La sociétéde gestion américaine BlackRock vient de perdre Ricky Tang, directeur et stratégiste multi-actifs pour les clients institutionnels en Asie. Il vient de rejoindre le groupe financier hongkongais Value Partners comme managing director et co-directeur de la gestion des portefeuilles de clients. Au sein de ce nouveau poste, Ricky Tang sera chargé de la stratégie produits pour les divisions obligations et multi-actifs. Basé à Hong Kong, Ricky Tang sera rattaché à Louis So, co-président et co-directeur des investissements du groupe ainsi que June Wong, la présidente. Ricky Tang arrive de BlackRock, qu’il quitte après moins d’un an. Auparavant, il a travaillé chez Schroders comme directeur adjoint des produits multi-actifs en Asie du Nord. Entré chez Schroders en 2011 comme responsable des produits multi-actifs, il a été promu au rang de product manager pour cette division en 2016. Il a également travaillé comme gérant senior chez Axa Asia et comme responsable du processus d’investissement et de risque multi-actifs chez BEA Union Investment.
Amundsen Investment Management, la société de gestion fondée par des anciens du fonds norvégien, vient de recruter Alexis de Maack en tant que responsable de la gestion des risques et du trading. L’intéressé travaillait pour John Locke Investments jusqu’en décembre 2021. John Locke était placé en liquidation en février 2022. Avant cela, Alexis de Maack était trader obligataire chez Axa Investment Managers.
Créée en 2003 en Australie, ETF Securities avait cédé ces dernières années ses branches européennes et américaines. C’est au tour de l’Australie de se voir rachetée par un groupe d’origine coréenne Mirae Asset Global Investments. Avec sa filiale newyorkaise Global X ETFs, qui participe à l’opération, la société de gestion coréenne fait ses premiers pas sur le marché australien de la gestion passive. Les détails de la transaction n’ont pas été dévoilés. La plateforme ETF de Mirae Asset était déjà présente aux Etats-Unis, au Brésil, au Canada, en Colombie, en Europe, à Hong Kong, en Inde, au Japon, en Corée du Sud et au Vietnam. Les encours sous gestion de la division ETF sont désormais de plus de 85 milliards de dollars. ETF Securities aura désormais accès aux ressources de Global X et de Mirae Asset. L’activité américaine d’ETF Securities a été rachetée par Aberdeen Standard Investments (rebaptisé abrdn) en avril 2018 et les produits européens ont été vendus à WisdomTree Investments à la même époque. LGIM a également bouclé l’acquisition de Canvas, la plateforme d’ETF européens d’ETF Securities, en 2018. Global X gérait plus de 40 milliards de dollars d’encours à début juin 2022. Mirae Asset comptait plus de 640 milliards de dollars d’encours sous gestion en mars 2022.
«L’heure des comptes a sonné pour notre secteur», a déclaré Philipp Freise, le co-responsable du private equity européen chez KKR, lors du SuperReturn, la grosse conférence du secteur, alors que l’environnement économique est en train de changer. L’énorme vague d’opérations nouées à des fortes valorisations pendant les deux dernières années risque de tourner au «mauvais millésime», selon au moins quatre spécialistes du secteur sondés par le Financial Times. Ceux qui ont payé des multiples élevés pour des sociétés à croissance rapide pendant cette période «vont se réveiller avec une gueule de bois terrible», estime Gabriel Caillaux, co-président de General Atlantic.
L’équipe de BlackRock chargée de voter aux assemblées générales se compose de 70 personnes, rapporte le Wall Street Journal. Ce petit groupe d’analystes (BlackRock compte 18.400 employés) s’occupe des intérêts des investisseurs des fonds passifs de la société, représentant 4.600 milliards de dollars. L’équipe est dirigée par Sandy Boss, qui a passé vingt ans chez McKinsey & Co avant de rejoindre BlackRock en avril 2020. Les analystes sont plus ou moins expérimentés (15 ans en moyenne) et ils comprennent des scientifiques du climat, des ingénieurs et des spécialistes de la gouvernance. Ils parlent 20 langues au total et travaillent dans 10 pays. Les décisions de vote sont du ressort unique de cette équipe. Larry Fink, le patron de BlackRock, et les autres dirigeants n’ont pas leur mot à dire. Cela ne veut pas dire que Larry Fink n’a pas d’influence. Fin 2020, il a convoqué une réunion avec une dizaine de membres de l’équipe en charge des votes aux Etats-Unis, selon des sources proches. Son message était clair: l’équipe devait mieux expliquer ses votes aux dirigeants d’entreprises, notamment sur les propositions autour du climat.
Le Finlandais Nordea vient de promouvoir Hugo Preutz au poste de directeur adjoint de sa filiale Life and Pension. Il y sera dans le même temps directeur du capital et des investissements. L’intéressé travaille pour le groupe depuis cinq ans, et était dernièrement responsable du M&A. Par le passé, il fut notamment consultant chez McKinsey (2011-2014).
Sylvain Goyon, le directeur des stratégies actions d’Oddo BHF depuis 2018, vient de rejoindre la Financière Arbevel comme gérant de fonds santé. Au cours de sa carrière, il a notamment passé 13 ans chez Natixis (2005-2018), dont 8 comme directeur des stratégies actions et directeur adjoint de la recherche.
Le multigérant Julien Dapsens vient de rejoindre La Française AM comme responsable de la sélection de fonds et de la gestion pilotée au sein de la gestion diversifiée. Il arrive de Platinium Gestion, où il gérait depuis 2016 le fonds de fonds Platinium Latitude (14,3 millions d’euros d’encours). Il a commencé sa carrière chez Edmond de Rothschild Asset Management (UK) dans l'équipe d’appels d’offres puis comme investisseur junior. Chez Platinium, il a été remplacé par Francis Courbis, assistant gérant depuis 2020. Celui-ci cogère le fonds de fonds avec Frédéric Plessas.
Les discussions ne sont toutefois pas aussi avancées du côté du Parlement, où certains députés souhaitent renforcer la réforme sur le plan des risques climatiques.
Pour sa dernière séance avant la trêve estivale, la Commission des sanctions de l’AMF s’est penchée sur les activités de dépositaire de RBC Investor Services Bank France SA (RBC ISBF). Le Collège réclame un avertissement et une sanction pécuniaire de 500.000 euros pour deux griefs, un exercice lacunaire sur le suivi du respect de certains ratios d’OPCVM, et un suivi irrégulier et défaillant des flux de liquidité de fonds d’investissements alternatifs (FIA). Toutefois, la rapporteuse de la Commission des sanctions n’a retenu que le premier grief et dans un périmètre réduit.
L’exercice 2022 est décidément difficile pour les fonds obligataires. Au cours de la semaine précédant le relèvement spectaculaire des taux directeurs de la FED de 75 points de base, les investisseurs ont retiré 18,5 milliards de dollars (17,6 milliards d’euros) de ces stratégies, selon le «flow show» de Bank of America Global Research, basé sur les chiffres d’EPFR. Les fonds monétaires ont également souffert, avec 50,1 milliards de dollars de retraits, tandis que les fonds actions ont su attirer 16,6 milliards. La décollecte dans l’obligataire a été conséquente dans la quasi-totalité des sous segments. Les fonds de dettes d’entreprises investment grade ont rendu 5,6 milliards de dollars, ceux sur le high yield 7,8 milliards, la catégorie dette émergente 3,9 milliards, et les véhicules de dettes municipales américaines 4,9 milliards. Les investisseurs se sont réfugiés dans la dette souveraine, avec une collecte de 5,9 milliards de dollars, presqu’uniquement vers des fonds de dettes au nominal. Dans les actions, les flux se sont essentiellement dirigés vers les fonds couvrant les Etats-Unis (+14,8 milliards de dollars). Les investisseurs ont également un peu misé sur les actions émergentes (+1,3 milliard), et sont dans le même temps sortis des fonds d’actions européennes (-1 milliard, 18ème semaine consécutive de décollecte) et japonaises (-1,1 milliard). Sur le marché américain, les faveurs des investisseurs sont allées en priorité vers les stratégies de petites capitalisations (+6,6 milliards), value (+5,8 milliards) et grandes capitalisations (+5,5 milliards). Seuls les fonds de financières ont enregistré une décollecte supérieure au milliard, avec -1,6 milliard de dollars.
Pour sa dernière séance avant la trêve estivale, la Commission des sanctions de l’AMF s’est penchée sur les activités de dépositaire de RBC Investor Services Bank France SA (RBC ISBF). Le Collège réclame un avertissement et une sanction pécuniaire de 500.000 euros pour deux griefs, un exercice lacunaire sur le suivi du respect de certains ratios d’OPCVM, et un suivi irrégulier et défaillant des flux de liquidité de fonds d’investissements alternatifs (FIA). Toutefois, la rapporteuse de la Commission des sanctions ne retient que le premier grief et dans un périmètre réduit.
HSBC Asset Management crée un nouveau pôle, le Capital Solutions Group, au sein de son activité de gestion alternative, HSBC Alternatives, selon Investment Week. Ce nouveau pôle lèvera des fonds et créera des offres sur mesure dans les actifs non cotés et durables, pour les institutionnels et les clients fortunés. Borja Azpilicueta dirigera le Capital Solutions Group, sous la direction de Joanna Munro, directrice générale de HSBC Alternatives. Elle rejoindra aussi le comité HSBC Alternatives Management. Jusqu’à présent, Borja Azpilicueta est responsable mondiale du Private Capital Group de HSBC Global Banking.
Fullerton Fund Management vient d’annoncer la nomination d’Angus Hui au rang de directeur des obligations à partir de 20 juin 2022. Au sein de son nouveau poste, il sera chargé du renforcement des capacités de ce département ainsi que de l’intégration ESG au sein des portefeuilles obligataires. Il sera également responsable de la supervision de l’équipe ESG et du développement des stratégies obligataires. Il sera rattaché à Ken Goh, directeur des investissements. Il travaillera également avec Ong Guat Cheng, qui vient d’être nommé directeur des obligations en Asie. Angus Hui arrive de Schroders, où il était directeur du crédit en Asie depuis 2021 ainsi que membre de l’équipe de direction pour la plateforme du crédit mondial. Il est entré chez Schroders comme analyste crédit en 2000, avant d’être nommé gérant des obligations asiatiques en 2005 et gérant des obligations marchés émergents en 2015. En 2018, il a été promu au rang de directeur du crédit asiatique et marchés émergent. Il a également été responsable du crédit renminbi. Auparavant, il a travaillé comme assistant de recherche au sein de la notation des entreprises chez S&P en Australie et analyste chez HSBC à Hong Kong.
Acteur lyonnais du capital risque, Angelor a déposé un dossier de demande d’agrément auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) afin de se transformer en société de gestion et «d’avoir plus de moyens à apporter aux start-up financées», indique un communiqué. «En 15 ans de travail discret et via un réseau familial et professionnel, nous avons pu investir 23 millions d’euros dans 68 start-up, principalement situées en région Auvergne Rhône-Alpes», explique à NewsManagers Sébastien Bonte, son fondateur dirigeant. Celui-ci s’avère être le frère de Mathieu Bonte, le directeur des investissements d’Axa, mais l’assureur français n’a aucun lien financier avec Angelor. Créée en 2008 sous forme de plateforme d’intermédiation entre cédants d’entreprises et entrepreneurs, Angelor évite ensuite de justesse la faillite, confrontée à la crise financière et à un marché trop étroit. Sauvée par ses actionnaires, elle se tourne alors vers un modèle de création de sociétés d’investissement mutualisés avec des business angels. Depuis 2011, elle a ainsi créé 16 sociétés d’investissement comme par exemple, Foodara, initiée avec l'école d’ingénieur agroalimentaire de Lyon et le Crédit Agricole. Depuis cinq ans environ, la société s’est focalisée sur des secteurs précis comme la santé, l’environnement, l’agroalimentaire et l'éducation. Elle a par exemple financé la start-up de biométanisation Waga Energy, entrée en Bourse l’an dernier et qui a levé 110 millions d’euros. Angelor s’est inscrite l’an dernier comme société à mission avec pour raison d’être « la finance au service du bien commun ». Forte de son nouveau statut qui doit faciliter l’apport d’investisseurs institutionnels, Angelor vise 100 millions d’euros investis d’ici 5 ans, dans 50 start-up.
La société de gestion suisse LGT Capital Partners a levé 550 millions de dollars lors de la clôture finale d’un fonds à impact dénommé Crown Impact, achevée ce 31 mai. Il s’agit d’un premier fonds à impact axé sur le capital-investissement pour LGT Capital Partners, qui a dépassé le montant cible de 350 millions d’euros. Il a attiré des investisseurs institutionnels dont des fonds de retraite, des assureurs, des fonds de dotation et des family offices d’Europe, d’Amérique latine, d’Asie et d’Australie. Ce véhicule investira dans des entreprises qui génèrent un impact positif à travers trois thématiques: l’action climatique, la croissance inclusive et les soins de santé. Il réalisera des co-investissements aux cotés d’autres gérants, et complètera le portefeuille avec des investissements dans des fonds à impact primaires et secondaires. Ce fonds aura une classification «Article 9» au sens du règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). La société de gestion zurichoise compte 89 milliards de dollars d’encours sous gestion.
Le gestionnaire d’actifs américain BlackRock a scellé un partenariat avec la plateforme d’investissement espagnole HeyTrade. Les utilisateurs du broker pourront investir dans des plans d'épargne contenant des fonds indiciels cotés (ETF) iShares multi-actifs et adaptés en fonction de leur profil de tolérance au risque.
Les discours des présidents des banques centrales européenne et américaine seront scrutés par les marchés. Lundi, les investisseurs digéreront les résultats des élections législatives françaises alors que les marchés américains seront fermés pour cause de jour férié.
La Hongrie s’est opposée au projet d’instauration d’un taux minimal d’impôt sur les grandes entreprises, ce qui pourrait obliger les ministres européens des Finances à repousser un vote prévu vendredi sur la transposition de cet accord dans la loi européenne, ont déclaré jeudi soir deux diplomates à l’agence Reuters.
Pour sa dernière séance avant la trêve estivale, la Commission des sanctions de l’AMF s’est penchée sur les activités de dépositaire de RBC Investor Services Bank France SA (RBC ISBF). Le Collège réclame un avertissement et une sanction pécuniaire de 500.000 euros pour deux griefs, un exercice lacunaire sur le suivi du respect de certains ratios d’OPCVM, et un suivi irrégulier et défaillant des flux de liquidité de fonds d’investissements alternatifs (FIA). Toutefois, la rapporteuse de la Commission des sanctions ne retient que le premier grief et dans un périmètre réduit.
iM Global Partner va s’installer en Asie et y développer un réseau de distribution l’année prochaine, a annoncé son fondateur et président exécutif, Philippe Couvrecelle, à l’occasion de la soirée annuelle de la société organisée jeudi 16 juin. Le choix se portera plutôt sur Singapour, a-t-il confié à NewsManagers. La société dispose déjà de réseaux de distribution en Europe et aux Etats-Unis, où elle a acquis des gammes de fonds. Fondée il y a neuf ans, iM Global Partner prend des participations minoritaires dans des boutiques de gestion pour les soutenir dans leur développement et la distribution de leurs fonds. iM Global Partner aligne à ce jour huit partenaires sociétés de gestion. Jusqu’à présent, iM Global Partner a privilégié les sociétés américaines. La société se tourne désormais vers l’Europe. Philippe Couvrecelle a confirmé vouloir nouer deux à quatre partenariats avec des sociétés de gestion européennes dans les 18 mois qui viennent. Il nous a précisé rechercher des dossiers entre 1 milliard et 10 milliards d’euros d’actifs. Aux Etats-Unis, Philippe Couvrecelle a indiqué que sa société allait continuer à croître de manière organique, mais aussi à réaliser des acquisitions dans le wealth management. Tous ces développements devraient aider la société à atteindre son objectif ambitieux d’encours de 150 milliards d’euros d’ici à 2030. Elle représente actuellement 36 milliard de dollars d’actifs.
En mai, les investisseurs ont retiré 3,5 milliards de dollars des fonds communs de placement américains utilisant des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), a indiqué jeudi le chercheur Morningstar Inc, rompant ainsi avec des années de collecte nette écrit l’agence Reuters. L'élan mensuel pour ce que Morningstar appelle les fonds «durables» a diminué depuis janvier 2021, lorsque les dépôts ont atteint un pic de 10,3 milliards de dollars. Mais le chiffre de mai a marqué les premiers retraits nets depuis les 266 millions de dollars retirés des fonds en décembre 2018, le premier mois où Morningstar a gardé la trace des fonds comprenant ceux qui cherchent à limiter leurs risques ESG ou ceux qui recherchent des opportunités ESG. La plupart des fonds durables sont des fonds d’actions, ce qui les rend vulnérables aux baisses continues du cours des actions, a déclaré Jon Hale, directeur de la recherche sur la durabilité chez Morningstar. «Le marché est le facteur qui entraîne les sorties de fonds. Elles se retourneront lorsque le marché se retournera», a déclaré M. Hale.
La Banque Postale accélère dans le financement des start-up. La filiale bancaire de La Poste a annoncé le lancement de son fonds de venture capital doté en cible de 150 millions d’euros lors du salon VivaTech. Nommé «115k» et déjà abondé de 75 millions d’euros, il a vocation à accompagner, à partir de l’amorçage ou de la série A, des start-up de la fintech, l’assurtech et la cybersécurité ou des secteurs connexes comme la regtech, la data, la blockchain ou le Web3. «L’idée est d’investir tôt dans les start-up pour les accompagner et montrer que La Banque Postale est capable d’intervenir sur ce secteur», commente Fabien Monsallier, directeur de l’innovation du groupe La Banque Postale et directeur général de 115k. Ce fonds evergreen, c’est-à-dire qui n’a pas de durée de vie définie, et détenu 100% par La Poste, participera à des levées de fonds avec des tickets d’entrée compris entre 250.000 euros et 5 millions d’euros. Toujours minoritaires, ces investissements en capital pourront être suivi de réinvestissements sur les tours suivants qui iront potentiellement jusqu’à 10 millions d’euros. L’objectif est de réaliser entre 5 et 7 investissements par an. Incubateur de start-up Le fonds «115k», actif depuis quelques mois, a investi dans quatre start-up: Carbo, une application qui permet d’estimer son empreinte carbone, Joe, une application de paiement fractionné BtoC, Cashbee, une fintech qui se veut une plateforme d’épargne mobile, et Cosmian, une deeptech de cybersécurité. Les trois premières start-up sont d’ailleurs passées par l’incubateur de fintech et assurtech de La Banque Postale platform58. «Avec platform58 nous avions l’ambition de développer l’écosystème des fintech, assurtech et de la cybersécurité avec la conviction de la complémentarité entre ces acteurs et les établissements bancaires. Certains acteurs que nous avons accompagnés sont venus nous voir pour nous dire qu’il serait pertinent de lancer notre fonds à la suite de cet accompagnement» décrit Fabien Monsallier, aussi directeur de l’incubateur. Depuis 2018, il a accompagné 41 start-up qui ont levé environ 300 millions d’euros pour une valorisation totale additionnée de 1,3 milliard d’euros. Du côté assurtech par exemple, Seyna ou Leocare font partie des réussites. Sans exhaustivité, le sourcing, «français et européen», s’appuiera sur ce vivier. Trois fonds au sein du groupe «115k» vient surtout «renforcer l’écosystème partenarial d’innovation développé au sein du groupe La Poste». Outre ce nouveau fonds de venture capital et son incubateur, le groupe dispose de deux autres fonds: La Poste Ventures, un fonds en partenariat avec XAnge lancé en 2021 qui doit investir dans des start-up à impact positif en seed ou série A pour des tickets compris entre 300.000 et 3 millions d’euros, et Open CNP, le fonds de corporate venture de CNP Assurances qui s’était doté d’une enveloppe de 100 millions d’euros à déployer sur cinq ans en 2016. «Avec ces trois fonds au sein du groupe, l’idée est de jouer la complémentarité. 115k investira en amont alors que Open CNP est plutôt sur de la série A – série B. Les équipes travaillent ensemble au quotidien pour éviter les chevauchements au même titre qu’avec les équipes de la Poste Ventures», explique Fabien Monsallier. Un des trois piliers du plan stratégique Lier partenariat et innovation au service des services bancaires et assurantiels est un des objectifs clairs du président de la Banque Postale, Philippe Heim, qui avait annoncé la création de ce fonds dès la présentation du plan stratégique à horizon 2030 du bancassureur. La banque ambitionne d’ici 2025 de devenir un écosystème de «banque compagnon permettant à ses clients de retrouver sur une plateforme digitale des bouquets de services – créé en partenariat avec des acteurs spécialisés - nécessaires à un moment de vie important : acquisition d’un bien immobilier, préparation et gestion d’une succession…». Elle a par exemple développé avec Shift Technologies une nouvelle solution digitale pour simplifier le parcours client de déclaration des sinistres multirisque habitation chez sa filiale assurance dommages La Banque Postale Assurances IARD ou s’est appuyée sur Pledg pour lancer son offre de paiement fractionné Django.
La société britannique PLP, partenaire du canadien Ivanhoé Cambridge, a annoncé aujourd’hui la clôture de son deuxième véhicule d’investissement dédié au développement d’un portefeuille d’actifs logistiques au Royaume-Uni, baptisé UKLV2. Doté d’une capacité d’investissement de plus de 750 millions de livres (878 millions d’euros), ce véhicule a été financé par Ivanhoé Cambridge, investisseur majoritaire du fonds, Peel L&P, The Greater Manchester Pension Fund et la direction de PLP. UKLV2 fait suite au premier véhicule d’investissement de PLP, UKLV1, dans lequel Ivanhoé Cambridge et plusieurs co-investisseurs avaient engagé 500 millions de livres pour développer plus de 929.000 mètres carrés d’espaces logistiques.
La société d’investissement Wendel a annoncé jeudi que son président du directoire, André François-Poncet, avait l’intention de quitter ses fonctions et que le nom de son remplaçant serait annoncé au cours du second semestre.«André François-Poncet a fait part de son intention de remettre prochainement son mandat de président du directoire à la disposition du conseil de surveillance afin de se consacrer à des projets personnels», a indiqué Wendel dans un communiqué.«Il continuera d’assurer ses fonctions jusqu'à l’issue du processus de nomination et l’arrivée du prochain président du directoire», a précisé Wendel. André François-Poncet était président du directoire depuis janvier 2018. Son mandat a été renouvelé en décembre 2020 jusqu’en avril 2025. L’action Wendel a clôturé la séance en repli de 9% à 79,55 euros.
Three Arrows Capital n’a pas été en mesure de répondre aux appels de marges de ses créanciers le week-end dernier après que ses paris sur les monnaies digitales ont tourné au vinaigre, rapporte le Financial Times. Basé à Singapour, Three Arrows est un hedge fund spécialisé dans les crypto qui est l’un des acteurs les plus gros et les plus actifs dans le secteur. BlockFi fait partie d’un groupe de sociétés ayant liquidé les positions du hedge fund. Three Arrows gérait principalement, si ce n’est pas exclusivement, l’argent de Su Zhu et Kyle Davies, ses cofondateurs selon des sources du secteur. Ses encours tourneraient autour de 4 milliards de dollars ces derniers mois.
Paref Gestion a annoncé ce 16 juin l’obtention du Label ISR pour le compte de sa SCPI Interpierre France, son plus ancien fonds géré pour lequel il revendique plus de 3.000 associés.
Le ministère des finances du Luxembourg a annoncé, ce jeudi, le lancement d’une stratégie à impact avec le gestionnaire britannique Schroders et sa filiale Blue Orchard. Une stratégie qui vise à accélérer la transition des économies des marchés émergents vers la neutralité carbone et la croissance durable. Cette initiative se focalisera sur l’aspect environnemental (transition et adaptation climatique, protection de l’eau et de la biodiversité) et vise des investissements tant publics que privés via un véhicule d’investissement luxembourgeois. Le fonds investira dans des solutions répondant aux objectifs de l’Accord de Paris et du développement durable des Nations Unies. Schroders et BlueOrchard ont été choisis après un appel d’offres international lancé par le gouvernement luxembourgeois. Le premier sera responsable des services de gestion de risque et de portefeuille tandis que sa filiale gérera la stratégie.