Aidée par une force spéciale de la Commission européenne, la Grèce chercherait à récupérer une partie des 60 milliards d’euros perdues par la fuite des capitaux vers la Suisse en construisant un accord similaire à celui qui lie le pays avec la France et l’Allemagne. La Commission estime que 6 à 8 milliards seraient récupérables afin de réduire les déficits publics, selon le quotidien qui cite un rapport le président de la force spéciale, Horst Reichenbach.
Les deux opérateurs boursiers songeant à une fusion ont selon Reuters attendu le dernier moment, à savoir hier soir, pour présenter à la Commission européenne des solutions à leur position très forte sur les marchés dérivés. Ils envisagent de vendre leurs activités d’options sur actions en Europe et de donner accès à leur concurrents à Eurex Clearing. La date limite de revue de l’opération par Bruxelles est portée du 22 décembre au 23 janvier.
Jeff Ifrah, avocat de Full Tilt Poker, a confié à Reuters que le Département américain de la Justice avait conclu un accord avec Groupe Bernard Tapie ouvrant la voie à un rachat par ce dernier du site de jeu en ligne. Le Wall Street Journal a précisé que le montant de la transaction s’élève à 80 millions de dollars.
Le gérant vedette, célèbre pour avoir battu l’indice S&P 500 pendant quinze ans jusqu’en 2005, a décidé d’abandonner à compter du 30 avril la gestion de son principal fonds (Legg Mason Capital Management Value Trust), après avoir été distancé par l’indice lors de quatre des cinq dernières années. Sam Peters prendra la relève mais Bill Miller restera président de la filiale Legg Mason Capital Management.
À l’occasion de la quatorzième édition des ESG Leaders Awards organisée à Londres le 10 novembre, l’ERAFP a reçu, pour la deuxième année consécutive, le prix du meilleur investisseur ESG européen. Le fonds de pension public gère près de 12 milliards d’euros d’actifs financiers suivant une démarche 100% ISR.
La commission des affaires étrangères du Sénat a adopté à l’initiative de Christian Cambon (UMP) et Jean Claude Peyronnet (PS), co-rapporteurs des crédits de l’aide au développement, une taxe de solidarité internationale sur les transactions financières en vue de l’examen de la loi de finances pour 2012. Cet amendement adopté à l’unanimité instaure une taxe sur l’ensemble des transactions financières dans un plafond de 0,05 %, modulable en fonction du type de transactions. L’examen du PLF 2012 au Sénat débute jeudi à 14h30.
L’Espagne a adjugé 3,563 milliards d’euros de nouvelles obligations d’Etat à 10 ans, un montant situé au milieu de la fourchette annoncée de trois à quatre milliards. Le rendement moyen s’est établi à 6,975%, son plus haut niveau depuis 1997, alors que jusqu'à présent, le rendement le plus élevé atteint cette année avait été de 5,986%, le 21 juillet dernier. Le taux de couverture, indicateur de la demande des investisseurs, s’est établi à 1,5. Dans le cadre d’une autre adjudication très attendue, celle de la France s’est mieux déroulée à un coût cependant plus élevé qu’en octobre. Paris a émis 6,975 milliards d’euros de dette contre 6 à 7,0 milliards d’euros attendus, le rendement s'élève à 3,81%. Celui de l’emprunt d’Etat italien à 10 ans reste au-dessus du seuil critique de 7%, à 7,16%. L'écart avec le Bund allemand de même maturité pour la France est de 204 points de base (pdb) et 538 pdb pour l’Italie. En fin de matinée, l’indice CAC 40 reculait de 1,22%, après être tombé à -1,55%, le taux de l'émission espagnole ayant atteint 6,975%, contre un repli inférieur à 1% avant cette opération. La Bourse de Madrid perd 0,87%, celle de Milan 1,36%, Londres 1,16% et la place de Francfort 1,06%.
L’Agence France Trésor annonce l’adjudication, le lundi 21 novembre, d’un montant global de 7 milliards d’euros de bons du Trésor (BTF). Cette opération portera sur 4,5 milliards d’euros de bons à 12 semaines qui arriveront à échéance le 16/02/12, sur 1 milliard d’euros de bons à 25 semaines à échéance du 16/05/12, et sur 1,5 milliard d’euros de bons à 47 semaines à échéance du 18/10/12.
Athènes entame aujourd’hui avec ses créanciers les discussions sur les modalités de l'échange de dette qui doit aboutir à une décote de 50% sur la valeur faciale des obligations. Charles Dallara, le patron du lobby bancaire IIF, tiendra une conférence à 17 heures dans les locaux de Deutsche Bank à Francfort. La presse grecque évoquait jeudi matin deux pistes. La première, pour les créanciers internationaux, prévoirait une décote de 50% sur 141 milliards d’euros avec l’attribution de nouveaux titres à échéance de 22 ans ayant un coupon compris entre 5,5 et 7,5%. Des garanties à hauteur de 29,75 milliards d’euros viendraient du Fonds européen de stabilité financière. La deuxième prévoit pour les créanciers privés grecs une décote de 37% sur des obligations d’un montant total de 65 milliards d’euros, échangées contre des titres à 15 ans portant un coupon de 8%.
GDF Suez annonce avoir finalisé avec succès l’opération d’échange portant sur les trois obligations suivantes : l’émission février 2013 et portant un coupon de 4,75%, de celle de janvier 2014 et portant un coupon de 6,25%, et enfin de l’émission par Belgelec Finance à échéance juin 2015 et portant un coupon de 5,125%. Cette transaction s’inscrit dans l’opération d’optimisation du portefeuille obligataire de GDF Suez, d’allongement de la maturité de sa dette et de renforcement de sa liquidité, initiée la semaine passée et comprenant une émission d’obligations de 1 milliard d’euros (à échéance janvier 2020) et une émission d’obligations de 400 millions de livres sterling (à échéance octobre 2060).
Une réforme des traités de l’Union européenne est un processus compliqué et les dirigeants de la zone euro doivent en priorité mettre en œuvre les mesures déjà décidées pour lutter contre la crise de la dette, a déclaré jeudi le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères.
La voix des pays dont les finances publiques sont les plus solides devrait porter davantage, a déclaré jeudi le Premier ministre finlandais, Jyrki Katainen. De son côté, le ministre finlandais des Affaires européennes, Alexander Stubb, estime dans le Financial Times que les pays de la zone euro qui disposent encore d’un triple A, dont la Finlande fait partie, doivent davantage coordonner la politique économique du bloc monétaire.
Les sociétés de gestion vont devoir repenser leur modèle économique, estime François Dubrau, directeur services d’investissement et réglementation financière chez Eurogroup Consulting, interrogé par L’Agefi Hebdo. Notamment en raison des niveaux de collecte qui ne seront plus les mêmes que par le passé. «Cet environnement pourrait conduire à une phase de consolidation», affirme-t-il. Depuis 2008, on a assisté à un mouvement de réductions des coûts permettant au métier, malgré la baisse de la collecte et des encours, d'être encore rentable. Mais aujourd’hui, s’il y a un vrai souci sur la dette italienne et que les établissements cherchent de l’argent, il y aura sans doute des questions fondamentales sur le portefeuille d’activités, conclut-il.
L’américain T. Rowe Price a lance le 20 septembre un nouveau compartiment de sa sicav luxembourgeoise, l’European High Yield Bond Fund. Ce produit en euros peut être distribué aussi en Allemagne, en Suisse, en Espagne, en Italie et au Royaume-Uni.Géré par Mike della Vedova, ce nouveau produit est investi comme son nom l’indique en obligations à haut rendement d’entreprises qui n’appartiennent pas à la catégorie investissement et qui sont notées BB et B, avec la possibilité de prendre en portefeuille des titres moins bien notés. Le principal univers d’investissement est déterminé par la monnaie d'émission plutôt que par le domicile du siège de l’entreprise.CaractéristiquesDénomination : T. Rowe Price - European High Yield Bond FundCode Isin : LU0596127604Commission de gestion : 1,15 %
Au Luxembourg, State Street Global Advisors (SSgA), s’inspirant du SPDR® Barclays Capital Issuer Scored Corporate Bond Exchange Traded Fund lancé aux Etats-Unis le 7 avril dernier, vient de mettre sur le marché les produits indiciels SSgA US Issuer Scored Corporate Bond Index Fund et SSgA Euro Issuer Scored Corporate Bond Index Fund. Ces derniers qui répliquent les indices Barclays Capital à pondération «alternative» Issuer Scored Corporate Index (ISCI) excluent la dette subordonnée ainsi que la dette émise par les sociétés non cotées.La recherche de SSgA a contribué à la mise au point de ces indices pour l’utilisation desquels le gestionnaire obtient l’exclusivité pendant deux ans. La méthodologie consiste à projeter la solidité financière des émetteurs en repondérant de manière quantitative les indices d’obligations privées en dollars US et en euros en fonction de trois facteurs : le rendement de l’actif (RoA), la couverture des intérêts et du capital (levier) ainsi que le ratio de liquidité (current ratio).Cela permet de miser sur les émetteurs les plus solides financièrement, alors que les indices capi-pondérés conventionnels attribuent une prime implicite aux plus gros émetteurs, donc aux sociétés les pus endettées.Dès lors, SSgA pourra constituer des portefeuilles avec des caractéristiques sectorielles similaires à celles d’un indice traditionnel, mais qui offrira moins de volalitité et des performances supérieures une fois ajustées du risque.
Syz & Co vient de recruter deux anciens d’UBP pour renforcer son équipe de Syz Fund Research, son service d’analyse de fonds et de sélection de gestionnaires «long only». Reto Gehring rejoint ainsi la société en tant que head of research. Chez UBP, à Genève, il était membre de l’équipe de multigestion et sélection de gestionnaires. Alexandre Potelle est quant à lui nommé au poste d’analyste senior. Il provient lui aussi de l'équipe de multigestion de l’UBP. Les deux arrivants retrouvent l’ancienne responsable de l'équipe de multigestion de l’UBP, Katia Coudray-Cornu, nommée à la tête de Syz Fund Research en juin 2011.
Le géant bancaire américain Citigroup se préparerait à supprimer près de 3.000 postes en raison de la crise, indiquaient hier plusieurs sources de presse que reprend le quotidien Les Echos. Environ 900 postes seraient situés dans les activités de courtage et de banque d’investissement, soit environ 5 % des effectifs mondiaux de ces deux divisions.
Ancien gérant de portefeuilles chez Soros Fund Management et SAC Capital Adivsors, Aaron Cowen prépare le lancement au deuxième ou au troisième trimestre 2012 de la société de gestion alternative Suvretta Capital Management, qui se spécialisera sur les hedge funds long/short equity, selon Absolut Return + Alpha.Aaron Cowen sera le directeur des investissements et il devrait être rejoint par d’anciens collaborateurs de Soros FM ainsi que de Karsch Capital Management, un autre de ses anciens employeurs.
L’américain Neuberger Berman (183 milliards de dollars d’encours au 30 septembre) a annoncé avoir levé 720 millions de dollars pour son nouveau fonds de fonds de private equity, le NB Crossroads 2010 Fund. Ce portefeuille sera investi en fonds de private equity de la meilleure qualité (premier private equity funds) ou co-investi avec de tels fonds.Au 31 octobre, il était investi dans 19 fonds et dans 7 co-investissements ainsi que dans 15 placements secondaires de fonds de private equity.Depuis janvier 2010, Neuberger Berman a levé 1,5 milliard de dollars pour sa plate-forme de fonds de fonds de private equity. Au total, le groupe gère des engagements supérieurs à 12 milliards de dollars dans le private equity et 17 milliards dans l’alternatif (au 30 septembre). L'équipe dédiée au private equity est composée de 175 personnes basées à New York, Dallas, Londres et Hong-Kong.
Selon Les Echos, qui se fonde sur un document publié par la Securities and Exchange Commission, l’un des plus grands fonds activistes britanniques, The Children’s Investment Fund, est entré au capital de News Corp en achetant 53,8 millions de titres au cours du troisième trimestre pour une valeur de 833 millions de dollars. Cette offensive a été menée en parallèle avec d’autres fonds spéculatifs entrés au capital de ce géant des médias pesant plus de 43 milliards de dollars en Bourse (Eton Park Capital Management, Paulson & Co., Elliott Management) tandis que Lone Pine Capital et Maverick Capital Management ont chacun augmenté leurs participations. Ces fonds entendent tirer parti des difficultés de l’entreprise, minée par le scandale des écoutes téléphoniques pirates qui ont abouti à la fermeture du tabloïd «News of the World».
Selon certaines informations, l’Etat belge pourrait indemniser le groupe coopératif Arco qui détient 14,2 % du capital de Dexia, sur la base d’un titre à 9,90 euros alors qu’il cotait hier 16 novembre 0,35 centimes d’euros. Interrogé par Newsmanagers, le ministère des Finances belge a toutefois précisé qu’aucune décision n’avait encore été prise compte tenu de la complexité du dossier et de la situation politique du pays. Mercredi 16 novembre 2011, dans un communiqué où les conseils d’administration des sociétés coopératives Arcopar, Arcoplus et Arcofin – qui font toutes partie du Groupe Arco – ont décidé de proposer une liquidation volontaire à leurs assemblées générales extraordinaires respectives fixées le 8 décembre prochain, l'établissement rappelait que «suite à la vente de Dexia Banque Belgique à l’Etat Belge le 10 octobre dernier, le groupe Arco est resté actionnaire de la banque résiduelle. Cette banque résiduelle a annoncé le 9 novembre dernier une perte brute exceptionnelle de 10,5 milliards d’euros pour les 3 premiers trimestres de l’année.Cela signifie pour le groupe Arco que la valeur de sa participation dans le groupe Dexia doit être comptabilisée à la valeur de marché. Fin 2010, Arcofin détenait 249,9 millions d’actions valorisées à 2,47 milliards d’euros, ce qui correspondait à la valeur des fonds propres du groupe Dexia. Au cours de bourse actuel – qui s’établit à moins de 0,5 euro par action Dexia –, cela réduit la valeur de la participation du groupe ARCO dans le groupe Dexia à 125 millions d’euros. Dans le cadre de la liquidation volontaire, le liquidateur sera à même de clarifier dans le futur les perspectives relatives à la valorisation de cette participation. Sur base consolidée, c’est un maximum de 1,7 milliard d’euros du capital coopératif du Groupe Arco qui est touché dont 1,5 milliard a été apporté par les coopérateurs particuliers.»
Sur les 600 millions de dollars de son appel d’offres, l’Office de la sécurité sociale (SSO) thaïlandais a attribué des mandats pour 200 millions de dollars à trois gestionnaires étrangers, rapporte Asian Investor. Il s’agit de Franklin Templeton (obligations internationales), MFS Investment Management (actions internationales) et AEW Capital (immobilier international). D’après le site asiatique, le SSO a retenu aussi le thaïlandais Thanachart Fund Management comme co-gérant et responsable du risque de change.Les mandats pour les 400 millions de dollars restants seront sélectionnés l’an prochain. En attendant, le SSO se cherche un consultant pour l’aider à bâtir l’appel d’offres.
La société de gestion japonaise Nikko Asset Management a annoncé mercredi qu’elle prévoyait de s’introduire sur la Bourse de Tokyo à travers une offre d’actions pour 45,5 milliards de yens (591 millions de dollars), rapporte Reuters.L’opération aura lieu le 15 décembre. Un total de 54,15 millions de titres, au prix de 840 yens par action, sera vendu. L’option de surallocation se monte à 2,98 millions d’actions.Sumitomo Trust and Banking Co, qui a racheté Nikko Asset à Citigroup en 2009 et détient 91,3 %, va vendre une partie de ses actions, selon Reuters. Nikko AM gérait à fin juin 162,4 milliards de dollars et employait 572 personnes dont 71 gérants, d’après son site Internet.