Dumont, directeur des gestions actions et convertibles. Il participera notamment à l’accompagnement et à la consolidation du partenariat stratégique liant Groupama Asset Management à l’Unité de Solutions Financières (USF), le pôle d’expertise d’une des filières du réseau Groupama Gan Vie. Groupama AM souligne avoir « de fortes ambitions de développement de la gestion multi-asset qui passe par un renforcement de l’équipe, le développement et la promotion de nouveaux produits auprès d’une clientèle externe ».
Desiree Fixler, l’ancienne responsable du développement durable chez DWS devenue lanceuse d’alerte, a rejoint le conseil d’administration de VentureESG, un spécialiste de l’investissement ESG à but non lucratif, a appris Citywire Selector. Desiree Fixler avait été licenciée de son poste en avril 2021 et a ensuite fait part au Wall Street Journal de ses doutes quant à l’engagement réel du groupe allemand en matière d’investissement ESG. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, qu’elle a assumées au début du mois de juin, Desiree Fixler a été nommée présidente du conseil d’administration du groupe, ce qui, selon la société, lui permettra d’approfondir sa connaissance des marchés publics et de découvrir les défis posés par le «blanchiment ESG».
Robert Daussun, le pionnier du private equity, va scinder ses fonctions à la tête de la société d’investissement LBO France qu’il a fondée en 1985, en confiant la direction générale à Stéphanie Casciola, la patronne des fonds immobiliers de la maison. Une première étape «de deux ou trois ans», qui amène également le «phénix» à céder 30% de son capital, écrit Les Echos. A 45 ans, Stéphanie Casciola, ancienne de Morgan Stanley arrivée chez LBO France en2003, va se renforcer de façon significative au capital, avec d’autres associés. Robert Daussun, qui détenait 81% de la société de gestion, n’en détiendra plus que 51%. Un passage de témoin progressif donc, plutôt qu’une succession franche au sein du fonds de plus de 6milliards d’euros d’actifs. Le journal indique par ailleurs qu’en Afrique, LBO France va annoncer le lancement de deux coentreprises dans le capital-risque au Kenya et le capital-développement en Côte d’Ivoire.
Selon une étude réalisée par Tabula Investment Management, fournisseur britannique d’ETF obligataire, un investisseur professionnel européen sur dix estime que l’offre ESG actuelle sur le marché des ETF Fixed Income est mauvaise, et 29 % la décrivent comme moyenne. Seuls 7 % estiment qu’elle est excellente, les autres la qualifiant d’assez bonne. Ce sondage (1) a été réalisé auprès d’investisseurs professionnels basés au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie et en Suisse, qui gèrent collectivement plus de 140 milliards de dollars d’actifs. En ce qui concerne la façon dont le marché ESG des produits Fixed Income pourrait s’améliorer, 60 % des investisseurs professionnels interrogés disent qu’ils aimeraient voir davantage de produits innovants disponibles. Ils sont 54 % à souhaiter une meilleure couverture des différentes catégories d’actifs Fixed Income et 44 % à souhaiter une plus grande transparence. Quatre personnes sur dix voudraient un plus grand choix d’ETF obligataires ESG. Dans les classes d’actifs du Fixed Income qui pourraient faire l’objet de nouveaux ou de meilleurs ETF ESG, 62 % des investisseurs citent le crédit aux entreprises, suivi de 39 % pour le crédit à haut rendement et 39 % pour l’exposition aux marchés émergents. (1): Tabula Investment Management a chargé la société d'étude de marché Pureprofile d’interroger 100 investisseurs professionnels à travers l’Italie, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suisse (20 pour chaque pays). Collectivement, ils gèrent 142 milliards de dollars d’actifs, et travaillent pour des gestionnaires de fonds, des gestionnaires de fortune, des banques privées et des family offices européens. Les entretiens ont été réalisés en ligne au premier trimestre 2022.
UBS cherche à convaincre de grandes sociétés de gestion américaines de devenir de grands actionnaires. Son nouveau président, Colm Kelleher, et le directeur général, Ralph Hamers, ont organisé une série de réunions avec d’influents gestionnaires de fonds américains ces derniers mois pour qu’ils augmentent leurs participations dans la banque, selon des sources du Financial Times. Parmi ces sociétés figurent Capital Group, T Rowe Price, Wellington et Fidelity. Le conseil d’administration d’UBS s’agace du fait que la banque suisse se négocie avec une décote par rapport aux banques américaines.
La fintech de collecte de données durables ESG Book (anciennement Arabesque S-Ray) vient de lever 35 millions de dollars dans le cadre d’une série B. Le tour de table a été mené par Energy Impact Partners, avec la participation de Meridiam et Allianz X.
Credit Suisse a annoncé vendredi la conclusion d’un accord avec la société minière canadienne Bluestone Resources. Cet accord prévoit des paiements en souffrance allant jusqu’à 320 millions de dollars (302 millions d’euros) sur un total de 850 millions de dollars réclamés. Bluestone s’est engagée à effectuer à partir de ce mois-ci des paiements récurrents en espèces à ses créanciers, y compris les fonds de financement de chaînes d’approvisionnement (SCF) liés à la société d’affacturage britannique Greensill qui a fait faillite en 2021. Ces paiements pourront ensuite être redistribués aux investisseurs de ces fonds, a précisé la banque helvétique dans un communiqué. Les paiements seront partagés entre les différents créanciers, mais 81% devraient tomber dans l’escarcelle de Credit Suisse, soit un peu plus de 250 millions de dollars. L’accord reste soumis à la réalisation de certaines conditions préalables et aux approbations réglementaires d’usage.
Les ventes de logements neufs aux Etats-Unis ont enregistré une hausse inattendue en mai, un rebond qui pourrait toutefois être de courte durée en raison du niveau toujours élevé des prix et de la remontée des taux des crédits immobiliers, désormais proches de 6%. Le nombre de ventes a augmenté de 10,7% le mois dernier à 696.000 en données annualisées et ajustées des variations saisonnières, a annoncé le département du Commerce. Le chiffre d’avril a été revu à la hausse à 629.000 contre 591.000 annoncé initialement. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un niveau annualisé de 588.000 ventes pour mai.
Les fonds monétaires ont concentré l'essentiel de la collecte entre le 16 et le 22 juin alors que les dettes d'entreprises notées «investment grade» subissaient leur pire sortie hebdomadaire depuis plus de deux ans.
Il ne reste plus beaucoup de catégories de fonds refuges aux yeux des investisseurs internationaux. Entrele 16 et le 22 juin, seuls les fonds monétaires, de dettes souveraines, d’actions japonaises, et dans une moindre mesure de la tech et aurifères, ont enregistré une collecte positive, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Dans leur document de synthèse, les analystes précisent d’ailleurs que l’indicateur Bull & Bear de BofA reste au niveau «baissier maximum» («maximum bearish») c’est-à-dire le niveau zéro. Les fonds monétaires ont attiré la grande majorité des flux, avec 10,8 milliards de dollars (10,2 milliards d’euros). Viennent ensuite les fonds de dettes souveraines au nominal (+4,3 milliards de dollars) et les fonds d’actions japonaises (+2,5 milliards). Les fonds tech (+0,4 milliard) et or (+0,6 milliard) ferment la marche. Parmi les autres grands agrégats, lesfonds actions et obligations ont, eux, rendu respectivement 16,8 milliards et 23,5 milliards de dollars sur la semaine. Les auteurs du rapport rappellent que, depuis le début de l’année, les investisseurs ont retiré 190 milliards de dollars des fonds obligataires, pour placer dans le même temps 200 milliards dans les fonds actions. Dans les obligations, les fonds de dettes d’entreprises ont enregistré de très forts retraits : -16,6 milliards pour l’investment grade (plus importants rachats hebdomadaires depuis avril 2020), -5 milliards pour le haut rendement (high yield), et -2,8 milliards pour la dette émergente. Les fonds de dettes souveraines indexées à l’inflation ont aussi décollecté, avec -1 milliard de dollars. Du côté des fonds actions, ceux en actions américaines ont également connu une semaine difficile, avec un flux négatif de 17,4 milliards de dollars. Les retraits ont été principalement effectués sur les fonds de grandes et petites capitalisations, avec respectivement -5,1 milliards et -4,8 milliards de dollars. Les véhicules avec des stratégies value et croissance ont aussi fortement décollecté, avec -4 milliards pour les premiers et -2,5 milliards de dollars pour les seconds. Au final, seule la tech surnage donc dans cette zone. Dans le reste du monde, les fonds d’actions européennes ont rendu 1,1 milliard, et les fonds d’actions émergentes 0,3 milliard de dollars.
La société de gestion thématique Ixios Asset Management, qui a pris son indépendance vis-à-vis du groupe Exane l’an dernier, a affiché une collecte nette de 38 millions d’euros en 2021, indique le rapport annuel du gestionnaire consulté par NewsManagers. Les fonds Ixios Energy Metals (lancé en février 2021) et Ixios Recovery ont attiré respectivement 72,5 et 32,1 millions d’euros l’an dernier. Quant aux fonds Ixios Gold et Ixios Smart Manufacturing, ils ont décollecté à hauteur de 60,9 et 5,6 millions d’euros. Au 31 décembre 2021, les actifs sous gestion d’Ixios AM s’élevaient à 291 millions d’euros. La firme a réalisé un bénéfice de 4,1 millions d’euros l’an dernier.
Lazard Frères Gestion vient d’annoncer ce 24 juin la nomination de Louis Lamort au poste de responsable de l’activité de courtage en assurance-vie. Il a rejoint la filiale LFG Courtage depuis mai 2022. Il remplace Cécile Jardin-Hirschler, qui a fait valoir à ses droits à la retraite. Au sein de son nouveau poste, Louis Lamort est chargé du développement de l’offre d’assurance-vie, de la supervision du lien entre LFG Courtage et les assureurs partenaires, ainsi que du suivi de cette activité auprès des services de Lazard Frères Gestion et Lazard Frères Banque. Il sera rattaché à Stéphane Jacquin, associé-gérant et responsable de l’ingénierie patrimoniale. Louis Lamort arrive de la banque privée de JP Morgan, où il était responsable du marché français pour l’activité de courtage depuis 2019. Auparavant, il a travaillé chez la Banque Transatlantique, où il a occupé la fonction de spécialiste en assurance-vie puis de banquier privé. Le groupe Lazard gère 274 milliards de dollars d’encours sous gestion au sein des métiers de conseil financier et de gestion d’actifs.
Les fonds monétaires ont concentré l'essentiel de la collecte entre le 16 et le 22 juin alors que les dettes d'entreprises notées «investment grade» subissaient leur pire sortie hebdomadaire depuis plus de deux ans.
BNY Mellon Investment Management vient de recruter Emanuele Cordiano en tant que responsable des ventes institutionnelles pour l’Italie. L’intéressé est rattaché à Stefania Paolo, responsable de l’Italie de la société de gestion. A ce poste, il s’occupera des fonds de pension, caisses de prévoyance, assurances, fondations, entités religieuses et family office. Emanuele Cordiano vient de Schroders où il était dernièrement commercial senior pour les clients institutionnels.
Le milliardaire Ken Griffin transfère sa société de hedge fund Citadel de Chicago à Miami, rapporte le Wall Street Journal. Dans une lettre à ses employés, jeudi, l’homme d’affaires annonce qu’il a personnellement déménagé en Floride et que sa société, Citadel Securities, s’y installera aussi. Il écrit que la Floride offre un meilleur environnement pour les entreprises et, même s’il ne le précise pas, la criminalité fait partie des raisons qui l’ont conduit à quitter Chicago. Ken Griffin et le gouverneur de l’Illinois, J.B. Pritzker, se sont régulièrement disputé ces dernières années, dernièrement en raison de la violence grandissante à Chicago. Dans une interview accordée au Journal en avril, l’homme d’affaires avait laissé entendre qu’il pourrait transférer ses activités hors de l’Illinois en raison de la hausse du taux de criminalité et des incidents impliquant des employés dans la plus grande ville de l'État. Ken Griffin était le résident le plus fortuné de l’Illinois et son départ va porter un coup aux finances de l’Etat. Cela pénalisera aussi la scène philanthropique de Chicago, qui bénéficiait de larges dons de l’homme d’affaires.
L’association française de la gestion (AFG) change de président. Après deux mandats successifs, Eric Pinon cède sa place à Philippe Setbon, le directeur général (DG) d’Ostrum, affilié de Natixis IM, vice-président de l’AFG depuis cinq ans. Le conseil d’administration qui se réunissait hier 23 juin 2022 a voté en faveur du seul candidat qui s’était présenté. Eric Pinon, par ailleurs senior advisor de La Financière de l’Echiquier, a été élu président d’honneur comme c’est la tradition pour les anciens présidents (Yves Perrier, président d’Amundi, ou encore Paul-Henri de La Porte du Theil, ancien président de l’ex-Crédit Agricole Asset Management). Le mandat est pour une durée de trois ans. Philippe Setbon sera entouré de trois vice-présidents élus tout comme son prédécesseur. Les deux vice-présidents actuels sont maintenus, en l’occurrence Mirela Agache Durand (qui représente le collège des filiales de gestion des assureurs en tant que DG de Groupama AM) et Guillaume Dard (qui représente les sociétés de gestion entrepreneuriales en tant que DG de Montpensier Finance). Nouvelle venue pour remplacer Philippe Setbon, Fannie Wurtz, directrice du pôle Distribution & Banques Privées, des métiers Gestion Passive & Alternative chez Amundi, prendra la troisième vice-présidence. Se saisir de la gestion passive Elle représentera non seulement les filiales de gestion des établissements bancaires (Amundi étant filiale du Crédit Agricole), mais symbolise également, par son parcours, la montée en puissance de la gestion passive et des ETF en France, une représentation qui manquait un peu à l’AFG. « Avec cette nomination, l’AFG se saisit de la gestion passive et de l’articulation avec la gestion active. Il sera important de travailler en amont sur la façon dont nous voulons contribuer à façonner un écosystème favorable. Je pense par exemple à la construction des indices, et en particulier des indices verts », explique à NewsManagers Philippe Setbon. En d’autres mots, ne pas se retrouver dans une situation trop compliquée pour les sociétés de gestion au regard de l’installation de la finance verte. Et aussi de savoir comment positionner la gestion passive pour qu’elle participe positivement à la transition écologique. Fannie Wurtz aura aussi en charge les sujets liés au rayonnement international de l’AFG et à la distribution. Mirela Agache Durand sera en charge des solutions d’épargne et de la finance durable et Guillaume Dard poursuivra les travaux engagés autour de la compétitivité et de la fiscalité. Données extra-financières La feuille de route de Philippe Setbon prévoit d’adapter les travaux de l’AFG « en fonction de l’environnement et des membres », mais se veut très tournée vers la finance durable. « La finance aujourd’hui est verte ou elle n’est pas », souligne Philippe Setbon. Le nouveau président compte faire en sorte que l’AFG soit encore plus présente en amont des discussions avec les régulateurs sur les réformes en cours liées à l’extra-financier. Un des éléments clefs, selon lui, sera la donnée. « La donnée n’est pas normée sur les informations extra-financières. Or, nous avons besoin de cette matière première pour faire correctement nos choix d’investissement, insiste le président, il s’agit d’un enjeu majeur de souveraineté. Si certains imaginent encore que transformer la gestion d’actifs en gestion verte passe juste par le fait de remplir des données dans un ordinateur pour que cela ressorte plus vert, c’est sous-estimer les défis de notre secteur ». L’autre axe concerne le prix de ces données qui pèsent de plus en plus lourd dans les comptes de résultat des sociétés de gestion. Le président souhaite les rendre plus accessibles et encourager la concurrence au niveau des fournisseurs. La place de l’éducation financière, un des chevaux de bataille d’Eric Pinon, ne sera pas abandonnée puisque celui-ci sera même conseiller de l’AFG sur les questions d’éducation financière. Un sujet que Philippe Setbon considère comme très important au regard du développement de l’épargne de long terme pour la retraite. «La compétitivité des cadres règlementaires et fiscaux», sera aussi bien sûr parmi les sujets d’attention. Enfin, interrogé sur le nombre très important de sociétés de gestion (708) en France par rapport au reste de l’Europe, Philippe Setbon y voit la reconnaissance de l’expertise française dans la gestion d’actifs. Ce qui est important, selon lui, est que ces sociétés abritent physiquement des gérants sur le territoire. « C’est un élément très important du financement court terme, moyen terme et long terme de notre économie. Si nous avions les mêmes fonds gérés par des équipés basées à Londres, Singapour ou New York, alors nous n’aurions pas le même financement de l’économie », conclut-il.