Confrontés au grand retour de la volatilité après une longue période de marchés anormalement calmes, les investisseurs institutionnels se préparent activement à un changement de paradigme. Selon la nouvelle enquête publiée par Natixis Investment Managers (*), 78% des investisseurs institutionnels avaient anticipé que la volatilité des marchés actions allait rebondir en 2018. Dans ce contexte, ils procèdent actuellement à des changements opportunistes d’allocations en matière de gestion active et d’investissements alternatifs afin d’atteindre leur objectif de performance moyenne à long terme, qui est de 7,2 % cette année. L’enquête révèle que les investisseurs continuent de se tourner vers les placements alternatifs : 70 % d’entre eux déclarent qu’il est essentiel d’investir dans des actifs alternatifs afin de diversifier le risque de leur portefeuille, et plus de la moitié (57 %) considère que les investissements alternatifs sont nécessaires pour surperformer le marché dans son ensemble. Interrogés sur les meilleures stratégies alternatives pour répondre à des objectifs précis d’investissement, les institutionnels estiment que les stratégies global macro (47 %), les matières premières (41 %), et les infrastructures (40 %) sont les meilleurs choix de diversification. Par ailleurs, alors que les taux d’intérêt augmentent et que la longue période de hausse des marchés obligataires touche à sa fin, après trois décennies, les infrastructures (55 %) et la dette privée (47 %) sont perçues comme les meilleures solutions pour apporter une source de revenus stables. Les managed futures (46 %) et les stratégies de couverture actions (45 %) sont les solutions les mieux adaptées pour gérer le risque de volatilité. Pour générer de l’alpha, après une année durant laquelle, il est vrai, les marchés traditionnels ont généré des performances attractives, sept participants sur dix (72 %) citent le private equity comme leur premier choix parmi les investissements alternatifs. Ils considèrent également que les stratégies de couverture actions (45 %) peuvent aider à atteindre cet objectif. Les matières premières (56 %) et l’immobilier (46 %) constituent pour les institutionnels les meilleures stratégies de protection contre l’inflation. « Le retour soudain de la volatilité nous rappelle de façon salutaire qu’il est important d’adopter une approche cohérente en matière de diversification du portefeuille », précise Jean-François Baralon, directeur de Natixis Investment Managers Distribution France, Suisse romande et Monaco. « Les investisseurs institutionnels se tournent de plus en plus vers les gérants actifs et les investissements alternatifs pour disposer des outils et de la souplesse nécessaires pour diversifier leurs portefeuilles et en atténuer les risques. » Si les investissements alternatifs peuvent aussi présenter un certain nombre de risques, 74 % des institutionnels déclarent que le potentiel de performance de ces placements souvent illiquides valent la peine d’en supporter les risques. Cela dit, les deux tiers déclarent que les exigences de solvabilité et de liquidité ont créé un fort biais en faveur d’horizons à court terme et d’actifs très liquides. En outre, les risques qui se cachent derrière un contexte macroéconomique bien orienté et des cadres réglementaires mouvants rendent encore plus difficile l’exercice visant à combiner opportunités à court terme et objectifs à long terme. Les allocations dynamiques continuent de monter en puissance Plus des trois quarts (76 %) des investisseurs institutionnels déclarent que l’environnement actuel de marché devrait s’avérer propice à la gestion active en 2018. En 2015, l’enquête révélait que les institutions anticipaient que 43 % des actifs totaux seraient investis dans des stratégies passives d’ici 2018. Mais dans les faits, la proportion s’est avérée beaucoup plus faible (seulement 32 % en 2017), les investisseurs institutionnels tablant sur une augmentation de seulement 1 % au cours des trois années suivantes. Plus de la moitié (57 %) des personnes interrogées indiquent qu’elles anticipent une surperformance à long terme de la gestion active sur l’approche passive, même si les trois quarts (76 %) déclarent que l’alpha est de plus en plus difficile à capturer à mesure que les marchés gagnent en efficience. Neuf investisseurs institutionnels sur dix indiquent que la baisse des frais de gestion est l’un des leviers les plus puissants en faveur des stratégies d’investissement passives, mais les trois quarts (75 %) déclarent qu’ils seraient prêts à payer des commissions plus élevées en contrepartie d’un potentiel de surperformance. L’enquête souligne également la préférence pour les stratégies actives afin d’obtenir une exposition aux classes d’actifs non corrélées. Pour trois quarts des personnes interrogées (75 %), cet objectif est la principale raison de privilégier les approches actives plutôt que passives. De même, trois quarts des participants préfèrent les stratégies actives pour accéder aux opportunités des marchés émergents, tandis que 69 % d’entre eux privilégient les approches actives pour générer des performances ajustées du risque et plus de sept sur dix (73 %) pour apporter une protection à la baisse. Au-delà des défis que représentent les changements de marché et les stratégies d’investissement à long terme, les investisseurs institutionnels font également part d’une démarche plus active dans la gestion des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) : trois sondés sur cinq (60 %) se disent en train d’intégrer les facteurs ESG dans leur approche d’investissement. Le nombre d’institutionnels qui considère que les investissements ESG peuvent générer de l’alpha dépasse maintenant le nombre de ceux qui se concentrent principalement sur l’atténuation des risques, et ils ont de fortes convictions quant à l’efficacité de cette approche. 59% affirment que les placements ESG génèrent de l’alpha, 56 % croient que l’investissement ESG permet d’atténuer les risques (comme une perte d’actifs en raison de poursuites judiciaires, de désaccords sociaux ou de dommages environnementaux) et 61 % s’accordent à dire que l’intégration ESG dans les stratégies d’investissement deviendra une pratique courante au cours des 5 prochaines années Alors qu’il y a un an, les investisseurs institutionnels invoquaient avant tout leur mandat pour justifier l’intégration des placements ESG, près de la moitié (47 %) déclarent désormais que cette intégration est guidée par le besoin de faire correspondre les stratégies d’investissement avec les valeurs de leurs organisations. Par ailleurs 41 % d’entre eux estiment que la raison principale est la nécessité de réduire le risque global, soit une hausse de 21 % par rapport à 2016. L’un des défis à long terme cité par les investisseurs institutionnels concerne la longévité : 85 % des sociétés d’assurance, 78 % des fonds de pension d’entreprises, et 76 % des régimes de retraite publics déclarent être confrontés au défi que représente le risque de longévité. Les investisseurs institutionnels ont dû faire des compromis au cours des 10 dernières années pour à la fois naviguer dans des conditions de taux d’intérêt bas, et faire face à l’augmentation des passifs ainsi qu’à un environnement de plus en plus contraignant d’un point de vue réglementaire. Bien que la majorité se sente suffisamment outillée à court terme pour atteindre leurs objectifs de performance, les investisseurs ont clairement pris conscience que la capture de performances à long terme sera de plus en plus compliquée. À cet égard, les institutionnels ont majoritairement adopté une approche d’investissement à long terme, et peu d’entre eux ont jusque-là décidé de modifier radicalement leur portefeuille à des fins de protection. « Les taux bas peuvent certes avoir contribué aux performances en augmentant la valeur des actifs obligataires détenus dans les portefeuilles institutionnels, mais dans le même temps, l’environnement de taux bas a renforcé la valeur actualisée des passifs, exacerbant ainsi le besoin de gérer efficacement ces derniers. La perspective d’une hausse des taux d’intérêt peut être positif pour un certain nombre d’institutions, car cela pourrait faire baisser la valeur actualisée de leurs passifs. C’est une des raisons pour lesquelles les institutions mentionnent la gestion de la duration comme leur principale stratégie pour faire face à l’environnement de hausse des taux », commente Jean-François Baralon. Cependant, les stratégies de gestion de passif ne constituent pas une solution simple pour les institutions. Sept participants sur dix déclarent être en train d’intégrer la gestion de passif dans leur stratégie de portefeuille, et pourtant, trois sur cinq pensent encore que les organisations ne parviendront pas à couvrir leurs engagements à long terme en dépit de l’adoption de techniques LDI. Malgré la popularité croissante de stratégies telles que l’investissement adossé aux flux de trésorerie, six institutions sur dix considèrent qu’il existe un manque d’innovation en matière de solutions LDI, tandis que près des deux tiers (63 %) pensent que les décideurs accordent davantage d’importance à l’atteinte de performances à court terme, plutôt que de se concentrer sur la couverture de leurs engagements à long terme. (*) Le Center for Investor Insight de Natixis a interrogé 500 investisseurs institutionnels dans le monde entier sur la façon dont ils combinent leurs objectifs à long terme avec les opportunités et contraintes à court terme
Encore une belle année. Le fonds souverain norvégien, dont les ressources sont issues de la vente de pétrole par la Norvège, a gagné 13,7 % en 2017, ce qui représente 1.028 milliards de couronnes norvégiennes ou 106 milliards d’euros. Il s’agit de la troisième meilleure performance annuelle du fonds en pourcentage et la plus forte jamais enregistrée en couronnes depuis le lancement du fonds.La performance cumulée depuis sa création du plus grand fonds souverain au monde a dépassé les 4.000 milliards de couronnes. A fin 2017, ses encours ressortaient à 8.488 milliards de couronnes, soit 880 milliards d’euros. En dollars, le fonds a dépassé la barre symbolique des 1.000 milliards le 19 septembre.Au cours d’une année particulièrement faste sur les marchés, la performance du fonds a été tirée par les investissements en actions, qui ont rapporté 19,4 %. Dans son rapport annuel, le fonds cite notamment les actions américaines et sa participation dans Apple (0,9%). La poche actions représente actuellement 66,6 % du portefeuille et doit être portée à 70 % dans les années qui viennent. Cet objectif avait été annoncé en septembre dernier lors d’un changement de stratégie du fonds.La poche obligataire, qui représente 30,8 % du fonds, a produit une performance de 3,3 % et la partie immobilier non cotée (2,6 % du fonds) a dégagé 7,5 %.
March Asset Management, la filiale de gestion d’actifs du groupe espagnol March, vient de recruter Jose M. Botella en qualité de gérant de portefeuille, rapporte le site spécialisé Investment Europe. Jose M. Botella travaillait précédemment chez Santander Private Banking où il était gérant de portefeuille senior, spécialisé notamment sur les marchés émergents.
La banque privée allemande M.M. Warburg vient de nommer un nouveau responsable des investissements (CIO) en la personne de Daniel Hupfer, qui prend la succession de Jörg Rahn. Ce dernier quitte ses fonctions de CIO après seulement un an d’exercice et douze ans au total d’activité au sein du groupe puisqu’il œuvrait précédemment chez Marcard, la filiale de family office de Warburg, avant de rejoindre la maison mère. Daniel Hupfer travaille chez M.M. Warburg depuis une dizaine d’années dans la gestion de portefeuille.
La société de gestion allemande Universal Investment a annoncé ce 27 février la nomination de Daniel Flück en qualité de directeur des ventes pour la distribution de fonds B2B. Au sein de l'équipe de distribution d’Universal, Daniel Flück sera chargé de commercialiser des fonds ouverts à des clients B2B comme les banques, les gestionnaires de fonds de fonds ainsi que d’autres intermédiaires. Pour Daniel Flück, cette nomination est en réalité un retour dans une société où il a déjà travaillé entre 2010 et 2016 dans la vente et le développement des fonds en marque maison à Francfort et au Luxembourg. Il a par la suite intégré Salm-Salm & Partner, une société de gestion spécialisée dans les obligations convertibles.
La Banque postale a lancé hier une assurance vie en ligne baptisée EasyVie et qui est distribuée par sa filiale de courtage EasyBourse, peut-on lire dans L’Agefi alors que le groupe a publié hier ses résultats annuels. Cette assurance-vie utilise l’expertise du robo-advisor Advize et de CNP Assurances, le partenaire historique du groupe. Rémy Weber, le directeur général, est d’ailleurs resté muet sur l’avenir de la participation de La Banque Postale au capital de l’assureur, alors que les réflexions ont démarré entre La Poste, la Caisse des Dépôts et l’Etat sur l'éventuelle constitution d’un grand groupe financier public.Pour son pôle de gestion d’actifs, «les blockchains seront installées et utilisées avant la fin de l’année», a assuré Rémy Weber, sans donner de détails sur les usages concrets de la technologie du bitcoin. De même, il promet pour septembre un nouvel usage de l’intelligence artificielle.
La société de gestion britannique Jupiter Asset Management a enregistré l’an dernier une collecte nette de 5,5 milliards de livres, en forte hausse par rapport à l’année précédente qui s'était soldée par des entrées nettes de 1 milliard de livres, selon un communiqué publié ce 27 février. Les trois quarts de la collecte proviennent de la plateforme de distribution internationale, notamment de l’Italie et de l’Espagne. Les actifs sous gestion se sont ainsi accrus de 24% l’an dernier, passant de 40,5 milliards de livres à 50,2 milliards de livres.Les stratégies obligataires ont été les plus recherchées l’an dernier et l’encours des fonds obligataires s'établit désormais à 13,4 milliards de livres, soit 27% du total des actifs sous gestion. Les stratégies de performance absolue ainsi que celles dédiées aux marchés émergents ont également été très demandées, indique la société.Le bénéfice avant impôts s’inscrit à 192,9 millions de livres pour l’exercice 2017 contre 171,4 millions de livres l’année précédente. Le directeur général de Jupiter, Maarten Slendebroek, avertit toutefois que l’année 2018 sera marqué par un certain nombre d’obstacles à une nouvelle progression des bénéfices, notamment la décision de prendre en charge l’ensemble des coûts de recherche qui va représenter un manque à gagner de 18 millions de livres.
Poste Italiane restera « actionnaire à 10,4 % » d’Anima, a déclaré l’administrateur délégué du groupe postal, Matteo Del Fante, interpelé à propos de l’augmentation de capital de la société de gestion, en marge de la présentation du plan stratégique, rapporte Bluerating.
Lombard Odier Investment Managers a recruté Arnaud Langlois et Cyrus Azamgin en vue de lancer une stratégie d’investissement actions internationales long/short intégrant un objectif d’impact social et environnemental. Le duo a géré des stratégies d’investissement similaires depuis sept ans chez JP Morgan, UBS O’Connor et Millennium. Arnaud Langlois, qui était précédemment gérant de portefeuille chez Millennium, rejoint Lombard Odier IM en tant que gérant de portefeuille. Cyrus Azamgin est nommé analyste senior. Le lancement de la nouvelle stratégie d’investissement interviendra au 2ème trimestre 2018 et bénéficiera d’un capital de départ de 100 millions de dollars.Elle viendra compléter la gamme de fonds responsables de Lombard Odier IM. Elle comprend déjà le fonds Lombard Odier Global Climate Bond qui aide à lutter contre le changement climatique, et LO Funds – Global Responsible Equity, qui vise à délivrer un impact social et environnemental quantifiable, associé à une bonne performance financière.
Le gestionnaire d’actifs et de fortune suisse Bellevue Group a manifestement tiré parti l’an dernier de sa nouvelle orientation stratégique en tant que boutique de gestion active à l’international avec l’objectif de donner plus de poids à la gestion d’actifs dans l’architecture générale du groupe. En 2017, les activités d’asset management et de gestion de fortune ont permis d’enregistrer une collecte nette de 1,3 milliard de francs suisses, soit une progression de 11,5% d’une année sur l’autre. Les entrées nettes en asset management ont totalisé 842 millions de francs, celles en gestion de fortune 421 millions de francs.Les actifs sous gestion ont ainsi progressé au total de 14% pour s'établir à 12 milliards de francs. Le résultat opérationnel de l’asset management (Bellevue Asset Management) s’inscrit au niveau record de 35,2 millions de francs, soit un bond de 65% d’une année sur l’autre. Le développement de la gestion de fortune suit son cours comme prévu au sein de Bank AM Bellevue qui termine toutefois l’exercice sur une perte opérationnelle de 2,5 millions de francs. Le résultat de la gestion de fortune devrait rester dans le rouge en 2018 mais la solidité des activités de gestion d’actifs permet de tolérer cette situation passagère, estime la société. Bellevue espère d’ailleurs acquérir des gestionnaires de fortune indépendants pour accélérer la croissance la croissance de cette activité.En attendant, le groupe affiche en 2017 un résultat d’exploitation de 29,3 millions de francs et renoue avec les bénéfices, en dégageant un résultat net de 21,5 millions de francs alors que l’exercice précédent s'était soldé par une légère perte.
La succursale bâloise de la banque privée Mirabaud & Cie SA vient de recruter quatre collaborateurs afin de développer les activités de Wealth Management dans le nord-ouest de la Suisse. Parmi ces quatre recrues figure Kaspar Hess, ancien responsable du secteur Entrepreneurs & Executives (Privat and Wealth Management Clients) pour le Nord de la Suisse chez Credit Suisse. Il rejoint le « desk » suisse de Mirabaud accompagné de trois collaborateurs « provenant de grands établissements bancaires helvétiques », indique un communiqué.Kaspar Hess, Bâlois d’origine, a occupé plusieurs postes à responsabilité dans le nord-ouest de la Suisse. Ancien responsable des ventes de la société Hotelplan pour la Suisse centrale et le nord-ouest, il a rejoint Credit Suisse en 2008 où il était responsable local et gestionnaire de marché pour la clientèle privée dans le canton de Bâle-Campagne, avant de fonder le secteur Entrepreneurs & Executives pour le Nord de la Suisse. Présent à Bâle depuis 2004, Mirabaud affiche désormais une équipe de gestion privée composée d’une quinzaine de collaborateurs.L’arrivée de ces quatre professionnels coïncide avec le déménagement de la succursale bâloise de Mirabaud & Cie SA au Hardhof. « Ce bâtiment historique, érigé en 1904 et situé dans le quartier Gellert, a été rénové pour accueillir la clientèle de Mirabaud et continuer à lui offrir des prestations d’excellence », note un communiqué.
Les fonds gérés et administrés par la Banque cantonale de Genève ont progressé l’an dernier de 14,3% ou 3,3 milliards de francs suisses pour s’établir à 26,4 milliards de francs. Le segment de la clientèle institutionnelle augmente de 22,1% et a franchi le cap des 12 milliards de francs. De son côté, la clientèle privée totalise 13,9 milliards de francs. Les activités de private banking profitent, en dépit des transformations structurelles du secteur, d’importants apports de la clientèle existante, notamment dans les mandats. La gamme de produits a d’ailleurs été enrichie (private equity, trackers actions, advisory pour les grands portefeuilles). Enfin, les fonds de placement Synchrony progressent à 2,5 milliards de francs, soit un bond de près de 30%.Les recettes issues de la gestion ont progressé de 7% à 106,9 millions de francs. Le financement du négoce et la hausse de volumes dans la gestion de fortune expliquent cette augmentation. La banque cantonale a pu ainsi clore son exercice annuel sur une croissance de près de 16% de son résultat opérationnel qui atteint le niveau record de 128,3 millions de francs. Le bénéfice net progresse lui de seulement 3,3% à 81,6 millions de francs, en raison notamment d’une multiplication par deux des réserves pour risques bancaires généraux.Pour 2018, la banque cantonale table sur une rentabilité opérationnelle proche de celle de 2017 et souligne qu’elle se développe actuellement sur cinq axes stratégiques prioritaires, dont une expansion ciblée dans le private banking suisse et international, ainsi qu’un accroissement des parts de marché dans l’asset management et les fonds de placements sur le marché suisse et à l’international.
Le taux annuel d’inflation dans la zone euro a reculé en février pour le troisième mois consécutif. Les prix à la consommation dans la zone euro ont augmenté de 1,2% sur un an en février, après une hausse de 1,3% en janvier, selon l’estimation provisoire publiée mercredi par Eurostat, l’agence européenne de la statistique.
Man Group a annoncé ce matin une hausse de 87% de son profit ajusté avant impôts en 2017, à 384 millions de dollars (314,4 millions d’euros). Après un exercice 2016 difficile, cette forte progression a été permise par la hausse de 33% des revenus du plus grand gestionnaire mondial de hedge funds coté en Bourse, à 1,07 milliard de dollars. Les commissions de performance ont notamment quasiment triplé, à 289 millions de dollars.
À l'occasion de la publication annuelle des premiers chiffres clefs de la gestion d'actifs en France pour l'année 2017, l’AMF a annoncé qu'elle avait retiré 35 agréments à des sociétés de gestion l'an dernier. Au total, le nombre de sociétés de gestion agréées se maintient à 630 au 31 décembre 2017. Une stabilité qui s'explique par la création de 35 nouvelles structures sur douze mois.
Afin de stimuler davantage la croissance sur son territoire et soutenir les entreprises quelle que soit leur taille, la Région Sud Provence-Alpes Côte d’Azur dispose d’un fonds de co-investissement, PACA Investissement, destiné à apporter les fonds propres ou quasi fonds propres nécessaires aux entreprises dans toutes leur phase de développement. Cet instrument permet de combiner les ressources financières publiques et privées, et d’augmenter ainsi les fonds mobilisables pour la croissance dans la région. Depuis sa création de la SAS Provence-Alpes-Côte d’Azur Investissement, ce sont plus de 54 entreprises qui ont été soutenues par le fonds pour 27,6 millions d’euros en co-investissement avec plus d’une quarantaine d’investisseurs privés. Souhaitant présenter une stratégie de financement renouvelée, la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur a récemment impulsé une nouvelle dynamique de financement des entreprises avec la mise en place du Fonds d’Investissement pour les Entreprises de la Région (FIER) qui a pour objectif la maximisation des fonds européens ainsi que la mise en place d’outils nouveaux et rénovés, afin de répondre au plus près à l’ensemble des besoins des entreprises. La Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur a ainsi choisi de faire évoluer la stratégie de la SAS Provence-Alpes- Côte d’Azur Investissement en ouvrant son activité à l’octroi de prêt afin de mieux couvrir les besoins des Petites et Moyennes Entreprises de son territoire. Dans ce contexte, la SAS Provence-Alpes-Côte d’Azur Investissement lance une procédure concurrentielle avec négociation afin de sélectionner la société gestionnaire du compartiment « prêt » pour la période 2018-2023. Ce marché sera co-financé par l’Union Européenne avec le soutien du Fonds Européen de Développement Régional. Date limite de réception des offres : le 26/03/2018 à 16h00 précises.
In January, Amundi has topped the rankings of asset management firms with the largest fund sales in Europe, with EUR9bn in net inflows, the most recent statistics from Thomson Reuters show. BlackRock rivals the French group, with EUR8.7bn, while in third place, UBS is far behind with EUR4.5bn. In fourth place is Baillie Gifford, with slightly under EUR4.5bn. The Scottish asset management firm has about EUR200bn in assets under management, and has profited from the success of its global equity fund Baillie Gifford Global Alpha Growth, which has attracted EUR4.1bn.It is followed by Crédit Mutuel (EUR4.2bn), BFT (EUR4bn), HSBC (EUR3.3bn), Generali (EUR3.2bn), Groupama (EUR2.7bn) and Natixis Investment Managers (EUR2.6bn).January was the thirteenth consecutive month of net inflows to long-term funds. Equity funds attracted EUR30.2bn, followed by money market funds, which attracted EUR29.8bn. Inflows totalled EUR88.6bn.
UCITS funds in 2017 posted net subscriptions of EUR736bn, more than double the total raised in 2016 (EUR273bn), according to the European fund and asset management association (EFAMA), which estimates that it was an “exceptional” year.Equity funds posted net inflows of EUR157bn, though they had seen outflows of EUR10bn in 2016. Bond funds attracted EUR314bn, a record level, compared with EUR115bn in 2016. Multi-asset class funds posted net subscriptions of EUR180bn, after EUR41bn in 2016. Only money market funds saw their inflows decline, from EUR110bn in 2016 to EUR69bn in 2017.AIFs posted net subscriptions of EUR201bn in 2017, after EUR184bn in 2016.In total, assets in UCITS and AIF funds had increased to EUR15.696trn, compared with EUR14.290trn at the end of 2016.
Deutsche Bank on 26 February confirmed that it is planning to hold an initial public offering on the Frankfurt stock exchange of its activities at DWS, but has not given a date. The German banking group is planning to hold the operation as soon as possible, taking market conditions into account. Sources cited by Reuters said last week that Deutsche Bank was planning to list 25% of capital in DWS, and hopes thereby to raise EUR1.5bn to EUR2bn. A statement from Deutsche Bank says only that the initial public offering would consist only of a sale of existing shares controlled indirectly by Deutsche Bank. In other words, the operation will not result in an issue of new shares.The German group had in March last year announced its plans to list a minority stake in DWS as part of an overhaul of its structure. The German banking group points out in a statement that DWS, whose assets under management total about EUR700bn, is structured as a KGaA corporation, which allows the parent to retain control of its affiliate, even if its stake falls below 75% of capital, ensuring that it will generally control the German company.In the mid-term, DWS is aiming for annual net inflows of 2% to 5% of assets, a profit margin on management fees equal to or greater than 30 basis points, a cost/income ratio below 65%, and a total dividend distribution ratio fo between 65% and 75% of net profits. “These plans for an initial public offering will give us a way to unleash all the potential in DWS for clients and employees, while aiming for attractive returns for our shareholders. We are very proud to be one of the largest shareholders by assets in Europe and worldwide. We are pleased to bring our robust and international investment platform to public markets, as well as 60 years of investment experience,” says Nicolas Moreau, CEO of DWS, in a statement.Deutsche Bank is the global coordinator and bookrunner for the operation, while Barclays, Citi, Credit Suisse, BNP Paribas, ING, Morgan Stanley, UBS and UniCredt are associated market makers. Commerzbank, Daiwa, Banca IMI, Nordea and Santander are co-lead banks.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } La Française Real Estate Managers (REM) on 26 February announced that it has acquired an office property in the 14th district of Paris, from an affiliate of the Crédit Agricole group advised exclusively by SODICA Immobilier, on the one hand, and a French institutional investor assisted by Amundi Immobilier, on the other. La Française REM has thus fully reunited ownership in the large property, with offices that overlook the boulevard du Montparnasse, The building, located at 100-104 boulevard du Montparnasse, at the Vavin metro station, also neighbours the famous La Coupole restaurant, in a separate building. The investment has been made on behalf of the Société Civile de Placement Immobilier Epargne Foncière. The property, with an area of 5,645 square metres on nine floors, also has shops on the ground floor, and 75 parking spaces.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } Sepiam, an asset management firm founded in Paris in October last year, will soon launch a European small cap equity fund, according to its website. “The management objective for the sub-fund is to outperform the equity market over the long term, and to seek a valuation of over 7% in average annual terms, after taking ongoing expenses into account, over a period of more than five years, through discreationary management of small cap stocks,” the website of the firm says. Sepiam, which in Latin means to secure and protect, was founded by Damien Grulier, a specialist in risk management, Yohan Kadri-Caillaux, a specialist in asset management, and Sébastien Lippens, a specialist in fund selection and private management.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } The venture capital firm Esfin Gestion, all of whose capital was acquired by Ecofi Investissements on 29 December last year, is in the next few months planning to launch two new themed funds, Jean-François Bancel, chairman of Crédit Coopératif, announced on 26 February in Paris, at a presentation of annual results for the cooperative group. The first will be dedicated to pharmaceutical distribution, and more particularly to specialist brands, while the second will be a bio fund, which will give priority to the weaker force, namely transformation, says Jean-Louis Bancel, without giving more details. Late in the year or early in 2019, a strategy may be revealed in the area of health care. Last year, Esfin Gestion, whose assets total about EUR180m, made 25 new investments via funds it manages, for a total of EUR18.3m. The merger of capital between Esfin Gestion and Ecofi Investissements can be expected operationally to result in a physical merger of the two entities in the next few years, probably late in 2019, Bancel adds. In 2017, Crédit Coopératif posted growth in savings resources on its books throughout the year, for EUR11.4bn in annual assets, rendering it possible to finance all of the credit issued. Including assets in OPC funds under management and mandates, total savings inflows totalled EUR21bn, up 11% year over year. Consolidated net profits for the part of the group totalled EUR52.8m, compared with EUR40m in 2016.
EQT has announced that the eighth fund within the Equity investment strategy, EQT VIII, held a first and final close at its hard cap of EUR 10.75 billion. The fund officially launched in September 2017.Investor demand from both existing and new investors was strong with approximately 70% of the commitments to EQT VIII made by investors in the predecessor Equity fund, EQT VII.EQT VIII is a EUR 10.75 billion fund that will target primarily control equity investments as well as significant influence investments in companies with strong market positions, significant potential for revenue and earnings growth, strong cash flows and a solid platform that can retain and attract high-quality management. EQT VIII will seek to make equity investments typically ranging between EUR 150 million and EUR 1,000 million. The geographical focus will primarily be Northern Europe and the fund will mainly focus on investments in the Healthcare, TMT and Services sectors.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } Franklin Templeton is launching in Switzerland, with five Smart Beta ETFs, for which the Susquehanna group is acting as market-maker, the Swiss stock market announced on 26 February. The five new Smart Beta ETFs are available for trading form 26 February. They offer investors additional ways to divesify their portfolios of securities with basic European, as well as American and global stocks. The number of ETFs available has increased to 1,321 on SIX. In total, 23 offerers have listed their products on SIX Swiss Exchange. The five Liberty ETFs from Franklin Templeton offer investors the leisure to decide whether to access a further range of ETFs managed purely quantitatively, in addition to traiditonal actively-managed funds. “The introduction of Franklin LibertyQ Shares on the Swiss market represents a turning point in our development. We consider the new series of Smart Beta ETFs to be an important complement to our product range, in light of persistent demand for exchange-traded funds. These new funds have the particular advantage of our resources in technologies and trading worldwide,” says Patrick Lutz, country head at Franklin Templeton Switzerland Ltd. The five ETFs offered by Franklin Templeton are the following: Franklin LibertyQ Global Equity SRI UCITS ETF USD IE00BF2B0N83 Franklin LibertyQ U.S. Equity UCITS ETF USD IE00BF2B0P08 Franklin LibertyQ Global Dividend UCITS ETF USD IE00BF2B0M76 Franklin LibertyQ European Dividend UCITS ETF EUR IE00BF2B0L69 Franklin LibertyQ Emerging Markets UCITS ETF USD IE00BF2B0K52
La société de capital investissement Esfin Gestion, dont l’intégralité du capital a été rachetée par Ecofi Investissements le 29 décembre dernier (voir NewsManagers du 23 janvier 2018), envisage de lancer, dans les prochains mois, deux nouveaux fonds thématiques, a indiqué Jean-François Bancel, président du Crédit Coopératif, le 26 février à Paris, à l’occasion de la présentation des résultats annuels du groupe coopératif. Ecofi Investissements et Esfin Gestion sont deux des quatre sociétés de gestion détenues par le Crédit Coopératif, avec BTP Capital Investissement et Impulse Europe. Le rapprochement capitalistique entre Esfin Gestion et Ecofi Investissements devrait se traduire sur le plan opérationnel par un rapprochement physique des deux entités dans les deux prochaines années, probablement vers la fin 2019, a indiqué Jean-Louis Bancel.En attendant, le premier nouveau fonds envisagé chez Esfin sera dédié à la distribution pharmaceutique, et plus particulièrement aux enseignes spécialisées, tandis que le second sera un fonds bio qui donnera la priorité au maillon faible de la branche, à savoir la transformation, a ajouté Jean-Louis Bancel, sans plus de précisions. Vers la fin de l’année ou au début 2019, une stratégie pourrait être proposée autour du sujet de la santé. L’an dernier, Esfin Gestion, dont les encours s'élèvent à environ 180 millions d’euros, a réalisé, via les fonds gérés, 25 nouveaux investissements pour un montant de 18,3 millions d’euros. Le dirigeant a par ailleurs indiqué que le Crédit Coopératif a enregistré en 2017 une progression des ressources d'épargne de bilan tout au long de l’année, soit 11,4 milliards d’euros d’encours moyens annuels, permettant ainsi de financier la totalité des crédits accordés. En incluant les encours d’OPC sous gestion et les mandats, la janvier) collecte globale d'épargne s'établir à 21 milliards d’euros, en progression de 11% d’une année sur l’autre.Le bénéfice net consolidé, part du groupe, ressort à 52,8 millions d’euros, contre 40 millions d’euros en 2016 après impôts et résultats des sociétés mises en équivalence pour un PNB en progression de 1% à 429,9 millions d’euros.
Fidelity Investments envisage d’abandonner le processus d’investissement qui a rendu ses gérants célèbres, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Cela est le résultat d’une étude menée par un consultant externe l’an dernier sur les comportements au sein de la division « stock-picking » et fait suite à un article du Wall Street Journal concernant des accusations de harcèlement sexuel et de mauvaise conduite dans ce département. S’il était adopté, le changement marquerait une réorganisation majeure de l’activité lucrative de sélection de valeurs de Fidelity. Cela signerait la fin d’une ère qui a créé des vedettes du stock picking comme Peter Lynch et William Danoff. Fidelity envisage désormais une approche en équipe, qui donne aux analystes et gérants expérimentés une plus grande égalité dans le choix des valeurs. Fidelity pourrait aussi supprimer un système de rémunérations controversé, qui permet aux gérants de voter sur la performance des analystes, ce qui influe sur la rémunération.
Sepiam, une société de gestion d’actifs créée à Paris en octobre dernier, va lancer prochainement un fonds actions de petites capitalisations européennes, selon son site Internet. « L’objectif de gestion du compartiment consiste à surperformer le marché des actions sur le long terme et à rechercher une valorisation supérieure à 7% en rythme annuel moyen, après prise en compte des frais courants, sur une période supérieure à 5 ans, grâce à une gestion discrétionnaire sur les titres de petites capitalisations boursières », indique le site de la société.Sepiam, qui signifie en latin sécuriser et protéger, a été créée par Damien Grulier, spécialiste de la gestion des risques, Yohan Kadri-Caillaux, spécialiste de l’allocation d’actifs et Sébastien Lippens, spécialiste de la sélection OPCVM et de la gestion privée.
Charles Brandes, le fondateur et président de Brandes Investment Partners, a quitté la société de gestion suite à un divorce conflictuel incluant des allégations mutuelles de violence domestique impliquant son ex-femme, rapporte Bloomberg. « Je ne peux pas et ne permettrai pas que ma situation personnelle ait un impact sur la société de quelque façon que ce soit », déclare le dirigeant, âgé de 74 ans, dans une déclaration. « Je prends cette décision le cœur lourd, mais je suis satisfait et convaincu qu’elle est dans le meilleur intérêt de la société. En tant que fondateur de la société qui porte mon nom, ma responsabilité première est tournée vers nos clients, mes associés et nos employés et leurs familles ». Charles Brandes a demandé le divorce de sa femme Tanya Johnson en janvier. Il a pris congé de la société gérant 31,2 milliards de dollars le 12 février. Les avocats des deux époux ont mutuellement résolu toutes les accusations de violence domestique la semaine dernière.