La Grande-Bretagne a annoncé jeudi avoir prolongé de deux ans un ensemble de droits de douane et de quotas sur cinq produits sidérurgiques afin de protéger les producteurs locaux, une mesure qui enfreint les règles du commerce international. La ministre du Commerce, Anne-Marie Trevelyan, a déclaré au Parlement mercredi que les mesures contribueraient à défendre une industrie stratégique et que les producteurs d’acier britanniques pourraient subir un «préjudice grave» si ces mesures n'étaient pas maintenues.
Le Conseil de l’Union européenne a arrêté sa position sur la proposition relative au point d’accès unique européen (PAUE/ESAP), qui fait partie du train de mesures sur l’union des marchés des capitaux. L’objectif est de créer une plateforme d’accès unique aux informations publiques concernant les entreprises et les produits d’investissement de l’UE. Celle-ci contiendra les données déjà existantes, ainsi que des informations accessibles au public, comme les états financiers annuels, les rapports de gestion, les rapports d’audit et les rapports sur les paiements effectués au profit des gouvernements. Dans sa position, le Conseil précise que la plateforme du PAUE devrait être mise en place progressivement et que ses parties essentielles devraient être opérationnelles entre 2026 et 2030.
VanEck a lancé mercredi un ETF sur l’alimentation durable, le VanEck Sustainable Future of Food UCITS ETF, sur le London Stock Exchange et Deutsche Börse Xetra. Ce fonds est classé article 9. Ce nouvel ETF suit la performance de l’indice MVIS® Global Future of Food ESG, qui comprend uniquement les entreprises qui dégagent au moins 50 % (25 % pour les composants actuels) de leurs revenus dans le secteur alimentaire ou avec des technologies agricoles innovantes. Les entreprises qui produisent des aliments biologiques et celles qui ont des normes élevées en matière de gaspillage alimentaire, de sécurité alimentaire ou d’impact environnemental sont également incluses dans l’indice, qui prend aussi en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Les opportunités d’investissement sont principalement offertes par les protéines alternatives, les nouveaux types de produits laitiers et les technologies utilisées pour produire ces aliments. Dans sa sélection de titres, VanEck se concentre donc sur les domaines suivants : la technologie alimentaire, l’agriculture de précision et l’agriculture durable. «La production d’aliments, en particulier la viande, nuit à la fois à l’environnement et à la santé. Cela est dû aux engrais, aux désherbants et autres additifs artificiels contenus dans l’alimentation du bétail, aux hormones utilisées pour élever les animaux de boucherie, à la déforestation pour faire de la place aux exploitations agricoles, à la pollution atmosphérique liée aux longs trajets de transport et aux émissions de méthane des grandes exploitations», explique Martijn Rozemuller, directeur général de VanEck Europe. «Sans de profonds changements dans l’agriculture et la production alimentaire, le monde ne sera pas en mesure d’arrêter le changement climatique. Compte tenu de tout cela, les consommateurs du monde entier exigent désormais des alternatives», ajoute-t-il. Le thème de l’alimentation durable a déjà inspiré d’autres sociétés de gestion. C’est notamment le cas de Schroders ou RobecoSAM.
Un fonds d’investissement de la société de gestion Amundi a acquis l’intégralité de la première obligation verte internationale émise ce lundi par le groupe financier péruvien Credicorp Capital, qui dispose d’une activité de gestion d’actifs. Cette obligation, d’une valeur de 30 millions de dollars, a été souscrite à 100% par le fonds Amundi Planet - Emerging Green One. La somme levée doit servir au financement de projets de développement d’usines de production écoresponsables.
Lazard Frères Gestion vient d’annoncer la labellisation ISR de trois nouveaux fonds, dont deux fonds obligataires et un fonds actions. Du côté des fonds obligataires, il s’agit des véhicules Lazard Sustainable Euro Short Duration et Lazard Sustainable Euro Credit. Le premier investit dans des titres de maturité court, comptant 334 millions d’euros d’encours sous gestion au 31 mai 2022. Le second fonds investit dans des dettes d’entreprises, totalisant 74 millions d’euros d’encours sous gestion à la même période. Le fonds actions, dénommé Lazard Equity Inflation SRI, investit en actions internationales et comptait 76 millions d’euros d’encours sous gestion. La société de gestion gère désormais 14 fonds bénéficiant du label ISR, dont sept fonds actions, cinq fonds obligataires et deux fonds diversifiés, représentant 7,1 milliards d’euros d’encours sous gestion à fin mai 2022.
Le directeur des affaires internes («corporate affairs») de M&G plc, Richard Miles, a annoncé son départ de l’entreprise britannique après 13 années de services. L’intéressé, qui a auparavant dirigé la communication de M&G Prudential et M&G Investments, retourne à sa profession d’origine, celle de journaliste. Il avait notamment travaillé pour le Guardian et The Times dans les années 90-2000.
La Grande-Bretagne a annoncé jeudi avoir prolongé de deux ans un ensemble de droits de douane et de quotas sur cinq produits sidérurgiques afin de protéger les producteurs locaux, une mesure qui enfreint les règles du commerce international. La Ministre du Commerce, Anne-Marie Trevelyan, a déclaré au Parlement mercredi que les mesures contribueraient à défendre une industrie stratégique et que les producteurs d’acier britanniques pourraient subir un « préjudice grave » si ces mesures n'étaient pas maintenues.
Après deux ans de scandales en tous genres, Credit Suisse entame son opération rédemption. Le mouton noir de la finance européenne a tenu ce mardi 28 juin une journée spéciale pour ses investisseurs. Le but: les convaincre qu’un «nouveau Credit Suisse plus résilient» est possible. «Je sais que les 18 derniers mois ont été difficiles, mais nous cherchons à rebâtir et stabiliser Credit Suisse», a déclaré en préambule son directeur général Thomas Gottstein. Baptisé Deep Dive Investors, ou «le grand plongeondes investisseurs», cet événement avait été annoncé à la suite d’un nouvel avertissement sur résultat le 8 juin. Le troisième depuis le début de l’année. Credit Suisse avait alors promis de faire toute la lumière sur sa stratégie et notamment sur son plan de réduction des coûts annoncé l’an dernier. La banque zurichoise prévoit de réaliser 1 à 1,5 milliard de francs suisses d’économies «structurelles» chaque année d’ici à 2024. Un objectif sur lequel elle a déclaré vouloir accélérer. 600 millions d'économies supplémentaires Ce sont ses investissements dans la technologie qui lui permettront de dégager des économies supplémentaires, de l’ordre de 200 millions de francs suisses en 2023 grâce à la centralisation de ses plateformes et à l’automatisation de certaines tâches. Credit Suisse devrait économiser «à moyen terme» 400 millions de francs suisses supplémentaires grâce à ses efforts en matière technologique, notamment le développement d’applications natives dans le cloud, a précisé sa nouvelle responsable de la technologie et des opérations Joanne Hannaford, fraîchement recrutée après 24 années passées chez Goldman Sachs. Credit Suisse a récemment fait le ménage dans son équipe de direction, dont elle a renouvelé la moitié des membres. Le nouveau patron de la gestion de fortune, Francesco de Ferrari, s’exprimait également pour la première fois depuis sa prise de poste en janvier dernier. Il a détaillé les ambitions de la nouvelle unité, dont l’organisation a été simplifiée et unifiée. L’accent sera mis sur les vingtmarchés enregistrant la plus forte croissance. Credit Suisse, qui finalise sa sortie d’Afrique sub-saharienne, se dit prêt à quitter d’autres zones géographiques. Avec son «approche de banque des entrepreneurs», Credit Suisse vise notamment à «accompagner la transition générationnelle» au sein de sa clientèle fortunée, a expliqué Francesco de Ferrari. La hausse des taux devrait générer 800 millions de francs suisses de revenus supplémentaires en 2024 dans la gestion de fortune, estime la banque. Le poids des incertitudes macroéconomiques Mais les incertitudes macroéconomiques et géopolitiques pourraient bien enrayer son plan de marche. Credit Suisse a annoncé en novembre dernier vouloir réduire la voilure sur sa banque d’investissement pour redéployer trois milliards de francs suisses de capital sur la gestion de fortune d’ici à 2024. S’ils maintiennent ces ambitions, ses dirigeants se montrent prudents. «Il est clair que le rythme auquel vous verrez certaines initiatives se mettre en place doit être tempéré au vu de l’environnement de marché», a souligné Francesco de Ferrari. Thomas Gottstein a, quant à lui, reconnu que le changement d’attitude des clients pouvait peser sur cet objectif. «Nous avons observé un mouvement important de réduction de l’exposition au risque au cours des derniers trimestres, sans doute plus important que ce que nous prévoyions en novembre», a-t-il déclaré. Depuis le début de l’année, Credit Suisse a vu sa valorisation boursière reculer de 37%, une décote de plus de 15% par rapport à l’indice Eurostoxx des banques européennes. Mardi, peu après la clôture de son Deep Dive investorsDay, l’action prenait 0,9%, reflétant l’accueil mitigé de ces nouvelles annonces.
La Commission européenne vient de clôturer sa consultation publique sur le futur des retenues à la source sur les distributions de dividendes au sein des marchés de l’Union européenne. Un futur que l’association des gestionnaires d’actifs européens (Efama) rêve harmonieux depuis plusieurs années comme elle l’a rappelé dans sa réponse vendredi dernier à la Commission européenne. Un rêve qui reste pour l’heure une chimère. La retenue à la source des dividendes et les procédures de récupération de retenues à la source prélevées à tort, telles qu’elles existent dans leur forme actuelle en Europe, peuvent s’avérer un frein pour investir sur le continent. Les taux de retenue à la source, les règles d’application, la définition des entités éligibles à la récupération de retenues à la source de dividendes diffèrent d’un pays membre à l’autre. Procédures longues et coûteuses La fintech britannique Goal Group, spécialiste du sujet, estimait que les investisseurs transfrontaliers européens avaient renoncé à 6,86 milliards de dollars de retenues à la source injustement perçues par diverses autorités fiscales en Europe en 2020 alors qu’ils étaient en droit de la récupérer via des procédures de recouvrement légales.Cet abandon s’explique par le fait que les procédures de récupération de retenues à la source prélevées à tort ou en surplus, quand il en existe, sont longues et extrêmement coûteuses. Elles finissent régulièrement devant les tribunaux comme la Cour de justice de l’Union européenne. Cette dernière a récemment répété dans plusieurs décisions qu’une Sicav luxembourgeoise et un fonds local ne devaient pas être traités de manière différente sur le plan fiscal, ouvrant parfois la voie à un remboursement du trop-perçu de taxes aux fonds et gestionnaires concernés. Cependant, lorsqu’elles arrivent à leur terme, ces procédures ne donnent lieu, dans la plupart des cas, qu’à un remboursement partiel. Les pays européens dans lesquels les processus de récupération de retenues à la source sont identifiés comme étant «problématiques» peuvent amener à un exode des investisseurs sur ces marchés, prévient l’Efama dans sa réponse à la Commission européenne. Les autorités fiscales des pays nordiques, d’Allemagne,d’Espagneou encoredu Portugal ont particulièrement été ciblées par de telles procédures ces dernières années. La France n’a pas été épargnée, ces affaires se réglant fréquemment soit au tribunal administratif de Montreuil soit à la cour administrative d’appel de Versailles. L’association relève aussi que les performances des fonds européens, affaiblies car impactées par des retenues à la source de dividendes injustifiées, peuvent conduire des investisseurs à réduire leur exposition aux actions européennes au profit d’autres régions géographiques comme l’Amérique du Nord. Selon Goal Group, la récupération d’une partie de la retenue à la source par les fonds d’investissement augmente le rendement d’au moins 25 points de base par an. Abolition ou taux unique à 15% La Commission européenne avait visé mi-2022 pour formaliser sa proposition d’un système standardisé pan-européen de réduction de retenue à la source de l’harmonisation des formes et définitions fiscales.L’institution veut en finir avec le phénomène de double taxation des fonds d’investissement et améliorer les procédures de récupération de retenues à la source prélevées en surplus au mépris des clauses des conventions de double taxation entre Etats membres. «Les problèmes liés aux retenues à la source de dividendes peuvent être résolus par une exonération de taxe locale, une convention d’allègement de retenue à la source et/ou des processus de récupération de retenues à la source. L’industrie de la gestion d’actifs préfère un système de réduction de retenue à la source des dividendes. L’Efama estime par ailleurs que les fonds d’investissement doivent bénéficier d’une manière générale des conventions de double imposition, afin que les fonds eux-mêmes puissent en réclamer les avantages en leur nom propre »,explique l’Efama. Le lobby entend plaider l’abolition des retenues à la source des dividendes payés aux fonds Ucits et alternatifs (FIA). Mais si cela n’est pas faisable, elle défendra un taux unique de retenue à la source plafonné à 15% sur les dividendes payés à ces fonds dans l’ensemble des marchés de l’UE ainsi que la reconnaissance du droit conventionnel des fonds Ucits et des véhicules d’investissement locaux. En d’autres termes, un fonds d’investissement doit être considéré comme le principal bénéficiaire sans autre critère requis. Dans ce cas, les autorités fiscales ne demanderaient plus par exemple des informations sur les résidences des investisseurs finaux. Pour l’organisation, cela devrait profiter autant aux fonds d’investissement européens que non-européens. Remboursement dans un temps imparti Même s’ils notent les efforts faits dans plusieurs juridictions, les gestionnaires européens souhaitent par ailleurs l’harmonisation et la digitalisation des procédures de récupération de retenues à la source. En clair, un processus unique avec un formulaire unique qui éviterait une procédure par juridiction. Aussi souhaitent-ils que les Etats membres envisagent l’introduction d’une période de temps définie – par exemple un an – pour que les autorités fiscales répondent aux demandes de récupération de retenues à la source des fonds et les rembourser. Dans certains cas, des fonds ont dû attendre 7 à 8 ans avant d’être partiellement remboursés en raison de batailles judiciaires avec des autorités fiscales. En cas de dépassement de ce laps de temps imposé, des intérêts courus devraient être réglés en plus par les autorités fiscales, selon l’Efama. Le dernier point abordé par l’association des gestionnaires d’actifs européens concerne la conduite des procédures de récupération des retenues à la source par des intermédiaires financiers spécialisés.Pour l’Efama, il doit être très clair pour les autorités fiscales que ces demandes de récupération émanent de l’investisseur qui est le bénéficiaire final mais que les intermédiaires financiers facilitent ces démarches en agissant pour le compte de l’investisseur. «Le fait de ne pas autoriser ces intermédiaires financiers à déposer des réclamations au nom des investisseurs créerait une inefficacité dramatique, car les investisseurs n’auraient pas les connaissances, la technologie/les systèmes ou le réseau/les connexions de marché nécessaires pour le faire eux-mêmes», avertit l’Efama.
Amundi vient de mettre la main sur le robo advisor autrichien Savity. La transaction a été effectuée par la filiale Amundi Autriche, qui a acquis la totalité du capital de Finventum GmbH, la société créatrice de la plateforme, auprès de la banque locale Bawag PSK, qui avait pris 49% des parts en 2019, et des fondateurs de la société. «Après l’acquisition, les clients de Savity bénéficieront de l’expertise étendue et globale d’Amundi en matière d’investissement pour gérer des portefeuilles diversifiés et efficaces», indique la société dans un communiqué. L’outil a été fondé il y a six ans, et est utilisé par les clients des banques Bawag et Easybank. Il propose quatre formules d’investissement (croissance, ETF, vert, et via des fonds gérés activement). Le ticket d’entrée s'élève à 3.000 euros, à l’exception de la formule investie en fonds actifs, où il s'élève à 10.000 euros.
Jim Chanos, le gérant connu pour avoir prédit la faillite d’Enron, parie contre les centre de données qui, selon lui, font face à la concurrence grandissante des géants de la tech (Amazon, Google et Microsoft) qui ont autrefois été leurs plus gros clients, rapporte le Financial Times. Et ce, alors que le cloud prend de l’ampleur. Le gérant lève plusieurs centaines de millions de dollars pour un fonds qui prendra des positions vendeuses dans les Reits cotés aux Etats-Unis. «Le vrai problème pour les Reits de centre de données est l’obsolescence technique», explique Jim Chanos. «Leurs trois plus gros clients deviennent leurs plus gros concurrents. Et quand vos plus gros concurrents sont trois des concurrents les plus vicieux dans le monde, alors vous avez un problème».
Vincent Passa vient de rejoindre la banque privée allemande Berenberg, a appris NewsManagers. L’ancien directeur France de Legg Mason y est arrivé comme commercial senior (senior sales) à Paris, avec pour mission de continuer à développer la gestion d’actifs de la banque sur le marché français. Il succède à Marie Fournier, partie monter le bureau français d’une autre société de gestion allemande, Lupus Alpha Asset Management. Vincent Passa travaillera avec Maximilian Riesser, un commercial également basé à Paris, et Franck Sabbah, le responsable des activités européennes de Berenberg, qui a ouvert les portes de la distribution internationale de la banque il y a cinq ans depuis la Suisse. Vincent Passa est bien connu du petit monde parisien de la gestion d’actifs. Il arrive en provenance de la Banque Cantonale de Genève (France) où il était directeur de la distribution depuis 2018. Avant cela, il fut pendant près de dix ans directeur du bureau de Paris de Legg Mason (désormais dans le giron de Franklin Templeton), en charge de la France et du Benelux. Il a également travaillé chez BlackRock France et BNP Paribas. Connue pour sa recherche actions sur les petites et moyennes valeurs, Berenberg a développé depuis 2017 une activité de gestion d’actifs à la faveur du recrutement d’une équipe de dix analystes-gérants d’Allianz Global Investors. Dirigée par Matthias Born, gérant emblématique du style croissance/qualité, cette équipe a lancé une franchise actions européennes de croissance au sein de la banque Berenberg. Cinq ans plus tard, l’équipe affiche environ 6 milliards d’euros d’encours sous gestion répartis sur dix fonds.
A trois ans, Thematics Asset Management affiche une belle courbe de croissance. La société spécialisée dans la gestion thématique pèse environ 4 milliards d’euros d’encours au 30 mai 2022. Elle avait été lancée fin 2018 par six anciens de Pictet avec 150 millions d’euros d’amorçage de Natixis Investment Managers, son actionnaire à 50,1 %. La boutique est donc sur la bonne voie pour atteindre son objectif de 5 milliards d’euros sous gestion annoncé lors de son lancement, même si, depuis fin mai, les encours ont légèrement reculé dans le sillage de la baisse des marchés.
La maison Laplace est à peine mise sur pieds qu’un nouvel acteur la rejoint déjà. C’est au tour de Lector Consulting, CGP de 140 millions d’encours basé à Bordeaux, d’entrer dans le giron du pôle de conseil en gestion privée et gestion de fortune du groupe Crystal. Charles-Henri Pignol, dirigeant du cabinet de la Nouvelle-Aquitaine, est nommé directeur associé senior de la place. Laplace, de son côté, renforce un peu plus sa présence dans les grandes métropoles françaises avec cette acquisition. La stratégie du groupe Crystal est simple : se positionner commele leader de la gestion privée en France. Il compte aujourd’hui 6,6 milliards d’euros d’actifs conseillés auprès de 20.000 familles par 350 collaborateurspour 80 millions d’euros de chiffre d’affaires. «Au sein de cet ensemble, Laplace doit constituer une marque référente dans les activités de gestion de fortune et demulti familyoffice, indiquait en février à L’Agefi Actifs Benoist Lombard, président de Laplace. Notre cœur de cible sont les particuliers disposant entre 500.000euros et plusieurs dizaines de millions d’euros d’actifs financiers.L’objectif est de tutoyer les 10 milliards d’euros d’actifs conseillés d’ici à la fin 2022 grâce à la croissance externe et organique»
Le distributeur en ligne de contrats d’assurance vie verts Goodvest a annoncé ce 28 juin étendre sa levée de fonds participative pour atteindre 500.000 euros, contre 250.000 initialement prévus. La première levée a été lancéele 22 juin dernier auprès de la « communauté Goodvest ». Le montant cible initial avait été atteint en deux heures, assure la fintech, qui a reçu les fonds de la part de de 900 investisseurs pré-inscrits. Ces 500.000 euros s’ajouteront à une première levée de fonds de 2 millions d’euros en seed réalisée le mois dernier auprès d’investisseurs tels que Super Capital VC, Globivest et des business angels. Goodvest a été fondée à Paris en 2020 par Joseph Choueifaty, le fils du fondateur de Tobam Yves Choueifaty, et Antoine Bénéteau. L’entreprise compte aujourd’hui une équipe de 15 personnes.
Invesco a annoncé ce 28 juin le lancement de deux ETF ESG d’obligations d’entreprises libellées en euros. DénommésInvesco EUR Corporate Bond ESG Multi-Factor Ucits ETF etInvesco EUR Corporate Bond ESG Short Duration Multi-Factor Ucits ETF, ils sont géréspar l'équipe Invesco Quantitative Strategies. «La performance de ces deux ETF pourra être comparée aux indices Bloomberg Euro Corporate Bond appropriés, mais uniquement à des fins de comparaison », indique Invesco dans un communiqué. Ces ETF investiront dans un portefeuille d’obligations d’entreprises non garanties, principalement à taux fixe, libellées en euros et provenant d'émetteurs mondiaux bénéficiant d’une notation de crédit «investment grade», sur l’ensemble du spectre des maturités ou, pour l’ETF Short Duration, uniquement celles dont l'échéance ne dépasse pas cinq ans. Jusqu'à 30 % de chaque portefeuille pourra être investi dans des obligations d’entreprises non garanties libellées dans d’autres devises, le risque de change étant couvert en euros à la discrétion du gérant. Les titres sont sélectionnés en fonction de leur conformité à la politique ESG du fonds et de leur attractivité déterminée par le modèle d’investissement quantitatif de la société. La politique ESG intègre à la fois des critères d’exclusion et une approche «best in class» basée sur le système de notation propriétaire du gérant. Les titres éligibles restants sont alors jugés selon trois facteurs principaux quantitatifs : valeur, faible volatilité et carry. Des portefeuilles individuels sont créés sur la base de chacun de ces trois facteurs, puis combinés pour obtenir un niveau de risque égal pour chaque facteur. Cette superposition de facteurs vise à atténuer les déséquilibres factoriels potentiels induits par les critères ESG.
Andrew Formica, directeur général de la société de gestion britannique Jupiter Fund Management, a informé le conseil d’administration de son intention de démissionner de ses fonctions à compter du 1er octobre 2022, a indiqué le groupe mardi dans un communiqué. En poste depuis 2019, l’Australien souhaite retourner dans son pays d’origine avec sa famille. Il sera remplacé au poste de directeur général par Matthew Beesley, l’actuel responsable des investissements du groupe, arrivé en janvier en provenance d’Artemis. Sous réserve que sa nomination soit approuvée, Matthew Beesley est promu directeur général adjoint et nommé au conseil d’administration de Jupiter avec effet immédiat.
Talence Gestion vient d’accueillir Eric Frénois au poste de gérant privé. L’intéressé était depuis 2011 directeur de la gestion sous mandat de Dorval Asset Management. La société de gestion annonce par ailleurs avoir recruté trois collaborateurs au sein de son bureau parisien depuis le début de l’année. Sixtine Morizot intègre l’équipe commerciale en tant que chargée de clientèle privée. Précédemment chez Mansartis où elle y a développé un portefeuille d’environ 350 clients haut de gamme, elle accompagnera les clients particuliers dans la mise en œuvre d’une stratégie patrimoniale et fiscale. Par ailleurs, Marie-Louise de La Iglesia et Bastien Doussy de Menditte ont été recrutés au poste d’assistant gérant privé.
Eastspring Investments vient d’embaucher Terence Lim au poste de directeur des risques à partir d’août. Basé à Singapour, il sera rattaché à Seck Wai-Kwong, le directeur général. Au sein de ce nouveau poste, il sera chargé de la supervision de la compliance, du risque et de la gouvernance à travers Eastspring. Terence Lim arrive d’abrdn, où il était directeur des risques pour l’Asie Pacifique depuis 2017. Il a rejoint la société de gestion écossaise en 2016 comme directeur de la conformité et des risques pour cette région. Auparavant, il a été directeur adjoint de la conformité pour l’Asie et directeur de la conformité à Singapour chez Macquarie Group. Il a occupé plusieurs postes comme directeur et associé juridique sénior au sein des cabinets du conseil malaisiennes et singapouriens. A travers cette réorganisation, Eastspring a également promu Janelle Yeo, jusqu’ici directrice de la stratégie corporate, au rang de directrice des finances. Entrée chez Eastspring comme directrice pour la stratégie corporate en 2008, elle a été directrice des finances pour la filiale taïwanaise entre 2014 et 2019. Elle a été nommée directrice générale intermédiaire pour cette filiale ainsi que directrice de la stratégie corporate en 2019. Auparavant, elle a travaillé chez Oliver Wyman comme consultante, ainsi que directrice adjointe pour la supervision bancaire au sein du régulateur singapourien Monetary Authority of Singapore (MAS). Janelle Yeo et Terence Lim vont rejoindre le comité de gestion exécutif.
Les hedge funds spécialisés sur les marchés émergents vivent une année 2022 compliquée, selon les données du fournisseur américain de recherche et d’indices sur les hedge funds HFR. Ceux-ci sont plombés par une conjonction de facteurs dont le conflit russo-ukrainien, l’inflation, la remontée des taux, les problèmes d’approvisionnement et le ralentissement de la croissance mondiale. Parmi les nombreux indices de HFR reflétant les performances de divers types de hedge funds, celui sur les hedge funds investis principalement sur les marchés émergents a subi cinq mois de baisse consécutifs. Sa performance a chuté de 10,2% entre début janvier et fin mai 2022. Excepté la performance de l’indice sur les hedge funds majoritairement exposés aux actifs des pays d’Amérique latine (HFRIEM: Latin America), qui se situe en territoire positif à fin mai (+6,9%) en partie grâce à la hausse des prix du pétrole, celles des autres indices régionaux sont dans le rouge. A commencer par celle de l’indice HFRI EM: Russia/Eastern Europe, qui mesure la performance des hedge funds majoritairement exposés aux actifs russes et des marchés d’Europe de l’Est. Sa performance a plongé de 50,6% entre janvier et avril en raison des troubles engendrés par la fermeture de la Bourse de Moscou et les fluctuations du rouble. L’indice s’est néanmoins repris en mai. A fin mai, la baisse de l’indice par rapport à début janvier était de -43,3% selon les données de HFR. Les indices de HFR mesurant les performances des hedge funds investis sur la Chine et l’Asie hors Japon ont connu, de leur côté, des baisses de 17,6% et de 14,1% entre janvier et mai 2022 tandis que l’indice des hedge funds investis sur l’Inde a perdu 10,2% sur la même période. L’indice des hedge funds investis sur les actifs de pays moyen-orientaux et nord-africains limite la casse avec une baisse de -2,4% observée sur la période. Les hedge funds cryptos mal-en-point Hors hedge funds investis sur les marchés émergents, les hedge funds spécialisés sur les cryptomonnaies ont également vu la performance de leur indice dégringoler entre janvier et mai (-35,3%) après une année 2021 record pour l’indice (+240,6% sur 2021). L’indice phare de HFR, HFRI 500 Fund Weighted Composite Index, a baissé de 1,4% entre début janvier et fin mai 2022. Cet indicecouvre les performances des plus gros hedge funds fournissant leurs données à HFR, ouverts aux investissements et offrant une liquidité trimestrielle ou mensuelle. Les composants de l’indice, recalculé sur une base trimestrielle, sont classés en fonction de leur stratégie (equity hedge, event driven, macro, relative value, risk premia). Les hedge funds macro restent les grands gagnants de l’environnement actuel, l’indice HFRI 500 Macro Index ayant progressé de 14,3% sur les cinq premiers mois de 2022.
L’ancien directeur des ventes institutionnelles internationales de La Financière de l’Echiquier (LFDE) Maxime Alazet a annoncé, ce mardi, son arrivée au sein de la cryptobanque européenne Coinhouse sur le réseau social LinkedIn. Maxime Alazet y occupera le poste de responsable des partenariats avec pour mission de «faire du marché de la crypto une réalité pour tous les investisseurs professionnels». Maxime Alazet a passé plus de 11 ans au sein de l'équipe de ventes de LFDE dans laquelle il a occupé divers postes.
Le directeur général de la société de gestion britannique Jupiter Fund Management, Andrew Formica, a informé le conseil d’administration de la firme de son intention de démissionner de ses fonctions à compter du 1er octobre 2022, a indiqué Jupiter ce mardi dans un communiqué. Andrew Formica sera remplacé au poste de directeur général par Matthew Beesley, actuel responsable des investissements du groupe, sous réserve que sa nomination soit approuvée. En attendant, Matthew Beesley est promu directeur général adjoint et nommé au conseil d’administration de Jupiter avec effet immédiat. Il conservera ses fonctions de responsable des investissements durant la transition. Matthew Beesley a rejoint Jupiter en janvier dernier en provenance d’Artemis où il était responsable des investissements. Il a également été directeur des investissements et des actions au sein de GAM Investments ainsi que directeur des actions internationales chez Henderson Global Investors. Directeur général de Jupiter depuis 2019, Andrew Formica souhaite retourner en Australie, pays dont il est originaire, avec sa famille. Il estime qu’après avoir achevé la phase initiale de transformation de Jupiter, le moment est venu pour lui de passer la main. Après sa relocalisation en Australie, programmée à la suite de son départ en octobre, Andrew Formica restera lié à Jupiter jusqu’au 30 juin 2023. Ce, afin qu’il aide la firme sur plusieurs objectifs stratégiques, dont le soutien à l’activité asiatique de Jupiter et au développement de l’offre du gestionnaire britannique sur le marché australien. Il continuera également de siéger au conseil d’administration de NZS Capital en tant que représentant de Jupiter. La mauvaise passe de Jupiter Jupiter précise qu’Andrew Formica continuera de toucher le même salaire entre octobre 2022 et juin 2023 et qu’il sera éligible à un bonus pour 2022 mais pas pour 2023. La firme indique que la démission d’Andrew Formica n’implique aucune autre forme de rémunération. Quant à Matthew Beesley, il touchera un salaire annuel de 455.000 livres avec un possible bonus pouvant représenter un maximum de 425% de son salaire et un intéressement de long terme pouvant atteindre jusqu’à 375% de son salaire. Sa rémunération annuelle en tant que directeur général adjoint sera de 300.000 livres. Le gestionnaire britannique, coté à la Bourse de Londres, traverse une mauvaise passe ces dernières années.Le départ d’Andrew Formica est le dernier d’une longue liste. La firme, qui avait annoncé un plan de 90 suppressions d’emplois début 2021, a perdu notamment son directeur des investissements et son responsable mondial de la distribution l’année dernière en plus de départs de gérants clés survenus en 2020. Jon Little, ancien membre du conseil d’administration de Jupiter, avait sévèrement critiqué la stratégie et l'équipe dirigeante du gestionnaire dans une lettre ouverte à sa présidente Nichola Pease le 6 mai dernier. Selon l’ex-directeur non exécutif de novembre 2011 à octobre 2016, Jupiter s’est «égaré en chemin» et le recrutement d’Andrew Formica, ancien co-directeur général de Janus Henderson, comme directeur général en 2019 était une «erreur». Il reproche à Andrew Formica de n’avoir pas atteint les objectifs sur les métriques clés tels que la collecte nette, les rendements des actionnaires ou encore la rentabilité des capitaux propres.
Jean-René Giraud, le PDG et fondateur de Trackinsight, une société qui conseille les investisseurs sur leur allocation en fonds indiciels cotés (ETF), est décédé brutalement d’une crise cardiaque dans la soirée du 16 juin, a annoncé Trackinsight sur son compte Linkedin. «Tous ceux qui ont eu la chance de travailler avec lui, de le connaître de près, ont été témoins de sa grande générosité et de l’attention sincère qu’il portait aux personnes. Il a dirigé Trackinsight avec énergie et passion, travaillant en partenariat étroit avec les leaders du secteur pour aider à apporter plus de clarté, de perspicacité et de connaissances aux investisseurs ETF du monde entier» , écrit la société. Le post, où l’on voit l’image de Jean-René Giraud sur la tour de Time Square de New York, a suscité la réaction de plusieurs centaines de personnes sur Linkedin. Tous rendent hommage au fondateur de cette société fondée en 2014 pour la baser à Biot, près d’Antibes. «Jean-René aura marqué de son empreinte le monde financier par une capacité hors norme à mettre en application des innovations utiles aux investisseurs», écrit ainsi Olivier Christe, conseiller investisseurs institutionnels à la Banque cantonale de Genève. «Une personne rare sur le marché européen des ETF. Un entrepreneur qui s’efforçait de développer une entreprise très prospère et d’apporter une valeur ajoutée à un secteur qui a besoin de plus de solutions comme la sienne», écrit de son côté Hector McNeil, co-directeur général et fondateur de HANetf. «Merci pour ton énergie et ta passion pour tout ce qui touche aux ETF», commente Tom Stephens, co-responsable des marchés de capitaux et ETF chez JP Morgan AM. La direction de L’Agefi et l’ensemble de ses collaborateurs qui ont eu l’occasion de travailler avec Jean-René Giraud sont profondément touchés par sa disparition soudaine et présentent toutes ses condoléances à sa famille. «Je connaissais Jean-René depuis plus de 15 ans et je garderai en mémoire son courage, sa bonne humeur et la chaleur humaine qu’il dégageait ", exprime François Robin, directeur général délégué de L’Agefi, maison-mère de NewsManagers.
Même si l’Europe a été en retard en matière de Spac, cela n’a pas empêché de nombreuses personnalités du secteur de se lancer dans ces coquilles vides qui lèvent des fonds pour racheter des entreprises non cotées et leur ouvrir les portes de la Bourse, écrit le FT. Parmi elles figurent Bernard Arnault, François Pinault, Jean-Pierre Mustier, Sergio Ermotti, Tidjane Thiam et Martin Blessing. Mais sur les 66 Spac qui se sont introduits en Bourse depuis le début 2020, seulement treize ont trouvé une société avec laquelle fusionner, selon Dealogic. Sur ce total, huit opérations ont été menées à bien. Selon un responsable M&A d’une banque européenne, nombre de Spac souffrent de la perte d’intérêt des investisseurs.
Quatre entrepreneurs européens ont lancé un fonds de 250 millions d’euros pour soutenir des start-up de la tech dans la région, rapporte le Financial Times. Appelé Plural, le fonds compte parmi ses co-fondateur Taavet Hinrilus, co-fondateur de Wise, Ian Hogarth, co-fondateur de Songkick, Sten Tamkivi, co-fondateur de Teleport, et Khaled Helioui, l’ancien directeur général de Bigpoint. Le groupe vise à investir dans plus de 25 start-up sur les 18 prochains mois, prenant des participations «early stage» entre 1 million et 10 millions d’euros.
La jeune pousse de gestion de fortune Colbr accélère. Ses deux fondateurs Romain Joudelat et Gustav Sonden, deux anciens de Corum, ont entamé un tour de table en vue de lever un million d’euros cet été, a appris L’Agefi Actifs. «Nous avons déjà sécurisé une bonne partie du montant cible, notamment auprès de business angels et de clients», indique Gustav Sonden. Ce capital sera notamment utilisé pour financer le développement d’outils technologiques. Pour répondre à ce défi, Colbr s’est renforcé avec l’arrivée de Mickael Juvenelle comme nouvel associé et directeur technologique. Celui-ci arrive de Tikehau Capital, dont il était IT business manager depuis huit ans. Dans ses nouvelles fonctions, il sera notamment chargé de créer une application maison d’agrégation de comptes et de placements, d’améliorer le parcours client en ligne, et d’automatiser les contraintes réglementaires. Il devrait être prochainement rejoint par deux développeurs informatiques. L’entreprise, qui se perçoit comme la première «néo-banque privée», mise beaucoup sur la fluidité du parcours client en ligne afin de séduire des millenials connectés. «Nous avons jusqu’ici rencontré très peu de nos clients en physique. Presque tous les rendez-vous se sont faits en ‘visio’», raconte Romain Joudelat. Son offre est encore fortement orientée vers une clientèle aisée. Avec un seuil d’entrée de 50000 euros d’encours conseillés, et 500000 euros pour l’offre «family office», nous sommes bien loin des robo advisors. Mais les deux entrepreneurs comptent toutefois abaisser cette limite au fur et à mesure de leurs investissements technologiques. Ils réfléchissent également à utiliser de l’intelligence artificielle pour exploiter les données collectées dans le cadre du conseil patrimonial. 22 millions d’euros d’encours conseillés Attentifs au mouvement de consolidation dans la gestion de patrimoine, les deux associés estiment que le secteur va désormais se diviser entre de grandes structures capables d’absorber les coûts réglementaires, et les petits acteurs sans passif informatique, capables de développer des outils innovants et de s’adresser aux épargnants de la génération Y. Mais la jeunesse de leur entreprise n’a pas effrayé certains prospecteurs. «Nous recevons beaucoup d’appels de petites banques d’affaires pour savoir si nous voulons vendre notre société ou en racheter d’autres», s’amuse Romain Joudelat. Il faut dire qu’avec 22 millions d’euros d’encours sous conseils (dont un tiers en placements financiers), leur portefeuille client entre déjà dans les critères de rachat des grands groupes. Dans une fintech, il n’y a pas que l’informatique qui compte. La croissance indépendante de l’entreprise va donc également se faire via des recrutements dans les départements financier et marketing. Un gérant de fortune senior devrait ainsi rejoindre la société d’ici la fin de l’été, ainsi qu’un analyste de supports d’investissements, et deux rédacteurs de contenus. «Nous avons été étonnés en bien par la qualité des profils que nous avons reçu pour les postes en gestion de fortune et en analyse financière», relate Gustav Sonden, citant pêle-mêle des CV de banquiers privés de France et de Suisse, et de multiples titulaires de la certification CFA. La start-up a également mis en place un comité stratégique composé de trois membres, par ailleurs actionnaires de Colbr: Etienne Gorgeon, associé-gérant chez Sanso IS, Vincent Ravat, directeur général du groupe coté Mercialys, et Raphaël Prat, cofondateur et directeur technologique de TokyWoky.
Atlas Merchant Capital, la société de private equity de Bob Diamond, a passé un accord avec le Qatar pour financer un nouveau véhicule d’actifs en difficulté, rapporte le Financial Times. Il a obtenu un engagement non contraignant de 100 millions de dollars de la part du Qatar Financial Centre. Le nouveau fonds, qui sera conseillé par Atlas Merchant, cherche à lever 1,5 milliard de dollars auprès d’autres investisseurs institutionnels avant son closing l’an prochain.