La première banque suisse UBS est descendue sous le seuil de 5% du capital du groupe publicitaire français Havas, dont elle détient désormais 4,86% du capital et des droits de vote, selon un avis de l’Autorité des marchés financiers (AMF) rendu public le 20 avril. La banque suisse précise qu’elle a franchi en baisse le 17 avril le seuil de 5% du capital du groupe publicitaire en vendant des actions Havas hors marché.
La Banque Postale AM s’apprête à arrêter ses activités d’incubation de jeunes sociétés de gestion d’actifs à travers Amlab, détenu à 100% par la société de gestion, rapporte L’Agefi. Les participations d’Amlab dans Mandarine Gestion (15% du capital) et dans Delta AM (40%) seront reprises en direct par LBP AM, qui a vocation à les conserver. Amlab avait soutenu la création d’une troisième société, Stelphia AM, vendue depuis à Global Equities.Selon des sources proches du dossier, LBP AM réfléchit d’autre part à l’avenir de sa participation de 33,4% dans Thiriet Gestion, un spécialiste de la gestion flexible créé en 2004. L’issue la plus logique serait une cession des parts au profit des dirigeants, déjà majoritaires, note le quotidien.
Le vaste plan de dénouement des liens entre la banque de détail et Natixis, qui verra ce dernier se faire racheter ses certificats coopératifs d’investissement (CCI) par chaque Caisse d’Epargne et Banque Populaire, est en phase de consultations intensives, rapporte L’Agefi. Le «projet Yanne» a de lourdes conséquences financières pour les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne, selon notamment le rapport d’expert de Secafi, rendu la semaine dernière au comité de groupe BPCE. Natixis est le grand gagnant de l’opération. Les CCI sont de plus en plus gourmands en fonds propres, rapportent peu (moins de 3%), et brouillent la lecture des comptes du véhicule coté. Pour gommer en partie cet effet, le groupe avait déjà mis en place début 2012 un mécanisme complexe de garantie interne, le P3CI, qui sera dénoué à l’occasion du projet Yanne. La banque de gros va donc se faire racheter ses CCI, pour 12,1 milliards d’euros. Ce prix qui concentre les critiques de Secafi.
Selon Le Temps, les actionnaires se sont montrés toujours plus critiques envers les rémunérations, comme l’attestent les exemples de Julius Baer et d’Actelion. En trois ans, le taux d’approbation lors des votes consultatifs a baissé pour les sociétés du SMI, de 83,6% en 2011 à 71,4% en 2013. Le quotidien souligne que la prédominance des sociétés de conseils aux investisseurs anglo-saxonnes ISS et Glass Lewis soulève des questions, notamment sur les critères qu’elles utilisent pour prendre leurs décisions. Le risque est que certaines sociétés se voient sanctionner lors de votes sur la base de critères formels sans avoir pu justifier leur position. Il serait alors préférable que les investisseurs institutionnels diversifient leurs sources d’informations, estime le quotidien.
La Fondation Ethos a annoncé le 19 avril qu’elle recommande aux actionnaires de s’opposer aux rapports de rémunération lors des assemblées générales Credit Suisse (26 avril) et UBS (2 mai). Malgré les progrès réalisés par les deux banques dans la structure de leurs rémunérations, «les niveaux des rémunérations des instances dirigeantes restent encore largement trop élevés», précise un communiqué.Concernant Credit Suisse, Ethos s’oppose par ailleurs à l’augmentation du capital conditionnel pour les collaborateurs tandis que, chez UBS, la fondation refuse le quitus à l’ensemble des membres du conseil d’administration et de la direction générale (suite au scandale du Libor) et à la réélection d’Ernst & Young en tant que réviseur externe, ce cabinet n’ayant détecté aucun des récents scandales.
BNP Paribas Investment Partners Taiwan rapproche les gammes de fonds Parvest et BNP Paribas L1, rapporte Asian Investor. Cela va réduire le nombre de fonds de 60 à 43, qui porteront tous le nom de Parvest BNP. Les fonds qui ne sont pas enregistrés à Taïwan seront fermés. Les produits ayant le même thème d’investissement seront fusionnés.
Le déficit public a reculé de 4,2 à 3,7% du PIB dans la zone euro entre 2011 et 2012, selon les données publiées ce matin par Eurostat. Le déficit public de l’Espagne a été nettement supérieur aux prévisions en 2012. Il ressort à 10,6% du produit intérieur brut (PIB), ce chiffre prend en compte l’aide fournie à Madrid pour recapitaliser ses banques en difficulté. La Commission européenne prévoyait un chiffre de 10,2% et le gouvernement de Mariano Rajoy avait annoncé un chiffre de 7%. Le déficit public de la France s’est quant à lui bien établi à 4,8% du PIB en 2012. Le gouvernement français espère ramener le déficit à 3,7% en 2013 puis à 2,9% en 2014. L’Allemagne a affiché en 2012 un excédent public de 0,2%.
Laurence Fink a perçu 20,2 millions de dollars en 2012, soit une baisse de 7,5% par rapport à l’année précédente. Le directeur général du gestionnaire d’actifs a touché un salaire de 500.000 dollars, un bonus en cash de 8,6 millions de dollars, 10,9 millions de dollars de titres et 187.350 dollars sous une autre forme.
Les détenteurs de dette souveraine argentine en défaut, mené par Paul Singer du fonds Elliott Management et sa filiale NML Capital, ont repoussé une proposition du pays les contraignant à enregistrer une forte décote sur les obligations. Selon les créanciers, cette proposition vise à leur apporter de nouvelles obligations représentant moins de 15% de leur investissement initial.
L’assureur américain mène la course pour le rachat de Scottish Widows Investment Partnership, filiale de gestion d’actifs de Lloyds Banking Group, avec une offre de 800 millions de livres (plus de 930 millions d’euros), croit savoir le Sunday Times sans citer ses sources. L’opération ne comprend pas l’activité d’assurance vie de Scottish Widows. Reuters avait récemment rapporté que la banque britannique avait demandé à des banques conseil d'étudier l'éventualité d’une cession de sa filiale, du fait d’une possible contrainte d’augmenter son capital. La Banque d’Angleterre a annoncé en mars que les banques du pays devaient lever 25 milliards de capitaux supplémentaires pour être en mesure de supporter d'éventuelles pertes et de poursuivre l’octroi de crédit. Le Sunday Times avance qu’Ameriprise, qui détient déjà Threadneedle Investments, se séparerait en cas de succès de la plupart des salariés de Scottish Widows basés à Edimbourg.
A l’occasion du rapport sur les entreprises faisant référence à son code de gouvernance, l’association constate que les valeurs moyennes s’approprient de mieux en mieux le code. « Les explications des entreprises sont de plus en plus pertinentes et précises. Les sociétés s’inscrivent réellement dans une dynamique positive », selon la directrice générale de MiddleNext Caroline Weber.
Reuters croit savoir que la société américaine de private equity a mandaté Morgan Stanley et UBS pour la vente d’UniTrust Finance & Leasing. TPG espère 800 millions de dollars de la cession de cette société spécialisée dans le financement d’équipement pour les petites et moyennes entreprises notamment dans la construction ou le médical.
Amlab, l’incubateur de jeunes sociétés de gestion, va disparaître. Ses parts dans Mandarine Gestion et Delta AM seront reprises en direct par LBP AM, qui entend les conserver. Le groupe semble prêt en revanche à céder ses 33% dans Thiriet Gestion, une ligne purement financière.
Les banques de la zone euro préfèrent rembourser la BCE plutôt que d’utiliser les liquidités prêtées. Près de 27% des montants empruntés auprès de l’institution dans le cadre de ses deux opérations de LTRO à 3 ans ont été remboursés. Les banques de la périphérie alimentent le mouvement.
Le quotidien cite Mark Russell, le nouveau patron de Shareholder Executive, agence en charge de la gestion active des parts du gouvernement britannique dans des entreprises, selon lequel la moitié de son portefeuille de 21 sociétés pourrait être concernée par une privatisation partielle ou totale dans un délai de 5 à 8 ans. Une annonce concernant Urenco pourrait intervenir dès cette semaine selon le dirigeant.
Anne Mazzanti dans un article publié dans Option Finance numéro 1212 : L’immobilier, qui représente près de 16% de nos encours, est géré majoritairement en interne par une équipe de 23 personnes. Il constitue un élément important de notre patrimoine. Compte tenu de nos engagements à long terme, la mutuelle a en effet très tôt fait le choix d’investir en immobilier. Nous faisons partie des investisseurs institutionnels détenteurs d’une des plus fortes allocations en immobilier résidentiel dans Paris, certains immeubles bénéficiant d’une situation géographique privilégiée dans le centre de la capitale (7ème, 15ème, 17ème). Valorisé aujourd’hui à 1.2 milliard d’euros, notre parc immobilier comprend 3 300 lots pour une surface de 183 000m². La part de bureaux y représente 12% en valeur, contre 88% pour l’habitation résidentielle. Le montant des loyers atteint chaque année environ 50 millions d’euros. Notre exposition actuelle en immobilier devrait rester stable. Le pars immobilier est entretenu directement par la direction et le montant des travaux s'élève chaque année autour de 20 millions d’euros.
Rob Page, le directeur marketing d’Hermes, quitte la société pour rejoindre Henderson Global Investors, révèle Investment Week. Il deviendra responsable marketing global de la société en juillet. Il chapeautera les équipes de marketing, de relations publiques et d’e-commerce en Europe et au Royaume-Uni. Placé sous la responsabilité de Greg Jones, responsable du retail en Europe, Moyen-Orient et Afrique, il travaillera en étroite coopération avec Phil Wagstaff, responsable de la distribution globale sur la marque et de la communication interne et externe.