La plateforme de distribution Natixis Global Asset Management (NGAM) a adopté une démarche marketing plutôt originale en proposant un service gratuit et indépendant d’analyse des portefeuilles. «Les crises successives nous ont amenés à avoir une démarche systématique autour du risque et de la construction de portefeuille quel que soit le segment de clientèle.
Après Amsterdam, Euronext ouvrira cette année son offre de « marché primaire » sur les fonds à Paris, quelques mois après celle de Borsa Italiana à Milan.
Le PIB des Etats-Unis a crû de 2,2% en rythme annualisé contre 2,6% en première estimation le mois dernier, a annoncé le département du Commerce vendredi. Un net ralentissement après un rythme de croissance de 5% au troisième trimestre. Le consensus donnait un taux de croissance révisé de 2,1% pour les trois derniers mois de 2014. La croissance des dépenses de consommation, qui représentent plus des deux tiers de l’activité économique aux Etat-Unis, a été révisée en baisse de 0,1 point à 4,2% mais elle reste à une cadence inédite depuis le premier trimestre 2006. L’investissement des entreprises a donné lieu à une révision plus marquée, avec une croissance ramenée de 1,9% en première estimation à 0,9%.
La Commission européenne recommande à la France de ramener son déficit public à 4,0% du produit intérieur brut à la fin de cette année, à 3,4% fin 2016 et à 2,8% fin 2017, selon le texte de la recommandation publié vendredi. Le gouvernement français prévoit quant à lui de réduire le déficit à 4,1% à la fin de l’année, après 4,4% estimé pour l’instant à fin 2014, un résultat qui devrait finalement être un peu meilleur. La trajectoire des finances publiques adoptée dans le budget 2015, qui tablait sur un déficit de 4,3% fin 2015, prévoyait de le ramener par la suite à 3,8% fin 2016 et 2,8% fin 2017. Selon la Commission, cette trajectoire correspond à une réduction du déficit structurel (c’est-à -dire hors effet de la conjoncture) de 0,5 point de PIB cette année, 0,8 point en 2016 et 0,9 point en 2017.
La chute des cours du pétrole a eu raison du fonds d’investissement de Carl Icahn. Icahn Enterprises a annoncé vendredi avoir essuyé une perte de 373 millions de dollars, soit 3,08 dollars par titre, en 2014, pour un chiffre d’affaires de 19,2 milliards de dollars. Pour le seul quatrième trimestre, la perte se monte à 384 millions de dollars. «Les résultats de cette année ont été à l'évidence décevants, la chute brutale des prix pétroliers ayant eu des répercussions sur la rentabilité de nombre de nos segments», explique Icahn dans un communiqué. Il ajoute que la participation du fonds dans Apple, sa principale position, a permis d’amortir en partie les pertes des placements dans l'énergie.
Le sentiment du consommateur américain a reflué en février, après avoir atteint un sommet de 11 ans, montre l’indice de l’Université du Michigan dans sa version définitive publié vendredi. L’indice ressort à 95,4, au-dessus de l’estimation initiale de 93,6 et du consensus le donnant à 94,0. Il est inférieur à l’indice de janvier qui était de 98,1.
Advent Capital Management va lancer au deuxième trimestre 2015 le fonds Ucits Advent Global Absolute Return Strategy, rapporte Hedge Week. Ce fonds domicilié en Irlande sera le premier produit alternatif de l’offre Ucits de la société de gestion. Il s’agit d’une extension du fonds Global Opportunity Strategy. Il sera co-géré par Odell Lambroza et Matthew Dundon.
Morgan Stanley Investment Management et Lombard Odier Funds ont tous les deux annoncé des fermetures de fonds, selon Fondsweb. Au 13 février, Morgan Stanley Investment Management (ACD) Limited a liquidé le produit Morgan Stanley Global Equity Allocation Fund. La fermeture concerne les parts (LU0706093985) Morgan Stanley Global Equity Allocation Fund (USD) A, (LU0706094108) Morgan Stanley Global Equity Allocation Fund (USD) B, et (LU0706094793) Morgan Stanley Global Equity Allocation Fund (USD) Z.Chez Lombard Odier Funds, le fonds fermé est le LO Funds - Global Aggregate High Conviction soit les parts suivantes : (LU0866428591) LO Funds - Global Aggregate High Conviction MA, (LU0077027877) LO Funds - Global Aggregate High Conviction PA, (LU0077027950) LO Funds - Global Aggregate High Conviction PD, (LU0209986016) LO Funds - Global Aggregate High Conviction IA et (LU0357518074) LO Funds - Global Aggregate High Conviction RA.
L’an dernier, les entreprises de taille moyenne ont contribué à l’économie européenne à hauteur de 1 030 milliards d’euros, un chiffre qui devrait augmenter de 3 % en 2015 soit 1 060 milliards d’euros. Cette hausse devrait se poursuivre pour atteindre 1 200 milliards d’euros d’ici 2019, d’après le rapport « European Economic Impact Report », publié aujourd’hui par Sage Enterprise Market Europe.Selon l'étude menée avec le Centre for Economic and Business Research (CEBR), le mid-market constitue ainsi une composante indispensable de l’activité économique en Europe. Il ne représente que 1 % du nombre total d’entreprises mais génère 20 % du chiffre d’affaires et 18 % de la valeur ajoutée brute. Il emploie 17 % de la main d’oeuvre. En 2014, le mid-market employait un total de 18,7 millions de personnes. D’ici 2019, il devrait créer environ 124 000 emplois par an pour atteindre un total de 19,3 millions de personnes. Près des deux tiers des entreprises de taille moyenne (63 %) innovent, en développant et en adoptant de nouveaux produits et de nouvelles pratiques commerciales. Dans chacun des pays étudiés, les entreprises de taille moyenne innovent plus que toutes les autres. Dans neuf des douze pays étudiés, la valeur ajoutée des salariés du mid-market est supérieure à la moyenne.Malgré les incertitudes qui persistent en Europe, les entreprises de taille moyenne affichent un grand optimisme. Trois quarts des décideurs s’attendent à ce que leur chiffre d’affaires reste stable ou augmente en 2015, et un peu plus d’un tiers (39 %) tablent sur une hausse de 10%. Cette confiance se traduit aussi dans le fait que plus de la moitié (55%) des entreprises de taille moyenne prévoient de développer leur activité en recrutant du personnel.
Deutsche Börse a annoncé le lancement de six nouveaux ETF émis par WisdomTree Europe négociables à compter du jeudi 26 février sur Xetra, la plateforme de négociation de l’opérateur boursier allemand. WisdomTree fait ainsi son entrée dans le club des émetteurs d’ETF de Deutsche Börse. Les six véhicules concernés sont WisdomTree Europe Equity Income Ucits ETF, WisdomTree Europe SmallCap Dividend Ucits ETF, WisdomTree US Equity Income Ucits ETF, WisdomTree US SmallCap Dividend Ucits ETF, WisdomTree Emerging Markets Equity Income Ucits ETF et, enfin, WisdomTree Emerging Markets SmallCap Dividend Ucits ETF.
Le gouvernement indien a dévoilé le 26 février un plan d’investissement de 120 milliards d’euros sur cinq ans dans la modernisation de son réseau ferroviaire, aujourd’hui vétuste. Dans cette perspective, le ministre des Chemins de fer, Suresh Prabhu, va emprunter sur les marchés mais également lever des fonds auprès des fonds de pension et d’infrastructures, indique l’agence Reuters. Il a également évoqué une «monétisation» des actifs ferroviaires tout en excluant toute privatisations. L’Inde dispose du quatrième réseau ferroviaire au monde, mais le pays a été distancé par la Chine, qui a orchestré une expansion et une modernisation rapide de son réseau ces 20 dernières années. Le secteur ferroviaire est le premier employeur d’Inde avec 1,3 million de salariés, ce qui rend toute réforme politiquement sensible.
Une évolution spectaculaire. Selon la dernière édition 2015 du World Insurance Report (WIR) réalisée par Capgemini et l’Efma, l’expérience client dans le secteur de l’assurance s’est considérablement dégradée dans le monde entier en 2014. Malgré les efforts déployés par les assureurs pour répondre aux besoins croissants de leurs clients, l’indice mondial CEI (Customer Experience Index), déjà faible en 2013, a chuté de 32% à 28,9% en 2014 (-3,7%). L’Amérique du Nord enregistre la plus forte baisse (-8,3%), suivie par l’Amérique latine (-5,3%) et l’Europe (-3,4%). Pour Jean Lassignardie, directeur des ventes et du marketing du secteur Services Financiers au niveau mondial chez Capgemini, « la dégradation de l’expérience client couplée à un nombre croissant de défis impactant le marché, comme le Big Data, les changements de réglementations et l’incertitude économique, menacent d'ébranler la stabilité du secteur. Les assureurs doivent donc se concentrer sur les besoins de leurs clients s’ils ne veulent pas les perdre au profit de concurrents et de nouveaux entrants ». A l’origine de cette évolution, la génération Y, de plus en plus exigeante, qui tire vers le bas les niveaux de satisfaction des clients des assureurs. Cette génération, qui correspond à la tranche d’âge de 18 à 34 ans, représente entre un quart et un tiers de la population dans de nombreux pays. Elle constitue donc un marché important pour les compagnies d’assurance. Toutefois, cette génération de technophiles lance un sérieux défi aux assureurs, demandant souvent un niveau élevé de services sur les canaux digitaux. L’enquête « Voice of the Customer » du WIR révèle ainsi une forte chute du taux de satisfaction de ces clients en 2014, contribuant à la baisse générale du taux de satisfaction partout dans le monde. Cette tendance a été plus marquée dans les pays développés : le taux de satisfaction de la génération Y a ainsi baissé de 10,9% en Amérique du Nord et de 5,4% dans les pays développés d’Asie-Pacifique. En conséquence, les assureurs risquent de perdre cet important segment de clientèle, à moins qu’ils ne soient en mesure d’améliorer leurs services digitaux et d’offrir une expérience client plus personnalisée et entièrement intégrée sur tous les canaux. Ils devront se concentrer sur les réseaux sociaux, Internet et les canaux mobiles pour communiquer avec leurs clients, d’autant que le WIR révèle que plus de 50% des clients de la génération Y dans la plupart des régions du monde considèrent ces canaux comme importants. Le WIR recense les défis et ruptures technologiques auxquels le secteur de l’assurance doit faire face. 78% des responsables interrogés considèrent le Big Data comme le principal défi, suivi par l'évolution des réglementations (46%) et l’incertitude économique (42%). Puis figurent l'évolution démographique (35%), les conditions environnementales extrêmes (15%), la nouvelle concurrence des entreprises ne venant pas du secteur de l’assurance telles que Google et Amazon (22%), ainsi que les avancées technologiques telles que l’Internet des objets et la télématique (21%).
Grâce à la gestion active, les fonds de pension ont réussi à battre le marché, montre une étude de CEM Benchmarking réalisée entre 1992 et 2013 sur plus de 1.000 fonds de pension privés et publics. Mais la surperformance se limite à 16 points de base après frais. Le sondage montre que les fonds de pension ont réalisé une performance supérieure à celle de l’indice de l’ordre de 58 points de base. Mais les coûts d’investissement absorbent près de 75 % de ce gain. Pour CEM Benchmarking, cela illustre bien pourquoi les fonds doivent mesurer et gérer leurs coûts.L'étude montre que trois caractéristiques améliorent la performance d’un fonds par rapport à l’indice. Le premier est la gestion active. En moyenne, les actifs gérés activement ont ajouté 38,7 points de base de valeur ajoutée nette par rapport aux actifs gérés passivement. Deuxièmement, la gestion maison surperforme la gestion externe avec un différentiel moyen de 22,1 points de base. Enfin, les grands fonds performent mieux que les autres : pour chaque augmentation de taille de l’ordre de 10, les fonds ont économisé 7,6 points de base via la réduction des coûts.
Plus de la moitié des investisseurs institutionnels estiment que les frais de gestion des fonds alternatifs sont encore trop élevés et que les sociétés de gestion doivent faire plus d’efforts pour aller dans le sens de leurs clients. C’est ce qui ressort d’une récente enquête de Preqin menée auprès de 440 institutions investi dans les hedge funds, les fonds de private equity, les fonds immobilier et les fonds de dette privée. Pourtant, Preqin relève que les frais ont majoritairement baissé au cours des dernières années. Par exemple, les hedge funds lancés en 2008 facturent en moyenne des frais à hauteur de 1,65 %, alors que ceux lancés l’année dernière facturent en moyenne 1,54 %.
Le gestionnaire d’actifs américain Fred Alger Management a annoncé, ce 25 février, que Teresa McRoberts avait réintégré la société de gestion en qualité de responsable de l’équipe dédiée au secteur de la santé, de vice-présidente senior, d’analyste senior et gérante de portefeuille pour le fonds Alger Health Sciences. L’intéressée, qui compte 33 ans d’expérience dans le secteur de l’investissement, est également nommée gérante de portefeuille pour les stratégies Alger Mid Cap Growth.Il s’agit d’un retour aux sources pour Teresa McRoberts. Cette dernière a en effet démarré sa carrière dans la gestion d’actifs au sein d’Alger en 1994 en tant qu’analyste en charge du secteur de la santé, avant de quitter la société de gestion en 1998 pour rejoindre Morgan Stanley en tant que gérante de portefeuille. En septembre 2001, elle revient chez Alger à la suite des attentats du 11 Septembre pour diriger l’équipe dédiée au secteur de la santé et officier en qualité d’analyste senior. En 2005, Teresa McRoberts quitte de nouveau Alger pour poursuivre sa carrière à l’extérieur de la société de gestion. Elle va alors travailler successivement chez Citigroup, Carlyle Blue Wave et Galleon Group en tant que gérante de portefeuille. En 2013, elle fonde Bienville Health Science Partners, un hedge fund long/short où elle officiait jusque-là.
Stéphane Janin qui occupait depuis février 2006 la fonction de directeur des affaires internationales à l’Association française de gestion financière (AFG) avant de rejoindre depuis le début de l’année la société de gestion Axa IM où il est désormais responsable du développement réglementaire international, laisse donc une place vacante à l’AFG. Selon un numéro de la Correspondance économique de ce mois de février, Arnaud Magnier, conseiller auprès du secrétaire des affaires européennes depuis 2011, tiendrait la corde. L’intéressé a été, entre autres, ancien attaché parlementaire chargé des relations avec le Parlement européen au cabinet de Noëlle Lenoir, conseiller technique au cabinet de Claudie Haigneré au ministère délégué aux affaires européennes, et aussi de Jean-Pierre Jouyet, Bruno Lemaire et Pierre Lellouche au secrétariat d’Etat chargé des Affaires européennes.
A l’issue de son premier trimestre fiscal clos au 31 janvier 2015, le gestionnaire d’actifs américain Eaton Vance a enregistré une croissance de 6% de ses actifs sous gestion. Au 31 janvier 201, ses encours s’établissent ainsi à 295,7 milliards de dollars contre 278,6 milliards de dollars au 31 janvier 2014. En revanche ses encours accusent un repli de 1% par rapport aux 297,7 milliards de dollars d’actifs gérés au 31 octobre 2014. «La croissance sur un an de nos actifs sous gestion est tirée par un effet marché de 11,9 milliards de dollars et une collecte nette de 5,2 milliards de dollars, explique le groupe dans un communiqué. La baisse de nos encours d’un trimestre sur l’autre est liée à une collecte nette de 1,4 milliard de dollars compensée par une baisse des prix de marché de 3,5 milliards de dollars.»Dans le détail, au cours de son premier trimestre fiscal 2015, Eaton Vance a en effet réalisé une collecte nette de 1,4 milliard de dollars. A titre de comparaison, la société de gestion avait enregistré une décollecte nette de 1,1 milliard de dollars enregistrée au cours du premier trimestre fiscal 2014 et une collecte nette de 6,8 milliards de dollars au quatrième trimestre fiscal 2013.En dépit de cette bonne dynamique commerciale, la société de gestion a vu ses revenus consolidés reculer de 1,5% sur un an à 354,9 millions de dollars au 31 janvier 2015 contre 360,3 millions de dollars au 31 janvier 2014. Un déclin lié à la baisse de ses commissions en conseil d’investissement de 1% sur an. En outre, pénalisé par un fort bond de ses dépenses opérationnelles (+29% sur un an à 304,4 millions de dollars), son résultat net accuse une chute de 59,3% sur un an pour s’établir à 29 millions de dollars au 31 janvier 2015 contre 71,3 millions de dollars au 31 janvier 2014.
Le gestionnaire d’actifs PineBridge Investments a nommé Ana Dhoraisingam en qualité de «managing director» et responsable de son activité institutionnelle pour l’Asie du Sud-Est, rapporte Reuters. Basée à Singapour, elle rejoindra PineBridge courant mars et sera rattachée à Rajeev Mittal, directeur général de PineBridge Asie. L’intéressée arrive en provenance de Pimco où elle travaillait en tant que responsable du bureau singapourien et responsable du développement pour l’Asie du Sud-Est depuis 2011.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices a annoncé le 26 février avoir conclu un accord stratégique avec l’opérateur de marché néo-zélandais NZX Limited, avec l’objectif de développer, produire et commercialiser des indices investissables comarqués liés aux plateformes et aux produits NZX, notamment actions et obligations. A compter du 21 juin prochain, S&P Dow Jones Indices assumera la responsabilité du calcul, de la publication et de la dissémination des indices NZX, ainsi que de leur distribution et commercialisation sur les marchés internationaux.
Le spécialiste des produits structurés Leonteq a dégagé en 2014 un bénéfice net de 62,6 millions de francs suisses, en progression de 61% d’une année sur l’autre. L’envol du résultat est dû avant tout à la croissance des volumes de transactions en augmentation de 30% à 20,4 milliards de francs suisses et à la progression du produit d’exploitation, qui s’est accru de 26% à 200 millions de francs suisses, précise un communiqué.Les activités avec les partenaires de la plateforme ont contribué à 55% du volume de transactions et à 52% du produit d’exploitation. Par rapport à 2013, cela représente une hausse de respectivement 7 et 8 points de pourcentage, reflet de la stratégie de Leonteq. Le conseil d’administration propose de verser un dividende de 3 francs par action, contre 2 francs précédemment, prélevé sur les réserves en capital.L’Europe est restée la plus forte contributrice, avec un produit d’exploitation de 93,6 millions de francs suisses, en hausse de 44%. La Suisse suit de très près (87,7 millions de francs suisses, +26%). Quant à l’Asie, elle pèse pour 18,7 millions de francs suisses, soit une croissance de 22%, portée notamment par le partenariat avec DBS.
La concurrence que se livrent les sociétés de gestion de fonds en Chine ne concerne pas uniquement les clients. Elle porte également sur les talents dans la gestion, indique Cerulli. En effet, la forte croissance du nombre de fonds et de comptes ségrégués ces deux dernières années a créé une demande sans précédent pour des gérants de portefeuille parmi les sociétés de gestion. La rétention de talents devient donc un véritable défi. Les encours des produits de gestion de fortune gérés par les banques, les filiales de sociétés de gestion et les maisons de courtage ont atteint respectivement 12.700 milliards de renminbi, 3.700 milliards de renminbi et 8.000 milliards de renminbi en 2014. Malgré la taille de ces actifs, quelque 213 gérants de portefeuilles ont quitté le secteur des fonds en Chine en 2014, contre 110 en 2012 et 137 en 2013. Résultat, le nombre moyen de fonds par gérant a grimpé de 1,4 en 2012 à presque deux à fin 2014. Avec la croissance des actifs, le poids pour chaque gérant s’est alourdi et une pénurie de talents est déjà perceptible, observe Cerulli. Des chiffres de Morningstar début 2015 montraient que plus de 45 gérants en Chine géraient cinq fonds ou davantage (en incluant la co-gestion) en même temps. Cela s’explique notamment par la migration régulière des gérants de portefeuille expérimentés vers les sociétés de fonds privées où la rémunération est bien plus attrayante et où les restrictions réglementaires sont moindres. Cela a conduit à un déclin de l’expérience moyenne des gérants de fonds en Chine. Ainsi, sur 54 gérants dont la nomination a été annoncée en novembre dernier, 22 n’avaient aucune expérience dans la gestion d’un fonds retail. Ce déséquilibre devrait mettre un certain temps à se corriger, estime Cerulli. Cela devrait intervenir lorsque la croissance du secteur de la gestion d’actifs se stabilisera.
La société de gestion suisse Vontobel Asset Management vient de nommer Bobby Ross Bostic en qualité de chargé de clientèle senior qui sera plus particulièrement chargé des marchés australien et néo-zélandais. Bobby Ross Bostic travaillait précédemment chez Russell Investments en tant que consultant auprès de la clientèle institutionnelle.
Deux nouveaux ETF d’Amundi font leur entrée à la Bourse de Milan, rapporte Bluerating. Il s’agit d’Amundi ETF Floating Rate Euro Corporate 1-3 Ucits ETF, qui réplique un indice obligataire à taux variables, et d’Amundi ETF JPX-Nikkei 400 Ucits ETF-EUR, qui réplique un nouvel indice japonais JPX-Nikkei 400.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont bien commencé l’année avec des souscriptions nettes de 6,4 milliards d’euros, après une année 2014 faste, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. La collecte a été tirée par les fonds flexibles, qui ont affiché des entrées nettes de 3,4 milliards d’euros. Les fonds obligataires et les fonds diversifiés ont aussi bien marché, avec 1,7 milliard d’euros pour chaque catégorie. Les fonds actions ont levé 446 millions d’euros. Seuls les fonds monétaires et les hedge funds sont dans le rouge, à respectivement 702 millions d’euros et 96 millions d’euros.Fin janvier 2014, les encours des fonds ouverts s’établissent à 703,6 milliards d’euros, contre 683,7 milliards d’euros fin décembre. En prenant en compte également les fonds fermés et les gestions sous mandat, les encours ressortent à 1.622 milliards d’euros. Sur le premier mois de l’année, le groupe Intesa Sanpaolo se distingue avec une collecte nette de 3,5 milliards d’euros, relative presque entièrement à Eurizon Capital, la société de gestion du groupe. Viennent ensuite UBI Banca avec des entrées nettes de 834,3 millions d’euros et Pioneer (groupe UniCredit), qui enregistre des souscriptions nettes de 792,3 millions d’euros. En revanche, Banco Popolare a vu sortir 1,3 milliard d’euros.
Libéralisation de la réglementation oblige, Taiwan va prochainement disposer de son premier ETF sur matières premières, rapporte Asian Investor. La société de gestion Yuanta Securities Investment Trust Company (SITC) devrait lancer début avril un ETF sur l’or. Yuanta envisage de proposer un ETF sur le pétrole brut dans le courant du second semestre 2015.L’ETF sur l’or va répliquer l’indice S&P GSCI Gold Index Excess Return, en utilisant des contrats de futures sur l’or, autorisés depuis peu par le régulateur local, la FSC (Financial Supervisory Commission).
La combinaison de la politique d’assouplissement quantitatif («QE») annoncée fin janvier par la Banque centrale européenne et la chute des taux à long terme entraînera une augmentation significative des engagements en matière de retraite, estime l’agence d'évaluation financière standard & Poor’s dans une étude publiée le 26 février sur les régimes de retraite à prestations définies des entreprises européennes. L'étude se base sur les 50 plus grandes entreprises notées par Standard & Poor’s, ayant les engagements de retraite les plus élevés (en pourcentage de la dette ajustée).Les engagements de cette cinquantaine d’entreprises pourraient augmenter entre 11% et 18% en 2014, et encore davantage en 2015, estime Standard & Poor’s. Seul petit élément compensateur, la baisse des anticipations à long terme sur l’inflation pourrait effacer en partie la réduction du taux d’actualisation utilisé dans le calcul des engagements des régimes à prestations définies en 2014-2015. Alors que la bonne tenue des marchés ont favorisé l’an dernier des rendements souvent compris entre 8% et 12% en 2014, la baisse des rendements à long terme, un niveau moyen de sous-financement de 30% et les performances relativement modestes des actions par rapport aux obligations devraient entraîner une hausse substantielle des déficits de ces régimes de retraite.
A l’occasion de la publication de ses résultats annuels, le gestionnaire d’actifs britannique Jupiter Fund Management a dévoilé une progression modeste de 0,6% de ses encours à l’issue de l’exercice 2014. De fait, au 31 décembre 2014, ses actifs sous gestion s’établissent à 31,9 milliards de livres contre 31,7 milliards de livres au 31 décembre 2013. La société de gestion a en effet subi un ralentissement de sa collecte nette: elle ressort à 860 millions de livres l’an dernier contre 1,2 milliard de livres en 2013. Si son pôle «mutual funds» a engrangé 1,4 milliard de livres de souscriptions nettes, les activités liés aux mandats ségrégés («segregated mandates) et aux «investment trusts» ont enregistré une décollecte respectivement de 488 millions et 62 millions de livres. En dépit de cette activité commerciale, Jupiter Fund Management peut s’enorgueillir de résultats financiers de bonne facture. Ses revenus nets ont en effet progressé de 5% pour atteindre 303 millions de livres fin 2014 contre 288,5 millions de livres fin 2013. Mieux, son bénéfice avant impôt a bondi de 40% pour s’établir à 160 millions de livres en 2014, contre 114,1 millions de livres en 2013, porté par la croissance de ses résultats opérationnels et le bénéfice tiré de la vente de son activité «clients privés» à Rathbones.
Rory Tapner, le patron de Coutts, qui abrite les activités de gestion de fortune du groupe bancaire RBS, quitte la société avec effet immédiat, a indiqué le groupe bancaire à l’occasion de la présentation de ses résultats annuels. Son successeur désigné est Donald Workman, qui dirigeait jusqu’ici la division de banque d’entreprise et des institutionnels (CIB), qui sera désormais pilotée par Rory Cullinan, responsable de la restructuration de l'établissement. Rory Tapner avait rejoint Coutts en 2010. Mais la décision de cession des activités internationales de Coutts ainsi que l’intégration l’an dernier, des activités britanniques de Coutts au sein de la division banque privée et commerciale de RBS, ont considérablement réduit le périmètre d’intervention de Rory Tapner, dont le départ était attendu. Le groupe RBS a accusé l’an dernier une perte de 3,5 milliards de livres (4,8 milliards d’euros), conséquence d’une dépréciation de la valeur de sa filiale américaine Citizens et de nouvelles charges liées à des enquêtes sur le marché des changes et sur des ventes litigieuses. Depuis la crise financière, RBS a ainsi enregistré une perte globale de 49,5 milliards de livres, supérieure à l’injection de fonds publics de 45 milliards opérée en 2008 pour la remettre à flot. En conséquence, Royal Bank of Scotland va poursuivre sa cure d’amaigrissement et sensiblement alléger son activité de banque d’investissement, se retirant de 25 pays en Europe, en Asie et au Proche-Orient, la banque nationalisée se recentrant sur la Grande-Bretagne. La banque a dit aussi qu’elle cédait au japonais Mizuho Financial Group un portefeuille de créances nord-américain d’une valeur de 36,5 milliards de dollars. Figure emblématique des mauvaises habitudes du secteur bancaire outre-Manche, RBS est priée dorénavant de prêter surtout aux entreprises et ménages britanniques et de rompre avec les primes exorbitantes du passé. Le ministre des Finances George Osborne s’est fendu d’une lettre pour le rappeler au nouveau président de l'établissement Howard Davies."J’attends de vous et de Ross McEwan que vous vous assuriez personnellement de la conformité aux normes d'éthique les plus élevées de l’activité de la banque dans sa globalité», écrit-il.
Advisors & Partners, le spécialiste du conseil aux investisseurs institutionnels et aux gestionnaires d’actifs, a recruté Vincent Tournant en qualité de managing Partner. Vincent Tournant, qui sera basé à Londres, travaillait précédemment chez Armstrong Investment Managers en tant que Chief operating officer et responsable des risques. Il a également officié chez Newedge.