L’ordonnance déclinant en France la directive européenne OPCVM 5 sur la gestion d’actifs a été publiée vendredi matin au journal officiel. Cette directive réforme les règles relatives aux dépositaires d’OPCVM. Alors qu’elles n’avaient pas été changées depuis 1985, l’affaire Madoff a mis en lumière des interprétations différentes de la responsabilité des dépositaires entre les Etats membres de l’Union européenne. La directive harmonise également le cadre de sanctions et de rémunérations applicable aux OPCVM.
Les taux d’intérêt n’ont pas atteint leur plancher, a déclaré dans un entretien au journal italien La Repubblica publié vendredi, l'économiste en chef et membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE). Si «des chocs négatifs devaient dégrader les perspectives ou si les conditions financières ne s’ajustaient pas dans la direction ou avec l’ampleur nécessaire pour soutenir l'économie et l’inflation, une réduction de taux demeure dans notre arsenal», a estimé Peter Praet.
La banque centrale du Mexique a maintenu vendredi son taux d’intérêt de référence à 3,75%, alors qu’un rebond du peso a permis d’atténuer les pressions inflationnistes. L’institut a par ailleurs indiqué qu’il porterait une attention particulière au taux de change et à une éventuelle répercussion sur les prix à la consommation. La banque centrale colombienne, de son côté, a relevé son taux de référence de 25 points de base à 6,50%. Il s’agit de la septième hausse mensuelle consécutive, les responsables de la politique monétaires affrontant une inflation galopante et un profond déficit du compte courant.
La Commission européenne a fait état dimanche de progrès importants dans les discussions entre la Grèce et ses créanciers européens sur les réformes de sa fiscalité et de son système de retraites, qui font partie du paquet de mesures qu’Athènes doit adopter pour avoir droit à de nouveaux prêts et à un allégement de sa dette. Une mission d’inspection de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international a quitté le pays dimanche après deux semaines et demi de travail. «La mission a été productive. Des progrès significatifs ont été accomplis sur le projet de réforme de l’impôt sur le revenu», a indiqué un porte-parole de l’exécutif européen. «Le travail se poursuit et continuera pendant la coupure de Pâques. Les chefs de mission seront de retour à Athènes le 2 avril pour reprendre les discussions avec l’idée de les conclure le plus tôt possible», a-t-il ajouté.
Le PDG du gérant américain BlackRock, Larry Fink, a perçu une rémunération de 25,8 millions de dollars l’année dernière, en hausse de 8% comparé à 2014. Larry Fink a notamment touché un salaire de 900.000 dollars, un bonus de 8,72 millions de dollars et une prime sous forme d’actions à hauteur de 16 millions de dollars.
La transposition de la directive OPCVM V (UCITS V) est entrée en vigueur le 18 mars 2016. Cette cinquième révision de la directive OPCVM introduit notamment de nouvelles règles sur les dépositaires d'OPCVM, leurs tâches, les conditions de délégation et leurs responsabilités. De plus, de nouvelles règles sont introduites concernant les principes de rémunération des gestionnaires de fonds.
Pierre Hervé est nommé au poste de directeur des gestions de Convictions AM. La société de Philippe Delienne prend dans le même temps une participation dans sa société de consulting Advanced Fund Analysis.
Axa France a diversifié son allocation en renforçant ses investissements dans sa poche immobilier (notamment via des fonds real estate), mais aussi dans l’infrastructure et les corporate loans. Pascal Christory, directeur des investissements de la compagnie d’assurance, a en outre indiqué, à l’occasion de la conférence « Managing Assets for Insurers conference », qui s’est déroulée à Londres, qu’Axa France avait augmenté son exposition à la dette infrastructures et aux mid cap loans. «Nous avons environ 8 à 9 milliards d’euros par an à réinvestir, a déclaré Pascal Christory. Nous déployons le capital sur des fonds d’immobilier commercial ainsi que dans de l’immobilier en direct. Nous avons diversifié la poche immobilier à la fois géographiquement et en termes d’actifs alternatifs.» L’assureur a notamment investi dans l’immobilier de santé, le logement étudiant, ou encore les logements pour seniors, dans le monde entier. Axa France s’est fixé un objectif d’investissement de l’ordre de 2,5 à 3% de son portefeuille dans les dettes infrastructures d’ici à 2018/19, et 2% dans la dette privée. En ce qui concerne la dette infrastructures, Pascal Christory a indiqué que les spreads de marché «étaient de plus en plus serrés, car la classe d’actifs était à la mode». «Je pense que le but du jeu est d'être très sélectif, a-t-il ajouté. Il faut aussi obtenir suffisamment d’expertise en interne pour évaluer au mieux le risque». Concernant la dette privée, Axa France a développé des partenariats avec des banques d’investissement et des sociétés de gestion afin de co-investir dans des «prêts aux entreprises de taille moyenne». Pour rappel, certains partenariats on été noués avec des prestataires externes afin de diversifier la poche obligataire (prêts aux entreprises), notamment avec Société Générale et Crédit Agricole CIB.
Selon le dernier baromètre du courtier en crédits Meilleurtaux.com, les économies réalisables sur le coût d’un crédit ont été flagrantes sur l’année 2015. Un environnement de taux bas et les objectifs commerciaux élevés des banques entretiennent une dynamique de marché qui devrait se poursuivre en 2016
La banque centrale russe a revu en légère baisse ses prévisions de croissance économique pour cette année et les deux prochaines dans son rapport trimestriel sur la politique monétaire, publié vendredi après l’annonce du maintien de son taux directeur à 11%. L’institution prévoit une contraction du produit intérieur brut (PIB) russe de 1,3% à 1,5% en 2016 et une évolution comprise entre -0,5% et +0,5% en 2017. Pour 2018, elle table sur une croissance de 1,5% à 2%.
Les taux d’intérêt n’ont pas atteint leur plancher, a déclaré dans un entretien au journal italien la Repubblica publié aujourd’hui, l'économiste en chef et membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), Peter Praet. Si « des chocs négatifs devaient dégrader les perspectives ou si les conditions financières ne s’ajustaient pas dans la direction ou avec l’ampleur nécessaire pour soutenir l'économie et l’inflation, une réduction de taux demeure dans notre arsenal », a déclaré Peter Praet. Depuis cette semaine, le taux de dépôt de la BCE est de -0,40% et son taux de refinancement est de 0%. Le taux de la facilité de prêt marginal est quant à lui à 0,25%.
L’ordonnance déclinant en France la directive européenne OPCVM 5 sur la gestion d’actifs a été publiée ce matin au journal officiel. Cette directive réforme les règles relatives aux dépositaires d’OPCVM. Alors qu’elles n’avaient pas été changées depuis 1985, l’affaire Madoff a mis en lumière des interprétations différentes de la responsabilité des dépositaires entre les Etats-membres de l’Union européenne. La directive harmonise également le cadre de sanctions et de rémunérations applicable aux OPCVM.
Le printemps arrive dans trois jours. On dit communément de lui qu’il est symbole d’espoir et de renaissance, le retour à la vie de la nature après de longs mois d’hiver. Dans le secteur de la gestion d’actifs, l’ambiance s’annonce plutôt glaciale... Le début de l’année a été morose, à l’image de la performance des fonds « absolute return » depuis un an, à savoir -5,2% à fin février, qui n’a jamais été aussi mauvaise depuis 2008, selon une étude publiée par l’agence de notation Fitch Ratings. Seuls 11% d’entre eux affichaient une performance annuelle positive, pénalisés par des environnements de marché particulièrement volatils. Le reste de l’année ne devrait pas être plus festif pour le secteur de la gestion d’actifs, qui vit donc un début d’année difficile. Sur les marchés, selon Thomson Reuters Lipper, les fonds ont subi en janvier des rachats de plus de 60 milliards de dollars à l'échelle mondiale. Il s’agit de la décollecte la plus importante depuis le pic de la crise financière. De fait, Neal Epstein, senior credit officer chez Moody’s, estime que les revenus des sociétés de gestion devraient être en moyenne inférieurs de 5 % au premier trimestre 2016 par rapport à l’année dernière. Par ailleurs, en bourse, depuis le début de l’année, les cours des sociétés de gestion cotées ont chuté entre 10 % et 20 % en moyenne.Enfin, à moyen terme, les marges des sociétés de gestion resteront sous pression. Selon l'étude annuelle du cabinet Oliver Wyman et de Morgan Stanley (OW & MS), publiée lundi, l’industrie de la gestion d’actifs pourrait faire face à une augmentation de 3% de ses coûts pour améliorer ses process d’ici 2017-2018. Et selon L’Agefi, seuls 10% à 25% de cet effort, estimé entre 5 et 7 milliards de dollars, auraient été absorbés par les acteurs les plus avancés...Baisse des performances, des marges, des cours de Bourse... Ce ne sont pas les seules mauvaises nouvelles. L'émergence de nouveaux acteurs transforme radicalement le secteur des services financiers dans son ensemble. En effet, 83% des entreprises traditionnelles de ce secteur estiment qu’elles pourraient perdre une partie de leurs activités au profit des entreprises innovantes de technologies financières (FinTech), selon une étude publiée le 15 mars par le cabinet d’audit et de conseil PwC. Certains acteurs de l’assez management ont bien compris que les Fintech feront intégralement partie du paysage du futur de leur industrie. A l’image de NewAlpha Asset Management qui réalise via son premier fonds de « venture capital » dédié à ces nouveaux acteurs, un investissement de 2,3 millions d’euros dans la société Heoh afin de développer sa plateforme technologique innovante de dons sur les terminaux de paiement. En Suisse, les régulateurs s’adaptent eux aussi à ce nouvel environnement en faisant évoluer leur réglementation. De nouvelles règles de la Finma vont ainsi permettre de nouer des relations d’affaires par voie électronique.Alors que faire face à cette adversité ? L’union faisant la force, l’asset management serre les rangs. Le secteur de la gestion d’actifs en Europe devrait enregistrer un mouvement de consolidation plus marqué. Le mouvement a déjà commencé mais les conditions sont réunies pour qu’il s’amplifie, a estimé le 16 mars à Paris Vanessa Robert, vice president, senior credit officer au sein du Global Managed Investment Group chez Moody’s.En attendant, les acteurs du secteurs se renforcent et se diversifient. DNCA Investments part à l’assaut du Royaume-Uni. La boutique de gestion, filiale de Natixis Global Asset Management (NGAM), va en effet débuter auprès de la clientèle « wholesale » britannique la commercialisation de deux de ses fonds actions européennes phares : DNCA Invest Europe Growth et DNCA Invest Value Europe. Natixis AM a pour sa part nommé un nouveau chef, Matthieu Duncan, nommé au poste de directeur général à la suite de la démission de Pascal Voisin de son mandat social. Cette nomination, décidée en conseil d’administration, prendra effet le 4 avril prochain.Chez Amundi, on pourrait faire appel à Jean-Jacques Barbéris, actuel conseiller aux affaires économiques et financières nationales et européennes auprès du Président de la République François Hollande, qui rejoindrait la société de gestion dans le courant du mois de mai.Alors après la morosité, l’espoir ? Après plusieurs semaines d’interrogations persistantes sur les perspectives de l'économie mondiale, les investisseurs ont semble-t-il retrouvé durant la première semaine de mars un intérêt manifeste pour les actifs risqués avec un retour marqué sur les actions. Toutes catégories confondues, les fonds dédiés aux actions ont ainsi engrangé 4,5 milliards de dollars durant la semaine au 9 mars, les plus importantes des dix dernières semaines, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch. De bonnes nouvelles qui sont certes les bienvenues mais qui doivent être prises avec précaution. Une hirondelle ne fait pas le printemps...
Dan Fuss ne fait pas dans la demi-mesure. A l’occasion d’une conférence à Tokyo, le vice-président de la société de gestion Loomys Sayles & Co, a en effet déclaré que le premier trimestre 2016 « sera probablement le pire de l’histoire pour un certain nombre de hedge funds orientés vers le fixed income », rapporte Bloomberg. Selon Dan Fuss, des fonds d’arbitrage qui avaient parié sur la baisse du high yield américain ont été pris à revers par le redressement du marché et le retour des flux entrants à partir de mi-février. Or ils n’ont pu clore leurs positions vendeuses à découvert faute de titres disponibles.
Andrew F. Pyne, qui occupe les fonctions de « executive vice president » et de « product manager », va devenir responsable de la gestion des produits actions au deuxième trimestre 2016, rapporte Pensions & Investments qui cite une porte-parole de la société. L’intéressé va remplacer Sabrina Callin qui a décide de prendre sa retraite au cours du deuxième trimestre, après avoir passé 18 ans au sein de Pimco. Andrew Pyne a rejoint Pimco en 2011 en provenance de Goldman Sachs Asset Management où il était « managing director » et gérant de portefeuilles clients pour les actions fondamentales.
La start-up Marie Quantier vient d’annoncer le lancement d’un contrat d’assurance vie géré par Suravenir, filiale du Crédit Mutuel Arkéa. Accessible dès 1.000 euros, il proposera une trentaine de fonds, principalement des ETF, rapporte L’Agefi. Avec son agrément de conseiller en investissement financier, la société mise sur la gestion conseillée, contrairement à la gestion sous mandat de Yomoni par exemple qui vend aussi une assurance vie 100% ETF conçue avec Suravenir. L’assurance vie de Marie Quantier est assortie de 0,6% de frais annuels et de 0,1% de frais d’arbitrage, auxquels s’ajoutent une commission de performance de 5% et un abonnement de 5,90 euros par mois. En assurance vie, « nous visons 1.500 à 2.000 clients sous douze mois », précise la start-up qui revendique également près d’un millier de clients pour son compte-titres et moins de 10 millions d’euros d’encours.
Changement à l’horizon pour Pragma Capital. Dans une logique de transmission, les associés de la société de gestion viennent en effet de revoir la gouvernance et la répartition du capital. Ainsi, Denis Catz a rejoint le directoire aux côtés de Christophe Ramoisy et d’Arnaud Leclerq, dont la nomination au poste de président a été approuvée par le dernier conseil de surveillance. Par ailleurs, Jean-Pierre Créange, actuel président du directoire, devient membre du conseil de surveillance, présidé par Gilles Gramat. Ces évolutions interviennent après un exercice 2015 qualifié « d’actif » pour Pragma Capital, avec deux cessions pour le compte du FPCI Pragma II et la réalisation de deux nouveaux investissements pour le FPCI Pragma III, selon un communiqué.
OFI AM vient d’annoncer le recrutement d’une équipe de trois personnes venant de Swiss Life AM (France), qui se trouve être l’ancienne maison de son nouveau directeur général Jean-Pierre Grimaud. Ainsi, Christophe Frespuech, qui était directeur du développement chez Swiss Life AM (France), rejoint OFI AM en tant que directeur commercial institutionnels France, sous la responsabilité de Franck Dussoge, Directeur Général Délégué en charge du Développement et des Partenariats.Edwige Novacq, qui était responsable clientèle institutionnelle chez Swiss Life AM (France), arrive chez OFI AM comme Responsable de clientèle institutionnelle France au sein du département commercial, sous la responsabilité de Christophe Frespuech.Enfin, Mathieu Caillier, l’ancien directeur du développement international de Swiss Life AM, intègre OFI AM en tant que Directeur Commercial Distribution, sous la responsabilité de Franck Dussoge.
Le fonds de pension californien CalPERS a annoncé le 17 mars avoir signé le code de bonne conduite des investisseurs institutionnels japonais, intitulé Les Principes pour les investisseurs institutionnels responsables, qui a pour objectif d’améliorer les performances à long terme pour les investisseurs par le biais d’une politique d’engagement et de dialogue auprès des entreprises japonaises cotées figurant dans son portefeuille."Dans notre portefeuille international, le Japon représente le deuxième plus important marché d’actions de CalPERS», précise Ted Eliopoulos, responsable des investissements du fonds de pension, cité dans un communiqué. " Nous nous félicitons de l’initiative prise par le gouvernement japonais pour améliorer l’engagement entre les invetisseurs et les entreprises», ajoute-t-il. Le code japonais, basé sur le Stewardship Code britannique, a été introduit en 2014 par l’agence japonaises des services financiers. Il compte plus de 200 signataires, dont une vingtaine de fonds de pension.
Groupama poursuit à marche forcée la transformation de son activité d’assurance vie – épargne en France. Engagé dans une stratégie de développement ciblé visant à réduire la part des fonds euros au profit des unités de compte (UC), l’assureur mutualiste semble avoir réussi son pari. « L’activité d’assurance vie épargne n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était fin 2011 », a noté Thierry Martel, directeur général de Groupama, lors de la présentation des résultats annuels du groupe ce jeudi 17 mars. De fait, à fin 2015, la part des UC dans la collecte brute d’épargne retraite individuelle en France a atteint 31,5% contre 29,4% fin 2014 et, surtout, 14% fin 2011. Un pourcentage significatif et bien supérieur à celui du marché français : en effet, selon les chiffres de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), les UC ont représenté 20,9 % de la collecte de l’ensemble du marché.Le constat est identique au niveau des encours et des stocks. Ainsi, à fin 2015, les UC représentent 20,7 % des encours totaux d’épargne individuelle, contre 17,6 % à fin 2014 et, surtout, 7,1% fin 2011. Cette évolution est à la fois liée « aux transferts Fourgous de certains portefeuilles et à des arbitrages des fonds euros vers les unités de comptes pour d’autres portefeuilles », a souligné Benoît Maes, directeur financier de Groupama. Cette volonté assumée de donner la priorité aux unités de compte au détriment des fonds euros s’est ressentie sur la collecte nette. Si Groupama a enregistré 400 millions d’euros de collecte nette sur les unités de compte en France, l’assureur a subi une décollecte nette de 1,3 milliard d’euros toujours sur le marché français. Pour autant, en épargne retraite individuelle en France, le chiffre d’affaires de Groupama est stable à fin 2015, « la baisse de l’activité en euros (-2,9%) étant compensée par la forte hausse des contrats UC (+7,3%) », indique l’assureur dans un communiqué. Globalement, en incluant les activités de santé et de prévoyance, le chiffre d’affaires de Groupama en assurance de la personne en France ressort à 5,3 milliards d’euros à fin 2015, en hausse de 0,7% par rapport à fin 2014.
Le gestionnaire de fortune du Liechtenstein LGT Group, qui vient de racheter le gestionnaire de fortune britannique Vestra Wealth, a annoncé le 17 mars qu’il avait réalisé une collecte nette de 8,8 milliards de francs suisses en 2015, en hausse de 7% d’une année sur l’autre. Tant la banque privée que la gestion d’actifs ont contribué à cette évolution. Malgré les effets de change négatifs qui ont représenté un montant de 5,3 milliards de francs, les actifs sous gestion ont ainsi progressé à 132,2 milliards de francs contre 128,8 milliards un an plus tôt, soit un accroissement de 2,7% d’une année sur l’autre. Le bénéfice net du groupe a fait un bond de 28% à 211 millions de francs. Le coefficient d’exploitation s’est amélioré à 71,2% contre 75,4% en 2014. Dans le sillage du rachat de Vestra, le groupe envisage une «utilisation sélective des possibilités d’acquisition» durant l’année à venir. Le groupe va également s’engager sur la voie de la numérisation, notamment pour répondre aux besoins des clients de la banque privée avec LGT SmartBanking.
Le groupe bancaire Syz & Co a subi l’an dernier une perte de 38,5 millions de francs suisses après l’intégration de RBC, a annoncé la société le 17 mars. Les dépenses liées à l’intégration de Royal Bank of Canada (Suisse) ont pesé sur la performance de l'établissement genevois qui avait réalisé un bénéfice de 12,6 millions de francs en 2014. «Nous avons fait le choix de concentrer ces investissements majeurs sur un seul exercice, plutôt que de les amortir sur plusieurs années», indique jeudi le directeur général (CEO) Eric Syz, cité dans le communiqué.Cette acquisition a permis en revanche de faire bondir de plus d’un tiers ses encours. Les actifs sous gestion ont ainsi fait un bond de 37% à 39,2 milliards de francs suisses, dont 11,2 milliards liés à l’acquisition de RBC (Suisse). A fin 2014, les encours s'élevaient à 28,6 milliards de francs. Les entrées nettes hors acquisition, qui se sont élevées à 547 millions de francs suisses, n’ont pas permis de compenser l’appréciation du franc et la baisse des marchés.
Le bénéfice net du groupe bancaire Bonhôte s’élève pour 2015 à 6,3 millions de francs suisses, en forte croissance, favorisé par une vive progression de tous ses segments de clientèle, selon un communiqué publié le 17 mars. «Les entrées nettes de fonds sont très réjouissantes et se montent à 5,9% de la masse en dépôt», indique la banque qui ne publie pas toutefois tous ses chiffres clés. Tous les métiers de la banque (gestion privée, gestion institutionnelle et gérants indépendants) se développent et enregistrent des entrées substantielles. La banque continue par ailleurs à engager de nouveaux collaborateurs. Ancrée à Neuchâtel, elle annonce, après Bienne, Genève et Berne, l’ouverture pour cet été d’une nouvelle succursale à Lausanne.
En 2015, 979 hedge funds ont été fermés, soit la pire année pour les liquidations depuis 2009, rapporte le Financial Times, citant des chiffres de Hedge Fund Research. Et au quatrième trimestre de l’an dernier, seulement 183 fonds ont été lancés, soit le nombre le plus faible depuis 2009. Les encours des hedge funds ont baissé de 64,7 milliards à moins de 3.000 milliards de dollars en janvier, franchissant ce seuil pour la première fois en mai 2014. Les rachats en janvier ont été les pires depuis janvier 2009.
Kames Capital, dont les actifs sous gestion s'élèvent à quelque 77 milliards d’euros, a nommé Hari Patel en qualité de consultant sur le développement des activités, selon un communiqué publié le 17 mars. Hari Patel sera chargé de la couverture des comptes dans tout le Royaume-Uni, des gestionnaires de fortune aux conseillers financiers en passant par les fonds de fonds, les family offices, les plateformes et les banques. Il est rattaché à Mark Savage, responsable des ventes au Royaume-Uni.Hari Patel travaillait précédemment chez Jupiter en qualité de responsable des ventes des fonds single strategy, multi-classes d’actifs et multi-manager proposés par le groupe.
A l’occasion de la publication de ses résultats semestriels clos au 31 décembre 2015, le gestionnaire d’actifs et de fortune britannique Brooks Macdonald a annoncé que ses actifs sous gestion avaient progressé de 5,5 % par rapport à fin juin 2015. De fait, à fin décembre 2015, les encours de ses fonds discrétionnaires s’élèvent à 7,82 milliards de livres contre 7,41 milliards de livres à fin juin 2015. Au cours des six mois écoulés, Brooks Macdonald a enregistré une collecte nette de 394 millions de livres.A l’issue de son premier semestre fiscal 2015/2016, Brooks Macdonald a vu ses revenus progresser de 3% sur un an, pour atteindre 38,7 millions de livres contre 37,5 millions de livres à l’issue du premier semestre 2014/2015. Son bénéfice avant impôt s’établit à 5,48 millions de livres contre 4,48 millions de livres un an plus tôt, soit un bond en avant de 22%.
Capital Group a annoncé l’ouverture d’un bureau à Amsterdam, rapporte le site spécialisé InvestmentEurope. La société a parallèlement nommé Martin Hofman en qualité de responsable du marketing pour le Benelux et les pays scandinaves.Martin Hofman sera basé à Amsterdam, où il rejoint Feike Goudsmit et Marnix van den Berge, respectivement responsable du développement des activités au Benelux auprès des institutionnels, et responsable toujours au Benelux des relations avec les intermédiaires financiers.Martin Hofman travaillait précédemment chez Columbia Threadneedle Investments où il était responsable depuis 2014 des activités de marketing auprès des institutionnels de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique.
Le gestionnaire d’actifs néerlandais NN Investment Partners (NN IP) a annoncé, ce 17 mars, le lancement d’un nouveau fonds d’obligations vertes libellées en euros permettant aux investisseurs d’investir dans des projets présentant un impact positif sur l’environnement. Baptisé NN (L) Euro Green Bond, ce produit se targue d’être le premier fonds d’obligations vertes libellées en euro sur le marché, les autres véhicules ayant jusque-là adopté une approche mondiale. Ce nouveau fonds est géré par Bram Bos, gérant de portefeuille chez NN IP. Son approche d’investissement est basée sur une analyse à la fois qualitative et quantitative en lien avec l’expertise ESG de la société de gestion. NN IP affichait 4,4 milliards d’euros d’actifs sous gestion dans des stratégies dédiées au développement durable à fin 2015 contre 750 millions d’euros en 2010.
Aberdeen Asset Management (Aberdeen AM) réorganise son équipe de gestion obligataire. La société de gestion, qui gère 290 milliards de livres d’actifs dont 90 milliards de livres d’obligations, a confirmé à Financial News que Neil Murray, responsable du fixed income au niveau paneuropéen, et Neil Williamson, responsable de la recherche crédit au niveau paneuropéen, ont quitté leurs postes. En conséquence, Wolfgang Kuhn, responsable du crédit au niveau paneuropéen chez Aberdeen AM, a repris les fonctions de Neil Murray. En parallèle, Jonathan White, jusque-là gérant au sein de l’équipe en charge du crédit, a repris le poste de Neil Williamson. Par ailleurs, Roger Webb, gérant senior au sein de l’équipe paneuropéenne en charge du charge, a remplacé Wolfgang Kuhn dans ses fonctions.Neil Murray avait rejoint Aberdeen AM en 2014 à la suite de l’acquisition de Scottish Widows Investment Partnership. Son remplaçant Wolfgang Kuhn a rejoint Aberdeen en 2006 en provenance d’UBS Global Asset Management. Roger Webb, qui succède à Wolfgang Kuhn, a également rejoint Aberdeen AM dans le cadre de l’acquisition de Scottish Widows Investment Partnership. Pour sa part, Neil Williamson avait intégré Aberdeen AM en 2005 à la suite du rachat de l’activité fixed income de Deutsche Asset Management à Londres et à Philadelphie. Son remplaçant Jonathan White est arrivé chez Aberdeen AM en 2012 en provenance de Royal Bank of Scotland.
Plusieurs ateliers ont été organisés dans le cadre du Forum GI qui s’est tenu jeudi 17 mars, dont un avait pour vocation de déterminer l’importance des actions dans les stratégies d’investissement. En marge de cette conférence à laquelle participait Jean Eyraud, président de l’Association française des investisseurs institutionnels (Af2i), ce dernier, interrogé par Newsmanagers, a noté que dans les allocations des institutionnels, la place des actions a eu tendance ces dernières années à se réduire, au profit des obligations d’entreprise. «Pourtant, elles ont obtenu une performance relativement équivalente avec un risque plus faible et un traitement comptable stable», a-t-il souligné. En chiffres, côté assureurs, la moyenne du taux d’exposition tourne autour de 8 % et pour les autres institutions la fourchette peut aller de 0% jusqu'à 50%.Outre l’absence de risque de change, le marché actions européen possède des atouts importants. «C’est un marché très large, que l’on peut décomposer en différents segments, a expliqué Jean Eyraud. «Nous avons ainsi la segmentation géographique avec le marché actions de la Zone Euro et celui des pays hors zone Euro, dont le marché anglais, le marché suisse et les marchés des pays nordiques.» Toujours selon le président de l’Association, ce sont également des marchés sectoriellement intéressants, mieux diversifiés que ceux d’Asie, très dominés par les valeurs financières. A cela s’ajoute une seconde segmentation par style, entre les valeurs de croissance et les valeurs sous-évaluées, et par taille entre d’un côté les grandes valeurs et de l’autre côté les small caps, aux parcours très différents, car moins influencées par les acteurs internationaux, mais qui restent, malgré tout, volatiles. «Enfin, ces dernières années, nous avons assisté à l'émergence d’une sophistication plus grande avec les indices et gestions factoriels, créant une multitude de nouveaux indices, de sous-indices et de stratégies: gdp weighted, low vol, momentum, quality, etc., sans parler des indices ESG, ou low carbon», a rappelé Jean Eyraud. Le décor étant planté, à la question de savoir quelle place accorder cette fois au rendement des actions dans le contexte des taux bas, le président de l’Af2i a expliqué que les marchés d’actions offrent des perspectives de rendement supérieures à celles des obligations d’entreprise. «Outre le fait que le phénomène sur le plan boursier est rare, l'écart de rendement interpelle, dans la mesure où traditionnellement le choix entre obligations et actions est fondé sur la recherche de plus-values, l’acceptation ou non de la volatilité et non sur l’espérance d’un revenu régulier basé sur le dividende», a relevé Jean Eyraud. «A tort me semble-t-il», a -t-il ajouté. Et de noter qu’aujourd’hui, rares sont les investisseurs qui jouent la qualité des sociétés sur le long terme et l’espérance de rendement régulier, progressif et pérenne des sociétés, comme substitut aux obligations d’entreprise. Bien sûr, la contrainte réglementaire doit être prise en compte. Pour ceux soumis à Solvabilité 2 plupart, l’exigence en fonds propres en contrepartie de la détention des actions justifie toujours une exposition drastiquement réduite. «Pourtant, le dividende représente facilement 30 à 40% de la performance des actions sur longue période», a souligné le responsable. En matière de liquidité, les grandes capitalisations apportent également une solution intéressante. Pour Jean Eyraud, les investisseurs n’ont pas renoncé à la liquidité mais cherchent plutôt à regarder si elle est nécessaire partout, et à la mettre au bon endroit, en tenant compte d’abord des espérances de cash flow global de leur institution, des moyens d’analyse et de sélection à mettre en oeuvre et des risques pris en contrepartie. Dans cet environnement, les grandes valeurs ont des atouts à faire valoir, y compris par rapport aux petites valeurs, moins liquides et plus volatiles. Enfin, interrogé sur la façon de pallier les épisodes de forte volatilité dont les marchés sont désormais coutumiers, Jean Eyraud table sur un comportement adapté des institutionnels, leur permettant des les anticiper, et de s’y préparer. Certains s’en sont d’ores et déjà préoccupés et se réintéressent aux produits structurés, ou procèdent à un rebalancement «intelligent». «Une gestion dynamique des options, des fonds long/short, des classes d’actifs spécifiques comme le «high yield» et les «convertibles» peuvent sur longue période apporter un rendement équivalent à celui des actions pour un risque beaucoup plus faible», a expliqué Jean Eyraud. Enfin, d’une manière plus académique, les travaux sur la gestion factorielle ont montré que les gestions «minimum variance», «low volatility» étaient assez protectrices, et que les combinaisons de ces gestions factorielles, variables dans le temps pouvaient apporter une certaine robustesse pour des investisseurs longs. «Il restera alors à en profiter», a conclu Jean Eyraud, ce qui lui semble encore peu fréquent aujourd’hui. En cause la circonstance des excès de la réglementation prudentielle et surtout d’une gouvernance institutionnelle «devenue trop frileuse et trop longue à activer». Contrairement aux acteurs de très court terme (hedge funds, high frequency trading, etc) qui, eux, s’en donnent à cœur joie», a t-il regretté.