D’après le Figaro Economie, la business school lance une fondation alimentée par des anciens élèves pour accélérer son développement. Thierry Fritsch, patron de Chaumet (groupe LVMH), Pierre Nanterme, CEO d’Accenture, Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain ou encore Denis Payre, fondateur de Business Object... Ces anciens de l’Essec font partie des premiers donateurs à la fondation que l'école vient de lancer. Celle-ci, créée sous l'égide de la fondation de France, a pour objectif de mobiliser la «communauté des diplômés et amis de l’Essec» pour soutenir le déploiement de l'école. Dès 2003, l’Essec a lancé sa première campagne de levée de fonds auprès des anciens. Elle lui a permis de récolter 26 millions d’euros en cinq ans. «Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie avec la mise en place de la fondation, une structure plus transparente, plus officielle et plus pérenne», explique Gilles Pélisson, Essec 1979, ancien patron d’Accor, et président de la dite fondation. «Elle va permettre aux anciens de soutenir le développement et le rayonnement de l'école dans le monde». Objectif fixé : 30 millions d’euros d’ici 2015, 150 millions d’euros au total, si l’on ajoute les fonds publics (41 millions) et la contribution des entreprises (79 millions) Ces dons, qui donnent droit à des déductions fiscales, les anciens pourront choisir de les investir où ils le souhaitent : les bourses sociales et d’excellence (700 bénéficiaires actuellement), le déploiement international (notamment en Asie, où la construction du campus de Singapour devrait s’achever en 2014), l’amélioration des conditions d’accueil des professeurs et des chercheurs, en proposant des salaires plus attractifs pour attirer les meilleurs, ou encore les infrastructures. Avec cette fondation, Pierre Tapie, le directeur général de l’Essec, espère bien pouvoir marcher sur les traces des grandes business schools américaines. Dans ces institutions, le fait de solliciter les «alumni» («anciens élèves») est une démarche des plus classiques. «Elles pratiquent cela depuis plus de 300 ans», rappelle Pierre Tapie. Et affichent des budgets en conséquence : 4000 millions de dollars pour Harvard, 1000 pour Princeton, contre moins de 100 pour l’Essec. Diplômé de l’Essec, mais aussi de la Harvard Business School, Gilles Pélisson confirme avoir été très souvent sollicité par la prestigieuse institution américaine, bien plus que par l'école de Cergy... Le groupe Essec (4 400 étudiants, 2000 diplômés par an) compte dans le monde 40 000 anciens. Parmi eux, 5 % font déjà des dons (en moyenne de 300 euros). «L’objectif est de doubler cette proportion», affirme Pierre Tapie.
Pour la première fois depuis juillet, une banque européenne, Deutsche Bank, a réussi à émettre une dette senior non sécurisée de 1,5 milliard d’euros. De là à anticiper une vrai réouverture du compartiment, il convient de rester prudent, selon des professionnels. D’abord parce que Deutsche Bank est une signature de qualité et aime jouer les pionniers: la banque allemande avait déjà été la première à revenir sur les marchés de dette senior non sécurisée après la faillite de Lehman. Ensuite, le groupe s’est contenté d’une échéance courte, 2 ans, et d’une dette à taux variable. Il a dû payer 98 pb au-dessus de l’Euribor 3 mois, contre 40 pb en février sur une opération similaire. De sources de marché, d’autres belles signatures du cœur de la zone euro réfléchiraient à des transactions identiques – du 2 ans à taux variable. Mais il faudrait davantage de visibilité sur la crise des dettes souveraines en zone euro pour que l’hirondelle Deutsche Bank fasse le printemps.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 24 septembre, à 391.000 contre 428.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 420.000 inscriptions au chômage.
Le consortium composé d’institutions financières canadiennes a déclaré hier qu’il prolongeait jusqu’au 31 octobre son offre hostile de 3,8 milliards de dollars canadiens (2,7 milliards d’euros) sur TMX Group, l’opérateur de la Bourse de Toronto. Il a par ailleurs indiqué qu’il continuait à travailler en vue d’obtenir le feu vert réglementaire pour son offre de 50 dollars canadiens par action.
Dans le sillage de mesures similaires prises mercredi par la France, l’Italie et l’Espagne, l’autorité grecque de régulation des marchés a décidé hier de prolonger jusqu’au 9 décembre l’interdiction des ventes à découverts à la Bourse d’Athènes. L’interdiction, qui avait pris effet le 9 août, devait expirer le 9 octobre.
De sources concordantes, passant par Bloomberg, le Financial Times ou le Wall Street Journal, MacGraw-Hill et CME Group seraient en négociations afin de créer une coentreprise regroupant leurs indices de marchés actions. Une telle entité regrouperait ainsi les indices S&P 500 et Dow Jones Industrial Average. Ce qui ne manquerait pas de susciter l’attention des autorités de la concurrence, même si le premier indice est avant tout scruté par une clientèle professionnelle, le second par les particuliers. MacGraw-Hill détiendrait 75% du nouvel ensemble, CME Group abandonnant une partie du solde à News Corp, qui détient une part minoritaire de 10% de Dow Jones Indexes. Les discussions, qui dureraient déjà depuis une année, pourraient cependant encore échouer. MacGraw-Hill a fait part ce mois-ci d’un projet de scission de ses acticités en deux parties.
Le quotidien indien cite le responsable de la société de capital-investissement dans le pays, Akhil Gupta, qui estime entre 500 et 800 millions de dollars (jusqu’à 590 millions d’euros) la capacité d’investissement local de Blackstone. Ce dernier est particulièrement «agressif» en Inde dans des projets liés aux infrastructures ou à l’énergie.
Le quotidien britannique croit savoir, sans identifier sa source, qu’Arle Capital Partners a renoncé à vendre Capital Safety Group pour un milliard de livres, l’équivalent de 1,15 milliard d’euros. Le vendeur n’aurait tout simplement pas trouver preneur au prix espéré. Un porte-parole a refusé de commenter l’information au quotidien.
Le Chancelier de l’Echiquier, George Osborne, devrait se rendre au Luxembourg la semaine prochaine afin de négocier un délai avec l’Union européenne concernant la loi sur les dérivés de gré à gré qui contraindra les britanniques à céder le contrôle de certains marchés clés à l’Europe, selon le quotidien qui ne cite pas de source. Londres paraît isolé dans son hostilité à cette nouvelle législation européenne.
Dans une réponse à l’Esma, le Conseil européen du risque systémique plaide pour un renforcement de la transparence sur le marché des fonds indiciels cotés. Il souligne également un risque croissant de liquidité des contreparties avec la montée des ETF synthétiques.
La baisse du prix des matières premières fait plonger le rouble de 10 % contre dollar en un mois, et jette un voile sur la croissance et l'équilibre budgétaire du pays
L’Agence France Trésor annonce l’adjudication, le lundi 3 octobre, d’un montant global de 7,5 milliards d’euros de bons du Trésor (BTF). Cette opération portera sur 4,5 milliards d’euros de bons à 13 semaines qui arriveront à échéance le 05/01/12, sur 2 milliards d’euros de bons à 28 semaines à échéance du 19/04/12, et sur 1 milliard d’euros de bons à 50 semaines à échéance du 20/09/12.
Le sentiment économique des 17 pays partageant l’euro a fortement baissé en septembre, selon les chiffres publiés par la Commission européenne. L’indice du sentiment a perdu 3,4 points, à 95 points, revenant à ses niveaux de fin 2009. Le marché attendait 96. Dans l’industrie, l’indice est à -5,9 contre -2,7 en août. Dans les services, il est à zéro, contre 3,7 le mois précédent. Celui du consommateur plonge à -19,1 contre -16,5. Dans le commerce de détail, il plonge à -26, contre -23,4.
Le nombre de personnes sans emploi en Allemagne a baissé nettement plus que prévu au mois de septembre, faisant reculer le taux de chômage à 6,9%, son plus bas niveau depuis la réunification du pays il y a 20 ans. Les économistes attendaient un chômage stable à 7%.
Le déficit public de l’Italie s’est creusé pour atteindre 3,2% du PIB au deuxième trimestre contre 2,5% au trimestre comparable de 2010, annonce l’agence de la statistique Istat. Sur le premier semestre, le déficit s’est légèrement contracté à 5,3% du PIB contre 5,4% au premier semestre 2010.
Le gouvernement suédois a nommé ministre des Entreprises une femme de 28 ans, chef d’un parti de la coalition de centre-droit au pouvoir. Annie Loof a remplacé à la tête du parti centriste Maud Olofsson, 52 ans, qui dirigeait également ce ministère chargé de la politique industrielle.
Le Trésor italien a placé jeudi pour 7,86 milliards d’euros d’obligations, à comparer à un objectif qui variait de 5,5 à 9 milliards d’euros. Dans le détail, l’Italie a émis 3,136 milliards d’euros de titres à échéance 2014, 2,472 milliards de titres à échéance 2022, 1,32 milliard de titres à échéance 2021 et 925 millions de titres à échéance 2015. Les rendements ont notamment bondi à 4,68% contre 3,87% lors de la dernière opération similaire pour les titres à échéance 2014, à 5,86% contre 5,22% pour les titres à échéance 2022 et à 5,63% contre 4,58% pour les titres à échéance 2015.
Les députés allemands ont approuvé l'élargissement des prérogatives du Fonds européen de stabilité financière (FESF) à une large majorité, 523 voix pour, 85 voix contre et 3 abstentions. La Commission européenne s’est félicitée jeudi du vote et s’est dit confiante dans le fait que le processus de ratification serait achevé d’ici la mi-octobre. Vers 12h20, l’indice CAC 40 , qui a fait du yo-yo en début de séance, se hisse au-dessus des 3.000 points. L’indice gagne 0,84% à 3.020,70 points et évolue entre 3.033,38 et 2.974,98. L’euro profite aussi du vote au Bundestag et s'échange autour de 1,3642 dollar contre 1,3536 mercredi soir. BNP Paribas (+6,27%), Société générale (+4,67%) et Crédit agricole (+3,75%) sont en tête des hausses du CAC 40, comme l’indice Stoxx des banques (+1,92%) est en tête des hausses sectorielles en Europe. Le rendement de l’emprunt d’Etat allemand (Bund) à 10 ans se détend de 1,0 point de base à 1,97%.
A la fin du premier semestre se terminant le 30 juin 2011, l’encours de MAM Funds ressortait à 1,68 milliard de livres, soit une hausse de 9,9 % par rapport au 30 juin 2010 (1,54 milliard de livres). MAM Funds a également publié un chiffre d’affaires de 10,7 millions de livres, en hausse de 7 % sur un an.
Henderson Global Investors a nommé Andrew Friend pour diriger l’équipe de distribution au Royaume-Uni de son activité immobilière de 12,4 milliards de livres, un poste nouvellement créé. L’intéressé travaille chez Henderson GI depuis 11 ans. Dernièrement il s’occupait du lancement des fonds retail allemands.
Selon divers médias britanniques, Dan Roberts, qui avait rejoint Eden Financial en juillet avec son ancien collègue de chez Gartmore Leigh Himsworth, entrera le 14 novembre chez Fidelity pour gérer un nouveau fonds de revenus investi en actions internationales dans l'équipe de Michael Clarke et d’Aditya Shivram. Il sera subordonné à Paras Anand, qui arrivera chez Fidelity début 2012 en provenance de F&C.
Liontrust Asset Management a vu ses encours au 26 septembre 2011 baisser de 6,13 % par rapport au 31 mars à 1.179 millions de livres. Cette chute est largement imputable aux conditions de marché. En effet, sur le trimestre, la société de gestion britannique a enregistré des souscriptions nettes de 45 millions de livres. Entre le 1er avril 2011 et le 27 septembre, la collecte s’élève à 58 millions de livres.
Entre fin juin et fin septembre, la société de gestion alternative Man Group a vu ses encours reculer de 71 milliards de dollars à 65 milliards. Sur le trimestre, la société a accusé des rachats nets de 2,6 milliards de dollars, après avoir enregistré des souscriptions nettes de 1,1 milliard au premier semestre de l’année. Le bénéfice avant impôt sur les six mois à fin septembre est ressorti à 145 millions de dollars, contre 180 millions un an plus tôt. Les frais de gestion ont aussi reculé de 234 millions à 200 millions, ce qui reflète l’élargissement de la base de coûts consécutive à l’acquisition l’an dernier de GLG. Ces résultats ont été sanctionnés en Bourse, mercredi, par une chute de l’action Man Group de 24,87% à 180 pence.
Pour son premier mandat depuis près de cinq ans, le Bureau of Labour Insurance (BLI) de Taïwan (13,7 milliards de dollars américains d’encours) a lancé un appel d’offres pour un mandat d’actions internationales de 600 millions de dollars, rapporte Asian Investor. Sur les quelque 50 candidats, seuls huit ont été retenus. Il s’agit de Amundi, BlackRock, Harding Loevner (groupe Affiliated General Managers); Harris Investments (groupe BMO Financial), JP Morgan Asset Management, MFS Investment Management, PanAgora Asset Management et Schroder Investment Management.Vraisemblablement, le BLI retiendra trois noms et confiera à chacun des lauréats un mandat de 200 millions de dollars. Le BLI gère déjà 2 milliards de dollars en actions internationales, en interne et sous forme d’un mandat accordé à Wellington en 2004. Janus Capital et Vontobel, pour leur part, gèrent des mandats actions mondiales et actions émergentes, respectivement, pour le compte du BLI.