Les total return swaps, produits utilisés par Credit Suisse avec Archegos, restent invisibles aussi bien dans les comptes que dans la revue des risques des banques.
Les nouvelles restrictions sanitaires en France n’auront pas d’impact très important sur la prévision de croissance 2021 de 5,5% de la Banque de France (BdF) si elles ne sont pas prolongées au-delà de début mai, a déclaré jeudi son gouverneur, François Villeroy de Galhau.
Le gestionnaire d’actifs français Amundi serait en pole position pour racheter Lyxor, la société de gestion du groupe Société Générale, selon les informations de Bloomberg. Amundi fait notamment face à State Street dans cette opération et serait en négociations avancées pour obtenir un accord sur l’acquisition de Lyxor selon des sources proches du dossier citées par Bloomberg.L’accordpourrait être finalisédurant les deux prochaines semaines.
Le groupe financier brésilien Banco BTG Pactual a acquis une part minoritaire dans le capital de Kawa Capital, boutique de gestion spécialisée sur le crédit privé et le crédit immobilier américain. Ni le montant de l’opération ni la taille de la part acquise n’ont été dévoilés. Kawa Capital, basé à Miami, va permettre à BTG Pactual d’offrir un panel d’opportunités d’investissements aux Etats-Unis plus diversifié à ses clients brésiliens selon un communiqué. La boutique de gestion gère quelque 1,8 milliard de dollars.
Le groupe américain basé à Seattle, Russell Investments, a noué un partenariat stratégique avec la société de gestion alternative américaine Hamilton Lane. Concrètement, Hamilton Lane investit 90 millions de dollars dans Russell Investments et les clients de Russell Investments auront accès aux solutions d’investissements en architecture ouverte d’Hamilton Lane sur l’ensemble desmarchés privés, ainsi qu'à sa recherche et ses outils technologiques. Russell Investments conseillait 2.500 milliards de dollars à fin juin 2020 et gérait 323,7 milliards de dollars fin décembre 2020. A cette même date, les encours d’Hamilton Lane s'élevaient à 657 milliards de dollars, dont 581 milliards conseillés et 76 milliards gérés de façon discrétionnaire.
La banque suisse Mirabaud a présenté ce 31 mars ses résultats financiers pour l’année 2020. Elle a notamment retrouvé une collecte positive, de 810 millions de francs suisses (730 millions d’euros), contre une décollecte de 120 millions l’année précédente. Ses encours sous gestion ressortent désormais à 34,9 milliards de CHF (+200 millions), dont 7,6 milliards en gestion d’actifs. Le bénéfice net est pour sa part ressorti à 35,9 millions de francs suisses, en baisse de 29% en raison de bases de comparaison défavorables.
La société de gestion américaine BlackRock a annoncé ce 31 mars avoir vendu sa division de gestion de fonds retail en Corée du Sud à un acteur local, DGB Asset Management. La firme de Daegu met la main sur 26 fonds, et 700 milliards de wons (530 millions d’euros). BlackRock Investment Management Korea, la filiale coréenne du géant éponyme, est actuellement en cours de restructuration. Le numéro un mondial souhaite qu’elle se concentre sur les investisseurs institutionnels locaux, avec une offre composée de produits offshores.
Les pertes énormes subies par Archegos Capital Management ont jeté un rare coup de projecteur sur l’influence croissante de ces institutions discrètes que sont les family offices, écrit le Wall Street Journal. Ces sociétés, qui gèrent des montants énormes pour des individus ou des familles, s’avèrent être de plus en plus importantes pour le système financier. Selon une étude publiée l’année dernière par UBS Securities, 121 des plus grands single family offices représentent une fortune nette estimée à 142,4 milliards de dollars. 69 % de ces entités ont été créées depuis 2000. Au fur et à mesure de leur croissance, les family offices ont adopté les stratégies d’investissement risquées utilisées ces dernières décennies par les hedge funds les plus agressifs. Un nombre grandissant de family offices sont à l’aise avec le risque, selon les professionnels du secteur. De plus en plus de fondateurs de hedge funds et de traders se sont tournés vers le monde des family offices, que ce soit pour créer de telles entreprises ou pour y travailler, et ils ont parfois apporté avec eux des tactiques agressives. De plus, les family offices n’ont pas l’obligation fiduciaire de limiter leurs transactions et n’ont pas à gérer des investisseurs nerveux.
Les fonds d’investissement espagnols ont enregistré une collecte nette d’environ 2 milliards d’euros (1,98 milliards d’euros) durant le mois de mars 2021, selon les données préliminaires de l’association de la gestion d’actifs locale, Inverco. A l'échelle du premier trimestre 2021, les souscriptions nettes dans les fonds espagnols se sont élevées à plus de 6,1milliards d’euros, soit le meilleur trimestre de collecte nette enregistré en trois ans. Côté flux, toutes les classes d’actifs à l’exception de la gestion passive ont collecté en mars. Sur le mois dernier, les investisseurs espagnolsont privilégié les fonds investis en actions internationales (693,6 millions d’euros de collecte nette), en obligations (456,4 millions) ainsi que les fonds multi-actifs (227,4 millions). Acontrario, ils se sont détournés de la gestion passive qui a enregistré une décollecte de 375,5millions d’euros et qui reste, depuis le début de l’année 2021, la seule classe d’actifs en territoire négatif en termes de flux en Espagne (58,5 millions de retraits nets accumulés). Ibercaja Gestión a dominé la collecte des gestionnaires d’actifs espagnols en marsavec 257 millions d’euros de souscriptions nettes, suivi de Santander AM (250 millions de collecte nette) etKutxabank Gestión (242 millions).Liberbank a également dépassé la barre des 200 millions d’euros collectés (224 millions).Les encours totaux des fonds espagnols ressortent à 287,5 milliards d’euros fin mars 2021, en croissance d'1,8% sur un mois (+5,1 milliards) et de 3,9% depuis la fin de l’année 2020 (+10,8 milliards).
BlackRock a recruté Paul Bodnar en tant que responsable mondial de BlackRock Sustainable Investing (BSI), sa plate-forme d’investissement durable. Il sera responsable de la recherche durable, des analyses, du développement de produits et de l’intégration des considérations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) dans le processus d’investissement. BlackRock explique ainsi que «dernièrement, Paul Bodnar était directeur général et directeur de la stratégie du Rocky Mountain Institute (RMI), une organisation indépendante à but non lucratif qui s’efforce d’accélérer la transition vers une énergie propre. Au sein du RMI, il a fondé et présidé le Center for Climate-Aligned Finance, qui travaille avec certaines des plus grandes institutions financières du monde pour faciliter leur transition vers des portefeuilles à émissions nettes nulles. Il a également mis en place des initiatives visant à soutenir les investissements verts sur les marchés émergents. Avant de rejoindre le RMI, Paul Bodnar a occupé un certain nombre de postes de direction dans le domaine du climat au sein du gouvernement américain, notamment en tant qu’assistant spécial du président et directeur principal pour l'énergie et le changement climatique au Conseil national de sécurité. Il a également occupé des postes au Département d'État américain, notamment en tant que négociateur principal pour le financement du climat et conseiller de l’envoyé spécial pour le changement climatique. Paul Bodnar a joué un rôle essentiel dans l'élaboration des politiques climatiques de l’administration Obama, notamment la stratégie américaine en vue de la Conférence de Paris sur le climat, l’annonce présidentielle conjointe historique États-Unis-Chine sur le climat de novembre 2014, l’accord de l’OCDE visant à limiter strictement le financement public des centrales électriques au charbon, et le doublement des budgets de recherche et développement sur les énergies propres par 20 grands pays dans le cadre de l’initiative Mission Innovation».
La boutique de gestion suédoise Lannebo a recruté Per Trygg, l’actuel responsable de la gestion des actions de SEB Investment Management, la société de gestion de la banque suédoise SEB. Au sein de l’équipe petites capitalisations de Lannebo, il sera gérant principal de Lannebo Småbolag Select et fera partie de l'équipe de direction de Lannebo Småbolag. Per Trygg est actuellement en charge des fonds SEB Sverigefond Småbolag C/R, SEB Sverigefond Småbolag et SEB Fastighetsfond Norden. Il est aussi responsable de la gestion des petites capitalisations suédoises et nordiques de SEB en plus de ses autres fonctions. Dans le cadre de la prise de fonction de Per Trygg cet été, Mats Gustafsson, actuellement responsable de Lannebo Småbolag Select, se concentrera pleinement sur son rôle de responsable des questions de gouvernance et travaillera également sur les questions de développement durable au sein de Lannebo.
Axa Investment Managers vient de recruter Carmen Lai pour diriger les relations commerciales avec les investisseurs institutionnels asiatiques. Basée à Hong Kong, elle est rattachée à Terence Lam, le directeur des clients coeurs pour la région Asie-Pacifique. Elle arrive de Pictet AM, où elle occupait une fonction similaire, hors-Japon. Carmen Lai remplace Kyle Wang, qui occupait ce poste depuis près de cinq ans. Ce dernier est désormais responsable des relations avec les Etats et les entités supra-nationales pour l’Asie.
Credit Suisse a annoncé à ses investisseurs détenteurs de fonds exposés à Greensill la création d’une classe de fonds spécifique regroupant les actifs soumis «à une incertitude considérable quant à leur valorisation». Concrètement, les investisseurs détenteurs des fonds concernés recevront une part de fonds distincte en plus de la classe d’origine. Ils détiendront donc deux classes d’actions «pendant une certaine période», précise la banque. La classe d’actions d’origine reflétera la partie liquide des actifs du fonds et la classe supplémentaire reflétera la partie non liquide. Cette séparation de la partie non liquide de l’actif du fonds permettra de rouvrir les fonds pour des souscriptions et des rachats, pour les parts qui ne sont pas constituée des actifs illiquides.
Emmanuel Macron a annoncé mercredi, dans une allocution télévisée, un nouveau renforcement des mesures de lutte contre le Covid-19, qui passe par un élargissement à tout le pays des mesures de restrictions et la fermeture des écoles, collèges et lycées pendant trois semaines. Le président a annoncé une extension à tout le pays, déjà soumis à un couvre-feu à partir de 19h00, des mesures en vigueur dans 19 départements depuis le 18 mars : fermeture des commerces non-essentiels, télétravail fortement encouragé, interdiction de se déplacer à plus de 10 kilomètres de chez soi. Le ministère de l’Economie à indiqué dans la foulée que ces nouvelles dispositions se traduiraient par la fermeture de 150.000 commerces à travers le territoire, pour un coût estimé à 11 milliards d’euros. Ces 11 milliards correspondent aux dépenses pour le fonds de solidarité, le chômage partiel - pour les parents ne pouvant télétravailler - et les exonérations de charge pour un mois. Les mesures présidentielles seront détaillées jeudi au Parlement par le Premier ministre, Jean Castex, dont le discours sera suivi d’un débat et d’un vote dans les deux chambres.
Nouveauté. BNP Paribas Asset Management (BNPPAM) a annoncé la création d’une plateforme de délégation de gestion en architecture ouverte, sous réserve d’autorisations. Ce genre de « catalogue » – nouveau en France mais développé au Royaume-Uni, en Suisse ou en Italie – sera « central pour le développement du secteur de la gestion d’actifs dans les années à venir », estime BNPPAM : il combine « stratégies à forte conviction », « économies d’échelle » et « mode d’utilisation simplifié ». Qu’en pense le numéro un européen ? « L’offre sera lancée d’ici à la fin de l’année », répond l’interne. Structurée dans une Sicav luxembourgeoise, la plateforme AMSelect repose ainsi sur dix stratégies best-in-class, avec chacune son manager. Parmi les gérants retenus, BlackRock, AllianzGI, Amundi ou encore HSBC AM. Son offre devrait être accessible aux clients de BNPPAM en juin et, « ultérieurement », aux « autres entités du groupe ».
C’est un mauvais remake de Margin Call, le film qui retraçait la chute de Lehman Brothers. La déconfiture du fonds Archegos Capital fait passer un frisson bien connu à Wall Street. Incapable de répondre aux appels de garanties de ses contreparties, le hedge fund a forcé ses banques à liquider en quelques jours plusieurs dizaines de milliards de dollars de positions, avec de lourdes pertes à la clé pour au moins deux d’entre elles, Credit Suisse et Nomura. Les ingrédients de la catastrophe ont un goût de déjà-vu : des paris concentrés sur quelques valeurs boursières grâce à des produits dérivés taillés sur mesure, un usage immodéré de la dette pour les financer, des banques qui font passer la rentabilité avant la gestion fine de leurs risques, et des autorités de surveillance toujours aussi myopes.
Est-il un problème qui résiste à la finance ? La Banque mondiale planche sur une émission destinée à financer la protection des rhinocéros noirs, dont le nombre s’effondre. Un total de 65 millions de dollars, avec une maturité de 5 ans, seront empruntés sur les marchés. Et pour aligner intérêts des investisseurs et des bêtes, le coupon sera relevé si la population de rhinos augmente. Mieux vaut ne pas imaginer à quelles extrémités un investisseur avide de rendement pourrait être réduit. Les titres devraient être émis en milieu d’année, mais la Banque mondiale réfléchit déjà à étendre le programme à d’autres espèces menacées – lions, tigres, orang-outangs… De quoi faire du danger d’extinction un facteur de risque comme les autres sur les prospectus d’émission.
A quand l’intégration dans les indices ESG ? Aux critiques de Bernie Sanders, Dave Clark, le nouveau patron d’Amazon, a en effet rappelé que le groupe offrait couverture médicale, salaire horaire de 15 dollars, environnement de travail « sûr et inclusif »... Autant de promesses du malheureux candidat à la présidentielle, a perfidement ajouté Dave. Au-delà de sa virulence, la réponse a étonné : Amazon n’a pas pour habitude de lutter pied à pied pour son image. Faut il y voir la tension d’un groupe inquiet des ambitions syndicales de ses salariés ? Avec tous ces avantages, cela serait malheureux…
BNP Paribas Asset Management (« BNPP AM ») a annoncé ce 31 mars la nomination d’Inés de Trémiolles au poste de directrice mondiale du trading au sein du département Global Trading Function (« GTF »), à compter du 6 avril. Basée à Paris, elle est rattachée à Sophie Lugiez, responsable de la GTF. Dans ses nouvelles fonctions, Inés de Trémiolles est responsable de la gestion des trois plateformes de trading de BNPP AM, situées à Paris, Hong Kong, et aux Etats-Unis (New York et Boston). Elle travaillera notamment à la poursuite de l’automatisation de la négociation des transactions au sein de la GTF. L’intéressée travaillait précédemment pour BNP Paribas CIB à Londres, où elle était Global Head of Credit Trading Desk Analysts. Elle a rejoint le groupe BNP Paribas en 2000 et a occupé des postes dans la vente et le négoce de titres obligataires et sur les marchés primaires à Paris et à Londres. Auparavant, elle a travaillé pour Lehman Brothers à New York et à Londres, et pour Citibank à Madrid.
AllianzGI a débauché deux collaborateurs d’Axa Investment Managers pour travailler au sein de l’équipe de Matt Christensen, son responsable mondial de l’investissement responsable et à impact, qui travaillait lui aussi précédemment chez Axa IM. Il s’agit de Thomas Roulland, qui dirigera l'équipe Sustainability Methodologies & Analytics, et de Julien Bertrand, qui le secondera en tant qu’analyste ESG pour les méthodologies et les analyses. Chez Axa IM, Thomas Roulland était responsable des solutions d’investissement responsable, des modèles et des outils, et Julien Bertrand travaillait comme analyste ESG. Ces recrutements s’inscrivent dans le cadre de la réorganisation de l’équipe d’investissement responsable, qui sera découpée en trois pôles. Le nouveau pôle Sustainability Methodologies & Analytics est appelé à innover dans le domaine des données ESG grâce à des technologies de pointe, telles que l’intelligence artificielle et le traitement du langage naturel, afin de soutenir la recherche, développer de nouvelles méthodologies dans l’ensemble des classes d’actifs et élaborer des solutions pour les clients. L'équipe supervisera également les efforts d’intégration ESG d’AllianzGI, la méthode de notation ESG et développera l’ensemble des données pour la stratégie climatique. Cette équipe sera donc dirigée par les nouvelles recrues d’Axa. Le deuxième pôle, appelé Sustainability Research & Stewardship, gérera la recherche thématique et la stratégie d’engagement. Il sera dirigée par Mark Wade, qui était auparavant codirecteur de la recherche crédit. Isabel Reuss continuera à piloter l'équipe Sustainability Research, qui développera également une approche thématique sur les sujets du climat, des frontières planétaires et du capitalisme inclusif. Antje Stobbe, membre de l'équipe Sustainability Research depuis 2019, est promue responsable du stewardship et dirigera les activités d’engagement et de vote d’AllianzGI à l'échelle mondiale. Isabel Reuss et Antje Stobbe codirigeront l’approche Climate Engagement with Outcome, qui vise à dialoguer avec les entreprises en transition vers une économie à faible émission de carbone. Enfin, un Sustainable Investment Office sera chargé d'élaborer les stratégies et les politiques globales d’AllianzGI en matière d’investissement durable, de produits responsables et de coordination des thèmes transversaux liés à la durabilité au sein de l’entreprise. L'équipe sera dirigée par Nina Hodzic, qui était directrice de l’intégration et des solutions ESG depuis 2019.
Depuis l’affaire H2O, la technique est bien connue. Credit Suisse a annoncé aujourd’hui à ses investisseurs détenteurs de plusieurs fonds multi-stratégie exposés à Greensill la création d’une classe de fonds spécifique regroupant les actifs soumis « à une incertitude considérable quant à leur valorisation ».
Deux fonds négociés en bourse (exchange-traded funds) lancés au mois de mars sont entrés au classement des dix meilleurs lancements d’ETFs de tous les temps aux Etats-Unis selon Bloomberg. Cela inclut l’ETFVanEck Vector Social Sentiment, coté depuis le 2 mars 2021 et dont les parts négociées ont atteint 440 millions de dollars dès le premier jour de cotation. Une performance qui le classe derrière l’ETF XTrackers MSCI USA ESG Leaders Equity, lancé le 7 mars 2019 (843M$ de parts négociées le premier jour), et l’ETF iShares Exponential Technologies, coté depuis le 23 mars 2015 (565M$ de parts négociées le premier jour). Le nouvel ETF d’Ark Investment Management sur la thématique de l’espace,Ark Space Exploration ETF, qui a été coté mardi 30 mars, a vu ses parts être échangées à hauteur de 294 millions de dollars pour son premier jour de cotation (malgré une baisse de 0,98% de son cours), ce qui le classe en huitième position du classement.