Les nouvelles règles européennes laissent irrésolus certains aspects transatlantiques, estime Pierre-Dominique Renard, directeur exécutif de LCH.Clearnet SA
La famille Bakrie et son partenaire indonésien, Samin Tan, qui détiennent à eux seuls 29,9% du capital de Bumi, seraient prêts à un compromis qui permettrait de voir Nathaniel Rothschild quitter ses fonctions de vice-président du groupe minier mais conserver sa place au sein du comité de direction, selon le quotidien qui cite des sources proches du dossier.
L’Allemagne pourrait accepter d’étudier une révision des termes du plan de soutien au Portugal si nécessaire, aurait indiqué le ministre allemand des finances à son homologue lusitanien, Vitor Gaspar, à la réunion qui s’est tenue hier à Bruxelles dans une conversation rapportée par la chaîne de télévision. Wolfgang Schaeuble aurait ajouté cependant qu’un accord préalable sur la Grèce était indispensable.
Selon des sources concordantes, l’autorité chinoise du Marché à terme aurait demandé à dix établissements de se préparer au lancement d’un projet pilote visant à réintroduire, après 17 ans d’interdiction, un marché secondaire des obligations d’Etat. Le marché obligataire chinois pèse 21.270 milliards de yuans (2.540 milliards d’euros), le cinquième au monde.
Selon une étude de Citigroup, les actions sur les marchés émergents devraient poursuivre leur rally en 2012, soutenues par les conditions de liquidité. Citigroup s’attend à ce que les gains soient surtout enregistrés en début d’année grâce à une inflation plus faible et à des taux d’intérêt en baisse sur les marchés émergents.
Les trois partis de la coalition au pouvoir en Grèce ont conclu jeudi un accord sur les mesures d’austérité à mettre en œuvre en échange d’un deuxième plan d’aide financière, quelques heures avant la réunion de l’Eurogroupe à Bruxelles. Le Fonds monétaire international et les autorités grecques poursuivent de leur côté leurs discussions. Le FMI appelle la BCE à «ne pas hésiter à recourir à une politique monétaire non conventionnelle pour rétablir la stabilité des marchés financiers».
La Banque centrale européenne pourrait distribuer aux Etats les bénéfices tirés des avoirs obligataires grecs sans enfreindre l’interdiction de financer les Etats, a déclaré jeudi son président Mario Draghi. Prié de dire si la BCE pourrait vendre ses avoirs en obligations au Fonds européen de stabilité financière (FESF) à la valeur à laquelle elle les a acquis, Mario Draghi a laissé entendre que la BCE devrait transférer le bénéfice aux Etats lorsqu’il aurait été réalisé.
Le CAC a achevé la séance sur un gain de 0,43%, à 3.242 points, alors que la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a salué des signes «très encourageants» en Grèce. A Wall Street, l’indice Dow Jones se replie en séance de 0,13% et le Nasdaq évolue à l'équilibre.
Le Portugal a modifié jeudi un décret sur ses émissions de bons du Trésor, a indiqué un porte-parole du gouvernement. Lisbonne pourra désormais émettre des bons d’une maturité maximale de 18 mois, contre une limite fixée à 12 mois précédemment.
Les partis de la coalition gouvernementale en Grèce se sont mis d’accord sur un ensemble de mesures d’austérité à mettre en oeuvre en échange d’un deuxième plan d’aide international de 130 milliards d’euros à Athènes, indiquent jeudi deux sources gouvernementales.
La balance commerciale britannique du mois de décembre a été en déficit de 7,11 milliards de livres sterling (8,48 milliards d’euros), son plus faible niveau de déficit depuis février 2010, selon les données officielles publiées jeudi. Le déficit était de 8,91 milliards de livres en novembre.
La production industrielle britannique a connu un rebond plus fort que prévu en décembre, calmant les craintes de récession dans le pays. La production industrielle - qui représente environ 15% de l'économie britannique - a augmenté de 0,5% sur un mois, a annoncé jeudi l’Office national de la statistique (ONS). Le marché attendait une hausse de 0,2% de la production.
Les entreprises du secteur de l’industrie manufacturière anticipent une hausse de 7% de leurs investissements en 2012 après une accélération estimée à 10% en 2011, montre une enquête trimestrielle réalisée en janvier par l’Insee. Une enquête menée en octobre avait montré que les entreprises prévoyaient une hausse de 4% de leurs investissements cette année et de 11% au titre de 2011.
La Banque d’Angleterre (BoE) a annoncé, comme attendu, l’injection de 50 milliards de livres sterling (59,68 milliards d’euros) supplémentaires dans l'économie britannique, pour soutenir une fragile reprise de l’activité dans le pays. Cette décision porte le total dépensé depuis mars 2009 en rachats d’actifs à 325 milliards de livres. La banque centrale avait augmenté son programme de rachats d’actifs de 75 milliards de livres en octobre dernier, après une longue période de statu quo. En outre, la banque centrale a maintenu son taux directeur à 0,5%, son niveau depuis mars 2009, conformément aux attentes. Par ailleurs, la Banque centrale européenne a annoncé qu’elle ne modifie pas ses taux directeurs, un statu quo qui était attendu.
La Française AM prend 20% du capital de la société OpenMind Asset Management, une nouvelle société de gestion spécialisée dans la performance absolue. Le fonds OpenMind Alpha Sector est amorcé à hauteur de 20 millions d’euros. Les dirigeants d’OpenMind visent un doublement de l’encours d’OpenMind Alpha Sector au cours des premiers mois. Leur objectif de collecte est de 120 millions d’euros durant le premier exercice.
Le départ de François Carlotti de Métropole Gestion le 31 décembre dernier alors qu’il était arrivé en tant que directeur du développement un an auparavant et l’arrêt de l’activité de multigestion ainsi que le départ de son directeur François Merle auront laissé de nombreuses rumeurs se développer... Notamment celle selon laquelle Métropole Gestion entendait se recentrer sur sa clientèle «historique», les investisseurs institutionnels. «Tout cela est très beau», s’amuse François-Marie Wojcik, le président emblématique de la société de gestion interrogé par Newsmanagers, «sauf que c’est faux… Et c’est même rigoureusement le contraire qui se dessine !"Reprenant point par point ce que l’on avait donc pu entendre ici ou là, le responsable de la société de gestion a tout d’abord reconnu que la crise était exceptionnelle par son ampleur, évoquant une période de glaciation des marchés à laquelle s’ajoutaient de nouvelles contraintes réglementaires - Solvency 2 ou Bâle 3 - impactant directement la gestion des investisseurs institutionnels. «C’est cette nouvelle situation qui a conduit Métropole Gestion à mettre un terme à son activité multigestionnaire dédiée principalement aux institutionnels, désormais peu enclins à investir dans ce type de produits», a expliqué le dirigeant. «Ensuite», ajoute-t-il, «nous avons opéré un recentrage sur nos spécialités, à savoir la gestion value au sein de la zone euro et l’Europe, la gestion en matière d’obligations convertibles ainsi que les mandats diversifiés et l’investissement socialement responsable». Dans le même temps, la maison a réalisé un resserrement des équipes. «L’idée pour nous», précise François-Marie Wojcik, «était clairement de raccourcir les circuits de décision de notre maison». Résultat, le co-fondateur de Métropole et Isabel Levy, directeur de la gestion de la société, assument la direction de l’entreprise. Pour sa part, Eric Boutchnei – un autre «historique» – se consacre pleinement à la stratégie de l’établissement, en lien direct avec François-Marie Wojcik.Dans un second cercle, la direction a procédé à la mise en ligne de cinq responsables dits de la génération suivante dont trois dédiés à l’activité commerciale : Markus Hampel en Allemagne, Alexandre Gardel dédié aux investisseurs institutionnels en France et Romuald de Lencquesaing détaché auprès des sélectionneurs de gérants, des banques privées en France, en Suisse et au Luxembourg et auprès des consultants britanniques. Dans ce cadre, le départ de François Carlotti est le fait d’une divergence de vue sur le développement de Métropole Gestion hors de France, «et non en raison d’un arrêt de l’activité de la maison auprès des conseillers en gestion de patrimoine». «Nous menons un développement tout azimuts, y compris vers ces professionnels en France dès lors qu’ils ont une taille suffisante», insiste François-Marie Wojcik, qui rappelle également les référencements de sa société en Allemagne auprès de trois des cinq grandes institutions financières, la présence de sa maison en Suisse, au Grand Duché et dans les pays francophones et ses succès outre-Manche auprès des consultants. «Sans oublier que dans les autres pays», remarque-t-il également, «nous pouvons avoir recours à des Third party marketers». Dans les faits, les investisseurs institutionnels constituent bien la clientèle principale de Métropole Gestion. Mais partout en Europe, les banques privées, les family office et les groupements de CGPI sont dans le viseur de la maison. «Les institutionnels comptent pour 80 % de l’encours de la société qui est de 2 milliards d’euros», rappelle François-Marie Wocjik. «Les multigérants y représentent 7 % et les banques privées, asset managers, family offices et groupements de CGPI, le solde. Désormais, il s’agit clairement pour nous de faire progresser cette part en volume». Et le co-fondateur de rappeler que pour ce faire, sa maison compte sept commerciaux, ce qui n’avait jamais été le cas auparavant. «La marge de progression est importante», avance le gérant, «la société ayant réalisé l’année dernière 400 millions de souscriptions nettes, essentiellement via la direction générale». Quoi qu’il en soit, depuis le début de l’année, les marchés peuvent être un allié précieux pour le développement des affaires de la maison. Avec sa gestion value typée, Métropole Gestion qui a souffert lors du second semestre 2011 a vu ses fonds se reprendre nettement : en un peu plus d’un mois, deux d’entre eux, Métropole Sélection – le fonds «best of» de la gamme - et Métropole Avenir Europe ont progressé de plus de 12 % pour le premier et de près de 16 % pour le second.
La société de hedge funds Atwater Capital, basée à New York et fondée par d’anciens d’Atticus Capital, ferme boutique deux ans après son lancement, n’ayant pas atteint la taille critique, rapporte Financial News. La société gérait 163,6 millions de dollars fin décembre.
Les hedge funds asiatiques ont terminé l’année 2011 sur des performances peu reluisantes, rapporte Asian Investor. Selon les statistiques de HFR, l’indice HFRX Asia Japon y compris a reculé de 5,2% sur l’ensemble de l’année. Mais hors Japon, l’indice Asia emerging Markets ex-Japan accuse un recul de 17,75%. Après inclusion des marchés asiatiques développés, l’indice asiatiques plus large affiche une baisse de «seulement» 13,81%. Autrement dit, les hedge funds n’ont pas réussi à battre les indices, à l’exxception toutefois de l’indice HFR Japan qui accuse une baisse de 6,8% contre 17,3% pour le Nikkei 225. Au quatrième trimestre, les hedge funds asiatiques ont subi une décollecte de 1,04 milliard de dollars mais sur l’ensemble de l’année, ils enregistrent une collecte nette de 6,6 milliards de dollars, ce qui a porté le total des actifs sous gestion à 82,1 milliards de dollars. Les deux tiers des fonds investis dans les hedge funds asiatiques ont été alloués à des stratégies equity hedge. Le nombre de hedge funds asiatiques a augmenté de 4% l’an dernier à 1.100 fonds.
Mécontents de devoir répondre aux exigences de fonds propres de la directive Solvabilité II, certains acteurs français de la retraite complémentaire envisagent de délocaliser une partie de leur activité à l’étranger, rapporte L’Agefi Hebdo. L’Union mutualiste retraite (UMR), qui gère le régime de retraite facultatif Corem, travaille ainsi à la création d’un « organisme de financement des pensions » de droit belge dont la vocation est de proposer une solution de retraite aux entreprises dans tous les pays européens. L’UMR est loin d’être un cas isolé. « La piste d’une délocalisation de notre siège social en Belgique est étudiée depuis quelques mois, annonce ainsi Michel Clerc, directeur général de Médicis. Mais cette option est un ultime recours en cas d’application aveugle et uniforme du pilier 1 de Solvabilité II. » Même chez AG2R La Mondiale, un des ténors de la retraite collective, l’idée de créer un fonds de pension transfrontalier de droit étranger fait son chemin. « Nous y réfléchissons depuis longtemps et si nous devons franchir le pas, nous aurions une préférence pour le Luxembourg où nous sommes déjà présents, confie Michel Denizot, directeur des partenariats et des activités internationales. C’est un scénario de travail si nous constatons une distorsion de concurrence avec les autres fonds de pensions européens. »
Heritage International Fund Managers (HIFM) vient de recruter plusieurs personnes pour ses équipes. David Dorey rejoint la société de gestion au poste de head of Private Equity. James Christie et Andrew Cooper ont été nommés senior fund administration managers. Susie Peer rejoint l'équipe en tant que fund administration manager, précise Investment Europe. HIFM totalise des encours sous gestion et administration de plus de 50 milliards de dollars.
«L’objectif de ce fonds n’est pas de battre un quelconque benchmark, c’est tout simplement de gagner de l’argent. Et, au pire, de limiter les pertes à un minimum compatible avec le seuil de douleur d’un investisseur chatouilleux», résume Michel Patri, qui gère le nouveau fonds luxembourgeois AllianceBernstein European Flexible Equity Portfolio dans une optique de performance absolue avec un biais net long.Ce produit créé le 31 janvier vient d’obtenir l’agrément de l’AMF. Il a été amorcé par AllianceBernstein : ce gestionnaire a trouvé le concept séduisant et a jugé que cette stratégie convient particulièrement à une clientèle retail plutôt déboussolée après des années de crise. Le fonds doit être commercialisé aussi en Italie, en Suisse, en Suède, aux Pays-Bas, et au Royaume-Uni. Dans la pratique, le nouveau produit, «opportuniste et agile», est un long/short actions européennes coordonné dont l'équipe de gestion peut faire varier de 0 à 100 % l’exposition nette au marché (40 % actuellement) en fonction d’un modèle quantitatif «discipliné» qui évolue en fonction de l’environnement boursier (risque, valorisations, consensus, momentum, facteurs techniques, prime relative des actions sur les obligations).Trois gérants (dont Michele Patri, leur chef) sont chargés respectivement des cycliques, des défensives et des financières. Ils identifient les valeurs les plus solides dans les «bons» secteurs pour le portefeuille long (et ont droit à 20 % maximum d’actions extra-européennes, 15 % actuellement) et se protègent par le biais de dérivés, par exemple sous forme d’un «short» synthétique que la taille d’AllianceBernstein permet d’obtenir à un tarif compétitif auprès des contreparties (comme Goldman Sachs)… tout comme elle donne aux gérants un accès aisé aux dirigeants des entreprises dont les titres sont potentiellement dignes de figurer en portefeuille.La formule imaginée par Michele Patri ne fonctionne pas trop mal, puisque depuis le lancement (25 janvier 2010), la performance nette au 31 janvier 2012 de ce fonds d’actions (à la base) a été de 1,47 % pour un rendement de 0,45 % des Bunds 3 mois, avec une volatilité de 5,47 %CaractéristiquesDénomination : AllianceBernstein European Flexible Equity PortfolioCodes Isin :Parts A : LU0590155247Parts I : LU0590155320Droit d’entrée : 6,25 % (parts A)Commission de gestion : 1,50 % (parts A)0,70 % (parts I)Commission de performance : 10 % de la surperformance par rapport au Bund 3 mois, avec high watermark
Thierry Pauwels, directeur de la gestion actions d’OFI AM, a quitté la société, comme l’annonçait Newsmanagers il y a quelques jours. Il est remplacé par Ralph Bruneau, qui a occupé entre 1990 et 2010 la fonction de directeur des gestions actions de la BGP puis de la BFT. Le nouveau venu était également directeur général adjoint de BFT Gestion.Outre le départ de Thierry Pauwels, Pierre-Alexis Dumont, gérant actions, a quitté OFI AM. La société de gestion doit, dans les prochaines semaines, faire état d’une évolution de l’organisation des différentes équipes actions existantes au sein du groupe OFI, précise un communiqué.OFI AM gère 47,3 milliards d’euros dont 6,62 milliards investis dans des produits actions.
Depuis que JP Morgan et maintenant State Street se sont retirés de la course, il est de plus en plus probable que la Deutsche Bank va être obligée de vendre séparément ses activités dans le domaine de la gestion d’actifs (400 milliards d’euros), écrit le Financial Times, qui s’attend aussi à voir prochainement Ameriprise Financial jeter l'éponge parce qu’il trouve le prix trop élevé. Mais une vente par appartements serait plus complexe à réaliser, et elle augmenterait le risque de voir partir les dirigeants et les équipes d’investissement les plus importants.
Désormais, Axa Investment Managers a obtenu l’agrément de la BaFin pour la commercialisation en Allemagne de la classe de parts SolEx censée limiter la volatilité d’un placement classique en actions (lire Newsmanagers du 3 février).Comme en France, ces parts seront disponibles pour tous les produits de la gamme Axa World Funds, en commençant par le fonds coordonné Axa World Funds Framlington Eurozone lancé le 22 novembre et géré par Gilles Guibout. Les placements permanents en options de vente hors de la monnaie protègent les investissements contre de fortes baisses.La stratégie SolEx est confiée à l'équipe Investment Solutions d’Axa IM qui est spécialiste depuis 1997 des solutions de gestion sous contrainte de passif (ALM) pour le compte d’investisseurs institutionnels. Arithmétiquement, cette équipe gère pour 88 milliards d’euros de dérivés.