A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, l’Union Bancaire Privée (UBP) a annoncé que ses avoirs sous gestion ont progressé de 3,5 % pour atteindre 113,5 milliards de francs suisses à fin juin 2016 contre 110 milliards de francs suisses à fin décembre 2015. Cette progression est principalement liée au transfert des actifs à la suite de l’acquisition de la clientèle de Coutts Asie en avril 2016 pour un montant de 8,2 milliards de francs suisses. Cette opération compense les effets de change négatifs (-1,6 milliard de francs suisses) ainsi que la décollecte enregistrée par son pôle « asset management » et les départs de clients privés liés au programme de régularisation en cours (soit un total de -2,6 milliards de francs suisses), précise UBP dans un communiqué.A l’issue des six premiers mois de l’année, les revenus de l’activité affichent une progression de 20%, ou 77 millions de francs suisses, pour s’établir à 453 millions de francs suisses à fin juin 2016 contre 376 millions de francs suisses à fin juin 2015. Un bond en avant à mettre au crédit de l’acquisition de la clientèle de Coutts International, amorcée en octobre 2015, note la banque privée suisse. En parallèle, les charges d’exploitation ont augmenté de 18% pour s’établir à 294,5 millions de francs suisse à fin juin 2016 contre 249,1 millions de francs suisses à fin juin 2015, en raison des « coûts d’intégration des activités de Coutts International », indique UBP. Dans ce contexte, son bénéfice opérationnel s’élève à 110,5 millions de francs suisses au 30 juin 2016 contre 90,8 millions de francs suisses un an plus tôt, soit une progression de 21,7%. Enfin, son bénéfice net ressort à 90 millions de francs suisses contre 79,5 millions de francs suisses un an plus tôt, soit une croissance de 13% par rapport à fin juin 2015.
Mirabaud Asset Mangement vient d’enregistrer le départ de quatre gérants de fonds, spécialistes des obligations d’entreprises « investment grade », qui avaient été recrutés l’année dernière, révèle Citywire Selector. Andre Brojil, Bert Hospers, Sai Kit Lam et George Luijx avaient en effet rejoint Mirabaud AM en janvier 2015 en provenance du fonds de pension néerlandais Syntus Achmea afin de lancer un nouveau fonds d’obligations d’entreprises mondiales. De fait, cette équipe, basée à Londres, avait pris les rênes du fonds Mirabaud Global Investment Grade Bond, lancé en juillet 2015 et domicilié au Luxembourg. Or ce véhicule d’investissement a été fermé le 7 juillet dernier, entraînant le départ des quatre gérants. « Le fonds a été fermé et l’équipe dédiée aux obligations ‘investment grade’ a quitté Mirabaud », a confirmé un porte-parole de Mirabaud à Citywire qui évoque une « décision prise d’un commun accord ».
La firme britannique de capital-investissement Electra Private Equity, cotée à la Bourse de Londres, a annoncé le recrutement de Gavin Manson au poste de directeur financier à compter du 8 août 2016. L’intéressé est actuellement « Finance Director » au sein de la division hôtels et résidences de vacances du groupe Thomas Cook, poste qu’il occupe depuis octobre 2014.
L’indice Lyxor Hedge Fund a cédé -0,9% au cours du mois de juin, creusant ainsi à 3,06% ses pertes depuis le début de l’année 2016. En juin, seuls 3 des 10 indices Lyxor ont terminé le mois en territoire positif. La meilleure performance mensuelle a été réalisée par les CTA à long terme (+6,2%), enregistrant des gains sur la plupart des positions, note Lyxor dans son baromètre mensuel. « Les modèles ont su tirer parti de la fuite vers la qualité et de leur positionnement défensif », précise la société de gestion. Les fonds de « Merger Arbitrage » enregistrent également une performance positive (+0,93%), surperformant les « Special Situations » (-2%). « Ils ont été en grande partie épargnés par les événements en Europe », commente Lyxor. A l’inverse, les fonds L/S Equity ont été à la peine en raison de la correction des actions mondiales et du pic de volatilité, avance la société de gestion. Dans ce contexte, les stratégies faiblement directionnelles ont mieux résisté, les fonds « Variable Bias » (-0,2%) et « Market Neutral » (-1,1%) surperformant les fonds « Long Bias » (-2,3%). Par ailleurs, les fonds « Credit » (-0,8%) ont enregistré des pertes limitées malgré le contexte engendré par le vote sur le Brexit, souligne Lyxor. Enfin, les gestionnaires « Global Macro » ont subi une perte de 3,5%, « durement touchés par la chute soudaine des taux US », observe la société de gestion.
La société de capital investissement Terra Firma Capital Partners (Terra Firma), présidée par Guy Hands, a annoncé la nomination d’Andrew Géczy en qualité de de directeur général (« chief executive officer »). L’intéressé prendra officiellement son poste en septembre 2016.Andrew Géczy, qui compte de plus de 25 ans d’expérience, arrive en provenance du groupe bancaire ANZ où il était directeur général des activités bancaires institutionnelles et à l’international. Avant cela, il avait officié en qualité de directeur général de la division « Wholesale Banking & Markets » au sein de Lloyds Banking Group. Auparavant, il avait fondé et dirigé une boutique de conseil en investissement et de gestion d’actifs. Avant 2005, Andrew Géczy a passé 14 ans chez Citigroup où il a occupé plusieurs postes à responsabilité.
Ses membres ont promis de favoriser le partage de la croissance. Le FSB progresse sur la liquidité des marchés de taux et la résolution des chambres de compensation
Suite au départ surprise de Jean-Louis Laurens fin juin, Rothschild & Co n’a pas nommé de nouveau numéro un pour sa filiale Rothschild & Cie Gestion. La direction est désormais partagée entre Didier Bouvignies, associé-gérant en charge des activités de gestion, et Alain Massiera, associé-gérant responsable des activités de banque privée, dévoile la banque à L’Agefi. « Ils travaillent en duo, tout en conservant leurs fonctions antérieures », précise une porte-parole. Didier Bouvignies est une figure historique de la maison, où il est arrivé en 2004 comme responsable des investissements. Alain Massiera a rejoint le groupe en 2011, après avoir été responsable mondial du métier banque privée de Crédit Agricole SA.
Le Conseil constitutionnel a déclaré vendredi conforme à la Constitution le « verrou de Bercy », qui laisse au ministère du Budget l’initiative des poursuites en matière fiscales. Le dispositif est largement utilisé pour convaincre les exilés fiscaux de rapatrier leurs avoirs cachés à l'étranger, moyennant une pénalité et la promesse tacite de l’absence de poursuites au pénal. Un particulier condamné pour fraude à la TVA est à l’origine de la saisine du Conseil constitutionnel. L’enjeu est lourd pour Bercy. Depuis sa création en 2013, la cellule du ministère chargée de régulariser les exilés fiscaux a enregistré 46.504 demandes de régularisation et traité 17.775 dossiers permettant de recouvrer 5,9 milliards d’euros. Le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert envisage de durcir l’an prochain les conditions de régularisation.
La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a indiqué vendredi qu’elle continuerait à opérer en Turquie après le coup d’Etat avorté et la hausse consécutive de l’incertitude politique. Avec 1,9 milliard d’euros de prêts l’année dernière, le pays est devenu le plus large marché de la BERD suite à son interdiction de nouveaux prêts à la Russie en 2014.
Les fonds actions européens ont connu un nouveau record de retraits la semaine passée, abandonnant 6,2 milliards de dollars et portant à 24 le nombre de semaines consécutives de flux négatifs, d’après les chiffres d’EPFR relayés vendredi par Bank of America Merrill Lynch. Les marchés émergents ont au contraire été plébiscités par les investisseurs, les fonds de dette ciblant ces pays enregistrant leurs plus importantes rentrées de capitaux (4,9 milliards). Les fonds actions ont bénéficié de 4,7 milliards de dollars de flux positifs, un niveau hebdomadaire qui n’avait pas été atteint depuis un an.
Paal Kibsgaard, le président du premier fournisseur de services pétroliers Schlumberger, a indiqué vendredi s’attendre à « un déficit global significatif » de pétrole brut étant donné la chute considérable des investissements en exploration et production si la croissance de la demande se maintient. Dans l’immédiat toutefois, la hausse continue des stocks de carburants pèse sur les prix du brut, qui enregistrent une nouvelle baisse sur la semaine.
La création d’un registre en ligne des trusts en France, prévue par un décret du 10 mai 2016, attendra. Le Conseil d’Etat a suspendu dans un référé rendu le 22 juillet l’exécution dudit décret. Il a renvoyé au Conseil constitutionnel le soin de juger de la conformité de ce dispositif, censé améliorer la lutte contre l'évasion fiscale. Une ressortissante américaine, ayant sa résidence fiscale en France et ayant à ce titre déclaré à l’administration française les trusts qu’elle a constitués dans son pays d’origine en vue de sa succession à venir, avait saisi le juge des référés du Conseil d’Etat. Ce dernier «a estimé que [...] le caractère public de celui-ci pouvaient conduire à la divulgation des intentions testamentaires de l’intéressée, en exposant celle-ci à diverses pressions». Il en a notamment déduit que «la critique soulevée vis-à-vis du respect de la vie privée faisait naître, en l’état de l’instruction, un doute sérieux sur la légalité du décret».
Les pressions sur la liquidité des fonds ouverts investis dans l’immobilier britannique semblent s’alléger. Aberdeen Asset Management a réduit à 7% la décote appliquée à la valeur des parts de son fonds immobilier. Début juillet, la société de gestion avait instauré une décote de 17% pour décourager les rachats consécutifs au choc provoqué par le vote sur le Brexit. «Notre espoir est que le trading revienne à des niveaux plus normaux. Cela nous permettrait, dans la durée, de supprimer complètement l’ajustement», a indiqué son directeur général Martin Gilbert dans un communiqué.
Standard & Poor’s a confirmé vendredi les notes de crédit longue B- et courte B de la Grèce, auxquelles est assignée une perspective stable, l’agence de notation estimant que le pays répond aux conditions de son programme de soutien financier de 86 milliards d’euros. La perspective stable reflète l’opinion de S&P suivant laquelle les risques pour la Grèce sont équilibrés pour les 12 mois à venir. S&P pense que la dette nette publique de la Grèce culminera à 179% du PIB en fin d’année, soit la plus élevée de tous les pays qu’elle note.
L’assureur allemand Allianz a l’intention de resserrer ses liens avec sa filiale américaine de gestion d’actifs Pimco, en perte de vitesse depuis plusieurs années, a déclaré Jackie Hunt, nommée en mars dernier responsable pour les Etats-Unis de la gestion d’actifs (qui regroupe Pimco et Allianz Global Investors) et de l’assurance-vie, dans un entretien au Financial Times. La semaine dernière, Allianza nommé un nouveau patron pour Pimco, en la personne d’Emmanuel Roman.
L’ECA JURA a effectué des changements au sein da poche fixed income en 2015. L’institution a renforcé son exposition aux obligations internationales (+3,8%), alors que dans le le même temps, elle a diminué son exposition aux obligations suisses et aux actions suisses, selon le rapport annuel 2015 de l’assureur. Par rapport à 2014, la poche dédiée aux obligations suisses a diminué de 3,2%.
La Commission des sanctions de l'Autorité des Marchés financiers (AMF) vient de sanctionner la société de gestion Sunny Asset Management d'un blâme et d'une amende de 50.000 €. Le régulateur a également infligé un blâme et une sanction pécuniaire de 30.000 € à Jean-Yves Gourin, président du conseil d'administration de Sunny AM au moment des faits.
Les pressions sur la liquidité des fonds ouverts investis dans l’immobilier britannique semblent s’alléger. Aberdeen Asset Management a indiqué qu’il réduisait à 7% la décote appliquée à la valeur des parts de son fonds immobilier. Début juillet, le gestionnaire d’actifs avait instauré une décote de 17% pour décourager la vague de rachats consécutive au choc provoqué par le vote sur le Brexit.
Le Fonds monétaire international a dit vendredi maintenir sa confiance dans sa directrice générale Christine Lagarde malgré son renvoi devant la Cour de justice de la République pour l’arbitrage Tapie. «Le conseil d’administration a été informé des récents développements concernant ce dossier et continue d’exprimer sa confiance dans la capacité de la directrice générale à remplir efficacement ses obligations», a dit le porte-parole du FMI Gerry Rice dans une déclaration écrite.
La création d’un registre en ligne des trusts en France, prévue par un décret du 10 mai 2016, attendra. Le Conseil d’Etat a suspendu dans un référé rendu le 22 juillet l’exécution dudit décret. Il a renvoyé au Conseil consitutionnel le soin de juger de la conformité de ce dispositif, censé améliorer la lutte contre l'évasion fiscale.
La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a indiqué vendredi qu’elle continuerait à opérer en Turquie après le coup d’Etat avorté et la hausse consécutive de l’incertitude politique. Avec 1,9 milliard d’euros de prêts l’année dernière, le pays est devenu le plus large marché de la BERD suite à son interdiction de nouveaux prêts à la Russie en 2014.
Les fonds actions européens ont connu un nouveau record de retraits la semaine passée, abandonnant 6,2 milliards de dollars (5,6 milliards d’euros), portant à 24 le nombre de semaines consécutives de flux négatifs, d’après les chiffres d’EPFR relayés vendredi par Bank of America Merrill Lynch. Les marchés émergents ont au contraire été plébiscités par les investisseurs, les fonds de dette ciblant les pays émergents enregistrant leurs plus importantes rentrées de capitaux avec 4,9 milliards de dollars. Les fonds actions ont également profité de l’intérêt renouvelé des investisseurs avec 4,7 milliards de dollars de flux positifs, un niveau hebodmadaire qui n’avait pas été atteint depuis un an.
Paal Kibsgaard, le président du premier fournisseur de services pétroliers Schlumberger, a indiqué vendredi s’attendre à « un déficit global significatif » de pétrole brut étant donné la chute considérable des investissements en exploration et production si la croissance de la demande se maintient. Dans l’immédiat toutefois, la hausse continue des stocks de carburants pèse sur les prix du brut, qui enregistrent une nouvelle baisse sur la semaine. Le baril de Brent s’échangeait en fin d’après-midi à 45,6 dollars et le baril de WTI à 44,2 dollars.
Le pôle de gestion d’actifs de BNY Mellon, BNY Mellon Investment Management (BNY Mellon IM), a accusé une décollecte nette de 1 milliard de dollars au deuxième trimestre, a annoncé le groupe de services financiers américain à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels. Cette décollecte est en net ralentissement par rapport aux 8 milliards de dollars de sorties nettes enregistrées au premier trimestre. Dans le détail, au cours du trimestre écoulé, les produits de long terme ont subi 5 milliards de dollars de rachats nets tandis que les produits de court ont réalisé une collecte nette de 4 milliards de dollars.Malgré cette contre-performance commerciale, les encours de BNY Mellon s’établissent à 1.660 milliards de dollars au 30 juin 2016, en hausse de 2% par rapport au premier trimestre 2016 mais en repli de 2% par rapport au deuxième trimestre 2015. La croissance des encours d’un trimestre sur l’autre est à mettre au crédit d’un effet de marché positif de 71 milliards de dollars. A l’inverse, BNY Mellon IM a été pénalisée par un effet de change négatif de 47 milliards de dollars, lié principalement à l’appréciation du dollar par rapport à la livre sterling. A la fin du deuxième trimestre 2016, BNY Mellon IM a réalisé 938 millions de dollars de revenus, en baisse de 5% sur un an mais en progression de 5% par rapport au premier trimestre 2016. Son résultat avant impôt ressort à 234 millions de dollars, en repli de 10% par rapport au deuxième trimestre 2015 mais en hausse de 8% par rapport au premier trimestre 2016.En prenant en compte l’ensemble de ses activités, le groupe BNY Mellon a dégagé un bénéfice net de 825 millions de dollars au deuxième trimestre 2016 contre 830 millions de dollars au deuxième trimestre 2015, soit un léger repli de 1%. Ses revenus s’élèvent à 3,77 milliards de dollars à fin juin 2016, en baisse de 2% sur un an.
Henrietta Lance, spécialiste des ressources naturelles, a quitté Amundi Asset Management après neuf années passées au sein de la société de gestion, a appris Citywire Selector. L’intéressée était en charge de la gestion des fonds Amundi Funds-Equity Global Resources et Amundi Islamic Global Resources. Elle avait également géré un fonds dédié à l’eau jusqu’à sa fermeture en avril 2015. Ces fonds sont désormais gérés par Arnaud du Plessis, a confirmé un porte-parole d’Amundi à Citywire Selector.Henrietta Lance avait rejoint Amundi en 2007 et elle travaillait au sein de l’équipe dédiée aux ressources naturelles depuis 2008. Avant cela, elle était en charge des actions européennes chez Société Générale et chez Exane. Elle a commencé sa carrière à Londres au sein de la société Prudential Bache.
Si l’épisode caniculaire qui a frappé la France a pu échauffer les corps et les esprits, il n’a pas fait monter en température les résultats financiers des acteurs de la gestion d’actifs publiés au cours de la semaine. Force est en effet de constater que les gestionnaires d’actifs ont soufflé le chaud et le froid. Morgan Stanley Investment Management a ainsi dévoilé une décollecte nette de 1,7 milliard de dollars tandis que BNY Mellon Investment Management a, pour sa part, subi 1 milliard de dollars de sorties nettes sur la même période. Résultat : les encours du premier sont restés stables d’une année sur l’autre alors que le second a vu ses actifs sous gestion reculer de 2% sur an. Northern Trust n’a guère fait mieux, ses encours diminuant de 4% sur un an. Un constat qui vaut également pour le pôle de gestion de la banque Wells Fargo, dont les actifs sous gestion ont reculé de 1% sur un an, pénalisés notamment par une décollecte sur les fonds actions.Certains bons élèves ont toutefois réussi à se distinguer et à faire grimper leurs encours à des niveaux historiques. Le groupe scandinave Nordea a ainsi franchi pour la première fois le cap des 300 milliards d’euros sous gestion à fin juin 2016, porté par une collecte nette de 5,8 milliards d’euros au cours du trimestre écoulé. Blackstone n’est pas en reste, ses encours atteignant le niveau record de 356 milliards de dollars au deuxième trimestre, en hausse de 7% sur un an, grâce en partie à 6,8 milliards de dollars de souscriptions nettes. Les deux banques américaines Bank of America Merrill Lynch et Goldman Sachs peuvent également s’enorgueillir de la bonne tenue de leurs activités de gestion. La première a en effet engrangé 6 milliards de dollars de collecte nette tandis que la seconde a capté 4 milliards de dollars de flux nets entrants.En Europe, le secteur de la gestion d’actifs – dans l’attente des résultats des principaux ténors de l’industrie – a clairement subi une douche froide. De fait, selon SIX Financial Information, les OPCVM de droit français ont accusé 23 milliards d’euros de décollecte nette au cours du seul mois de juin. Quant aux fonds actions européennes, ils ont tout simplement enregistré 5,8 milliards de dollars de sorties nettes lors de la semaine du 11 juillet, un niveau jamais atteint selon le cabinet EPFR. L’industrie de la gestion d’actifs ne doit toutefois pas se résumer à cette litanie de chiffres et de statistiques. Elle est surtout composée d’hommes et de femmes que l’on peut s’arracher à prix d’or, à la manière du « mercato » estival dans le monde du ballon rond. A ce petit jeu, Pimco a sans aucun doute frappé un grand coup en débauchant Emmanuel « Manny » Roman, jusque-là directeur général du gérant alternatif Man Group. La nouvelle recrue, qui prendra officiellement ses fonctions de directeur général de Pimco en novembre, aura du pain sur la planche pour redorer le blason d’une société de gestion confrontée à des fuites de capitaux importantes depuis le départ de l’emblématique Bill Gross.Comme bon nombre de ses homologues, Pimco va également devoir apprendre à vivre dans un environnement où la technologie prend un poids de plus en plus grand. A cet égard, l’émergence fulgurante de la « blockchain » constitue tout à la fois un défi et des opportunités pour le petit monde de la gestion d’actifs. Selon un récent rapport d’Oliver Wyman et de JP Morgan, cette technologie « va changer la donne pour les gérants d’actifs » et « pourra générer de nombreuses opportunités pour le secteur ». Reste maintenant aux sociétés de gestion à « sortir des sentiers battus et à prendre des initiatives afin de comprendre et de s’approprier cette nouvelle technologie. »En France aussi, l’enjeu des nouvelles technologies est également pris très au sérieux. Ce n’est pas pour rien que l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) viennent de porter sur les fonts baptismaux leur forum Fintech. L’objectif est clair : mieux appréhender les enjeux associés au développement des Fintech en termes d’opportunités et de risques éventuels. La balle est donc désormais dans le camp des sociétés de gestion d’actifs traditionnelles qui vont devoir prendre la mesure de cette nouvelle concurrence, sous peine de voir leurs ambitions être refroidies par l’ardeur de ces nouveaux entrants.
A l’issue du deuxième trimestre 2016, les actifs sous gestion de Blackstone ont atteint le niveau record de 356,2 milliards de dollars, en hausse de 7% par rapport au deuxième trimestre 2015, a annoncé le groupe américain à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels. Au cours du trimestre écoulé, Blackstone a enregistré une collecte nette de 6,8 milliards de dollars. A la fin du deuxième trimestre 2016, Blackstone a dégagé un résultat net économique de 520 millions de dollars, en hausse de 2% sur un an. Ses revenus ressortent à 1,19 milliard de dollars en repli de 3% par rapport au deuxième trimestre 2015. Enfin, son résultat net atteint 198,6 millions de dollars contre 134,2 millions de dollars un an plus tôt, soit un bond de 48% sur un an.