NextPool franchit une étape. Constitué par build-up par l’actionnaire précédent, le fonds Evolem, le fabricant d’équipement de piscines vient d’être vendu à Edmond de Rothschild Capital Partners. Le choix du repreneur, qui détient 80% de la société, parmi les trois candidats arrivés en phase finale ne doit rien au hasard: ERCP, qui applique une démarche de prospection par métier, avait ainsi identifié le monde de la piscine (dont la France est le deuxième marché mondial) comme secteur porteur. La logique de ce LBO est de bâtir un leader autour de NextPool, puisque lors du processus de vente, Evolem n’avait convié aucun fonds actionnaire d’une société concurrente. L’endettement, levé au quatrième trimestre 2007, est logiquement modeste. Il n’a d’ailleurs pas donné lieu à une prise ferme, mais à un club deal de banques, très en vogue depuis la crise de l’été dernier.
Le président de la BCE continue à focaliser son discours sur les risques d’une propagation des pressions inflationnistes court terme sur le moyen terme, tout en évoquant le contexte actuel de croissance très vigoureuse de la masse monétaire et du crédit. En janvier, l’estimation flash de l’inflation en zone euro avait atteint 3,2 %, contre 1,8 % un an plus tôt. En décembre, la masse monétaire M3, indicateur particulièrement suivi par l’autorité monétaire, a continué à croître de 11,5 % en rythme annualisé, contre 12,3 % en novembre, bien que cette progression soit due pour partie à un phénomène de réintermédiation bancaire.
Christine Lagarde souhaite créer un livret d’accessibilité bancaire réservé à l'établissement pour que celui-ci puisse remplir cette mission d’intérêt général, moyennant une rémunération spécifique. C’est l’une des propositions sur le Livret A que la ministre évoquera la semaine prochaine à Bruxelles.
Après Scient’x (en 2003) et Aston Medical (en 2006), Dedienne Santé est la troisième opération de Turenne Investissement dans le secteur de l’orthopédie. Ce LBO primaire a également été l’occasion de formaliser la transmission de la société à Patrick Rondeau, qui en devient le président. Le levier extrêmement modeste (inférieur à 25% et constituée de dette senior) s’explique par les besoins importants en capacité d’autofinancement que réclame ce secteur d’activité. Secteur au demeurant particulièrement concurrentiel et innovant en France, dont les prix sont fixés par l’Etat. Seules ont été ouvertes des lignes de crédit bail d’investissement mobilier (non encore tirées). La priorité est à la croissance organique, notamment à l’exportation (la France représentant 50% du chiffre d’affaires de Dedienne Santé).
La première banque allemande n’a pas passé de dépréciations nettes liées aux subprimes au dernier trimestre, même si ses activités de fixed income ont pâti des turbulences de marché. Le groupe a réitéré son intérêt pour son Postbank, numéro un de la banque de détail outre-Rhin.
Activité méconnue, la fabrication de vêtements techniques et de protections pour deux roues a néanmoins suscité l’intérêt de TCR Capital, qui devrait clore son troisième fonds, «capé» à 200 millions d’euros, courant mars. La société de gestion avait été approchée par le conseil M&A du vendeur (Aucteor). Ce secteur est porté par les exigences croissantes de sécurité des usagers de deux roues. Le fait que les équipements sont soumis à des normes particulièrement contraignantes agit comme autant de barrières à l’entrée. Comme de plus en plus souvent dans les LBO, le mezzaneur (ici Paris-Orléans, holding coté de la branche française des Rothschild) a souhaité prendre un ticket en equity afin de doper le rendement de son investissement lors de la sortie.
Le consensus Bloomberg s’attend à un recul de 1% de l’indicateur américain pour le mois de décembre, après celui de 2,6% enregistré en novembre. La conjoncture économique devrait «affaiblir l’immobilier» commente un analyste d’UBS, et ce malgré la diminution des taux d’intérêts américains. Le plus bas niveau depuis 12 ans des ventes de maisons en 2007, et l’annonce de la chute de ses ventes de 34% par Pulte Homes, l’un des géants du secteur, soutiennent cette hypothèse.
Legrand a annoncé que son chiffre d’affaires serait en croissance de 7% à 9% en dépit du ralentissement économique. Le spécialiste des équipements électriques basse tension a réalisé l’an dernier un résultat net de 421 millions d’euros contre 252 millions (+67,1%) et a indiqué qu’il proposerait un dividende de 0,70 euro par action (+40%), ce qui porterait le taux de distribution à 48% contre 42%.
L’action France Télécom gagnait 5,31% vers13 heures. Des intervenants expliquent la hausse du titre par une information de Bloomberg News citant Bruno Bézard, directeur général de l’Agence des participations de l’Etat, selon lequel aucune cession de titres France Télécom n’est envisagée pour l’instant. Le porte-parole de la présidence de la République, David Martinon, a déclaré qu’il ne pouvait pas confirmer une prochaine cession de titres France Télécom par l’Etat.
La banque britannique sera désormais classée parmi les entreprises publiques, a annoncé jeudi l’Office national de la statistique, ce qui aura pour conséquence d’ajouter ses dettes à la dette nationale. La Banque d’Angleterre, la banque centrale britannique sera elle aussi considérée désormais comme un établissement public, ce qui signifie que toute aide future à un établissement de crédit privé sera intégrée dans les comptes nationaux.
Santander, première banque de la zone euro, a publié jeudi un bénéfice net annuel courant de 8,11 milliards d’euros, en hausse de 23,2%, mais ce résultat ne prend pas en compte 1,4 milliard d’euros de dépréciations, dont la moitié environ est liée à sa participation dans le groupe bancaire américain Sovereign, dont la valeur est réduite de 737 millions d’euros.
Les propriétaires de la banque publique allemande WestLB, le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et des caisses d'épargne locales, ont rompu leurs discussions au sujet de l’avenir de l'établissement, mis à mal par la crise du crédit, faute d’avoir pu se mettre d’accord sur des garanties de risques supplémentaires et sur le modèle d’entreprise.
La Banque centrale européenne a comme prévu laissé les taux directeurs inchangés dans la zone euro, à l’issue de la réunion de son Conseil des gouverneurs jeudi. Le taux de refinancement reste à 4%, celui de la facilité de dépôt à 3% et celui de la facilité de prêt marginal à 5%. La Banque d’Angleterre, quant à elle, a décidé jeudi d’assouplir sa politique monétaire d’un quart de point pour la deuxième fois en trois mois, dans l’espoir de donner un coup de fouet à l'économie britannique dans un contexte de crise mondiale du crédit. Elle a réduit son taux d’intervention d’un quart de point pour le ramener à 5,25%. La BoE avait décidé d’une baisse similaire en décembre dernier.
«Si quelqu’un vient nous soumettre le dossier Postbank, nous sommes prêts à discuter», a déclaré Josef Ackermann, président du directoire. Le bénéfice net de la banque a été réduit à un milliard d’euros au quatrième trimestre, soit une baisse de 45%, en conséquence des turbulences des marchés financiers. La banque d’affaires du groupe a toutefois subi une baisse de plus de 50% de son bénéfice imposable, à 447 millions d’euros.
L’Agence France Trésor annonce jeudi qu’elle a émis un total de 5,5 milliards d’euros d’obligations assimilables du Trésor (OAT) lors de son adjudication mensuelle, qui s’est soldée par une baisse des taux. L’adjudication avait été annoncée pour un montant compris entre 5,2 et 5,7 milliards d’euros.
«J’exclus qu’UBS reçoive une garantie de l’Etat», a déclaré le ministre des finances Hans-Rudolf Merz au journal zurichois Tages-Anzeiger. Il a en revanche appelé les actionnaires d’UBS à approuver l’augmentation de capital de 13 milliards de francs qui leur sera proposée lors d’une assemblée générale extraordinaire le 27 février, via l’entrée au capital de deux investisseurs stratégiques.
Les actifs des fonds au niveau mondial ont progressé de 1,1 % à 18.200 milliards d’euros au troisième trimestre 2007. En excluant la Chine, qui reportait ses données pour la première fois, ces actifs ont enregistré un recul de 0,5 %. La collecte nette des fonds mondiaux s’est élevée sur la période à 261 milliards de d’euros, tombant sous le seuil des 300 milliards d’euros, ce qui n’était pas arrivé depuis le troisième trimestre 2006