Le fonds d’investissement Patient Capital, proposé par Neil Woodford, a levé 800 millions de livres, un montant record pour une telle structure de trust, rapporte Investment Week. Woodford Investment Management (WIM) avait initialement fixé un objectif compris entre 200 millions et 500 millions de livres. Mais compte tenu de la forte demande, le plafond a été relevé à 800 millions de livres en début de mois. Le directeur général de WIM, Craig Newman a indiqué que le fonds a été sursouscrit de près de 10%. Le montant ainsi levé constitue une nouvelle référence pour un trust d’investissement qui efface l’ancien record de 549 millions de livres enregistré par le Mercury european Privatisation trust (Mepit) en 1994. Le fonds Patient Capital, qui doit être coté à la Bourse de Londres ce 21 avril, investira en priorité dans des sociétés se trouvant à un stade précoce de leur développement, cotées ou non cotées, en restant fidèle aux investissements réalisés par Neil Woodford ces dernières années et pour lesquels il s’est fait remarquer dans la communauté financière. WIM estime qu’il lui faudra de un à deux ans pour investir la totalité du fonds.Patient Capital renonce à la tarification habituelle de la commission annuelle de gestion pour ne conserver qu’une commission de performance de 15% à partir d’un rendement de 10% minimum avec «high watermark».
Les sociétés de gestion britanniques estiment que la gestion des conflits d’intérêt est le principal défi de leur secteur, selon un sondage réalisé par le CFA Institute et cité dans le Financial Times fund management. 38 % des 650 gérants et analystes interrogés pensent que le respect des devoirs envers les clients est un défi éthique important, contre 33 % en 2013. Ces devoirs englobent par exemple des recommandations d’investissement honnêtes et s’assurer que les performances sont présentées de manière juste. Plus de la moitié des répondants jugent que les conflits d’intérêts sont un défi pour le secteur dans son ensemble.
David Miles a été nommé vice president et directeur du développement en charge des institutions financières britanniques chez Eaton Vance Management International, une filiale d’Eaton Vance, rapporte Investment Europe. Basé à Londres, l’intéressé sera chargé de diriger et d’accroître les ventes au Royaume-Uni, ainsi que de gérer les relations avec les institutions financières. Il sera rattaché à Christopher Mason, vice president et directeur du développement, en charge des institutions financières en Europe. David Miles travaillait précédemment chez Legal & General Investment Management où il était commercial senior, responsable de la distribution aux institutions londoniennes.
FE Trustnet va lancer un système de notation des fonds passifs pour les investisseurs particuliers, qui classera et comparera les ETF et les fonds indiciels, rapporte Investment Week. Le nouveau service, FE Passive Fund Rating, sera lance le 22 avril et couvrira initialement 250 ETF et fonds indiciels disponibles à vente au Royaume-Uni. Les fonds seront classés en utilisant une méthodologie quantitative basée sur trois critères clés : différence de suivi, écart de suivi et taille du fonds.
Old Mutual Global Investors perd l’un de ses gérants les plus connus. A la faveur ou en raison d’une approche plus collégiale de la gestion obligataire, Stewart Cowley va quitter la société à la fin du mois de juin, indique OMGI dans un communiqué publié le 20 avril. Stewart Cowley, qui avait rejoint le groupe en 2009, gérait notamment le fonds Old Mutual Strategic Bond dont les actifs sous gestion s'élevaient à fin février à 580 millions de livres. La gestion de ce fonds sera prise en charge par Christine Johnson et John Peta. OMGI souligne que ce départ sera précédé dès le 1er mai par la mise en place d’une approche collégiale sur toute la gamme obligataire, dont la mise en œuvre coïncide avec l’arrivée de Russ Oxley et de son équipe qui rejoignent OMGI en provenance d’Ignis. L'équipe obligataire compte désormais 20 personnes, réparties dans deux groupes, Absolute Return/Rates et LDI, piloté par Russ Oxley, et Total/Relative Return, sous la houlette de Christine Johnson. Le Strategic Bond Fund géré par Stewart Cowley a perdu l’an dernier 2,5% alors que 2014 a encore été une très favorable pour l’obligataire.
Deutsche Asset & Wealth Management annonce le lancement d’un ETF physique répliquant l’indice de strategic beta JPX-Nikkei 400. L’indice est composé de 400 actions japonaises sélectionnées sur une base qualitative et quantitative. L’indice n’étant pas pondéré en fonction de la capitalisation boursière, l’ETF entre dans la catégorie du « strategic beta », aussi connu sous le nom de « smart beta ». L’ETF est coté à la Bourse de Londres (LSE) sous la forme d’une part couverte contre le risque de change (livre sterling), et sur Deutsche Börse en tant qu’ETF non couvert et ETF couvert contre le risque de change (euro). Le total des frais annuels pour les parts d’ETF sans couverture de change s’élève à 0,2%, et à 0,3% pour les parts d’ETF couvertes.
Les actifs sous gestion de la division Private Banking & Wealth Management de Credit Suisse s’inscrivaient au terme du premier trimestre à 1.374 milliards de francs suisses, en recul de 3,3 milliards de francs suisses par rapport à fin décembre 2014, selon les chiffres publiés le 21 avril par le groupe. Une évolution due pour l’essentiel à l’appréciation du franc suisse, qui a été en grande partie compensée par la collecte et la bonne tenue des marchés. La collecte nette s’est élevée à 17 milliards de francs suisses alors que le quatrième trimestre 2014 s'était soldé par une décollecte de 3 milliards de francs. Dans les activités de Wealth Management, la collecte nette s’est élevée à 7 milliards de francs suisses au premier trimestre, grâce notamment à de fortes souscriptions dans les régions Asie-Pacifique et Amériques, ainsi qu’en Suisse, alors la région EMEA a enregistré des rachats. En Suisse, la collecte auprès de la clientèle corporate et institutionnelle a atteint 6,1 milliards de francs et le pôle Asset Management a terminé le trimestre sur une collecte nette de 10,2 milliards de francs suisses, grâce surtout aux produits traditionnels comme les stratégies indicielles ou les solutions multi-classes d’actifs. Le bénéfice avant impôts de la division Private Banking & Wealth Management s’est inscrit à 938 millions de francs suisses, en recul de 7% par rapport au quatrième trimestre 2014 et de 3% par rapport au premier trimestre 2014. Au niveau du groupe, le bénéfice net distribuable aux actionnaires s’est inscrit à 1,05 milliard de francs, en hausse de 23% en glissement annuel. Le bénéfice ressort en progression de 53% par rapport au trimestre précédent.
Les actifs sous gestion du pôle Investment Management du gestionnaire de fortune GAM s’inscrivaient fin mars 2015 à 73,7 milliards de francs suisses contre 76,1 milliards de francs à fin décembre 2014, selon des chiffres communiqués ce 21 avril. L’appréciation du franc suisse a eu un impact négatif de 4,1 milliards de francs suisses, en partie compensé par la bonne tenue des marchés et la collecte nette qui ont représenté un impact positif de 1,7 milliard de francs suisses. Les actifs sous gestion du pôle Private Labelling (les solutions d’externalisation dédiées à des tiers) ont terminé le trimestre à 49,6 milliards de francs suisses, en progression de 2,5 milliards de francs par rapport à fin décembre. L’impact négatif de l’appréciation du franc suisse a été de 1,5 milliard de francs, l’essentiel des actifs de ce pôle étant libellés en franc suisse. Au total, les actifs sous gestion sont quasi stables à 123,3 milliards de francs suisses.
Les actifs des fonds de placement distribués en Suisse ont franchi la barre des 875 milliards de francs suisses en mars, pour s’inscrire à 876,2 milliards de francs suisses, selon des chiffres communiqués par la Swiss Funds & Asset Management Association (Sfama). Une progression de 8,5 milliards de francs suisses d’un mois sur l’autre qui a été favorisée par une collecte nette de 3,8 milliards de francs suisses."Du fait du repli et de la croissance aplatie enregistrée sur les marchés des actions, l’encours n’a pas progressé aussi fortement qu’en février, en augmentant tout de même de 1% environ», commente Markus Fuchs, directeur de la Sfama, cité dans un communiqué. Dans le détail, les fonds obligataires ont attiré 3,2 milliards de francs suisses et les fonds stratégiques de placement 1,5 milliard de francs. Les fonds monétaires ont en revanche terminé le mois de mars sur une décollecte de près de 1 milliard de francs et les fonds spécialisés sur les actions sur un solde négatif de 380 millions de francs suisses.
Le gérant long/short actions Iain Cartmill a rejoint la société basée à Zurich GL Financial Group, peu de temps après avoir quitté GAM, rapporte Citywire Global. Il aura un rôle senior sur les stratégies long/short actions Europe et monde. La boutique GL Financial Group se compose de plusieurs gérants de fonds qui travaillaient précédemment chez BlackRock, Credit Suisse et UBS.
La société de gestion Yuanta Securities Investment Trust Company (SITC) prépare le lancement pour le mois de mai d’ETF à effet de levier et à rendement inverse sur la base de l’indice CSI300, rapporte Asian Investor qui souligne que ces produits font débat en raison de leur complexité.Les spécialistes du marché doutent de la capacité des investisseurs particuliers à comprendre les risques liés à ces produits alternatifs complexes, qui ne sont d’ailleurs pas proposés sur de très nombreux marchés, y compris Hong Kong.En attendant, Yuanta SITC, le plus gros gérant d’ETF de Taiwan, va lever des capitaux pour ces deux fonds, le Yuanta Daily CSI300 Bull 2x ETF et le Yuanta Daily CSI300 Bear 1x ETF entre les 27 et 30 avril. Les deux nouveaux fonds devraient être cotés à la Bourse de Taiwan à compter du 18 mai. Taïwan a lancé les premiers produits de ce type, avec effet de levier et rendement inverse, en octobre 2014.
Le moral des investisseurs et analystes allemands a subi en avril une dégradation inattendue, selon la dernière enquête mensuelle de l’institut ZEW. L’indice a reculé à 53,3 contre 54,8 en mars, niveau qui constituait un plus haut depuis février 2014. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une progression à 55,3. La composante des conditions actuelles a bondi à 70,2 contre 55,1, dépassant nettement le consensus qui était à 56,0 et inscrivant un plus haut depuis juillet 2011, signe que les investisseurs ont du mal à voir comment l’Allemagne pourrait aller beaucoup mieux qu’aujourd’hui.
Le déficit budgétaire de la France a légèrement diminué à 4,0% du produit intérieur brut en 2014, contre 4,1% en 2013, a annoncé mardi Eurostat en confirmant les dernières estimations communiquées par Paris. Dans l’ensemble de la zone euro, le niveau de déficit a reflué à 2,4%, contre 2,9% en 2013, mais le ratio de la dette publique par rapport au PIB a augmenté à 91,9% contre 90,9%, selon les données préliminaires d’Eurostat. Parmi les Dix-Neuf, seuls l’Allemagne (+0,7%), l’Estonie et le Luxembourg (+0,6% chacun) ont affiché un excédent public. Neuf pays sont au-dessus du seuil des 3%.
La société de gestion a enregistré une collecte nette de 1,6 milliard d’euros au premier trimestre, pour un encours total à hauteur de 58 milliards d’euros au 31 mars, selon une présentation fait à la presse mardi matin. Carmignac avait commencé à redresser sa distribution au deuxième semestre pour terminer l’année 2014 avec 50,3 milliards d’encours, dont 6,4 milliards d’euros de décollecte nette. Didier Saint-Georges, managing director, a expliqué que la gamme de fonds globaux, avec Carmignac Patrimoine (flexible), Carmignac Investissement (actions) et les fonds obligataires, avait capté l’essentiel de la collecte. Et que la gamme de fonds émergents n’a pas connu de décollecte, malgré le départ de Simon Pickard, remplacé par en interne par le duo de gérants Xavier Hovasse et David Park.
La filiale de banque privée d’ABN Amro a franchi en janvier le cap des 50 milliards d’euros d’encours, contre 46,4 milliards à fin 2013. La collecte nette a dépassé les 2 milliards d’euros l’an dernier. Le résultat net, lui, est passé de 48,2 à 54,4 millions d’euros en un an. Dans un entretien aux Echos, Philippe Vayssettes, président du directoire de Neuflize OBC, vante le modèle d’une banque privée adossée à un grand réseau bancaire pour traiter les sujets réglementaires en priorité. «Certaines banques indépendantes, qui ne partagent pas cette lecture, risquent d'être balayées», assure le dirigeant.
Le ministre des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin, a expliqué hier lors d’une réunion avec les ONG qu’il espérait que les pays européens engagés dans une coopération renforcée trouveraient un accord sur la taxe sur les transactions financières (TTF) à l’occasion de l’Ecofin qui se tiendra le 12 mai prochain. Le gouvernement espère qu’une TTF avec une assiette la plus large possible et un taux bas sera mise en place dès janvier 2016.
Lors de l’examen du projet de loi Macron, le Sénat a adopté un amendement permettant aux titulaires d’un plan d'épargne-logement d’affecter une fraction de cette épargne pour acheter des meubles meublants à usage non professionnel avant le 31 décembre 2017. Ce retrait partiel n’entraînerait pas la résiliation du PEL mais ce dernier serait néanmoins réputé résilié s’agissant du droit à versement de la prime. Le gouvernement a donné un avis défavorable à cette mesure.
La banque centrale chinoise va injecter une partie de ses réserves en devises dans la Banque de développement de Chine (CDB) et dans la Banque Import-Export de Chine (Exim Bank) afin de soutenir les projets de développement du gouvernement à l'étranger, indiquait hier le magazine financier Caixin. En apportant 32 milliards de dollars (29,7 milliards d’euros) à la CDB et 30 milliards de dollars à l’Exim Bank, elle deviendra le premier actionnaire de l’Exim Bank et le deuxième de la CDB.
Le bénéfice net de la Banque centrale européenne (BCE) a reculé de 31% à 989 millions d’euros en 2014, montre le rapport annuel de l’institut monétaire publié hier. Ceci est notamment lié à une hausse de 150 millions des charges d’exploitation, en raison principalement du coût de la mise en place du mécanisme de surveillance unique, premier jalon du projet d’union bancaire. L’augmentation des frais de personnel découle du bond de 44% sur un an de ses effectifs, qui atteignaient 2.577 personnes au 31 décembre dernier. «En 2014, la Banque centrale européenne a, comme jamais auparavant, été engagée sur un nombre de fronts extraordinaire», a souligné son président Mario Draghi. Le rapport relève cependant que «les progrès réalisés en matière de réformes structurelles (par les Etats membres) ont ralenti au cours des deux dernières années», une évolution jugée préoccupante pour la croissance de la zone euro.
Le gouvernement grec a pris hier un décret obligeant les entreprises et entités publiques à transférer leurs liquidités à la banque centrale, signe qu’Athènes cherche de nouveaux moyens pour écarter la menace d’un défaut de paiement. Les autorités avaient déjà puisé récemment dans la trésorerie de fonds de retraites et d’entreprises du secteur public pour couvrir les besoins de financement de l’Etat. Ce décret ne concerne pas les fonds de pension et certaines entreprises publiques.
L’engouement pour les actions en Chine a propulsé la Bourse de Shanghai au premier rang mondial en terme d’activité, devant le New York Stock Exchange, mais cette explosion des volumes dépasse les capacités d’affichage du logiciel de la Bourse. Le volume de transactions a dépassé les 1.000 milliards de yuans (150,2 milliards d’euros) pour la première fois lundi, mais ces données n’ont pas pu été correctement affichées parce que le logiciel n’a pas été conçu pour des nombres aussi importants.
Le «flash rally» du 15 octobre sur la dette américaine et le choc sur le franc suisse du 15 janvier reflètent l'impact du retrait des teneurs de marché.
Le prochain paiement au Fonds est dû le 1er mai. Après 30 jours, le FESF pourrait aussi, sans obligation, prononcer un défaut d'Athènes sur les prêts européens.
Le Conseil a validé la régulation sur les fonds de long terme et les eurodéputés ont trouvé un accord en commission sur le fonds d'investissements stratégiques.
L’assignation envoyée le 30 mars par Benjamin de Rothschild à la branche cousine de Rothschild & Cie plaide la concurrence déloyale, en raison de la confusion supposément entretenue entre les deux maisons. Le conflit sur l’usage du célèbre patronyme couve depuis près de quinze ans.
Dans un entretien à la chaîne britannique, Andrew Formica, directeur général du groupe de gestion d’actifs Henderson Global Investors, a déclaré que les incertitudes liées aux programmes économiques des deux principaux partis politiques au Royaume-Uni pourraient inciter les multinationales à suspendre leurs investissements dans ce pays en attendant l’issue des prochaines élections générales.
Les risques qui pèsent sur la stabilité du système financier ont récemment augmenté, estime dans un entretien au journal allemand Andreas Dombret, membre du directoire de la Bundesbank. L’un de ces risques est lié à la politique monétaire qui n’a jamais été aussi accommodante à l’échelle mondiale, ce qui est dû à la volonté des banques centrales de soutenir la croissance. Mais le resserrement monétaire américain pourrait accroître la volatilité des devises, juge le responsable qui constate par ailleurs une baisse de la liquidité sur certains segments de marché. Il considère que cela pourrait avoir un effet négatif en cas de choc économique ou financier.
Selon le quotidien, les gestionnaires de crise, recrutés par le gouverneur du New Jersey pour se pencher sur la santé financière d’Atlantic City, vont faire appel à des juristes afin d’étudier une éventuelle restructuration de la dette de cette ville qui a longtemps bâti sa fortune sur les casinos. Il lui manque cette année plus de 100 millions de dollars (92 millions d’euros) pour équilibrer son budget.
A tout juste 24 ans, Antoine Latrive, fondateur et président d’Astoria Finance, a créé une société de conseil en gestion de patrimoine qui, 13 ans après sa fondation en 2002, conseille aujourd’hui quelques 600 millions d’euros et emploie plus d’une vingtaine de personnes. Pourtant, il ne se destinait pas initialement à travailler dans la finance.