Les entreprises non financières notées dans la catégorie investissement (investment grade, IG) en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (EMEA) verront leurs besoins de refinancement dépasser les 1.200 milliards de dollars (876 milliards d’euros) au cours des quatre prochaines années, selon une étude publiée le 9 novembre par l’agence de notation Moody’s (1). Les trois secteurs les plus concernés sont les télécommunications, l'énergie et l’automobile.Sur ce montant de 1.200 milliards de dollars de dette arrivant à échéance entre 2012 et 2015, les besoins des banques ne représentent que 32% (contre 37% en juin 2010), ce qui illustre la tendance graduelle à la désintermédiation et le recours croissant des entreprises aux marchés de capitaux, note l’agence. En outre, «la part de la dette bancaire diminue alors que les maturités s’allongent». Moody’s relève par ailleurs que la demande des investisseurs pour la dette corporate en catégorie d’investissement a légèrement diminué depuis le début de l’année. La fuite vers la qualité reste une tendance forte mais la moindre activité d'émission observée depuis le milieu de l’année montre bien que l’accès au marché est affecté par la crise de la dette souveraine et la détérioration de l’environnement économique. Cela dit, beaucoup d’entreprises disposent de matelas de trésorerie plutôt confortables. A la fin du deuxième trimestre 2011, les émetteurs corporate en catégorie d’investissement de la zone EMEA détenaient plus de 690 milliards de dollars de cash, soit une progression de 17% par rapport à juin 2010. (1) «EMEA Invesment-Grade Companies Face Higher Refunding Risks and Needs in 2012-15»
Pour un de ses fonds immobiliers individuels, l’allemand Deka Immobilien a acheté à Fuji Properties Ltd l’immeuble de bureaux Direct Line House (5.900 mètres carrés) de Birmingham. La transaction a porté sur 25 millions d’euros.
«Afin de réduire les frais d’administration supportés par les clients», Skandia Investment Group (SIG) a annoncé avoir externalisé l’administration de la totalité de ses fonds chez Citi.Cette décision de SIG, qui fait partie de la division Long Term Savings du groupe Old Mutal, s’explique par l'évolution du secteur de la gestion de fonds en Europe, notamment avec l’entrée en vigueur de la réglementation OPCVM IV. SIG gérait 22,9 milliards de dollars fin juin.Jusqu'à présent, la gamme irlandaise Skandia Global Funds était déjà administrée par Citi, alors que la gamme Skandia Investement Management utilisait un autre administrateur externe (third party administrator ou TPA en anglais).
Hermes BPK Partners, une boutique de gestion appartenant au fonds de pension de BT, lance le Hermes BPK Global Equity Hedge Strategies avec 550 millions de dollars, une solution de portefeuille sur mesure destinée à aider les investisseurs institutionnels à réduire le risque de leurs allocations en actions par le biais d’investissements long short.La solution cherche à capturer les deux tiers de la hausse des marchés tout en limitant la baisse à un tiers.
L’assureur vie britannique Friends Life a annoncé le 9 novembre la création de sa propre société de gestion, Friends Life Investments (FLI), dans le courant du second semestre 2012.Cette nouvelle activité, logée dans une filiale à 100% de Friends Life Group, sera dirigée par le chief investment officer, Mark Versey. FLI sera dotée d’un encours initial d’actifs sous gestion captifs de 8 milliards de livres qui seront investis en priorité dans l’obligataire. Les autres classes d’actifs seront abordées en fonction des opportunités de croissance. FLI emploiera dans un premier temps une équipe maison d’une trentaine de professionnels de l’investissement qui devrait être renforcée. Les coûts exceptionnels liés au lancement de cette filiale sont estimés à 5 millions de livres, les frais de fonctionnement étant évalués à 4 millions de livres par an. Les actifs du groupe gérés à l’extérieur s'élèvent actuellement à 61 milliards de livres.
Director, GFFX global markets structuring et head of currency solutions for pension funds and insurers chez Deutsche Bank à Londres, Torquil Wheatley a été recruté comme product & performance manager chez F&C Thames River. Il est subordonné à Ken Kinsey-Quick, head of multi-manager alternatives.Dans ses nouvelles fonctions, sera notamment chargé de la communication interne et de la communication au profit de la clientèle pour la gamme de produits «multi-alternatifs».
Cette année, les traders spécialisés dans les obligations à Wall Street verront leur bonus chuter de 35 % à 45 %, au titre de 2011, selon le cabinet Johnson Associates cité par La Tribune. La baisse pour l’ensemble de la profession est estimée entre 20 % et 30 %. La rémunération variable des traders actions subira une coupe moindre (de 30 % au maximum) que celles des courtiers en obligations, malgré la crise boursière. Selon La Tribune, les professionnels de la gestion de fortune verront au pire leurs bonus stagner, et, au mieux, augmenter de 5 %.
AllianceBernstein a indiqué le 9 novembre que ses actifs sous gestion s’inscrivaient au 31 octobre à 424 milliards de dollars, contre 402 milliards de dollars courant octobre. Cette progression de 5% est liée à un effet marché positif et à une «modeste» décollecte, indique un communiqué de la société.
Les fonds de pension américains reprochent à leurs prestataires, BNY Mellon et State Street, de leur avoir facturé des coûts beaucoup trop importants depuis plusieurs années et leur réclament ainsi des centaines de millions de dollars de dédommagements, rapporte Les Echos. Un certain nombre des procès actuels et litiges ont débuté dès octobre 2009 à l’initiative d’institutionnels bien décidés à reprendre la main après la crise et à tailler dans tous leurs coûts. Conséquence, les grandes banques dépositaires ont commencé à diminuer nettement leur facturation des transactions sur les changes en 2010, de plus de 63% par rapport aux années précédentes selon «Pensions and Investments».
The Hennessee hedge fund index in October earned returns of 2.46%, after five consecutive months of losses, including losses of 3.23% in August and 3.81% in September. Year to date, the index is down 2.95%. All strategies showed gains last month.
BarclayHedge and TrimTabs estimate that in September, hedge funds saw net redemptions of USD5bn, which represents the second net outflow in the past three months under review. Assets fell to USD1.72trn, their lowest level in 12 months. Net subscriptions totalled USD58.5bn in first quarter.The largest net redemptions were from emerging markets hedge funds, with net outflows of USD3.7bn. This is the third consecutive month of net redemptions, and the heaviest outflows since April 2009.
As of the end of October, global assets in exchange-traded products (ETPs) totalled USD1.578trn, compared with USD1.428trn as of the end of September, and USD1.482trn as of 31 December 2010, according to BlackRock. Of the increase of USD150bn last month, USD123bn come from positive forex and market effects, and USD26.5bn in net subscriptions, of which USD24.2bn were in the United States and USD1.3bn in Europe.Since the beginning of this year, net subscriptions to ETPs in the United States totalled USD102.6bn, while in Europe, they totalled USD27.9bn.In the global rankings, iShares, remains on top, with USD612bn as of the end of October, and an incrase of USD15.3bn since the end of December 2010. However, the division of BlackRock lost 1.5 percentage points in market share in this period, to 38.8%, while State Street Global Advisors (SSgA) and Vanguard gained 0.5% to 17.4%, and 0.8% to 10.8%, respectively. Lyxor Asset Management (Société Générale) is the only major actor to show a loss in market share (overall), to 2.6%. Assets as of the end of October totalled USD40.6bn, which represents a contraction of USD12.7bn compared with the end of 2010. BlackRock states that the Lyxor range is largely composed of synthetic replication products, which have suffered significant net outflows in Europe recently.
Lors d’une table ronde organisée par Option Finance, Francis Weber, directeur financier de Réunica a commenté les récents changements au sein de son allocation d’actifs: Concernant les emprunts d’Etat, nous avons vendu les titres grecs, portugais et irlandais il y a plus d’un an. Nous avons également demandé à nos gestionnaires de réduire nos positions sur l’Italie. Nous avons renforcé notre position sur les autres obligations d’Etats, ce qui a conduit à une évolution importante du portefeuille. Il y a 10 ans, un investisseur institutionnel avait 80% d’emprunts d’Etats et 20% de corporate. Aujourd’hui, nous avons 60% de corporate. Nous souhaitons vraiment renforcer ce dernier segment, car nous considérons que le risque est plus prévisible chez les grandes entreprises que chez les Etats, dont les fondamentaux sont moins évidents à appréhender. Nous nous renforçons aussi dans les obligations convertibles car elles offrent beaucoup de valeur dans la mesure où elles sont actuellement en dessous de leur plancher actuariel. Celles ci devraient délivrer 7% ou 8% de rendement. Nous avons également souscrit dans des fonds de performance absolue. En ce qui concerne les actions, nous avons diminué notre exposition. Il y a deux ou trois ans, nos encours dans cette classe d’actifs représentaient 30%, aujourd’hui ils n’atteignent plus qu’entre 20% et 25%. Nous avons préféré nous renforcer dans d’autres segments de l’obligataire afin de diminuer la volatilité des portefeuilles. Nous n’avons pas toujours privilégié les ETF à réplication physique, mais nous sommes aujourd’hui de plus en plus attentifs à cette question. Nous regardons les ETF dont nous jugeons la contrepartie très sûre. Dans ce cadre, nous évaluons le risque de contrepartie par rapport à l'émetteur et aux swaps utilisés. Normalement, ces échanges de performances ne peuvent pas dépasser les 10% du fonds, donc le risque est théoriquement limité. Mais aujourd’hui, il faut faire attention à la mécanique des ETF et bien comprendre comment ils sont construits. Au sein de notre groupe, le recours aux ETF reste marginal et ne dépasse pas 3% à 4% des actifs. Nous investissons uniquement dans es fonds purs. Nous avons beaucoup diminué notre exposition à la gestion alternative à cause des déceptions que nous avons eues sur cette classe d’actifs. A l’instar de l’ensemble des investisseurs français, nous avons investi dans la gestion alternative en 2006 et 2007, au moment même où elle commençait à moins bien fonctionner. nous avons également été déçus par les fonds de fonds où les performances n’ont pas été au rendez vous.
SCOR Global Investments dégage 82 millions d’euros de produits financiers sur les actifs et un rendement des actifs (hors fonds détenus par les cédantes) de 2,7 % (3,8 % au 3ème trimestre 2010). Anticipant les turbulences des marchés, SCOR a choisi de réduire considérablement son exposition aux actions à la mi-juin 2011 et a constitué une position élevée en liquidités et en investissements à court terme (21 % des actifs au 30 septembre 2011). Les fonds propres s'établissent à EUR 4 224 millions au 30 septembre 2011 contre EUR 4 009 millions au 30 juin 2011. L’actif net comptable par action s'élève à EUR 22,77. Dans un contexte économique et financier particulièrement volatile, SGI a renforcé sa stratégie dite de rollover, qui consiste à maintenir une duration relativement courte et à générer des cash-flows récurrents, tout en gérant de manière active son portefeuille d’actifs. Les liquidités et placements à court terme ont été tactiquement et volontairement maintenus à un niveau exceptionnellement élevé. Conformément à la stratégie initiée dès 2009, l’exposition aux dettes souveraines a été davantage réduite pendant le trimestre. En deux ans, le Groupe a ainsi abaissé son exposition aux risques souverains de 12 points et n’a aucune exposition à la dette souveraine de l’Italie, l’Espagne, la Grèce, le Portugal et l’Irlande, ni aux dettes émises par les états et les municipalités des Etats-Unis. Le portefeuille Actions a été réduit volontairement de 27 % au mois de juin 2011, en anticipation des événements qui ont suivi pendant l'été. Avec l’acquisition du portefeuille mortalité de Transamerica Re, USD 1,8 milliard d’actifs ont été transférés à SCOR pendant le trimestre sous forme de liquidités (36 %), d’investissements à court terme (1 %), d’obligations du Trésor américain (4 %), d’obligations d’entreprises (corporate bonds) de catégorie investment grade sélectionnées par l'équipe de SGI et notées en moyenne A- (32 %) et de fonds détenus par les cédantes (26 %). Sur les neuf premiers mois de 2011, SGI génère une contribution financière importante, avec un rendement des actifs (hors fonds détenus par les cédantes) de 3,8 %, contre 4,0 % sur la même période en 2010. La politique active de gestion conduite par SGI a permis au Groupe de réaliser EUR 135 millions de plus-values nettes sur les neuf premiers mois de l’année. Le Groupe a strictement appliqué une politique inchangée de dépréciations sur son portefeuille d’investissements, conduisant en particulier à une dépréciation supplémentaire de EUR 31 millions sur le portefeuille Actions sur le 3ème trimestre. En prenant en compte les fonds détenus par les cédantes, le taux de rendement net des placements est au total de 3,2 % sur les neuf premiers mois de 2011, contre 3,5 % sur la même période en 2010. Le montant des actifs (hors fonds détenus par les cédantes, et y compris les actifs de Transamerica Re) s'élève à EUR 12 537 millions au 30 septembre 2011, dont les liquidités et investissements à court terme pour un montant de EUR 2 689 millions. Le montant total des placements s'élève à EUR 20 525 millions au 30 septembre 2011, à comparer à EUR 19 526 millions au 31 décembre 2010 (hors placements liés à IIC). Au 30 septembre 2011, les actifs du Groupe (hors fonds détenus par les cédantes) sont constitués à 67 % d’obligations, à 21 % de liquidités et d’investissements à court terme, à 6 % d’actions, à 4 % d’immobilier et à 2 % d’autres placements. Le portefeuille obligataire, de qualité élevée (avec une notation moyenne AA), a une duration relativement courte de 3,0 ans (hors liquidités et investissements à court-terme).
Cette année, le baromètre fait le point sur : l'épargne solidaire labellisée (encours, collecteurs et gestionnaires de l'épargne solidaire, épargnants solidaires...), l'épargne de partage (dons et répartition, classement 2010 des ONG bénéficiaires), le financement solidaire (montant, outils et profil des investisseurs solidaires), le label Finansol. L’exigence de précision et de transparence revendiquée par l’Observatoire de la finance solidaire paraît d’autant plus opportune que de grandes initiatives sont à attendre bientôt de la part de la Commission européenne dans le domaine de l’entrepreneuriat social. La richesse de l’acquis de Finansol et de ses membres dans le solidaire est un atout précieux au moment où leur démarche est susceptible d'être élargie aux 27 membres de l’Union européenne. Pour télécharger le baromètre, cliquez-ici.
Avec la collaboration de son prédécesseur, Didier Wattelle, qui reste très impliqué au sein du conseil de surveillance, André Janody, le président du conseil de surveillance des FCPE de IBM France, présente le mode de gestion adopté par « Big Blue ».
L’agence de notation a confirmé mercredi la note de crédit «AAA» de la Finlande avec perspective stable, évoquant la «compétitivité de l'économie» et la «politique budgétaire prudente» du gouvernement.
Depuis hier soir, la Grèce n’a plus de Premier ministre. George Papandréou a démissionné de ses fonctions et son successeur n’a toujours pas été désigné. Il pourrait l’être ce matin, au terme de nouvelles discussions entre les différents partis politiques du pays. Hier, un accord a bien été trouvé sur la répartition des forces au sein du futur gouvernement, mais les négociations menées depuis quatre jours autour du chef de l’Etat, Karolos Papoulias, n’avaient toujours pas permis de trouver un consensus sur le nom du futur Premier ministre. De quoi provoquer la stupéfaction au sein même de l’administration grecque. Un temps écartée, la candidature de Lucas Papademos, ancien vice-président de la BCE, était de nouveau évoquée hier soir. En partant, George Papandréou a assuré que la Grèce appliquera les mesures de renflouement réclamées par l’Union européenne et fera tout son possible pour rester dans la zone euro.
Le Premier ministre britannique David Cameron devrait annoncer dès aujourd’hui un accord avec HSBC et RBS afin de fournir des prêts de 95 millions de livres aux PME du pays qui connaissent des difficultés à obtenir des prêts par des canaux «normaux», selon le quotidien. L’Etat consacrera 500 millions de livres à ce programme en nouveaux investissements qui permettrait de créer 4.000 emplois.
Après l’arrêt des discussions avec Saint Georges Participations et BNP Paribas mi-octobre, le conseil en immobilier annonce avoir choisi comme acquéreur potentiel l’australien UGL. Ce dernier a jusqu’au 6 décembre pour faire une offre ferme ou pour renoncer.
La Banque de France prévoit une croissance nulle de l'économie française au quatrième trimestre 2011, sur la base des résultats de sa dernière enquête mensuelle de conjoncture. L’indicateur du climat des affaires dans l’industrie a baissé d’un point en octobre à 96 points et celui des services a baissé d’un point à 95.
Les «Sages» allemands ont déclaré mercredi ne prévoir que 0,9% de croissance en Allemagne en 2012 après 3,0% cette année. Berlin anticipe pour sa part 1% de croissance en 2012 après 2,9% cette année. Le gouvernement allemand a réduit ses prévisions en octobre: il projetait auparavant 1,8% et 3% respectivement. Les conseillers économiques du gouvernement allemand prévoient pour l’an prochain une croissance des exportations de 3,2% et un taux de chômage en baisse à 6,9%, contre 7,1% en 2011.
Le rendement des emprunts d’Etat italiens à 10 ans n’en finit plus d’augmenter et approche désormais 7,5% tandis que l'écart avec l’emprunt allemand de même maturité dépasse 570 points de base (pdb). Ces niveaux ne vont pas sans susciter les craintes des investisseurs, certains les considérant comme insoutenables pour l’Italie. La Banque centrale européenne (BCE) a procédé mercredi à des achats d’obligations à 10 ans de l’Etat italien, rapporte Reuters. Par ailleurs, la chambre de compensation LCH.Clearnet a relevé son appel de marge initial sur la dette italienne à entre 3,5% et 5% sur les titres BTP de toutes échéances, ajoutant à la pression vendeuse sur la dette italienne. Par ailleurs, les valeurs financières font plonger les Bourses européennes mercredi, les inquiétudes entourant l’avenir de l’Italie accentuant la nervosité des investisseurs après que le président du Conseil Silvio Berlusconi a annoncé qu’il quitterait ses fonctions une fois voté le nouveau budget italien mais réclame la tenue de législatives anticipées. Vers 12h15, l’indice Stoxx des banques européennes (-3,7%) et celui des assureurs (-3,76%) signent les deux plus fortes baisses sectorielles en Europe, plombées notamment par les valeurs financières italiennes (-4,82%). A Paris, Axa reculait de 4,64%, BNP Paribas de 2,83%, Crédit agricole de 2% et Société générale de 4%. Ailleurs en Europe, Intesa Sanpaolo chutait de 5,5% et les banques grecques abandonnaient 4,94%.