C’est la hausse du pouvoir d’achat immobilier des ménages français sur les dix dernières années, selon BNP Paribas Real Estate. La production de prêts au premier semestre de cette année a été de 193 milliards d’euros, renégociations comprises, soit une hausse de 88 %, les Français anticipant un relèvement des taux des crédits immobiliers.
Trois ans après sa méthode d’analyse des risques liés à la décarbonation des portefeuilles financiers, le cabinet présente ses indices Climate Risk Impact Screening (CRIS). VERSION INTEGRALE DE L'ARTICLE
Un titre de champion du monde de football et c’est paraît-il un regain de croissance assuré. L’Italie ne pourra pas compter sur ce coup de pouce l’été prochain, après l’élimination piteuse lundi 13 novembre à Milan de la squadra azzura en barrages de qualification à la Coupe du monde. Une première depuis 60 ans. Mais ce traumatisme serait un mal pour un bien, selon certains commentateurs locaux : le pays va pouvoir se concentrer sur les vrais sujets, notamment les prochaines élections générales. Les tifosi ont d’autres motifs de se remonter le moral : la croissance économique n’a jamais été aussi forte en six ans, et la dernière fois que les joueurs de l’équipe nationale ont disputé le « Mondial » dans leur fauteuil, en 1958, a coïncidé avec le miracle économique italien.
Il est un sujet au moins sur lequel Donald Trump pourra se vanter d’avoir obtenu un résultat à l’issue de son séjour en Chine : Pékin n’aura attendu que son départ pour annoncer une ouverture réclamée depuis longtemps par les Etats-Unis, celle de son secteur financier. Toutes les activités, de la banque à l’assurance en passant par la gestion d’actifs et les métiers de marchés, sont concernées. Certes, le calendrier précis de l’ouverture de chacune d’entre elles reste à préciser, et on sait déjà qu’il s’étalera sur plusieurs années ; il ne fait pas de doute non plus que la porte qui n’était qu’entrebâillée pour les groupes financiers occidentaux ne s’ouvrira pas à deux battants, tant la maîtrise de sa finance demeure stratégique pour Pékin, aujourd’hui comme hier. Comme toujours en Chine, les détails compteront autant que le cadre général. Mais les annonces déjà intervenues le 10 novembre, en particulier la reconnaissance explicite du principe du contrôle d’une société financière chinoise par un étranger, signifient qu’aucune institution financière d’envergure internationale ne devra les sous-estimer.
Revirement. Défendre la gestion active n’empêche pas de lorgner les ETF (exchange-traded funds). En juin, Candriam Investors Group annonçait le lancement d’une gamme d’ETF durables sous la marque IndexIQ. A fin septembre, ces cinq trackers affichaient un encours global de 330 millions d’euros (étude Deustche Bank). Las d’assister à la décollecte de son expertise (116 milliards de dollars sur les trois dernières années, selon le Financial Times), l’américain Franklin Templeton, réputé pour sa gestion active, s’est aussi lancé sur le segment des ETF. Le gérant américain commercialise depuis septembre en Europe quatre fonds smart beta (18 millions d’euros).
OFI Asset Management a annoncé hier qu’elle prendra à son compte les frais de recherche financière fournie par des prestataires externes pour ses encours entrant dans le cadre de MIF 2. La société estime bénéficier d’une «équipe importante de recherche et d’analyse obligataire qui répond à la majeure partie des besoins de ses équipes de gestion». «Dans ce contexte, il nous a semblé logique et naturel de financer sur nos propres ressources les frais de recherche externe», indique dans un communiqué son directeur général, Jean-Pierre Grimaud.
David Viailly, ancien gérant de portefeuilles délégués à la Caisse des Dépôts, a rejoint Allianz Global Investors (Allianz GI) à Paris, en qualité de chargé de relations avec les investisseurs institutionnels, sous la responsabilité de Véronique Boyer, au sein de la direction commerciale.
Le fonds diversifié Capital Prudence, auparavant géré par Roche-Brune AM qui a quitté le giron de Primonial il y a quelques mois, est dorénavant géré par délégation par Myria AM (du groupe UFF), en charge de l’allocation, de la construction du portefeuille et du pilotage du risque.
Dans une lettre adressée à ses clients et parties prenantes dont NewsManagers a eu connaissance, Roche-Brune AM, la société de gestion fondée par Bruno Fine, entérine sa sortie du groupe Primonial, mais avec quelques petits changements par rapport au projet annoncé en juin (voir NewsManagers du 14 juin). Ainsi, la reprise des 68% détenus par Primonial dans Roche-Brune AM se fera uniquement par son fondateur Bruno Fine, sans l’aide du Luxembourgeois Midas Wealth Management. «Il s’agit aujourd’hui simplement de valider une première étape, qui est celle de la levée d’option, explique Bruno Fine à NewsManagers. Il était trop compliqué de faire valider auprès de l’AMF le fait que Midas était un apporteur de capitaux en tant que société étrangère luxembourgeoise. Mais Midas reste toutefois parmi les sociétés prétendantes à un futur partenariat stratégique avec Roche-Brune AM». Midas et son dirigeant Alain Blanc-Brude, ont donc simplement prêté l’argent nécessaire à Bruno Fine pour réaliser son opération de rachat, sans obtenir de titres en contrepartie. Roche-Brune Patrimoine, holding de contrôle de Roche-Brune AM, a ainsi présenté à l’AMF une demande d’autorisation pour le changement de contrôle de la société de gestion Roche-Brune AM permettant ainsi à Roche-Brune Patrimoine, seul apporteur de capitaux dans cette levée d’option, de reprendre 100% du capital de la structure. Une décision motivée par le fait que Primonial n’a pas apporté satisfaction à Bruno Fine sur le plan du développement commercial pendant les trois années qui ont suivi son adossement en 2012. Le schéma d’organisation présenté à l’AMF, qui a donné son accord le 24 octobre 2017, prévoit notamment une équipe opérationnelle renforcée (avec un total de 6 personnes) : Bruno Fine, Grégoire Laverne, Maud Fouilloux, Meriem Mokdad, gérants historiques renforcés par l’arrivée de Fabien Royer, Data Manager (transféré du Middle Office de Primonial) et Nathalie Fenard, pour l’internalisation du RCCI, fonction jusque-là mise à disposition par Primonial. Par ailleurs, dans le cadre du développement commercial jusque là géré par Primonial, la société crée un pôle dédié de distribution multi-format France et hors France, étant entendu que Primonial est bénéficiaire d’un droit de suite (au titre des accords de 2012). La gouvernance est repensée et centrée sur les métiers de la gestion d’actifs. Le comité de surveillance est actuellement composé de 3 membres : Brigitte Lo Iacono, Présidente et Administrateur indépendant, avec plus de 25 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, Bruno Fine, Président de Roche-Brune AM et Grégoire Laverne, directeur général adjoint de Roche-Brune AM. Le comité de surveillance se réunira le 24 novembre prochain en vue d'élargir sa composition à 2 administrateurs qualifiés en smart data et marketing digital.
Forte progression de la collecte nette épargne/retraite en unités de compte (+ 3,6 Md€) et, symétriquement, décollecte nette en euro (- 6,4 Md€) : la hausse des encours moyens nets en unités de compte (+ 13,8 %) et la diminution des encours moyens nets hors unités de compte (- 1,6 %) traduisent une amélioration continue du mix produits sur l’ensemble des zones géographiques
Avec des taux d’intérêt si bas, et des perspectives de rendement décevantes, les investisseurs sont-ils mieux lotis avec plus de cash ou des obligations ? Retrouvez l'analyse de Tanguy De Lauzon, directeur de la gestion d'actifs au sein de Morningstar Investment Management (MIM) Europe.
Dans le cadre de sa participation aux Couronnes Instit Invest 2017, Philippe Desfossés, directeur de l’ERAFP nous expose les initiatives menées par l'institution en matière de transition énergétique. Si l'institution publie son empreinte carbone depuis plusieurs années, elle a souhaité approfondir sa démarche en publiant pour la première fois cette année de nouveaux indicateurs de suivi des risques et des enjeux liés au climat.
Centré sur les techniques et sur les équipements pour le secteur du bâtiment, Arbonia a cédé sa division Services Industriels (groupe Condecta) au groupe allemand de capital-investissement Paragon Partners, rapporte L’Agefi suisse. Annoncée au mois de juillet dernier, la quête d’un nouveau propriétaire pour cette division permettra à Arbonia de réduire son endettement net. Le contrat signé en début de semaine entre les deux parties prévoit la cession de l’intégralité du capital de Condecta. L’opération, évaluée par les analystes autour d’une centaine de millions de francs, devrait être finalisée avant la fin de l’année.
Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde, Thomas Buberl, le directeur général d’Axa, a réaffirmé sa volonté de conserver sa filiale de gestion d’Axa Investment Managers (Axa IM) après avoir pourtant mené des discussions avec des partenaires en vue d’un possible rapprochement comme BNP Paribas ou Natixis. « J’ai finalement décidé, en accord avec notre conseil d’administration, de conserver Axa Investment Managers, déclare ainsi Thomas Buberl. Nous avons réfléchi à son avenir, sans tabou. Nous avons eu des propositions pour agir en partenariat avec des concurrents. » Mi-octobre, l’assureur français avait déjà affirmé sa volonté de conserver Axa IM, en soulignant son caractère stratégique.
OFI Asset Management a décidé de prendre à son compte les frais de recherche financière fournie par des prestataires externes pour ses encours entrant dans le champ d’application de la directive MIF II, annonce la société de gestion ce matin. Cette mesure s’appliquera, à partir de janvier 2018, à l’ensemble des mandats et fonds d’investissement concernés qu’elle gère en France et au Luxembourg. «Cette décision confirme le souhait d’OFI Asset Management d’offrir à ses clients une recherche approfondie et complète. La société a, en effet, développé une équipe importante de recherche et d’analyse obligataire qui répond à la majeure partie des besoins de ses équipes de gestion», explique le communiqué. « Dans ce contexte, il nous a semblé logique et naturel de financer sur nos propres ressources les frais de recherche externe », indique Jean-Pierre Grimaud, directeur général d’OFI Asset Management.
Le gestionnaire d’actifs américain Northern Trust Asset Management (Northern Trust AM) a annoncé, ce 13 novembre, la nomination de Martha Fee au poste de directrice des opérations pour l’Europe, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Asie-Pacifique (EMEA & APAC). Basée à Londres, l’intéressée a pour mission de piloter l’ensemble des opérations internationales et les équipes infrastructure de Northern à travers ces deux vastes régions du monde. Elle sera directement rattachée à Wayne Bowers, directeur général et directeur des investissements de Northern Trust AM pour les régions EMEA et APAC.Martha Fee rejoint Northern Trust AM après avoir officié pendant deux ans au sein de la division Global Funds Services de Northern Trust Corporation. Avant cela, elle avait passé 10 ans chez Janus Capital International.
Le gestionnaire d’actifs alternatifs Chenavari Investment Management cherche actuellement à lever 750 millions d’euros pour un nouveau fonds crédit, selon un document marketing consulter par Private Equity News, une publication du groupe Financial News. Ce nouveau véhicule d’investissement achètera des portefeuilles de prêts bancaires et réalisera des investissements opportunistes dans des situations dites « distressed ». Un premier « closing » est attendu dans le courant du dernier trimestre 2017, selon ce même document. Le fonds vise un taux de rendement interne (TRI) compris entre 12% et 15%.
Mai Khanh Vo, ancienne responsable de la sélection de fonds et du conseil chez Amundi, vient de rejoindre la société britannique Architas en qualité de responsable des investissements pour l’Asie, rapporte Citywire Selector. L’intéressée a rejoint l’équipe d’Architas basée à Hong Kong ce 1er novembre, précise le site d’information britannique. Mai Khanh Vo a quitté Amundi à la fin du mois d’octobre après y avoir travaillé pendant 20 ans. Son départ est lié à la réorganisation interne des équipes de sélection de fonds d’Amundi dans le cadre de la fusion avec Pioneer Investments.
La société de gestion britannique Artemis Investment Management vient de recruter Jens Steen en tant que responsable commercial pour l’Europe du Nord. L’intéressé vient de BNY Mellon, où il était responsable de l’activité institutionnelle pour les pays nordiques. « La nomination de Jens s’inscrit dans le cadre de notre stratégie d’expansion en Europe continentale. Son arrivée porte à sept le nombre de membres de notre équipe commerciale et marketing en Europe. Jens Steen développera nos relations et nos ventes en Europe du Nord », commente James Young, responsable commercial européen d’Artemis.Artemis gère déjà 1,5 milliard d’euros d’actifs en Europe continentale, sur un encours total de 31 milliards d’euros, et espère aller plus loin avec le recrutement de Jens Steen.
Schroders a liquidé son fonds quantitatif en actions japonaises après qu’un investisseur important a annoncé son projet de récupérer une bonne partie des actifs du fonds, rapporte Citywire. Selon une lettre aux porteurs, le fonds Schroders SSF QEP Japanese Core a été fermé le 2 novembre. Cela faisait suite à une lettre, datée du 27 octobre, qui indiquait qu’un investisseur représentant 99,9 % des actifs avait l’intention de sortir. A fin octobre, avant le départ de cet investisseur, le fonds pesait 243 millions d’euros.
Le groupe américain BNY Mellon a annoncé, ce 13 novembre une réorganisation de sa division de services investissement et la mise en place d’une nouvelle direction à compter du 1er janvier 2018. Dans ce cadre, la division des services d’investissement est scindée en trois parties : la compensation, les marchés et la gestion des clients ; l’administration d’actifs ; et, enfin, les services aux émetteurs. « Les changements organisationnels et de direction annoncés permettront à BNY Mellon de se concentrer davantage sur ses clients, a ainsi déclaré Charlie Scharf, le tout nouveau PDG de BNY Mellon, cité dans un communiqué. Une hiérarchie plus plate nous positionne pour être plus réceptifs aux besoins des clients, réduire la complexité et accroître notre efficacité. Elle doit également nous permettre d’accélérer la prise de décisions. »Dans le cadre de cette réorganisation, Brian Shea, directeur général de la division des services d’investissement, quittera le groupe américain au 31 décembre 2017. Dans le même temps, Thomas Gibbons, actuel directeur financier, a été nommé directeur directeur général de la nouvelle activité compensation, marchés et gestion des clients. Il demeure membre du comité exécutif de BNY Mellon. Michael Santomassimo le remplace au poste de directeur financier du groupe américain. Depuis juillet 2016, il officiait en tant que directeur financier du pôle des services d’investissement.Par ailleurs, Hani Kablawi, actuel responsable des services d’investissement pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), deviendra directeur général de l’activité « Global Asset Servicing » et président (« chairman ») pour la zone EMEA. Enfin, Francis La Salla, actuel directeur général du pôle « Corporate Trust », est nommé directeur général de l’activité des services aux émetteurs.
BNP Paribas Asset Management (BNP Paribas AM) finalise la réorganisation de ses structures. Après la création début 2017 d’un pôle « Dette Privée et Actifs Réels » - aux côtés des deux pôles dédiés aux gestions actions et obligations –, la société de gestion a dévoilé, hier, son quatrième pôle « Multi-Actifs, Quantitatif et Solutions » (MAQS). « C’est un projet ambitieux pour BNP Paribas Asset Management, a expliqué devant la presse Denis Panel, ancien directeur général de Theam et désormais responsable du pôle MAQS. Nous regroupons les équipes de Theam, CamGestion et Multi-Asset Solutions au sein d’un seul et même pôle afin de proposer une gamme complète et innovante de fonds et solutions en gestion multi-actifs, structurée et quantitative. »Ce nouveau pôle MAQS cumule à ce jour 112 milliards d’euros sous gestion, soit « environ un tiers des encours du périmètre intégré de BNP Paribas Asset Management », a noté Denis Panel. Il peut surtout compter sur 130 collaborateurs répartis en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Italie, au Royaume-Uni, au Luxembourg et à Hong Kong. Cette nouvelle entité s’appuie sur une offre structurée autour de quatre grandes expertises. MAQS propose ainsi une expertise en gestion multi-actifs, placée sous la responsabilité de Christophe Moulin. La gestion multi-actifs totalise 52 milliards d’euros d’encours et 26 collaborateurs basés principalement à Paris, à Londres et à Bruxelles. Le pôle MAQS compte également une expertise de gestion quantitative et indicielle, dirigée par Isabelle Bourcier. Totalisant 26 milliards d’euros d’actifs sous gestion et 42 collaborateurs, cette activité regroupe la gestion « smart beta » multi-factorielle et l’intégralité de l’offre ETF de la gamme BNP Paribas Easy et gestion indicielle. « Cette expertise est un axe de développement très fort au sein de BNP Paribas Asset Management », a souligné Denis Panel. Par ailleurs, le pôle MAQS propose une expertise de gestion structurée, dont la responsabilité est confiée à Gilles David. Cette gestion structurée affiche 34 milliards d’euros d’encours et 24 collaborateurs. Elle offre des solutions dédiées principalement pour les assureurs et les fonds de pension ainsi que de la gestion fiduciaire et de la gestion des couvertures. Enfin, le pôle MAQS se dote d’une toute nouvelle équipe baptisée « Solution & Client Advisory », pilotée par Anton Wouters. « Sa mission est de proposer des conseils et des solutions sur-mesure à la grande clientèle institutionnelle, a précise Denis Panel. Elle fera du conseil en investissement et de la gestion fiduciaire. Cette nouvelle équipe a également vocation à proposer l’ensemble des solutions d’investissement de BNP Paribas Asset Management de manière transverse ». Actuellement en cours de constitution, cette équipe devrait à terme compter 14 collaborateurs, a annoncé Denis Panel. Et elle ne part pas d’une feuille blanche, puisqu’elle affiche déjà 45 milliards d’euros d’actifs dans des fonds dédiés.Ce nouvelle pôle MAQS a pour ambition de proposer à ses clients une approche d’investissement dite « Quantamentale ». « L’objectif est de combiner des stratégies quantitatives avec une approche fondamentale traditionnelle », a précisé Denis Panel. Cette philosophie d’investissement reposera « sur notre capacité d’innovation, qui est l’ADN de Theam », a rappelé Denis Panel. Cette innovation s’appuie « sur notre recherche propriétaire qui nous permet de développer de nouveaux produits et nous adapter aux multiples évolutions du marché », a-t-il ajouté. Par ailleurs, le pôle MAQS « entend placer la gestion du risque au cœur de notre philosophie et de tous nos processus d’investissement », a précisé Denis Panel. « Il s’agit de bien identifier les risques sur les marchés mais également dans les portefeuilles de nos clients, a-t-il complété. L’objectif poursuivi est de protéger l’investissement de nos clients. » Enfin, afin de répondre au mieux aux attentes de ses clients, « l’approche ESG est désormais une priorité », n’a pas caché Denis Panel, tout en précisant que « 50% des encours de MAQS utilisent déjà une approche ESG ». A ce titre, la société de gestion entend prochainement compléter sa gamme d’ETF ISR avec le lancement de nouveaux produits.La commercialisation des offres du pôle MAQS se fera via les forces de ventes de BNP PAM et de la division « Global Markets » du groupe BNP Paribas. « Nous disposons aussi d’une force de ventes dédiée pour les ETF, a évoqué Isabelle Bourcier. Nous comptons aujourd’hui 6 vendeurs mais l’objectif est d’avoir prochainement 10 vendeurs. »La création de ce pôle MAQS a toutefois fait des victimes. Ainsi, « CamGestion et Theam n’existent plus en tant que sociétés de gestion, a reconnu Denis Panel. Toutefois, les marques seront conservées pour certains fonds et produits. » Theam représente 40 milliars d’euros d’encours et CamGestion environ 10 milliards d’euros, a précisé le dirigeant.Alors que l’essentiel des encours du pôle MAQS provient des marchés domestiques de BNP Paribas (France, Italie, Benelux), Denis Panel compte « poursuivre notre développement en Allemagne et au Royaume-Uni, deux marchés importants surtout pour la clientèle institutionnelle ». De fait, un renforcement des équipes présentes à Londres est à l’étude, même si aucun détail n’a été dévoilé. De même, Denis Panel est resté plutôt discret sur les objectifs de MAQS à moyen et long terme. « BNP Paribas Asset Management vise une croissance annuelle de ses actifs sous gestion de 5% jusqu’en 2020, soit 100 milliards d’euros d’actifs supplémentaires à horizon 2020, a rappelé le dirigeant. Nous allons participer à cette croissance. Notre objectif est de continuer à nous développe dans le multi-actifs, le ‘smart-beta’ et les solutions d’investissement. Nous voulons aussi créer de nouveaux produits plus innovants. ».Enfin, à l’instar de l’ensemble de BNP Paribas AM, le pôle MAQS devrait à terme basculer sur la plateforme Aladdin de BlackRock (lire NewsManagers du 13 novembre 2017). « Nous souhaitons utiliser cette plateforme comme l’ensemble de BNP Paribas AM, a indiqué Denis Panel. Il est encore trop tôt pour dire à quel horizon car nous sommes encore en phase d’analyse. »