Pictet a vu ses actifs sous gestion ou en dépôt reculer de 88 milliards de francs suisses à 610 milliards de francs au cours du premier semestre. La banque privée ne communique pas sa collecte semestrielle, mais elle a assuré qu’elle était positive. Les produits d’exploitation se sont élevés à1,577 milliard de francs suisses, en hausse de 2% par rapport au premier semestre 2021, et le total des charges avant impôts atteint 1,110 milliard, en augmentation de 3%. Le bénéfice consolidé s’établit à 380 millions de francs suisses. Il a progressé de 1% par rapport au chiffre du premier semestre 2021 si l’on exclut l’effet du produit extraordinaire généré par l’opération de cession-bail conclue pour le bâtiment principal du siège de Pictet, à Genève. Sans cette correction, il chute de 40% par rapport au résultat enregistré à la même période de l’exercice précédent. Calculé d’après des fonds propres réglementaires se montant à 3,06 milliards de francs suisses, le ratio des fonds propres se situait à 23,5% au 30 juin 2022, contre un seuil réglementaire de 12% fixé par la Finma. « Après deux ans de pandémie et l’invasion de l’Ukraine par la Russie, un nouvel ordre mondial, plus fragmenté, se dessine », observe Renaud de Planta, associé senior de Pictet. « Le Covid et la guerre ont bouleversé l’environnement macroéconomique que nous connaissions depuis 20ans: une inflation faible et des taux d’intérêt bas ont fait place à une inflation forte et à des taux d’intérêt qui remontent. La diminution des actifs sous gestion liée aux variations des marchés a été compensée en partie par la hausse des taux d’intérêt », poursuit-il.
Fort d’une activité de dette privée en forte croissance dans l’Hexagone, KKR a décidé d’étoffer son équipe parisienne. Le gérant alternatif a recruté David Krancenblum en tant que responsable France des activités crédit et marchés. Il est chargé de l’ensemble des financements au sein de l’équipe, comprenant la dette privée senior et subordonnée, les produits structurés ou les solutions de financements en marché en capital à destination de sponsors financiers et d’entreprises françaises. Ce professionnel a débuté chez Credit Suisse, où il a successivement travaillé auprès des équipes leveraged finance origination et restructuring, puis leveraged finance et sponsor group. Il était, plus récemment, directeur exécutif chez Morgan Stanley, chargé de l’activité leveraged and acquisition finance.
La discrète famille Perrodo, à la tête de la compagnie pétrolière et gazière française Perenco, étoffe sa holding d’investissement Perwyn. Elle vient de s’adjoindre les services de Mathieu Antonini en qualité d’associé et membre du comité d’investissement pour diriger les activités de la structure en France et en Europe du Sud. Un recrutement de poids. Ce professionnel du private equity a fait une grande partie de sa carrière chez Ardian, où il était managing director et responsable de l’activité LBO pour la France. Il a été directement impliqué dans 12 transactions LBO, pour des valorisations allant de 15 millions à 1,7 milliard d’euros. Parmi elles figurent les rachats du spécialiste des ingrédients alimentaires Solina, en 2015, du fabricant de produits pharmaceutiques Unither Pharmaceuticals, en 2016, et de Prosol (rayons fruits et légumes, poissonnerie et crèmerie de l’enseigne Grand Frais), un an plus tard. De 20 à 200 millions par opération Son arrivée au bureau parisien de Perwyn n’est donc pas anodine, la structure affichant de nouvelles ambitions dans l’Hexagone. «Perwyn compte y monter en puissance, tout en accroissant la taille de ses transactions. Cette évolution de la stratégie d’investissement a été rendue possible par la souplesse de la structure et par l’excellente performance de ses premiers investissements», explique Mathieu Antonini. Perwyn a réalisé jusqu’à présent cinq sorties. Elle investit désormais des montants unitaires allant de 20 à 200 millions d’euros. Au Danemark, elle n’a pas hésité à engager un tel montant pour prendre le contrôle du leader européen de la fertilité, ESB. Des transactions d’envergure que Perwyn pourrait multiplier, affichant une capacité d’investissement de près d’un milliard d’euros grâce à sa base de capital permanent privé alimentée par plusieurs investisseurs, dont la famille Perrodo. En France, la société d’investissement compte à ce jour deux investissements: le fabricant de charcuterie et de plats halal Isla Délice (qui intéressait également Ergon Capital Partners, la structure sponsorisée par le groupe Bruxelles Lambert) et le prestataire de services administratifs et de comptabilité HEA Expertise, rebaptisé Keobiz. Dans un deuxième temps, elle ambitionne d’étendre son terrain de jeu en Italie et en Espagne, depuis son bureau parisien, où officient aussi le directeur d’investissement, John Gallagher, et l’associate Julie Pelcener.
Le fournisseur américain de fonds indiciels cotés (ETF) Direxion va liquider et fermer sept ETF en raison de leur «incapacité à attirer suffisamment d’actifs», selon un communiqué. Ces fonds seront fermés le 23 septembre. Les produits en question sont: Direxion Daily 5G Communications Bull 2X Shares, Direxion Daily Cloud Computing Bear 2X Shares, Direxion Russell 1000 Growth Over Value ETF, Direxion Russell 1000 Value Over Growth ETF, Direxion Fallen Knives ETF, Direxion Low Priced Stock ETF et Direxion World Without Waste ETF.
Hashdex, société brésilienne spécialisée dans la gestion d’actifs cryptos, annonce avoir obtenu l’autorisation de lister ses Exchange Traded Products au sein de l’Union Européenne. Cela fait suite à l’approbation de son prospectus d'émission de base européen qui avait été déposé en mai dernier auprès de l’Autorité de Surveillance Financière Suédoise. Cette autorisation vient contribuer à la volonté d’Hashdex de développer ses activités en Europe, après le lancement en mai 2022 de son premier produit de Bourse européen, le Hashdex Nasdaq Crypto Index Europe ETP (SIX : HASH SW) sur le Six Swiss Exchange. «Cette approbation représente une étape majeure dans les efforts d’Hashdex pour étendre sa gamme de produits et de stratégies passives sur les actifs digitaux et les offrir à tous les investisseurs de l’Union Européenne, en obtenant le passeport européen avec l’approbation de son prospectus d'émission», ajoute un communiqué.
René Kassis, directeur actif réels et privés à La Banque Postale Asset Management, a annoncé son départ de la société de gestion dans un post Linkedin ce 30 août. Il indique qu’il rejoint «de nouveaux défis dans l’univers des actifs réels et privés». Le dirigeant se dit fier d’avoir lancé et construit une plateforme de dette privée qui a levé et investi plus de 6 milliards d’euros en infrastructures, immobilier et entreprises à travers l’Europe ces dix dernières années et remercie par ailleurs notamment CNP Assurances pour sa confiance en tant qu’investisseur «qui a souvent joué un grand rôle». René Kassis avait rejoint La Banque Postale AM en 2012 pour y fonder la plateforme de dette privée. Avant cela, il a démarré sa carrière dans les financements de projets au Crédit Lyonnais à Paris, Singapour et Londres. Il fut ensuite responsable mondial des financements d’infrastructures et directeur adjoint des financements structurés chez l’ex-Dexia (devenu depuis Candriam). Il devrait être remplacé par Vincent Cornet, qui était déjà directeur de la gestion de La Banque Postale AM en 2012, lors de la création de l’activité dette privée.
MetLife Investment Management, la société de gestion institutionnelle de l’américain MetLife, va acquérir Affirmative Investment Management, une boutique ESG (environnement, social et gouvernance) gérant un peu plus de 1 milliard de dollars. Fondée en 2014, Affirmative Investment Management (AIM) est basée à Londres et se spécialise dans l’investissement obligataire ESG et à impact.«Sa mission est de gérer des portefeuilles obligataires qui génèrent un impact environnemental et social positif sans compromettre les rendements financiers», détaille un communiqué. L’acquisition va permettre à MIM, qui gérait environ 590 milliards de dollars fin juin, de se renforcer dans l’ESG. «En associant l’expertise d’AIM avec l’engagement de MIM en faveur de l’investissement durable, nous serons encore mieux positionnés pour fournir une vision et des conseils complets aux clients et aux consultants sur les considérations ESG», a commenté Steven J. Goulart, président de MIM et vice-président exécutif et directeur des investissements de MetLife. «MIM conservera ses processus d’investissement fondamentaux, et AIM nous apporte des capacités supplémentaires pour évaluer les considérations de durabilité et de risque dans l’ensemble de nos compétences de base en matière d’obligataire coté, d’obligataire non coté et d’immobilier », poursuit-il.
Antoine Moreau, ancien directeur général d’Ossiam, va faire son entrée au conseil de HSBC Asset Management France, en tant que membre indépendant, a appris NewsManagers. Il y retrouvera Isabelle Bourcier, la nouvelle directrice générale de la filiale française de HSBC Global Asset Management, avec qui il avait travaillé chez Ossiam dès la création de l’entreprise en 2009. Tous les deux s'étaient aussi connus à la Société Générale quelques années auparavant
Credit Suisse Asset Management envisage une augmentation de capital pour le fonds Credit Suisse Real Estate Fund Green Property, comprise entre 140 millions et 170 millions de francs suisses. L’opération aurait lieu au quatrième trimestre 2022. Cela permettra d’élargir et de diversifier le portefeuille immobilier. Le CS REF Green Property se concentre sur la construction durable. Il est investi dans des projets de construction «de qualité» situés dans des régions économiques suisses jugées fortes. L’objectif est de faire en sorte que les immeubles et les nouvelles constructions répondent aux exigences du label greenproperty pour l’immobilier durable, qui évalue des critères qualitatifs et quantitatifs en matière d’utilisation, d’infrastructure, d'énergie, de matériaux et de cycle de vie.
Face au changement climatique et aux enjeux sociétaux, l’analyse ESG souffre d’une faiblesse originelle, celle de ne pas intégrer les externalités négatives des entreprises dans leurs propres valorisations.
BlackRock a nommé Geir Espeskog au poste de responsable de la gestion de fortune pour l’Asie du Sud-Est, à compter de début octobre. Il restera basé à Singapour et sera sous la responsabilité de Guilherme Lima, qui a été nommé responsable de la gestion de fortune pour l’Asie-Pacifique en octobre 2021. Geir Espeskog travaille pour BlackRock depuis 2010, période au cours de laquelle il a occupé divers postes dans le développement de l’activité d’iShares de BlackRock dans les régions EMEA et APAC. Il était récemment à Singapour en tant que co-responsable de l’investissement durable de BlackRock pour la région Asie-Pacifique (BSI APAC) avec Emily Woodland
Les dirigeants du Credit Suisse, dont le directeur général Ulrich Koerner et le responsable de la région Asie-Pacifique Edwin Low, se réunissent cette semaine à Singapour pour examiner l’activité à long terme dans le cadre de sa deuxième révision stratégique en moins d’un an, rapporte Bloomberg. Parmi les sujets que la banque suisse prévoit d’aborder figure l’activité en Chine. La direction se demande s’il faut ou non réduire les effectifs, tandis que les responsables de l’Asie tentent de justifier le maintien des investissements sur le marché, indique l’agence de presse.
En raison du contexte international et des corrections de marché, le groupe Mirabaud a vu ses actifs gérés baisser de 14,7% au premier semestre 2022 pour atteindre fin juin 33,2 milliards de francs suisses. Sur cette somme 8 milliards sont situés dans l’activité Asset Management. Le groupe estime avoir affiché une performance «résiliente» dans ce contexte. Les revenus s'établissent à 149 millions contre 152,8 millions pour la même période de 2021. Le résultat opérationnel s'élève quant à lui à 23,5 millions contre 25 millions un an plus tôt.
Rappelant qu’il avait n’avait pas de rendez-vous à très long terme avec les clients de son family office, mais «au minimum, des rendez-vous en fin d’année», Cedric Marc, président de Patrimonio Family Office, a exposé les difficultés que le nouvel environnement inflationniste pose à la gestion de patrimoine cette année, lors de l’Université d'été de l’Asset Management qui se tenait jeudi dernier à l’université Paris Dauphine. " Il faut absolument générer une performance positive et idéalement supérieure à l’inflation. Pour 2022, après 25 ans dans la gestion de patrimoine où on a mis en avant des promesses de plus-value, nous sommes désormais obligés de mettre en place des stratégies et des promesses de revenus», a-t-il expliqué. Cette promesse doit être tenue «par tous les moyens, de manière à tenter de limiter l’impact extraordinaire de cette hausse spectaculaire de l’inflation». Pour lui se présentent alors deux stratégies. La première est d’"avoir le courage» de racheter des obligations de maturité courte. Il cite ainsi en exemple le high yield de durée deux ans, dont un fonds spécialisé promet du 5,5% par an de rendement. La deuxième stratégie est celle d’utiliser des produits structurés, «car ces stratégies distribuent des coupons y compris dans une période de baisse», précise-t-il.
Les sociétés de gestion qui viennent de reclasser des centaines de fonds ESG doivent s’attendre à s’expliquer devant les régulateurs et les investisseurs, écrit Bloomberg, citant des avocats spécialistes du secteur. Cet avertissement fait suite à la reclassification récente d’environ 700 fonds dans la catégorie article 8, qui est considérée comme offrant certains attributs environnementaux, sociaux et de gouvernance. Cette catégorie de fonds s’est multipliée depuis son introduction en mars de l’année dernière et représente aujourd’hui près de la moitié du total des fonds domiciliés dans l’Union européenne, soit 3.800 milliards de dollars, selon Morningstar. Les gestionnaires d’actifs veulent disposer de fonds article 8 en rayon en grande partie «parce qu’ils sentent qu’il y a une pression de la part des canaux de distribution, ce qui est vrai», analyse Ciara O’Leary, un partenaire du cabinet juridique Dechert LLP qui conseille le secteur des fonds. Mais changer la classification d’un fonds qui est déjà sur le marché depuis un an ouvre la voie aux «questions des régulateurs» qui veulent en connaître les raisons et savoir si l’approbation des investisseurs est nécessaire.
L’équipe crédit haut rendement de Vanguard va désormais gérer un tiers du fonds Vanguard High-Yield Corporate Fund. Le reste du portefeuille continuera d’être piloté par Wellington Management Company. Par ailleurs, Elizabeth Shortsleeve, chez Wellington, a été nommée co-gérante du fonds. Michael Chang dirigera l'équipe Vanguard chargée de la gestion de la part du fonds revenant à la société. Wellington gère le Vanguard High-Yield Corporate Fund depuis son lancement en 1978. La philosophie d’investissement reste inchangée. «Nous avons beaucoup investi dans notre équipe crédit à haut rendement en recrutant des professionnels de l’investissement très expérimentés et talentueux et en ajoutant de nouvelles capacités», a commenté Sara Devereux, responsable mondiale de Vanguard Fixed Income Group. «L'élargissement de notre champ d’action au High-Yield Corporate Fund capitalise sur les contributions positives de l'équipe High-Yield aux fonds de crédit d’entreprise de Vanguard», ajoute-t-elle.
La société de gestion munichoise Golding Capital Partners vient de lever 65 millions d’euros pour le premier closing de son fonds de fonds Golding Impact 2021.L’objectif est de réunir 300 millions d’euros d’ici à fin 2023. Les investisseurs viennent d’Allemagne, de Suède et de Suisse. Parmi eux figure notamment le suédois SEB-Stifelsen. La stratégie du fonds de fonds est de bâtir un portefeuille diversifié entre secteurs, régions et phases de développement. Il est prévu que le fonds investisse dans 15 fonds de private equity en phase de croissance dans trois secteurs: les solutions vertes, les solutions et la technologie pour l’agriculture durable et l’inclusion financière. Le fonds a déjà investi dans deux fonds. Le premier se concentre sur les entreprises européennes en phase de croissance avec des modèles d’affaires qui cherchent à contribuer de manière positive à la lutte contre le changement climatique. Le second est spécialisé dans les fintech qui facilitent l’accès aux services financiers dans les marchés financiers. Le fonds Golding Impact 2021 est structuré comme Sicav-Fiar de droit luxembourgeois et s’adresse aux investisseurs institutionnels avec un engagement d’au minimum 5 millions d’euros. Il est pour le moment classé article 8 selon la réglementation européenne sur la publication des éléments extra-financiers, mais l’ambition est qu’il devienne article 9.
Les dirigeants de Pimco en Europe ont été payés 14 % de moins en 2021, rapporte Financial News. Selon des documents déposés auprès de la Companies House le 12 août, Pimco Europe a payé ses neuf «directors» un total de 30,5 millions de livres en 2021, soit moins que les 35,5 millions de livres de 2020. Malgré cela, le dirigeant le mieux payé, qui n’est pas nommé, a perçu 18,8 millions de livres l’an dernier, soit une hausse de 3 millions par rapport à 2020. Parmi les dirigeants figurent Craig Dawson et Emmanuel Roman.
La boutique suédoise Coeli vient de lancer un fonds sur l’économie circulaire qui vise à répondre à 17 des objectifs de développement durable des Nations Unies, rapporte Citywire Selector. Le fonds, classé article 9 selon les normes européennes de publication extra-financières, se concentrera sur les petites et moyennes capitalisations. Il s’agit de l’un des premiers fonds en Suède à obtenir le label suédois Nordic Swan Ecolabel depuis que ses règles ont été durcies. Le fonds sera géré par Christofer Halldin, Joakim By et Simon Park, un trio de Handelsbanken Fonder qui a rejoint Coeli en mai.
La Commission européenne ne bataillera pas davantage. Selon Reuters, les régulateurs antitrust de l’Union européenne ne feront pas appel d’une décision du Tribunal de l’Union européenne annulant l’amende de 997 millions d’euros infligée au fabricant de puces américain Qualcomm, ont déclaré des sources proches du dossier. Le 24 janvier 2018, Bruxelles avait condamné Qualcomm à une amende de près d’un milliard d’euros pour abus de position dominante sur le marché mondial des puces (chipsets) compatibles avec la norme Long Term Evolution (LTE), de février 2011 à septembre 2016. Or, dans un arrêt de juin dernier, le Tribunal de Luxembourg avait reproché à la Commission européenne ses irrégularités de procédure affectant les droits de la défense de Qualcomm. Une telle décision avait été perçue comme un revers majeur dans la politique de répression menée par la chef de l’antitrust de l’UE, Margrethe Vestager, à l’égard des Big Tech.
Les sociétés de gestion, hedge funds et sociétés de capital investissement américains tentent de faire dérailler le programme du président de la Securities and Exchange Commission, Gary Gensler, en remettant en question les hypothèses économiques qui sous-tendent plusieurs de ses propositions, rapporte le Wall Street Journal. Pour chaque règle qu’elle propose, la SEC est tenue de produire des études sur les impacts économiques probables. Par exemple, le régulateur américain veut renforcer les règles relatives aux fonds communs de placement dont le nom suggère une prise en compte des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance d’entreprise, ou ESG. Cela garantirait que les noms des fonds reflètent plus précisément leurs objectifs d’investissement. La SEC a estimé que les coûts de conformité seraient compris entre 50 000 et 500 000 dollars par fonds. Dans une lettre datée du 16 août, le groupe de lobbying du secteur des fonds communs de placement, l’Investment Company Institute (ICI), a déclaré que l’analyse économique de la SEC pour la règle présente des «lacunes importantes» et est «considérablement sous-estimée».
Richard Klijnstra va quitter son poste d’investment lead de l’équipe actions durables de Kempen Capital Management, la société de gestion du groupe financier néerlandais Van Lanschot Kempen. Il va rejoindre un programme d’éducation sur la santé. Mais il restera actif au sein de l’équipe actions durables en tant que gérant et analyste. Kempen Capital Management a recruté Herman Kleeven pour reprendre le poste d’investment lead à compter du 1er octobre. L’intéressé vient d’APG où il a dirigé l’équipe Focus Equities pendant neuf ans. Avant cela, il était chez ING IM. Ivo Kuiper, actuel coresponsable et gérant senior de l’équipe, deviendra responsable de l’équipe.
Jing Ning, gérante principale du fonds Fidelity China Focus de 2,4 milliards de livres, va prendre un poste de dirigeant pour la nouvelle activité de la société en Chine, rapporte Investment Week. Dans ce cadre, Jing Ning va se transférer à Shanghai. Elle deviendra responsable des actions au sein de la société de gestion chinoise de Fidelity International. Nitin Bajaj, actuel gérant du Fidelity Asian Values trust, remplacera Jing Ning sur la gestion du fonds, avec effet au 30 septembre.
La société de capital investissement KKR a lancé en Inde, Highways Infrastructure Trust («HIT»), un fonds d’investissement en infrastructures routières («InvIT»). Ce véhicule est le troisième de ce type mis en place par KKR en Inde, après Virescent Renewable Energy Trust, le premier InvIT d'énergie renouvelable de l’Inde, et India Grid Trust, un InvIT de lignes électriques Ces plateformes exploitent et gèrent 33 actifs évalués à plus de 3,8 milliards de dollars dans 22 États ou territoires de l’Union en Inde. Le portefeuille initial du nouveau fonds comprend six actifs routiers d’une longueur totale de plus de 450 kilomètres dans six États indiens. KKR a ouvert un bureau en Inde en 2009 à Mumbai. Il y a réalisé une vingtaine d’investissements et compte aujourd’hui plus d’une dizaine de sociétés actives dans son portefeuille.
L’enquête sur les investissements responsables publiée par l’Association française de la gestion (AFG) fin juillet faisait mention pour la première fois de l’investissement à impact en France. On y apprenait ainsi que l’encours de ces fonds s’élevait à 60 milliards d’euros à fin 2021, soit près de 3 % de l’encours responsable en France. Un an auparavant, cet encours déclaré n'était que de 13 milliards d’euros, témoignant d’un succès grandissant auprès des clients. En 2021, 46 % des sociétés de gestion déclaraient gérer des fonds à impact. Autre élément intéressant, l’investissement de ces fonds était principalement dirigé vers des sociétés cotées (87 %). Surtout, les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies sont devenus le référentiel incontournable. Elles sont ainsi 88% à déclarer que les ODD sont leur cadre de référence, tandis que 42% s’appuient sur l’Accord de Paris, issu de la Cop 21 de 2015. Ce dernier est évidemment beaucoup plus tourné vers le climat que les premiers. Mais l’enquête de l’AFG révèle que les fonds à impact sont principalement orientés vers trois ODD alors qu’ils sont 17 au total: «Villes et communautés», «Mesures relatives à la lutte contre le changement climatique» et "“Bonne santé et bien-être». Au contraire, les ODD les moins ciblés sont : «Partenariats pour la réalisation des objectifs» et bizarrement «Faim zéro» et «Paix, justice et institutions efficaces».
La concentration du secteur de la gestion d’actifs touche aussi l’Australie. La société de gestion australienne Perpetual va acquérir sa concurrente Pendal et ses 111 milliards de dollars australiens d’actifs pour un montant de 2,5 milliards de dollars australiens (1,7 milliard d’euros). Cela donnera naissance à un acteur d’un encours de 201 milliards de dollars australiens, soit 140 milliards d’euros. Il s’agira du deuxième acteur de la gestion d’actifs en Australie. Pendal est la maison mère de JO Hambro Capital Management, une société de gestion britannique connue en Europe et qui vient de recruter Frédéric Lejeune en France. Les deux gestionnaires australiens, dont les encours étaient à peu près équivalents, ont en commun une approche multi-boutiques. Leur fusion va permettre au nouveau groupe de disposer d’une offre de sept boutiques: Perpetual, Pendal, Barrow Hanley Global Investors, JO Hambro Capital Management, Regnan, Trillium Asset Management et TSW. Cela lui permet de couvrir de nombreuses stratégies d’investissement et géographies. Ambitions internationales Bien que toujours australienne, la nouvelle entité serait en effet déjà très internationale. 54 % de ses encours seraient gérés pour le compte de clients aux Etats-Unis et 15 % pour des investisseurs en Europe, au Royaume-Uni et en Afrique. L’Australie représente 31 % de ses encours. L’acquisition est censée permettre à Perpetual d’accélérer sa croissance à l’international. Perpetual a amélioré son offre pour Pendal par rapport à une première approche en avril dernier. L’offre révisée, qui prévoit une part en numéraire plus importante tout en conservant la part en actions, valorise chaque action Pendal à 6,54 dollars australiens, soit 31 cents de plus que l’offre qui avait été rejetée par le conseil d’administration de Pendal. Ce dernier conseille à ses actionnaires d’approuver l’offre, si aucune autre n’est présentée dans les délais impartis. Les actionnaires recevraient alors une action Perpetual pour 7,50 actions Pendal ainsi que 1,976 dollars en espèces par action Pendal. L’opération devrait être bouclée entre fin 2022 et début 2023, prévoit le communiqué. Les actionnaires de Perpetual et de Pendal devraient détenir respectivement environ 53 % et 47 % des actions du groupe combiné. Tony D’Aloisio, président de Perpetual sera président de la future entité.
Prises dans leur globalité, pas une seule classe d’actifs n’a pu enregistrer une collecte nette positive la semaine dernière au niveau mondial, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Sur les sept jours se terminant au mercredi 24 août 2022, les investisseurs ont sorti plus d’argent des fonds actions qu’ils n’en ont placé (-5,1 milliards de dollars en net). Même constat pour les fonds monétaires (-4,3 milliards), obligataires (- 800 millions) et les fonds sur l’or (-600 millions). La décollecte sur les fonds actions est toutefois à relativiser car les fonds indiciels cotés (ETF) attirent toujours autant (+3,8 milliards) au détriment des fonds mutuels classiques qui décollectent 9 milliards de dollars. D’un point de vue géographique, la classe d’actifs souffre particulièrement dans les fonds européens qui décollectent 2,6 milliards de dollars, soit leur 28ème semaine de sorties nettes. Selon BofA Global Research, c’est la plus longue période de rachats que la zone a enregistré depuis 2016.