A la suite d’un appel d’offres portant sur l’attribution de trois mandats de gestion de portefeuilles, le Fonds de compensation (Luxembourg) a choisi, par une décision du conseil d’administration en date du 25 octobre 2018, les prestataires suivants : Lot 1 - Actions Monde Sustainable Approach, gestion active (montant indicatif de 750 millions d’euros) : Robeco Institutional Asset Management BV et AQR Capital Management (Europe) LLP (mandat de réserve). Lot 2 - Actions Monde Sustainable Impact, gestion active (montant indicatif de 200 millions d’euros): BNP Paribas Asset Management et Mirova (mandat de réserve). Lot 3 - Obligations EUR Green Bonds, gestion active (montant indicatif de 100 millions d’euros) : Allianz Global Investors - French Branch, et NN Investment Partners (mandat de réserve). AB.
A l’occasion d’une conférence avec des investisseurs, CPR Asset Management a annoncé le lancement prochain d’une nouvelle stratégie axée sur le changement climatique. «Notre réponse sur le sujet du réchauffement climatique sera de lancer une stratégie centrée sur le climat en partenariat avec une ONG appelée CDP, qui est l’interlocuteur des entreprises dans leur politique climat», a ainsi déclaré Arnaud Faller, directeur des investissements de CPR AM. Il a précisé qu’il y a environ 500 entreprises en Europe et 2.500 au niveau mondial qui répondent aux questionnaires «très élaborés» de CDP sur leur politique climat dans tous les domaines. «On lancera notre stratégie d’ici la fin de l’année, sans biais sectoriel car nous avons besoin de toute la cote pour résoudre l’enjeu majeur du climat», a-t-il ajouté. Le dirigeant a rappelé que «même les banquiers centraux aujourd’hui se préoccupent du changement climatique. Benoît Coeuré (membre du directoire de la BCE, ndlr) a ainsi récemment déclaré que la politique monétaire de la BCE pourrait être affectée assez vite par l’impact du réchauffement climatique d’une manière ou d’une autre, en baissant le potentiel de croissance des zones affectées. La fréquence des typhons au Japon par exemple a augmenté: il y en a eu 5 cet été contre un habituellement, et selon certains économistes ce phénomène explique la faiblesse des derniers chiffres de croissance publiés par le Japon». Par ailleurs, CPR AM a annonce étendre son approche dans la prise en compte des facteurs de risque liés aux enjeux Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance à l’ensemble de sa gamme quantitative actions qui compte cinq fonds historiques (CPR Actions France, CPR Europe, CPR Euroland, CPR USA et CPR Japon). L’encours global de la gamme représente à fin octobre plus de 1,5 milliard d’euros.
Une année volatile qui se déroule plutôt bien pour Pictet en France. La société de gestion a enregistré une collecte nette de 280 millions d’euros à fin octobre, ce qui porte les actifs sous gestion sur le marché français à 5,5 milliards d’euros, a indiqué à NewsManagers Hervé Thiard, directeur général de Pictet AM France. « Ce qui est particulièrement satisfaisant de notre point de vue est la bonne répartition de notre collecte sur les différents réseaux, CGP, banques privées, assureurs », remarque Hervé Thiard. « Nos activités avec les assureurs notamment se développent de façon très satisfaisante. Comme vous le savez, les assureurs veulent diminuer la part de leurs contrats en euros, peu rémunérateurs, tout en réduisant parallèlement leur nombre de prestataires pour être en phase avec les nouvelles contraintes réglementaires. De ce point de vue, notre partenariat avec Groupama AM, qui n’a que 4 fournisseurs dont Pictet, va nous permettre de participer au développement du réseau propriétaire pour accélérer la consommation d’unités de compte et attirer de nouveaux clients », ajoute Hervé Thiard. Les clients de Pictet restent très attachés aux stratégies thématiques et le départ de quelques gérants en septembre dernier n’a pas entamé la confiance dans l’équipe de gestion qui fonctionne de façon collégiale, sans gérant star, relève au passage Hervé Thiard. « Les fonds thématiques restent une valeur sûre, souvent au cœur des portefeuilles », souligne-t-il. Les encours des stratégies thématiques (Global Megatrands, Pictet Digital, Pictet Security), totalisent quelque 40 milliards d’euros. Les fonds total return, dont l’encours s’élève à environ 10 milliards d’euros, se sont aussi plutôt bien comportés dans un environnement qui a testé leur résistance. Au tableau d’honneur figure également la gestion flexible multi-asset qui, comme le total return, a bien collecté et représente un encours de 20 milliards d’euros, dont 4 milliards d’euros dans le fonds flexible conservateur MAGO à fin septembre. « Dans le total return, il est essentiel de trouver les bons moteurs de croissance. Nous avons ainsi lancé récemment une nouvelle stratégie sur les actions japonaises. Un marché intéressant car il se caractérise par sa fragmentation et des inefficiences », explique Hervé Thiard. Au chapitre des déceptions, les stratégies de dette émergente qui ont subi des rachats significatifs. Pour le marché français par exemple, les rachats se situent autour de 200 millions d’euros. « Nous considérons qu’un point d’entrée se dessine sur la dette émergente désormais, notamment avec la baisse probable du dollar qui devrait favoriser la dette émergente en monnaies locales », estime le responsable. En attendant, c’est une stratégie thématique que Pictet met en avant à l’approche de la fin de l’année, Smart City, qui investira dans toutes les sociétés qui contribuent à l’amélioration de l’environnement urbain pour rendre les villes plus sûres, mieux connectées et plus durables…
Les sociétés de gestion pourraient réduire leurs équipes commerciales de 35 % face aux évolutions que le secteur est en train de vivre, selon Philip Kalus, CEO de la société de conseil Accelerando Associates, interrogé par Funds People Italia. D’autant que « dans la majeure partie des équipes commerciales, 80-90 % des flux entrants viennent de 10 à 20 % du personnel », poursuit-il. Selon un sondage réalisé par la société de conseil sur des commerciaux du Royaume-Uni, d’Allemagne, d’Espagne, de France et d’Italie, 80 % considèrent que la tendance est déjà une réalité, ou presque. Paradoxalement, la raison principale qui expliquerait cette tendance à la réduction des équipes ne serait pas directement corrélée au manque de succès commercial de certains individus. Ou du moins, ce ne serait pas l’unique motivation. L’autre raison principale serait la concentration du secteur, avec des opérations de fusions et acquisitions qui causent inévitablement une réduction des postes. Un autre facteur est la simplification des listes de fonds des sociétés de gestion avec lesquelles les sélectionneurs de fonds travaillent.
La chaire « Finance Durable et Investissement Responsable » a présenté vendredi les sujets prioritaires sur lesquels ses membres vont travailler sur les dix prochaines années, à l’occasion d’une conférence organisée pour ses 10 ans. Catherine Casamatta, professeur de Finance à la Toulouse School of Economics, a notamment cité la mesure d’impact de l’ISR, le rôle des salariés dans la gouvernance, le prix du carbone et de l’évaluation des projets de transition énergétique, la performance de long terme des économies européennes, l’ESF et de la rémunération incitative. Créée en 2007, la chaire «Finance Durable et Investissement Responsable» est codirigée par Sébastien Pouget (Université Toulouse 1 Capitole, IDEI-TSE et IAE) et Patricia Crifo (département d’économie de l’Ecole polytechnique), et s’appuie sur les compétences d’équipes de chercheurs jouissant d’une réputation internationale. Elle est soutenue par plusieurs « sponsors » que sont Allianz Global Investors France, Amundi Asset Management, la Caisse des Dépôts, Candriam, Edmond de Rothschild Asset Management, le Fonds de réserve pour les retraites, Groupama Asset Management, HSBC Global Asset Management (France) et La Banque Postale Asset Management, l’Erafp, Generali et Baillie Gifford. Au cours d’une intervention, Christian Gollier, de la TSE, a exposé sa vision de l’investissement socialement responsable, qui repose sur une analyse coût/bénéfice. Il propose un « recalcul des performances des actifs et des entreprises en prenant en compte les choses non valorisées dans l’approche financière traditionnelle ». Pour lui, « la société n’incite pas les agents économiques à intégrer dans leurs décisions d’investir l’ensemble des conséquences que ces décisions impliquent pour le reste de la société. Cela conduit à une mauvaise allocation du capital », a-t-il poursuivi. « Nous essayons de découvrir des prix compatibles avec l’intérêt général ».
UBS Asset Management vient de lancer UBS ETF - Sustainable Development Bank Bonds Ucits ETF afin de répondre à la demande croissante pour des investissements intégrant les principes de l’investissement socialement responsable sur les marchés germanophones, Allemagne, Autriche et Suisse. Le nouvel ETF réplique l’indice Solactive UBS Global Multilateral Development Bank Bond USD 25% Issuer Capped. L’indice comprend des obligations libellées en dollar émises par des banques internationales de développement notées au moins AA- chez S&P ou Aa3 chez Moody’s. «Ces obligations sont très intéressantes pour plusieurs raisons. Comme dans l’investissement d’impact, on peut fournir, en investissant dans ces obligations, un soutien relativement direct à une gamme de produits qui génèrent des effets positifs pour la société en général. Les investisseurs bénéficient également d’une liquidité élevée des titres et de l’excellente solvabilité des émetteurs supranationaux», a commenté Andrew Walsh, responsable du pôle Passive & ETF Specialist Sales UK chez UBS.
Aberdeen Standard Investments (ASI) va augmenter de manière significative ses investissements dans l’immobilier résidentiel au cours des quatre prochaines années, avec l’objectif d’une volume de 2 milliards d’euros, a annoncé son co-responsable de l’immobilier Pertti Vanhanen. L’expansion des activités d’immobilier résidentiel du groupe a été amorcée cette année avec le lancement de son premier fonds immobilier résidentiel paneuropéen. Le fonds Aberdeen Standard Pan-European Residential Property Fund (ASPER) a démarré avec un investissement initial de 355,5 millions d’euros, venant de huit investisseurs basés aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Suisse, en mars 2018. Il a depuis réalisé un deuxième closing en octobre, qui a permis de recueillir 42,7 millions d’euros d’engagements supplémentaires auprès d’investisseurs en Irlande, en Corée du Sud et aux Pays-Bas. Les fonds mobilisés depuis son lancement s’élèvent aujourd’hui à 398,2 millions d’euros, l’objectif étant d’atteindre 1,5 milliard d’euros d’actifs sous gestion à moyen terme. Le lancement réussi d’ASPER et d’autres fonds en Europe, ainsi que l’augmentation prévue des investissements immobiliers résidentiels, font partie d’un plan ambitieux lancé par le groupe pour doubler le total de ses actifs immobiliers sous gestion - 49 milliards d’euros aujourd’hui - d’ici 2025. «Le succès d’ASPER témoigne des progrès que nous réalisons dans notre stratégie. Il est clair que, depuis un certain temps, la demande d’immeubles locatifs de qualité dépasse la demande dans les villes européennes. Nous n'étions pas les seuls à avoir décelé cette tendance, mais l’ampleur de nos activités et la profondeur de notre expérience nous ont permis de créer un produit réellement convaincant pour nos clients. Une grande partie de notre stratégie consiste à renforcer notre présence en Europe en lançant de nouveaux produits et en obtenant plus de mandats. ASPER aide à concrétiser cet élément de notre plan en six parties», commente Pertti Vanhanen, Co-Head of Real Estate chez Aberdeen Standard Investments, cité dans un communiqué.
La société de gestion StarCapital, propriété du groupe suisse Bellevue, a nommé Adam Choragwicki en tant que nouveau gérant principal de son fonds obligataire global Argos, suite à l’annonce du départ début 2019 de Michael Merz, rapporte Citywire Deutschland. Adam Choragwicki assume le pilotage du fonds depuis le 1er octobre et il prendra la direction de l'équipe obligataire en janvier prochain. Il a rejoint StarCapital il y a deux ans après avoir travaillé chez DWS en qualité de gérant de portefeuille couvrant les marchés émergents et l’obligataire global.
«Alexa, pregúntale a Renta 4...» (Alexa, demande à Renta 4... en français), c’est cette phrase prononcée par l’utilisateur qui servira à connecter Alexa, le système d’assistance vocale d’Amazon utilisé par ses enceintes intelligentes Amazon Echos à l’application lancée par la société de gestion espagnole Renta 4 Banco. Il est par exemple possible de demander des informations sur le prix d’une action en temps réel ou sur les tendances de marchés actuelles. Miguel Jaureguízar, directeur du développement numérique de Renta 4 Banco, a indiqué que la capacité de mener des opérations pourrait être intégrée à l’avenir. L’application baptisée #PregúntaleaRenta4 est disponible pour les clients et non-clients de la société. Seulement en espagnol.
Andbank España a accueilli Mercedes Blancafort Masriera en tant que banquier privé senior au sein de son bureau de Barcelone. Elle a auparavant travaillé chez Deutsche Bank mais aussi chez Morgan Stanley et Crédit Suisse.
Les tableaux ci-contre présentent les meilleures et plus mauvaises performances en euros des fonds sur les marchés des fonds actions américaines et européennes en octobre 2018. Ces performances sont mises en perspective par le calcul de la volatilité, du ratio de Sharpe sur trois ans d’historique, ainsi que du rendement depuis un an.
Les prévisionnistes ne s’accordent pas sur la croissance future de la zone euro. Certains s’attendent à la poursuite du ralentissement pour 2019 et 2020, d’autres au contraire anticipent une ré-accélération fin 2019.
Caroline Grinda-Kalbacher a quitté Conseil Plus Gestion. Elle était aussi responsable de la gestion et directrice générale de la société de gestion aixoise.
Fidelity International vient de trouver un partenaire de poids pour ses activités de gestion de fortune digitale : Daimler. Plus précisément, les services de prévoyance et d’assurance du géant automobile allemand, soit environ 160.000 clients et 310.000 contrats d’assurance sont désormais à la disposition de conseiller en ligne Fidelity Wealth Expert, rapporte le site spécialisé Fonds Professionell. Fidelity a démarré son activité de gestion de fortune digitale à la mi-octobre et choisi l’Allemagne comme marché pilote. A la différence des autres adeptes du conseil automatisé comme Scalable, Fidelity a développé une offre dans le cadre de laquelle les décisions d’allocation sont prises par les gérants de portefeuille et non par des algorithmes. Fidelity a en outre mis en place un nouveau modèle de tarification, qui dépend de la surperformance du portefeuille. Dans un entretien à Fonds Professionell, Ferdinand-Alexander Leisten, patron pour l’Allemagne de Fidelity International, annonce par ailleurs le lancement dans le courant du premier semestre 2019 d’une gamme de fonds ouverts intégrant les critères ESG. Toutes les classes devraient être couvertes.
GoldenTree Asset Management, un hedge fund basé à New York, a payé plus de 94.500 livres à Boris Johnson, l’ancien secrétaire d’Etat des Affaires étrangères du Royaume-Uni, pour un discours de deux heures en début de mois, rapporte Bloomberg. La société a aussi payé le voyage et l’hôtel. GoldenTree gère 28 milliards de dollars environ.
HANetf vient de recruter Faisal El-Hakim en tant que directeur, en charge du développement. L’intéressé vient d’Invesco où il était responsable du développement et des ventes d’ETF en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient. Chez HANetf, Faisal El-Hakim sera rattaché à Hector McNeil, co-directeur général d’HANetf. Il sera chargé de démarcher les sociétés de gestion qui veulent accroitre la distribution de stratégies bien établies en en créant une version ETF Ucits sur la plate-forme HANetf. HANetf est un spécialiste indépendant des ETF qui offre une plate-forme d’ETF en marque blanche à la disposition des sociétés de gestion voulant pénétrer ce marché. En octobre dernier, la société a lancé EMQQ Emerging Markets Internet & Ecommerce UCITS ETF, le premier ETF européenne à être lancé via une plate-forme en marque blanche indépendante, selon la société.
La société de gestion allemande Greiff Capital Management, basée à Fribourg dans le sud de l’Allemagne, vient de recruter Marc Schnieder en qualité de gérant de portefeuille senior. L’intéressé travaillait précédemment chez W&W Asset Management en tant que gérant de portefeuille. Dans ses nouvelles fonctions, Marc Schnieder devrait prendre en charge une nouvelle stratégie, le Greiff Systematic Allocation Fund. Le concept d’investissement se base sur un logiciel propriétaire et analyse au quotidien quelque 1.000 actions sur des critères définis. Le fonds se concentre sur les actions européennes et américaines. Greiff Capital Management, dont les actifs sous gestion dépassent le milliard d’euros, s’est récemment lancée sur le marché français.
DAB BNP Paribas Bank vient de lancer une plateforme 100% digitale à destination des sociétés de gestion, rapporte le site Investment Europe. La plateforme offre toutes les fonctionnalités pour gérer en ligne des produits. Les clients avaient déjà la possibilité d’ouvrir un compte en ligne.
Dans le cadre de l’examen de la première partie du projet de loi de finances pour 2019, qui a débuté ce jeudi 22 novembre, le Sénat va examiner plusieurs amendements identiques déposés par différents groupes politiques visant à faire échec aux opérations d’ « arbitrage de dividendes ». À la suite des révélations du Monde et de plusieurs médias internationaux dans le cadre de l’enquête sur les « Cum Ex Files », le groupe de suivi de la commission des finances du Sénat sur la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, composé de sénateurs de différentes sensibilités, a mené des travaux approfondis sur cette pratique, souligne un communiqué. Il a notamment entendu, dès le 25 octobre 2018, les représentants de la direction générale des finances publiques (DGFiP), de la direction de la législation fiscale (DLF), de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). L’arbitrage de dividendes permet aux actionnaires non-résidents de sociétés françaises d’échapper à la retenue à la source qui doit être appliquée sur les dividendes qu’ils perçoivent, en principe comprise entre 15 % et 30 %, en prêtant directement ou indirectement leurs actions, au moment du versement du dividende, à une banque française (schéma interne) ou à un résident d’un pays lié à la France par une convention fiscale prévoyant une retenue à la source de 0 % (schéma externe). Il s’agit de : l’Arabie Saoudite, Bahreïn, l’Égypte, les Émirats Arabes Unis, la Finlande, le Koweït, le Liban, Oman et le Qatar. Les travaux du groupe de suivi ont permis d’aboutir à trois constats.Premièrement, le caractère massif du phénomène : d’après les données recueillies auprès de l’AMF, les seules opérations de prêt-emprunt de titres sur les valeurs du CAC 40 sont multipliées par 8 autour de la date du versement du dividende, ce qui représenterait une perte d’environ un milliard d’euros par an pour le Trésor public français. Encore faut-il préciser que ce montant constitue un minimum, dès lors qu’il ne concerne qu’un seul type de montage. En effet, il est possible d’échapper à la retenue à la source en recourant à d’autres mécanismes (achat suivi d’une vente, instrument dérivé, etc.) pour lesquels l’AMF ne dispose à ce jour d’aucune donnée. Deuxièmement, l’incapacité systématique de l’administration fiscale à effectuer les contrôles nécessaires pour faire échec à ces pratiques. Si le « schéma interne » relève d’une optimisation fiscale à la frontière de la légalité, le caractère frauduleux du « schéma externe » ne fait guère de doute au regard des clauses anti-abus des conventions fiscales. Toutefois, l’administration fiscale n’a pas en pratique les moyens de vérifier le bien-fondé des opérations. Troisièmement, l’existence de solutions efficaces adoptées par des pays comparables : dès 2010, les États-Unis se sont dotés d’un dispositif ambitieux visant à faire échec à l’arbitrage de dividendes sous toutes ses formes, et qui s’applique aux produits dérivés depuis 2017. En 2016, l’Allemagne a fait de même et plusieurs établissements financiers font l’objet de poursuites judiciaires dans ce cadre. Dans ce contexte, le groupe de suivi de la commission des finances du Sénat a élaboré un dispositif complet, couvrant les différentes formes d’arbitrage de dividendes, inspiré du dispositif américain et aligné sur les clauses anti-abus les plus récentes, en faveur desquelles la France s’est formellement engagée au niveau international, dans le cadre de l’OCDE. Compte tenu de l’urgence comme de l’ampleur du phénomène, et pour souligner l’esprit consensuel et transpartisan des travaux qui ont été menés, l’amendement du groupe de suivi de la commission des finances a été déposé plusieurs fois à l’identique.
EFG International a annoncé ce 22 novembre la nomination, à compter du 1er janvier 2019, de Lena Lascari au poste de directrice générale d’EFG Bank (Luxembourg) S.A. Lena Lascari prend la succession de Konstantinos Karoumpis, qui a décidé de quitter la société pour donner une nouvelle orientation à sa carrière. Lena Lascari avait rejoint le groupe EFG en 2014 en qualité de membre du comité exécutif au Luxembourg, responsable du développement des activités de banque privée auprès de la clientèle très fortunée (UHNW), avec une attention particulière pour le marché grec. Depuis septembre 2017, elle était business head d’EFG Bank (Luxembourg), supervisant la banque privée, la gestion d’actifs, les services à la clientèle internationale et les solutions d’investissement.
Acofi Gestion a annoncé ce 22 novembre la conclusion d’une opération de financement aéronautique pour Chalair Aviation. Cette opération a été conclue le 7 novembre dernier et réalisée pour le Fonds Predirec ABL-2. Elle consiste à financer quatre avions ATR de série 72 et 42 pour le compte de la compagnie Chalair Aviation en mettant en place un prêt octroyé directement par le Fonds. Cette opération de financement d’actifs est représentative des opérations recherchées par le Fonds Predirec ABL-2 qui a réalisé son premier closing fin 2017 et finalise actuellement un second closing avec un objectif final de 300 millions d’euros. Le Fonds Professionnel Spécialisé (FPS) Predirec ABL-2 (Asset Based Lending 2) est la seconde initiative d’Acofi Gestion pour proposer un Fonds de concours collatéralisés, destiné au financement des PME et ETI insuffisamment servies par les banques. Le Fonds vise un objectif de rendement investisseur, net des frais, à taux fixe de 4,5%. Les prêts d’une durée de vie moyenne de 6 ans sont toujours dimensionnés en fonction d’un actif mis en collatéral, lié au cycle d’exploitation ou stratégique, précisément déterminé, valorisable et recommercialisable. Pour cette opération, Acofi s’est appuyé notamment sur son partenaire ChetWode ainsi que sur la société Avico Asset Management pour l’arrangement et l’origination de la transaction. Il s’agit d’un prêt de près de 15 millions d’euros, sur une durée de 6 ans, destiné à financer l’achat par Chalair Aviation de 4 avions d’occasion de 48 à 70 sièges. Ces avions ont vocation à être utilisés sur des lignes interrégionales favorisant le développement du territoire.
La société de gestion indépendante Entrepreneur Venture a annoncé ce 22 novembre avoir fait son entrée dans le capital de Mailjet, une société spécialisée dans le emailing en Europe. Les fonds investis permettront à Mailjet de développer de nouvelles fonctionnalités collaboratives afin d’améliorer la productivité des équipes et de réduire les coûts, non seulement pour les petites et moyennes entreprises, mais aussi pour les grandes sociétés. Ces fonds serviront également au développement commercial de l’entreprise pour renforcer ses positions en Europe et étendre sa présence dans le reste du monde. Mailjet est déjà présent dans 9 pays avec plus de 100 000 clients à travers le monde.
SYZ Asset Management, l’entité de gestion institutionnelle du Groupe SYZ, a annoncé ce 22 novembre la création d’un comité consultatif scientifique novateur visant à renforcer la qualité de ses stratégies d’investissement systématiques. Le nouveau comité s’appuiera sur les compétences de deux chercheurs réputés : Amit Goyal de HEC Lausanne et Victor DeMiguel de la London Business School. «Cette initiative avant-gardiste, qui associe l’expertise en gestion d’actifs à la rigueur universitaire, visera à identifier des pistes d’allocation pour les stratégies systématiques. Les recherches seront axées sur le développement d’un algorithme de pointe permettant de développer de nouveaux signaux d’investissement en vue de concevoir de nouvelles stratégies systématiques ainsi que d’améliorer les processus de rééquilibrage et la construction des portefeuilles existants», souligne communiqué. La science du rendement Le comité se compose d’Amit Goyal, de Victor DeMiguel, ainsi que des trois membres de l’équipe Quantitative Investment Solutions de SYZ : Guido Bolliger, Claude Cornioley et Benoît Vaucher. Le professeur Goyal est spécialisé dans les méthodes empiriques de valorisation des actifs et la plupart de ses travaux portent sur les facteurs déterminants des rendements des actifs financiers. Le professeur DeMiguel s’intéresse quant à lui à la conception et à l’analyse des méthodes de construction de portefeuille. «SYZ Asset Management est ravi d’accueillir Amit et Victor au sein du comité consultatif. Leurs solides compétences en recherche universitaire permettront de rester à l’avant-garde de l’innovation dans le domaine des stratégies systématiques en reliant le secteur de la gestion d’actifs avec le monde universitaire», commente Guido Bollinger, portfolio manager et co-head of Quantitative Investment Solutions, cité dans le communiqué.
Le Tribunal fédéral devrait se prononcer d’ici à la fin de l’année sur le litige qui oppose UBS et le fisc fédéral à propos de 40.000 clients supposés français de la banque, rapporte le quotidien suisse Le Temps. Leur transfert vers Paris est pour l’instant bloqué, mais une récente décision de la Cour suprême portant sur un cas similaire – avec l’Allemagne cette fois – laisse penser qu’elle pourrait accorder l’entraide demandée par la France, et autoriser l’Administration fédérale des contributions (AFC) à transmettre ces données à son homologue tricolore. Au cœur de ce dossier se trouvent des listes de numéros de comptes affichant un suffixe associé à la France. Des listes saisies par les autorités allemandes dans une filiale d’UBS à Francfort puis transmises à la France, qui en a fait sa base pour une demande d’entraide administrative lancée en mai 2016. Demande acceptée par l’AFC puis bloquée par le Tribunal administratif fédéral (TAF), saisi par UBS, qui craignait que la France utilise ces informations lors du procès de la banque, mené du 8 octobre au 15 novembre dernier.