La dynamique de création de sociétés de gestion de portefeuille s’est poursuivie en 2011, selon le bilan du marché français de la gestion financière présenté le 5 octobre par l’Association française de la gestion.Une trentaine de sociétés de gestion ont été agréées ou attendent leur agrément définitif, et pour une douzaine d’autres les dossiers sont en cours d’instruction. A fin septembre, la population des sociétés de gestion opérant en France dépassait ainsi la barre des 600 unités contre 592 fin 2010 et 567 fin 2009. Le nombre d’OPCVM, en forte diminution depuis mi-2008, croît à nouveau légèrement en 2011, les créations compensant l’effort de rationalisation qui se poursuit. Cette remontée du nombre d’OPCVM serait due en partie au lancement de nouvelles gammes de produits pour tenir compte de la concurrence induite par l’entrée en vigueur d’UCITS IV et aux efforts commerciaux consentis pour adapter l’offre et les stratégies de gestion aux nouvelles conditions de marché.
Alors que cet été, de nombreux fonds flexibles ont connu leur premier test grandeur nature avec un plongeon de plus de 15 % du DJ EuroStoxx 50 en août, Franck Nicolas, directeur de l’allocation globale de Natixis Asset Management, estime dans L’Agefi Hebdo que «la gestion flexible ne sortira ni renforcée, ni affaiblie de cette crise». Mais on assistera selon lui à «une hiérarchie entre les produits ayant rempli leur mission et les autres». Cette mission consiste à accompagner les hausses du marché et à résister en phase de baisse. Chez Natixis AM, l’heure est avant tout à la personnalisation de l’offre pour les investisseurs institutionnels, via des mandats plutôt que des fonds flexibles. Cela permet de proposer des solutions calibrées en fonction des besoins du client, tant sur le degré de flexibilité que sur les actifs autorisés en portefeuille.
Filiale de Man Investments, GLG Ore Hill est une société de hedge funds spécialisée dans l’event driven. Elle annonce avoir levé au premier septembre 200 millions de dollars pour le mandat crédit d’un client institutionnel. GLG Ore Hill gère au total 1,7 milliard de dollars d’actifs.
Old Mutual Asset Management, la société de gestion d’actifs basée aux Etats-Unis du groupe Old Mutual, vient de passer un accord avec Touchstone Investments Advisors, filiale à 100 % de Western & Southern Financial Group, en vue de lui céder une partie de son activité de fonds aux Etats-Unis. Cela porte sur 17 fonds représentant un encours d’environ 10 milliards de dollars. La transaction, qui doit obtenir certaines autorisations, ne sera pas bouclée avant le deuxième trimestre 2012. Lorsqu’elle aura aboutie, les 17 fonds Old Mutual intégreront la gamme Touchstone Funds. Mais ils continueront à être gérés en grande majorité par les filiales d’OMAM. En effet, Touchstone est une société qui distribue des fonds de tiers aux investisseurs.
Putnam Investments vient de lancer son nouveau fonds permettant de gérer le risque en multipliant les classes d’actifs utilisées au sein du portefeuille, tout en réduisant l’exposition au risque actions. Le Putnam Dynamic Risk Allocation Fund est géré par l'équipe Global Asset Allocation de Putnam pilotée par Jeffrey L. Knight.
Aux Etats-Unis, les ETF qui parient contre le S&P 500 ont enregistré des souscriptions nettes de 890 millions de dollars en août et de 885 millions en septembre, rapporte le Financial Times. Il s’agit des deuxièmes et troisièmes mois record en termes de souscriptions nettes, avec plus du double de la collecte mensuelle moyenne depuis 2008, selon XTF.
La Banque européenne d’investissement lance un appel à manifestations d’intérêt visant à sélectionner un ou plusieurs fonds d’aménagement urbain chargé(s) de gérer une enveloppe d’environ 66,2 millions d’EUR allouée par le Fonds de participation JESSICA pour la Sardaigne pour appuyer des investissements dans des projets urbains spécifiques liés à l’aménagement urbain, à la revitalisation urbaine, à l’efficacité énergétique et à l’utilisation de sources d'énergies renouvelables au titre de l’initiative JESSICA. Une présentation concernant l’appel à manifestation d’intérêt sera publiée le 11 octobre 2011. Cette présentation est fournie à titre indicatif uniquement et ne remplace aucune des dispositions de l’appel à manifestations d’intérêt. En cas de divergence, les dispositions de l’appel à manifestations d’intérêt feront foi. Pour lire l’avis complet: cliquez ici
L’UMR détient 275 millions d’euros d’engagements en Private Equity, alors que l’ensemble de ses actifs sous gestion s'élève à 7.8 milliards d’euros. D’après Charles Vaquier, Directeur Général de l’UMR, il était difficile dans le passé, de trouver des entreprises non cotées dans lesquelles investir. A cause, notamment, de leurs coûts mais aussi un EBIDTA peu satisfaisant. Mais la situation a changé ces dernières années. Les investisseurs institutionnels trouvent un certain nombre d’opportunités en France, avec des entreprises proposant de meilleurs TRI que les entreprises cotées. Mais Solvency II pourrait calmer l’appétit des investisseurs pour le private equity d’autant plus que Bâle III ne poussera pas les Banques à injecter des fonds dans ce type de compagnies. « L’UMR investit actuellement 4% dans le private quity via plusieurs fonds, pour la plupart en France. » détaille Monsieur Vauquier. « Parce que la plupart des investisseurs français se sont déjà conformés aux exigences de Solvency II, leur allocation d’actifs en gestions alternatives est limitée à 10%. » « La bonne nouvelle avec Solvency II vient directement du fait qu’une telle limite ne sera pas applicable, et nous pourrons par conséquence augmenter notre allocation en private equity de 5% à 10%. » La Caisse des Dépôts et Consignations est actuellement en train d'étudier la possibilité de lancer un nouveau fonds de private equity et est en discussion avec d’autres investisseurs. Monsieur Vauquier a indiqué que l’UMR pourrait s’accorder sur un apport de 20/30 millions d’euros à ce nouveau fonds. « C’est le rôle des investisseurs nationaux d’aider l'économie réelle à se développer. »
L’Union Bancaire Privée (UBP) donne un nouvel élan à sa gestion de fortune. «D’ici à fin 2012, nous voulons achever l’intégration d’ABN Amro Suisse, lancer notre activité en Asie et renforcer nos capacités de gestion auprès des clients européens à Londres et Luxembourg» a déclaré à L’Agefi Hebdo Michel Longhini, directeur général de la division de banque privée de l’établissement genevois depuis septembre 2010. En Asie, le groupe dispose seulement d’une licence de marchés de capitaux à Singapour et d’une antenne de gestion d’actifs à Hong Kong, où il a récemment annoncé la création de deux coentreprises avec un assureur taïwanais. Dans les deux places, «nous préparons notre demande de licence bancaire», confie le patron de la gestion de fortune. L’Asie représente 7 % des actifs «et nous voulons que la clientèle locale pèse 10 % à 15 % de nos encours dans cinq ans», sachant qu’UBP vise d’ici là une collecte totale de 10 milliards d’euros auprès de ses clients privés.
Old Mutual Asset Management, la société de gestion américaine d’Old Mutual Plc gérant 260 milliards de dollars au 30 juin, vient de recruter Julian Ide en tant que responsable d’OMAM Global Distribution et CEO d’Old Mutual Asset Managers UK, la filiale d’OMAM basée à Londres gérant environ 4,5 milliards de livres. Il succède à Peter Baxter qui quitte la société. Julian Ide vient de BBVA Asset Management, où il était responsable de l’activité institutionnelle. Il sera placé sous la responsabilité de Peter L. Bain, CEO d’OMAM et complétera l’équipe dirigeante. Dans le cadre de ses fonctions, Julian Ide va piloter la stratégie de distribution d’OMAM en Europe, en Asie et au Moyen-Orient. Il supervisera également les équipes d’investissement d’OMAM UK, l’offre de produits et la distribution retail et institutionnelle. L’arrivée de Julian Ide intervient alors qu’OMAM vient d’annoncer la cession de son activité de fonds retail aux Etats-Unis (lire par ailleurs).
Les paris baissiers de plusieurs gros hedge funds commencent enfin à payer, constate le Wall Street Journal. Brevan Howard Asset Management, qui gère 34 milliards de dollars, voit son fonds vedette gagner 13 % environ au 23 septembre, selon une personne proche du dossier. SAC Capital Advisors, de Steve Cohen, est en hausse de 6,5 % cette année à fin septembre.
Les performances enregistrées par les hedge funds au cours des trois derniers mois sont les pires depuis le troisième trimestre 2008, selon Hedge Fund Monitor, rapporte Les Echos. La perte moyenne a atteint 5,02% sur les trois mois s’achevant le 28 septembre. D’où de sévères ajustements, à l’instar de Man Group qui va supprimer un emploi sur cinq d’ici au premier trimestre 2012. Toutefois, les petits fonds, plus agiles, s’en sortent mieux. «Ce sont eux que de nombreux investisseurs finaux recherchent de plus en plus car ils sont plus agiles et peuvent vendre ou acheter leurs positions plus facilement» , explique au quotidien Anne-Gaëlle Pouille, de PAAMCO, un fonds de «hedge funds».
According to Luxembourg’s financial sector surveillance commission (CSSF), as of 31 August 2011, total net assets in specialised investment funds (SIF) in Luxembourg totalled EUR2.085941trn, compared with EUR2.189665trn as of 31 July 2011. This represents a decline to EUR103.724bn (-4.74% in one month). The negative variation in the month of August is the result of an unfavourable impact of financial markets (EUR93.174bn) and negative net subscriptions (EUR10.55bn), for declines of 4.26% and 0.48%, respectively. Considered over the past twelve months, the net volume of assets has increased by 0.82%.
Le gouvernement tchèque est opposé au projet de mise en œuvre d’une taxe sur les transactions financières au niveau européen, a indiqué hier le Premier ministre Petr Necas. Il avait auparavant fait valoir que la taxe, qui devrait permettre de lever 57 milliards d’euros par an, affecterait la clientèle des banques dans la mesure où les frais bancaires seront plus élevés.
Le spécialiste de l’investissement en capital-risque dans les TPE et PME entre au capital d’Arflex, un fabricant de modules de bains, dans le cadre d’une opération portant sur un montant global de 1,54 million d’euros, représentant 35% du capital de la société.
La plate-forme de fonds indiciels cotés (ETF) de BlackRock fait quatre propositions pour réformer ce marché: clarifier la labellisation de la structure des produits et de leurs objectifs d’investissement, diffuser des informations fréquentes et appropriées sur les détentions et positions de l’ETF, instaurer des standards clairs sur la diversification des contreparties et la qualité du collatéral, et promouvoir la transparence sur l’ensemble des frais et coûts.
Les opérateurs boursiers ont reçu hier un communiqué de griefs de plus de 130 pages de la part de la Commission détaillant les points d’inquiétude concernant leur projet d’union. Sans dévoiler le contenu des objections contenus dans le document, Deutsche Börse et Nyse Euronext ont tenu à souligner qu’il s’agissait d’une étape normale dans un processus de rapprochement.
Avec un recul des encours totaux des mandats et OPCVM sur le marché français de 3,2% à fin août, soit 87 milliards sur 2011, le secteur a limité la casse selon l’AFG. Mais le choc de septembre a dû aggraver le recul. Les sociétés de gestion sont désormais plus de 600.
Le quotidien britannique assure de sources proches des enchères que le groupe japonais a conclu avec le fonds souverain Mubadala un accord de financement lié à l’offre envisagée sur l’éditeur musical mis en vente par Citigroup. Sony disposerait également du soutien de la banque d’investissement Raine. De quoi renforcer la position du groupe japonais face à d’autres prétendants comme Universal Music ou Warner Music. Citigroup entend retirer entre 3,0 et 3,5 milliards de dollars de la vente d’EMI, peut-être jusqu’à 4,0 milliards en cas de cession par appartements. Les offres de second tour devaient parvenir au vendeur hier soir.
Le quotidien souligne que la société de private equity américaine est sur le point d’acquérir une participation de 48% au capital de Bahcesehir, un groupe d’éducation privée. La transaction reste soumise à l’approbation du gouvernement turc. Le quotidien veut croire qu’il s’agit d’un signe des promesses du marché turc pour l’investissement étranger.
L’Allemagne a adjugé pour 4,03 milliards d’euros de Schatz à deux ans à 0,75%, versant un intérêt moins élevé pour emprunter et ayant attiré une demande supérieure à celle d’une précédente adjudication. Le rapport de l’offre à la demande a été de 1,9 fois contre 1,8 lors de l’adjudication de septembre. Le rendement moyen a été de 0,46% contre 0,51% en septembre.
Le secteur des services de la zone euro s’est contracté en septembre pour la première fois depuis deux ans et plus rapidement qu’estimé initialement, montrent les résultats définitifs de l’enquête Markit auprès des directeurs d’achat. L’indice PMI sectoriel ressort à 48,8, en-dessous de l’estimation flash (49,1), à son plus bas depuis juillet 2009 et après 51,5 en août.
Les ventes au détail ont reculé de 0,3% en août par rapport à septembre en zone euro, a annoncé Eurostat. D’une année sur l’autre, la baisse ressort à 1,0%, un rythme supérieur à la baisse de 0,7% prévue par les analystes.
La croissance de la Grande-Bretagne a été contre toute attente revue en baisse au deuxième trimestre, au taux de 0,1%, a annoncé mercredi l’Office national de la statistique. Ce taux de croissance est le plus faible depuis la contraction de 0,5% du quatrième trimestre 2010. Le taux de croissance annuel ressort à 0,6% au deuxième trimestre, le plus faible depuis le quatrième trimestre 2009.