Le britannique JO Hambro Capital Management a annoncé le 11 novembre sa décision de fermer provisoirement son fonds d’actions britanniques, le JOHCM UK Equity Income Fund, aux nouveaux souscripteurs en raison d’une forte collecte nette au cours des dernières semaines.Les actifs du fonds s’inscrivaient à 616 millions de livres au 9 novembre dernier, et compte tenu d’une forte collecte quotidienne, le plafond de 750 millions de livres fixé au lancement du fonds fin 2004 pourrait être atteint à bref délai, explique JO Hambro CM dans un communiqué. Le fonds affiche au 31 octobre 2010 un rendement de 9,97% sur trois ans, de 45,55% sur cinq ans et de 66,55% depuis son lancement le 30 novembre 2004. Au 30 septembre dernier, les actifs sous gestion de la société de gestion s’inscrivaient à 5,4 milliards de livres.
Selon l’Agefi, la société de private equity Apollo a racheté la branche d’investissement immobilier de Citigroup afin de la combiner avec sa propre division immobilière. Citi Property Investor disposait de plus de 3 milliards de dollars d’actifs sous gestion au 30 juin, précise le quotidien.
Les hedge funds asiatiques continuent de faire la course en tête. Selon les chiffres communiqués par Hedge Fund Research, l’indice HFRX China a progressé de 5,5% sur les neuf premiers mois de l’année, soit une surperformance de près de 25% par rapport à l’indice Shanghai Composite.Compte tenu de ces bonnes performances, les actifs investis dans les hedge funds asiatiques se sont accrus de près de 4 milliards de dollars à 78 milliards de dollars, dont une collecte nette de plus de 300 millions de dollars, indique Hedgeweek. A noter que près des deux tiers des capitaux alloués aux hedge funds dédiés à l’Asie sont investis dans des stratégies actions alors que globalement, la part consacrée aux actions est inférieure à un tiers.
Dans la convocation d’une assemblée générale extraordinaire pour le 20 décembre, le capital-investisseur Arques Industries précise que l’ordre du jour prévoit une modification de l’objet de la société, qui deviendra une entreprise du secteur des télécommunications et renoncera à l’activité de capital-investisseur et de sauveteur d’entreprises. Arques conservera donc sa participation dans Gigaset, le leader européen du téléphone sans fil, et vendra ses sept autres dernières participations.De plus, Arques annonce le lancement d’un emprunt convertible de 23,8 millions d’euros sur les 25 mois au 31 décembre 2012. Le coupon de ces titres proposés à deux euros est fixé à 9 %. Le taux de conversion se situera entre 100 % et 115 % de la moyenne du cours de clôture sur Xetra des 20 séances boursières précédant la conversion. Les actionnaires actuels se voient ménager un droit de souscription sur la base de 3 obligations pour 10 actions détenues.
Dans un entretien au Financial Times, Jay Hooley, le tout nouveau directeur général de State Street, affirme que l’Europe sera le moteur de la croissance de la banque dépositaire. Le groupe, qui a 20.200 milliards d’actifs sous conservation et 1.900 milliards sous gestion, cherche à doubler ses revenus en dehors des Etats-Unis dans les cinq ans qui viennent.
La boutique de gestion VAM Funds a annoncé le lancement le 19 novembre prochain de deux nouveaux fonds, le premier dédié aux obligations souveraines, l’autre aux matières premières.Le Global Government Bond, structuré comme un fonds Ucits, vise un objectif de rendement de 4% net de commissions. Il sera géré par la boutique suisse basée à Lausanne Peers. L’allocation au lancement est constituée d’obligations allemandes (40,48%) britanniques (13,4%), américaines (12,18%), japonaises (10%) françaises (9,91%), australiennes (5,22%) et canadiennes (4,97%). L’investissement minimum est de 5.000 livres, assorti de frais de gestion de 1,2% par an. L’autre véhicule, spécialisé sur les titres liés aux matières premières, sera géré par Fleming Family and Partners. L’investissement minimum est de 10.000 dollars avec des frais de gestion de 2,25% par an.
Lundi 15 novembre, AXA a annoncé avoir fait avec AMP une proposition commune à AXA APH par laquelle AXA cèderait ses 54% dans AXA APH à AMP et acquerrait les activités asiatiques d’AXA APH. Les directeurs indépendants d’AXA APH étudient la proposition, note le communiqué qui précise que la proposition est soumise à la finalisation d’une due diligence par AMP et à un accord entre AMP, AXA APH et AXA sur la documentation légale finale « que les parties essaieront de finaliser dès que possible ». En cas d’accord et de transaction finale annoncés, un « scheme of arrangement » serait mis en place, qui requerra l’approbation des actionnaires minoritaires d’AXA APH1 et serait soumis aux conditions usuelles, incluant notamment l’obtention d’autorisations des régulateurs Australiens et Asiatiques. Dans le détail, en cas de succès de la transaction, - AMP acquerrait 100% des actions existantes d’AXA APH pour 13,3 milliards de dollars australiens. AMP achèterait les actions d’AXA dans AXA APH pour 7,2 milliards de dollars australiens en numéraire. - AXA achèterait à AMP 100% des activités asiatiques d’AXA APH pour 9,8 milliards de dollars australiens en numéraire. Le prix des activités d’AXA APH en Australie et Nouvelle-Zélande serait de 3,5 milliards de dollars australiens. Le montant net en numéraire pour AXA serait de 2,7 milliards de dollars australiens (ou environ 1,8 milliard d’euros en bénéficiant des gains de couverture de change existants) avant remboursement d’une dette interne d’AXA en faveur AXA APH pour un montant de 0,7 milliard de dollars australiens (0,5 milliards d’euros). Si les parties se mettent d’accord définitivement sur la proposition, la transaction dépendra de l’approbation par les actionnaires minoritaires d’AXA APH à travers un « scheme of arrangement » qui devrait se tenir fin mars 2011, et l’obtention des obligations et conditions usuelles, incluant l’approbation du Trésor australien et des régulateurs asiatiques. AMP a déjà reçu les approbations pour l’acquisition de la part de l’autorité de la concurrence australienne (« ACCC ») et de la commission du commerce néo-zélandaise.
Kairos, Fidelity, Invesco, Amundi sont les noms des sociétés de gestion prêtes à recruter en Italie, rapporte Bluerating, qui cite un article du Corriere Della Sera. En tout, 250 postes sont à pourvoir dans le secteur italien de la gestion d’actifs.
Avec le «Plan Protegido Bolsa Europa Caja Madrid», Caj Madrid a entamé sa campagne de fin d’année en lançant un fonds de pension garanti, rapporte Expansión. Ce produit dont l'échéance est fixée à février 2016 garantit 100 % du capital plus 7 % pour chaque année où la valeur de toutes les actions (Santander, ENI, E.On, Telefónica et Vodafone) composant le panier de référence aura dépassé son niveau initial.D’autre part, Caja Madrid lance un fonds de pension obligataire, le Plan Protegido Renta 2017 Caja Madrid dont l'échéance est fixée au 31 juillet 2017 et qui promet au minimum 115,82 de valeur liquidative à échéance, ce qui représente un taux effectif de 2,25 %.
En octobre dernier, la société de gestion Viveris Reim a fait agréer pour la première fois deux OPCI grand public, dont l’un sera éligible à un contrat d’assurance vie (et à un compte-titres) d’une compagnie dont le nom n’est pas encore divulgué, rapporte l’Agefi. Pour ce faire, le gestionnaire a opté pour la transformation d’une SCI Acavi (société civile à capital variable immobilier logeant ici les immeubles utilisés dans le cadre d’une assurance vie), déjà détenue par l’assureur, en SPPICAV (société à prépondérance immobilière à capital variable).Parallèlement à ce produit grand public, Viveris Reim lancera un second OPCI retail qui retiendra des immeubles à haute performance énergétique, note le quotidien.
En octobre dernier, la société de gestion Viveris Reim a fait agréer pour la première fois deux OPCI grand public, dont l’un sera éligible à un contrat d’assurance vie (et à un compte-titres) d’une compagnie dont le nom n’est pas encore divulgué, rapporte l’Agefi. Pour ce faire, le gestionnaire a opté pour la transformation d’une SCI Acavi (société civile à capital variable immobilier logeant ici les immeubles utilisés dans le cadre d’une assurance vie), déjà détenue par l’assureur, en SPPICAV (société à prépondérance immobilière à capital variable).Parallèlement à ce produit grand public, Viveris Reim lancera un second OPCI retail qui retiendra des immeubles à haute performance énergétique, note le quotidien.
Selon la Tribune, les banques françaises intéressées par le rachat de Pioneer, la filiale de gestion d’actifs d’UniCredit doivent remettre ce lundi leurs offres préliminaires qui comprendront une prise de contrôle de Pioneer, assortie d’un accord de distribution de ses produits dans les réseaux d’UniCredit en Italie, en Allemagne et en Europe de l’Est. «UniCredit privilégiera les offres comprenant du cash dans la mesure où les candidats devraient proposer un paiement majoritairement en titres», prévoit le quotidien. Certaines banques affichent des atouts non négligeables dans la course au rachat. Le modèle d’Amundi correspond selon la Tribune à celui d’UniCredit, à savoir un rapprochement de sociétés de gestion qui distribuent leurs produits dans des réseaux de banque de détail. L’avantage de BNP Paribas réside dans sa capacité financière à payer en cash. Enfin, Natixis dispose d’une présence significative aux Etats-Unis permettant d’intégrer Pioneer avec ses autres boutiques. Mais «selon plusieurs sources, elle ne serait pas disposée à verser du cash à UniCredit», conclut le quotidien.
Spécialisée dans l’immobilier de centre ville, la jeune société de gestion Urban Premium vient d’obtenir l’agrément pour son premier OPCI, Urban Retail Invest SEL (Ndlr : SEL pour sans effet de levier). Ce produit de type SPPICAV à règles de fonctionnement allégées sera investi majoritairement dans des commerces de centre-ville français de type « prime », c’est-à-dire situés dans les meilleures artères commerçantes. Le solde, environ 40 %, sera placé dans des actifs en périphérie, comme les parcs d’activité commerciaux et galeries commerciales. L’OPCI, d’une durée de 6 ans, s’adressera aux investisseurs institutionnels et professionnels, auprès desquels Urban Premium espère lever 120 millions d’euros. L’OPCI sera géré par quatre gérants, dont deux seniors, Lionel Nicolas et Nino Amor. Ils s’occuperont également d’un autre OPCI qui aura la même stratégie d’acquisition, mais qui bénéficiera d’un effet de levier. «Pour palier tout conflit d’intérêt entre les deux produits, nous avons mis en place une règle d’allocation des opportunités d’investissements. Pour les investissements en centre ville, toutes les opportunités jusqu’à 5 millions d’euros seront allouées au fonds avec effet de levier et celles de plus de 5 millions au fonds sans effet de levier. Pour les actifs de périphérie, la limite a été fixée à 15 millions d’euros», explique Nino Amor. Le second OPCI, qui devrait être lancé prochainement, visera les 50 millions d’euros d’encours. «L’intérêt de l’immobilier commercial de centre-ville est qu’il est très résistant et moins cyclique que l’immobilier de bureaux par exemple. De plus, si on choisit bien l’emplacement, dans des artères très commerçantes, on peut être sûr qu’il y aura toujours de la demande», explique Lionel Nicolas. Urban Premium développe parallèlement une gamme de SCPI sur les immeubles de centre ville en rénovation. Il s’agit des premiers produits d’Urban Premium, créée en juin par quatre associés, dont Philippe Brosse, l’ancien patron de SGAM Alternative Investments. Les autres actionnaires, qui détiennent chacun un quart du capital de 1 million d’euros, sont Franck Temim, président, Laurent Assayag et François Larrère.Ses fondateurs ont choisi de spécialiser leur société dans l’immobilier de centre ville, résidentiel ou commercial, un segment qu’ils jugent plus résistant que les autres aux aléas de l’économie, et sur lequel ils pensent avoir une valeur ajoutée, grâce un important réseau de contacts. Enfin, ils estiment que ce secteur est à l’heure actuelle porteur, compte tenu du mouvement de renouvellement de la plupart des centre-villes dans le cadre des programmes de renouvellement urbain.
La ministre de l'économie Christine Lagarde a salué le 12 novembre dans un communiqué l’accord trouvé au Parlement européen sur la régulation des hedge funds. Le Parlement européen a entériné à une très large majorité, le compromis trouvé entre ministres des finances lors du Conseil Ecofin, le 19 octobre dernier. Le communiqué de Bercy souligne notamment que la nouvelle autorité européenne des marchés, l’Esma, voit son rôle consacré, avec l’affirmation de ses pouvoirs d’urgence en cas de risque d’atteinte à la stabilité et à l’intégrité des marchés financiers de l’Union européenne posé par un fonds alternatif: le cas échéant, l’Esma pourra, en effet, enjoindre les superviseurs nationaux de prendre des actions correctrices. Bercy relève qu’un accroissement des compétences de l’Esma, notamment en matière d’octroi du passeport et de supervision, sera par ailleurs examiné en 2017 par la Commission. «A terme, le nouveau régulateur européen pourrait donc devenir le guichet unique pour les autorisations de commercialisation et la supervision, unifiant le régime existant sous forme d’un passeport unique européen», peut-on lire dans le communiqué.Bercy rappelle enfin que la directive comprend des garanties très importantes pour la protection des épargnants et la lutte contre le risque systémique et répond ainsi à l’engagement pris au sommet du G20 de Washington de «ne laisser aucun acteur, aucun instrument de la finance mondiale non régulé ou supervisé».
Dans un environnement difficile et marqué par une crise qui a laissé les investisseurs inquiets, communiquer et informer sur une gamme de fonds est devenu un exercice complexe. «Depuis 2008, les clients se montrent beaucoup plus prudents lorsqu’ils choisissent un fonds dans lequel investir. Ceci se vérifie autant pour la clientèle institutionnelle que pour la clientèle retail», indique Cartsen Majer, chief marketing officer d’Invesco pour l’Europe Continentale, en marge d’une conférence de presse organisée à Henley-on-Thames, où sont situés ses bureaux britanniques. Une clientèle devenue plus exigeante en matière de transparence, qui demande davantage d’informations détaillées et de documentations sur les produits ainsi que sur les gérants. Cette nouvelle donne a poussé Invesco, qui gère en Europe plus de 27 milliards d’euros, à restreindre le nombre de fonds mis en avant par la société auprès de ses clients. «D’un point de vue marketing et commercialisation, nous avons décidé de nous focaliser sur les meilleurs produits de notre gamme», souligne Carsten Majer. Pour le chief marketing officer, il est important de ne pas suivre les modes. Ce qui signifie que parfois certaines classes d’actifs ne sont pas mises en avant par Invesco. L’approche est donc basée sur un «best of» des produits de la gamme. Chaque semestre, 10 produits qui feront l’objet d’un marketing plus soutenu sont sélectionnés. «Nous évaluons nos fonds comme le feraient nos clients. Pour cela, nous avons opté pour un processus de sélection basé sur un screening quantitatif de nos fonds, qui évalue les performances, le ratio de sharpe, des données techniques…", explique Carsten Majer. A noter que les fonds pesant moins de 50 millions d’euros sont exclus d’emblée de ce processus. Une fois le screening effectué, 7 produits sont sélectionnés. A cette sélection, 3 produits, qui bénéficient d’un «bonus qualitatif» sont ajoutés pour former le «top 10" des fonds sur lesquels se concentrera le marketing d’Invesco dans les six mois à venir. Concernant la création de nouveaux produits, Invesco reste là aussi fidèle à son approche conservatrice. «Nous ne nous précipitons pas sur les grandes tendances et évitons les effets de mode de court terme. Par exemple nous n’avons qu’un nombre limité de fonds absolute return», indique Carsten Majer, qui précise que ce choix n’a pas affecté la société en termes de parts de marché, qui sont demeurées stables pour Invesco par rapport à ses concurrents.Les nouveaux produits servent avant tout à répondre aux besoins de diversification d’une gamme existante. En 2010, Invesco a ainsi lancé un fonds Amérique latine, des produits sur l’or et les métaux précieux ainsi qu’un fonds immobilier, classe d’actif toujours très prisée des institutionnels, spécialisé dans l’investissement dans l’hôtellerie. De nouveaux fonds se trouvent déjà dans les starting-blocks. En 2011, un fonds obligataire spécialisé dans les titres de court terme devrait «répondre aux besoins des clients qui veulent réduire leur exposition aux obligations long terme après avoir profité de bonnes performances sur le marché obligataire», selon le responsable marketing. Egalement dans les cartons, un fonds d’obligations corporate marchés émergents devrait également voir le jour dans les prochains mois. La communication et le marketing de ces produits seront encadrés en Europe continentale par une équipe de 31 personnes, qui devrait recruter de nouveaux membres dans les mois qui viennent. Actuellement, Carsten Majer est à la recherche d’une personne pour rejoindre l'équipe marketing aux Pays-Bas pour s’occuper des Benelux.Le renforcement des équipes devrait permettre à Invesco d’aborder un certain nombre de chantiers, dont celui de l’instauration par la directive OPCVM IV du Document d’Information Clé pour l’Investisseur (DICI) ou KIID. " Nous ne considérons pas les changements réglementaires liés à la directive OPCVM IV comme des contraintes. Au contraire, la création du KIID représente une opportunité de structurer efficacement la communication sur nos fonds autour de ce document», insiste Carsten Majers. La bonne compréhension d’un produit permettra aux investisseurs de prendre la bonne décision quant à leur horizon d’investissement. «Une vision long terme de l’investissement fait encore défaut à de nombreux investisseurs, et un dialogue constructif entre Invesco et les souscripteurs autour des fonds et de leurs caractéristiques ne pourra qu’encourager une approche de long terme», conclut Carsten Majer.
Les investisseurs sont restés très prudents en septembre. Les Ucits long terme ont ainsi enregistré une collecte nette de 10 milliards d’euros contre 38 milliards en août, selon les dernières statistiques communiquées par l’Association européenne de la gestion d’actifs (Efama). L’essentiel de la collecte est allée sur les fonds obligataires, pour un montant net de 6 milliards d’euros contre 23 milliards le mois précédent, et les fonds diversifiés (3,2 milliards d’euros contre 7,3 milliards), les fonds actions ne drainant que 100 millions d’euros contre 600 millions en août. La collecte nette des OPCVM obligataires s’inscrit à 89,3 milliards sur les neuf premiers mois de l’année, les fonds diversifiés ayant pour leur part collecté 58,3 milliards d’euros.Les fonds Ucits dans leur ensemble ont enregistré une décollecte nette de 11 milliards d’euros en septembre après une collecte de 54 milliards au mois d’août. Une évolution due pour l’essentiel à une décollecte nette de 21,1 milliards sur les fonds monétaires qui avaient drainé le mois précédent près de 16 milliards d’euros. Sur neuf mois, le fonds monétaires affichent une décollecte de près de 107 milliards d’euros. Les fonds non coordonnés ont de leur côté enregistré une collecte nette de 10,5 milliards d’euros contre 11,1 milliards en août grâce pour l’essentiel à la stabilité de la collecte des fonds dédiés (9,7 milliards contre 10,8 milliards). Sur les neuf premiers mois de l’année, la collecte nette sur l’ensemble des fonds (Ucits et non-Ucits) s’est inscrite à 163,6 milliards d’euros contre 149 milliards pour la période correspondante de 2009.
En septembre, les fonds européens ont enregistré des souscriptions nettes de seulement 3 milliards d’euros, selon les dernières statistiques de Lipper. Si l’on omet les fonds monétaires, la collecte s’inscrit à 22 milliards d’euros, soit à peu près le même niveau que celui du mois précédent. Les fonds obligataires ont une fois de plus largement contribué à ce score, drainant 16 milliards d’euros, dont 5 milliards pour seulement 5 fonds. Ces fonds sont le Templeton Global Bond Fund, le Pimco Funds - Total Return Bond Fund, le fonds Axa IM FIIS - US Short Duration High Yield, le Templeton Global Total Return Fund et le Schroder ISF-Emerging Markets Debt Absolute Return. Dans ce contexte, Allianz/Pimco a été le groupe ayant enregistré le plus gros succès en septembre, avec des souscriptions nettes de 3 milliards d’euros, portant sa collecte nette hors fonds monétaires sur les trois premiers trimestres à 17,1 milliards d’euros. Mais depuis le début de l’année, Franklin Templeton est le meilleur, avec 23,9 milliards d’euros. Côté actions, Lipper note l’intérêt pour les marchés émergents (2,3 milliards d’euros) et pour l’Asie-Pacifique (2,1 milliards). Et dans ce domaine, parmi les sociétés de gestion, c’est Deutsche Bank qui s’illustre sur le mois avec une collecte nette de 2,3 milliards d’euros, grâce notamment à sa gamme d’ETF db x-trackers. Hors ETF, quatre sociétés ont enregistré des souscriptions nettes de plus de 300 millions d’euros en actions sur le mois : Aberdeen (870 millions), Franklin Templeton, Carmignac Gestion et Comgest. Enfin, en termes géographiques, les pays les plus dynamiques ont été le Royaume-Uni et la Suisse. En revanche, les marchés dominés par les banques, comme l’Espagne, la France et l’Italie, ont encore pâti de rachats. La France a elle seule a accusé des demandes de remboursement nettes de 1,1 milliard d’euros, hors fonds monétaires.
Sur les dix premiers mois de l’année, Julius Baer a enregistré une hausse de 14 % de ses actifs sous gestion depuis fin 2009, à 175 milliards de francs suisses. Les avoirs des clients ont augmenté de 12% à 271 milliards de francs. Les souscriptions nettes se situent dans la fourchette de 4 % à 6% sur la période, soit l’objectif à moyen terme défini par la banque. Julius Baer indique que la plus forte croissance de ses activités a été enregistrée sur les marchés émergents d’Asie, d’Amérique latine, du Moyen Orient, de Russie et d’Europe de l’Est, ainsi que l’Allemagne.
Les banques privées suisses affichent à nouveau un optimisme, certes mesuré, quant à leurs perspectives de croissance. C’est ce qui ressort de l'étude «Defining the Future of Swiss Private Banking» de KPMG et de l’Université de Saint-Gall. Ainsi, 75% des acteurs sondés prévoient une croissance de la banque privée en Suisse, tout en l’estimant inférieure à 10% sur les trois prochaines années. 78% s’attendent à une nouvelle consolidation du marché suisse due au manque de taille critique, à l'évolution des réglementations et à un fléchissement de la rentabilité. L'étude constate que les clients sont devenus beaucoup plus exigeants en termes de rentabilité, de transparence des produits, de performances et de qualité du conseil. Jusqu'à présent, un tiers seulement des banques privées ont entamé l’adaptation de leur modèle aux nouvelles réglementations et aux besoins des clients. En outre, le thème de la sécurité des données revêt maintenant une importance stratégique. Et si selon KPMG «la majorité des banques suisses sont en mesure de maîtriser les défis à venir et de satisfaire les attentes des clients grâce à leur savoir-faire technique et à la haute qualité de leurs prestations de services», de simples améliorations tactiques ponctuelles n’y suffiront pas. Ainsi, seules 23% des banques estiment que le marché suisse actuel permet de recruter suffisamment de responsables clientèle de haute qualité.
La Banque Profil de Gestion a annoncé le 12 novembre une perte nette de 2,1 millions d’euros sur les neuf premiers mois de l’année. «Ce résultat s’explique en majeure partie par la constitution de provisions sur des risques potentiels liés à la clôture de certains comptes historiques de la banque», explique dans un communiqué la banque dont l’actionnaire de «référence» est la Banca Profilo SPA. La constitution de cette provision reflète la volonté de la banque «d’ajuster ses risques à ses exigences de développement et de privilégier son coeur de métier, le private banking».
La société de private equity a racheté la branche d’investissement immobilier de Citigroup afin de la combiner avec sa propre division immobilière. Aucun détail financier n’a été fourni concernant cette transaction. Citi Property Investor disposait de plus de 3 milliards de dollars d’actifs sous gestion au 30 juin.
Le gérant de fonds allemand réfléchit à une transaction avec ses actionnaires qui pourrait ouvrir la voie à une possible fusion avec les deux banques régionales allemandes en difficulté WestLB et Helaba, ont confié plusieurs sources à Reuters.
La major réfléchit, selon le quotidien britannique, à une offre de rachat de quelque 750 millions de dollars, l’équivalent de 548 millions d’euros, sur le pôle musique d’EMI et pourrait faire une proposition à la société de capital-investissement Terra Firma d’ici quelques semaines.