Le FRR va lancer un appel d’offres sur les actions japonaises au mois de janvier 2019, nous apprend le magazine Asian Investor. Les mandats des trois délégataires actuels (Capital International, JP Morgan AM et Schroders) doivent en effet arriver à terme à la fin de l’année 2019. Cet appel d’offres sera l’occasion de les renouveler ou de les remplacer par de nouveaux gestionnaires, bien qu’Olivier Rousseau, membre du directoire du FRR, ait indiqué à Asian Investor être satisfait des performances des mandats actuels. Par ailleurs, l’institution souhaite augmenter son exposition aux marchés émergents, qui est stable à 6% de son encours depuis plusieurs années. Cette allocation ne se limitera pas à l’Asie, qui compte cependant pour 70% du benchmark, a également indiqué Olivier Rousseau. A l’heure actuelle, le FRR est exposée aux marchés émergents via des fonds communs de placement car l’institution n’a pas le droit d’investir en direct dans les marchés émergents, ni même via des mandats de gestion. AB.
CA Indosuez Wealth Management (Suisse) a nommé Haidar Hammoud comme responsable des marchés pour la région du Golfe persique. Il est en charge de développer l’activité de la filiale de gestion de fortune de Crédit Agricole sur ce secteur. Basé à Genève, il siège également au sein du comité de direction pour le Moyen Orient et rapporte directement à François Farjallah, responsable global du Moyen Orient et de l’Afrique à Indosuez WM. Haidar Hammoud travaillait précédemment pour la banque privée de Barclays où il est resté près de cinq ans en tant que «managing director» et responsable des Emirats Arabes Unis et d’Oman. Il a occupé plusieurs responsabilités chez Standard Chartered Wholesale Bank, Citi Private Bank, Deutsche Bank Wealth Management et Deutsche Asset Management après avoir commencé sa carrière chez BNP Paribas CIB.
Kempen Capital Management, la filiale de gestion d’actifs du groupe néerlandais Van Lanschot Kempen a obtenu un mandat de gestion fiduciaire du fonds de pension Stichting Pensioenfonds PostNL. L’institution hollandaise compte 95.000 membres et ses actifs investis sur les marchés s'élèvent à hauteur de 8,5 milliards d’euros. Kempen conseillera Stichting Pensioenfonds PostNL pour l’ensemble de ses actifs investis à partir du deuxième trimestre 2019. La transition a démarré à la fin du mois de septembre 2018.
La société de gestion spécialisée dans l’immobilier, Norma Capital, a annoncé le lancement de Fair Invest, une SCPI grâce à laquelle elle souhaite favoriser les activités «socialement utiles». Pour ce faire, elle favorisera les locaux qu’elle acquiert et gère qui sont à disposition d’activités à caractère social comme des réseaux associations à but de promotion de cohésion sociale, l’insertion à l’emploi, la promotion d'énergies renouvelables , l’entraide sociale ou encore la santé, le bien-être et la petite enfance. Fair Invest investira dans un premier temps sur l’ensemble du territoire français dans des immeubles à usage de bureaux, de commerces, ou d’activités. «L’objectif financier est double, assurer du rendement tout en revalorisant les actifs immobiliers», conclut un communiqué. La SCPI a été créée le 13 juillet dernier avec un prix de souscription de 200 euros (minimum 5 parts pour la 1ère souscription). Elle ne pratiquera pas la dette (sans effet de levier). Norma Capital gère près de 650 millions d’euros.
La société de gestion danoise Sparinvest fait coter un nouveau fonds haut rendement sur le Luxembourg Green Exchange (LGX), rapporte le site danois AMWatch. Il s’agit pour le moment de la seule société de gestion scandinave à profiter de LGX pour atteindre un public intéressé par les investissements durables plus large.
Mediolanum a lancé un fonds actions monde thématique, Mediolanum Innovative Thematic Opportunities, a appris Citywire Selector. La société basée à Dublin a délégué la gestion à Robeco, qui assurera la sélection de titres et l’allocation d’actifs. Mediolanum s’assurera que la stratégie du fonds est conforme aux attentes des clients. La stratégie cherche à profiter des progrès dans la technologie et l’innovation, la démographie et les changements dans les préférences des consommateurs, l’urbanisation et les défis provoqués par le changement climatique.
Jerome Barkate, qui a été gérant de portefeuille chez Amundi durant près de 13 ans, a quitté la société de gestion parisienne en octobre pour Nomura Asset Management à Taïwan, a appris NewsManagers. Il a été nommé responsable des solutions d’investissements mondiales au sein de la société japonaise en novembre. Chez Amundi, Jerome Barkate a été tour à tour analyste quantitatif actions, responsable de la recherche quant et de la gestion ISR, gérant global macro avant d'être nommé directeur adjoint des obligations internationales au sein de la filiale américaine du groupe Amundi Smith Breeden en janvier 2015. Jerome Barkate était revenu à Paris en janvier dernier pour occuper un poste de gérant senior multi-classes d’actifs.
BlueOrchard Asset Management, société de gestion zurichoise spécialisée sur l’investissement d’impact, a enregistré le fonds BlueOrchard Ucits Emerging Markets SDG Impact Bond auprès du régulateur des marchés financiers AMF, a appris NewsManagers. L’autorisation de commercialiser cette stratégie en France lui a été délivrée en date du 13 novembre 2018. Lancé le 16 août dernier, le fonds BlueOrchard Ucits Emerging Markets SDG Impact Bond consiste en une stratégie d’impact investing investissant dans un portefeuille d’obligations et de prêts de sociétés financières, de micro-finance et de banques de développement basées dans les marchés émergents et disposant d’un track-record dans le domaine de l’investissement d’impact. Le fonds, domicilié au Luxembourg et bénéficiant d’une liquidité bi-mensuelle, entend répondre à quatre des 17 objectifs de développement durables établis par l’organisation des Nations Unies. A savoir l'éradication de la pauvreté (objectif n°2), le recours aux énergies renouvelables (objectif n°7), l’accès à des emplois décents (objectif n°8), la réduction des inégalités (objectif n°10) et bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable profitant à tous et encourager l’innovation (objectif n°9). Le fonds est actuellement accessible aux investisseurs basés aux Pays-Bas, en Suède, en Suisse et au Royaume-Uni.
AllianzGI vient de recruter Sabrina Ferrata au sein de son équipe de développement institutionnel en Italie dirigée par Anna Vigliotti. L’intéressée vient d’Amundi où elle s’occupait du développement et de la gestion des relations avec la clientèle institutionnelle. Avant cela, elle était chez Pioneer. A son nouveau poste, Sabrina Ferrata développera la base de clients institutionnels sur le marché italien.
Le gérant britannique Thesis Asset Management a lancé TRACS (Thesis Research and Consultancy Service), un service de conseil en investissements dédié aux conseillers financiers anglais (IFAs) pour les aider à construire et gérer les produits d’investissement adéquats pour leurs clients.Les conseillers utilisant le service auront accès à l’expertise de l'équipe de gestion de portefeuille modèle dirigée par Steven Richards ainsi qu’aux ressources de l’unité de recherche de fonds menée par Matthew Hoggarth. Thesis AM avait environ 15 milliards de livres sterling d’encours sous gestion en date du 30 juin 2018.
La société de gestion basée à Edimbourg, Martin Currie, a déclaré son engagement en faveur du Korea Stewardship Code. Il s’agit d’une série de sept principes de pratiques de gestion et de gouvernance transparentes et responsables pour les investisseurs institutionnels qui détiennent des parts d’actions listées à la bourse de Séoul. L’initiative a été lancée par le Korea Corporate Governance Service en 2016, qui espère que le code va revitaliser les marchés de capitaux coréens à travers une participation active des investisseurs institutionnels.
Cyril Freu, gérant de portefeuille au sein de la division performance absolue de DNCA Investments, a démissionné et quittera ses fonctions opérationnelles le 23 novembre après près de dix années passées au sein de la boutique, a annoncé DNCA. il souhaite donner une nouvelle orientation à sa carrière. Par conséquent, la société de gestion, affiliée à Natixis Investment Managers, réorganise son pôle performance absolue. Mathieu Picard et Alexis Albert, qui a rejoint l’équipe en 2017, assureront la gestion des fonds de l’unité. L'équipe sera renforcée par l’arrivée de Pierre Valade à compter du 26 novembre 2018. Pierre Valade officie depuis vingt ans sur les marchés actions dont dix ans en tant que gérant Long-Short chez GLG Partners à Londres, où il co-gérait le fonds de « performance absolue » GLG European Alpha Alternative Fund. Il a auparavant travaillé six ans chez Natixis Securities, dont deux en tant que responsable des ventes au Royaume-Uni. Pierre Valade a également travaillé chez Exane à New York où il était focalisé sur la sélection de valeurs américaines pour des investisseurs européens. Il a débuté sa carrière chez PriceWaterhouseCoopers en 1996. DNCA Investments gérait 25,6 milliards d’euros d’encours fin septembre 2018.
Le cabinet d’analystes Jefferies a annoncé la nomination de Fred Jallot au poste de responsable des obligations (fixed income) en Europe. Il rejoindra le bureau de Jefferies à Londres à compter du 2 janvier 2019. Il rapportera à Fred Orlan, responsable mondial des obligations et remplacera Tim Cronin, qui va assumer les fonctions de président de Jefferies International Limited, l’antenne londonienne de Jefferies. Fred Jallot était auparavant responsable du crédit mondial et des titres adossés à des créances pour la région EMEA chez Nomura.
Le groupe suédois de distribution de fonds Mfex va racheter les activités européennes et asiatiques de RBC Investor & Treasury Services (RBC I&TS), filiale de Royal Bank of Canada (RBC). «Dans le cadre d’un partenariat de long terme, Mfex acquiert la plate-forme technologique GFP (Global Fund Platform) de distribution de RBC I&TS afin de fournir ses services à RBC I&TS et ses clients», indique le communiqué de Mfex. Cette plate-forme «assure l’acheminement des ordres, l’exécution des transactions, leur règlement, la collecte des encours et le traitement de commission» pour des fonds communs de placement, fonds alternatifs et fonds indiciels cotés (ETF).
En grande difficulté depuis le départ en juillet d’un de ses gérants star en raison de problèmes sur les procédures de gestion des risques, GAM Holding vient de recevoir le soutien du milliardaire américain Mario Gabelli. Ce dernier, fondateur de Gamco Investors, a en effet acheté une participation de 3% du capital du gérant alternatif suisse, selon un document réglementaire boursier.
La société de gestion Robeco France, filiale française du gérant néerlandais Robeco, a nommé Karin Van Baardwijk, directrice des opérations de Robeco, en qualité de présidente et membre du comité de surveillance, en date du 14 novembre, selon un avis financier que NewsManagers a pu consulter. Elle remplace Roland Toppen, directeur financier et de la gestion du risque de Robeco.
Paulson & Co, la société de gestion de John Paulson, va acquérir auprès du chinois HNA Capital une participation de 24,95 % dans BrightSphere, une société de gestion américaine gérant 238 milliards de dollars d’actifs. Dans ce cadre, John Paulson, président de Paulson & Co, et Guang Yang, managing membre de H Plus Capital, ont rejoint le conseil d’administration de BrightSphere, remplaçant Enrico Marini Fichera et Daniel Chen.
Vanguard baisse le montant minimum que les clients doivent investir pour obtenir de meilleurs prix sur plus d’une trentaine de ses fonds indiciels. A partir de lundi, le groupe réduit l’investissement minimum pour les parts « admiral » (une part qui a des frais plus faibles que les autres) à 3.000 dollars contre 10.000 dollars pour 38 fonds indiciels. Parmi ces fonds figurent les Vanguard Total Stock Market Index Fund, le Vanguard 500 Index Fund et le Vanguard Total Bond Market Index Fund.
Cristina de Parias, qui dirige depuis 2014 les activités du groupe financier BBVA pour l’Espagne, serait candidate au poste de directeur général de BBVA selon les informations d’El Confidencial. La Banque centrale européenne doit donner son aval dans la nomination du successeur de Carlos Torres, actuel directeur général de BBVA qui doit remplacer prochainement Francisco González dans ses fonctions de président de l’entité espagnole. D’autres candidats se sont déjà déclarés tels que Ricardo Forcano, actuel directeur mondial des talents de la banque, et Javier Rodríguez Soler, directeur de la stratégie et de l’activité fusions-acquisitions. Cependant, Cristina de Parias aurait pour elle l’expérience de la banque de détail et sa candidature en serait renforcée vis-à-vis de ses concurrents.
Face à une concurrence accrue, les sociétés de gestion américaines prennent des mesures pour tout réduire, des rémunérations aux emplois en passant par les voyages, rapporte le Wall Street Journal. OppenheimerFunds et Invesco devraient réduire leurs effectifs d’environ 1.000 personnes une fois que les deux sociétés auront fusionné l’an prochain, selon des sources proches du dossier. T. Rowe Price a indiqué qu’il prévoit de fermer un centre d’opérations à Tampa, conduisant à 150 suppressions de postes. JPMorgan Chase est en train de supprimer une centaine d’employés dans sa gestion d’actifs pour simplifier l’activité, relatent des sources. Chez BlackRock, les coûts autour des réunions internes sont examinées de plus près. Et lorsqu’ils ne perdent par leur emploi, les salariés voient leur rémunération baisser. Cette année, les bonus des gérants d’actifs devraient augmenter de 5 %, selon Johnson Associates. Mais cela est en retrait par rapport à une hausse de 7 % en 2017. Et l’an prochain, les bonus devraient baisser de 5 %. Chez Pimco, les employés vont voir les rémunérations croître d’un pourcentage à un seul chiffre en 2018, en repli par rapport à 2017, selon une source.
Le gérant espagnol Orienta Capital a ouvert 7,5% de son capital à un groupe de conseillers, analystes et actionnaires employés mais non fondateurs de l’entreprise, rapporte le site spécialisé FundsPeople. L’opération vise à assurer l’engagement de ses employés sur le long terme dans le développement de la compagnie et consolider son indépendance dans le conseil aux clients.
La Chine est prête à des concessions dans les négociations visant à réformer l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a dit Zhang Xiangchen, ministre chinois du Commerce, lors d’une conférence de l’OMC vendredi à Paris. Il a déclaré que Pékin avait décidé de co-signer la proposition de l’Union européenne (UE) de réformer l’organe d’appel de l’OMC et qu’il était, comme son homologue américain Dennis Shea, membre du groupe de travail de haut niveau créé par Pékin et l’UE. Pékin est d’accord pour discuter des problèmes soulevés comme les excédents de capacité, mais la Chine ne se laissera imposer aucun point de vue. La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, avait exhorté vendredi la Chine à faire des concessions sur l’OMC, faute de quoi les Etats-Unis pourraient s’en retirer.
Le gestionnaire suisse GAM Holdings, frappé par une forte décollecte liée à la suspension cet été de l’un de ses gérants stars, chercherait à retenir ses autres asset managers de haut rang à coup de bonus, affirme Bloomberg. Le groupe aurait promis des bonus de rétention avec des paiements étalés sur deux à trois ans au bénéfice de ses meilleurs gérants. Après la suspension de Tim Haywood en juillet, sanctionnée par une chute de l’action GAM et des encours au troisième trimestre, la société a poussé début novembre son directeur général Alex Friedman vers la sortie.
Le gérant d’actifs Eiffel Investment Group, spécialisé dans le financement des entreprises, a annoncé lundi le closing final du fonds Eiffel Energy Transition, dont la taille est portée à 350 millions d’euros. Ce qui permettra d’investir environ 1,5 milliard d’euros sur dix ans dans la transition énergétique, précise-t-il dans un communiqué. Lancé en avril 2017, ce fonds a déployé 233 millions d’euros sur plus de 500 projets, équivalents à près de 300 mégawatts de capacité de production en énergie renouvelable.
« La finance verte est toute nouvelle dans le champ des acteurs non étatiques qui œuvrent pour limiter le réchauffement climatique », constate Ronan Dantec, président de Climate Chance. L’ONG vient de sortir le premier rapport intitulé «Observatoire Mondial de l’action climatique non étatique», en partenariat avec Finance for Tomorrow qui, à travers ses 600 pages, vise à synthétiser l’essentiel des données sur la transition écologique et la comprendre dans une vision holistique. « C’est un ‘méta’ rapport qui n’a pas d’équivalent sans doute dans le monde, présenté en français et en anglais, pour analyser l’action climatique réellement mise en œuvre dans le monde », a insisté Ronan Dantec lors d’une conférence de presse à Paris ce jeudi 19 novembre. « La responsabilité des acteurs financiers est considérable » Le rapport s’appuie sur les données d’autres études, citant plus de 1.000 sources. « Nous avons voulu réaliser un travail encyclopédique », explique Ronan Dantec. Dans ce tour d’horizon, la finance tient une place certes récente mais centrale (cahier 3). « La responsabilité des acteurs financiers dans la réussite de la transition vers une économie bas carbone est considérable et la transparence de leur action est un enjeu clé », estime Philippe Zaouati, président de Finance For Tomorrow. Fortes attentes sur la finance Pour l’heure, l’engagement réel de la finance à l’échelle mondiale reste une goutte d’eau. Les financements verts, même s’ils sont difficiles à identifier en l’absence de définition, représentent 0,5 % des portefeuilles des investisseurs, 0,5 % du marché obligataire et 15 % des crédits bancaires syndiqués (ce dernier pourrait être sur-estimé). 40% des investisseurs ignorent complètement l’enjeu du changement climatique en 2017 (contre 80% en 2016), rappellent les auteurs du rapport. L’impact de la finance sur le réel ne se voit pas encore. Les politiques d’exclusion, les plus largement utilisées, « devraient être développés massivement pour être efficaces et pouvoir provoquer un déclin du prix des actions des entreprises visées », affirme Maria Scolan, directrice de projet climat à la Caisse des Dépôts et coauteur du rapport sur la finance. La réallocation des portefeuilles des actifs bruns vers des actifs verts est censée rééquilibrer progressivement les valorisations des entreprises engagées pour le climat. Mais, « il n’existe pas aujourd’hui de signes montrant que la décarbonation des portefeuilles a un impact sur les conditions d’accès des entreprises au capital », constate-t-elle. Les auteurs du rapport espèrent que l’engagement actionnarial va se développer. « Depuis 2015, plusieurs initiatives collectives d’investisseurs, telles que Aiming for A, ont mené des campagnes de pression sur des entreprises fortement émettrices, en déposant des résolutions liées au climat en assemblées générales d’actionnaires », indiquent-ils. L’engagement actionnarial coordonné doit également s’installer, par exemple, à travers la coalition « Climate Action 100+ », lancée au One Planet Summit de 2017. Le marché des green bonds (160 milliards de dollars émis en 2017) connait quant à lui un engouement certain avec une croissance de 80% en 2017. Le rapport insiste également sur le rôle des banques publiques, en avance sur les autres et qui pourraient les entraîner, avec plus du quart des financements consacrés à la transition bas carbone. Mais leur effet de levier se monte au mieux à 1,5. « Elles devraient multiplier les outils de financement plus risqués tels que les financements en capital et les garanties », estime Maria Scolan. Les financements bancaires pour des énergies fossiles extrêmes repartis à la hausse Point noir du rapport : les banques. « Elles sous estiment leurs risques financiers car elles ne mesurent pas les risques liés au climat portés par les actifs et activités financés. Elles se soucient en priorité de la solvabilité des emprunteurs et ne connaissent en général pas l’usage précis d’une grande partie des financements qu’elles accordent sous forme de prêts », affirme Pierre Ducret, conseiller climat à la Caisse des Dépôts et coauteur du rapport. Surtout, les financements des banques pour des énergies fossiles extrêmes (charbon, forage en eau profonde, sables bitumineux, gaz de schiste liquéfié) sont repartis à la hausse de 11% en 2017 à 115 milliards de dollars après une contraction de 8% en 2016. Ceci dit, Les banques européennes sont les plus avancées et parmi elles, les banques françaises. ShareAction attribue à BNP Paribas une place de leader en Europe, suivi par UBS, HSBC, Crédit Agricole, Société Générale et ING. « Les économistes n’ont encore pas beaucoup investi la recherche sur le verdissement de la finance » Pour faire décoller la finance verte, le rapport identifie quatre pistes d’actions : en misant sur la concurrence entre les acteurs financiers sur les actifs verts ; en insistant sur le rôle de supervision des banques centrales qui commencent à se préoccuper du climat (Chine, Europe) ; en pilotant l’allocation des ressources publiques en faveur du climat en fonction de leur effet de levier sur les fonds privés ; enfin en développant la recherche et la formation. « Les économistes de la finance n’ont encore pas beaucoup investi le champ de la recherche sur le verdissement de la finance, qu’il s’agisse de recherche théorique - gestion des portefeuilles – ou empirique (« traçage » des flux d’investissement, élaboration de scénarios sectoriels...). Quant à la formation des étudiants en finance et en gestion, tout reste à faire ! », affirme Maria Scolan. TV