La crise financière aura de lourdes conséquences sur les commissions prélevées auprès de leurs clients par les sociétés de private equity. De grands investisseurs, fonds souverains en tête, font pression pour obtenir des évolutions radicales face à une structure de commissions «obsolète» et «excessive» selon le quotidien. Les clients remettent en cause la présence de frais de gestion annuels allant jusqu’à 2%. «Si un gérant tire profit des commissions plutôt que de sa performance de gestion alors il y a divergence d’intérêts» a confié Georges Sudarskis, conseiller auprès de fonds souverains asiatiques et ancien responsable de la gestion private equity au sein du fonds d’Abou Dhabi ADIA.
Le PDG du courtier en faillite MF Global Holdings a démissionné vendredi, quatre jours après le dépôt de bilan du groupe, affaibli notamment par ses positions sur la dette souveraine européenne. Jon Corzine avait dirigé Goldman Sachs de 1994 à 1999 avant de se tourner vers une carrière politique qui l’avait mené au Sénat puis au poste de gouverneur du New Jersey. Il avait rejoint MF Global en mars 2010 après avoir perdu son siège de gouverneur.
L’administrateur chargé du dédommagement des victimes de Bernard Madoff réclame près d’un milliard de dollars à BNP Paribas. Dans sa plainte déposée jeudi, l’administrateur Irving Picard explique qu’un « feeder fund » de Madoff baptisé Harley International a en 2008 transféré 975,5 millions de dollars à BNP Paribas Arbitrage SNC. Irving Picard estime que le droit fédéral des faillites et les lois de l’Etat de New York l’autorisent à récupérer cette somme. BNP Paribas juge cette plainte sans fondement et entend se défendre énergiquement.
La banque privée suisse Julius Baer a relevé son offre pour la part détenue par la banque néerlandaise Rabobank dans sa concurrente Banque Sarasin et propose désormais une transaction entièrement en numéraire, selon le journal SonntagsZeitung, citant des sources. Rabobank détient 46% du capital de Sarasin et 68% des droits de vote.
La Banque nationale suisse (BNS) est prête à prendre d’autres mesures pour affaiblir le franc si les perspectives économiques et un éventuel risque déflationniste le commandent, indique le président de la BNS Philipp Hildebrand, cité par le journal suisse NZZ am Sonntag. Il avait déjà tenu des propos similaires à la fin du mois d’octobre. Début septembre, la BNS a introduit un cours plancher de 1,20 franc pour un euro.
La Banque du Canada a confirmé que le gouverneur Mark Carney deviendrait le nouveau président du Conseil de stabilité financière (FSB). Il succèdera à Mario Draghi, devenu président de la Banque centrale européenne (BCE). Le président de la Banque nationale suisse (BNS), Philipp Hildebrand, assumera de son côté la vice-présidence du CSF, a indiqué la banque centrale suisse.
La Suisse, le Liechtenstein, ainsi que neuf autres pays, ont été épinglés au sommet du G20 de Cannes comme ne disposant pas d’un cadre juridique approprié pour lutter contre la fraude fiscale. «Nous ne voulons plus de paradis fiscaux. Le message est très clair (...) les pays qui demeurent des paradis fiscaux avec la dissimulation financière seront mis au ban de la communauté internationale», a déclaré Nicolas Sarkozy.
McGraw-Hill, propriétaire de Standard & Poor’s, va constituer une coentreprise avec CME Group, qui détient 90% des indices Dow Jones. Cette nouvelle activité sera logée au sein de MCGraw Hills Markets. CME Group en possèdera 24,4%, Dow Jones 2,6% et McGraw Hills 73%. L’entité intègrera dans son benchmark plus de 6.000 milliards de dollars d’actifs.
Au terme d’une semaine marquée par une crise politique en Grèce alimentant les craintes d’une faillite de ce pays, un sondage réalisé par l’institut Maurice et publié hier montre que 58% des Néerlandais auraient préféré conserver le florin. Ils étaient 51% en mai.
Boussard & Gavaudan n’exclut pas une contre attaque à l’OPA d’Altarea sur Rue du commerce. Le fonds d’arbitrage a acquis en quelques jours un peu plus de 8% du capital du site de commerce en ligne et « n’a pas encore pris de décision quant à l’apport des titres à l’offre » d’Altarea alors que le groupe Rallye-Casino n’a toujours pas précisé ses intentions.
Les pays du G20 sont convenus d’aller «plus rapidement» vers des taux de change plus flexibles dans le cadre d’un plan d’action global pour l'économie qui invite aussi ceux d’entre eux qui disposent d’importants excédents à réorienter leurs efforts vers la croissance interne. Dans la foulée, le projet de communiqué salue la volonté de la Chine d’augmenter la flexibilité du taux de change de sa monnaie, le yuan, et les réformes apportées récemment par la Russie à la gestion du rouble. Les pays affichant d’importants déficits publics sont invités à consolider leurs finances publiques. Les Etats-Unis s’engagent également ainsi à faire baisser leur ratio dette/produit intérieur brut au plus tard en 2015.
Quasiment aucun pays du G20 ne s’est pour l’instant engagé à participer à l’extension du Fonds européen de stabilité financière (EFSF), a déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel. Par ailleurs, la dirigeante allemande, qui s’exprimait lors du sommet du G20 à Cannes, a jugé très positif que non seulement la Commission européenne mais également le Fonds monétaire international surveillent l'évolution de l'économie italienne. Elle a ajouté que Deutsche Bank et Commerzbank figuraient parmi les banques à risque systémique, dont la liste sera publiée à 15h30 par le Conseil de stabilité financière.
La Grèce a abandonné son projet de référendum sur le plan de sauvetage financier du pays mis au point par l’Union européenne, annonce le ministère grec des Finances. Le ministre Evangelos Venizelos, a confirmé cette décision par téléphone à Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe, à Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, et à Wolfgang Schaüble, le ministre allemand des Finances, précise le ministère dans un communiqué.
Le canadien Manulife a annoncé une collecte nette de 2,9 milliards de dollars au troisième trimestre pour sa filiale aux Etats-Unis John Hancock Mutual Funds, en progression de 27% par rapport au troisième trimestre 2010.Sur les neuf premiers mois de l’année, la collecte atteint 10 milliards de dollars, un montant déjà supérieur à la collecte de l’ensemble de l’année 2010 (9,7 milliards de dollars). Les actifs sous gestion de John Hancock s’inscrivaient à 33,4 milliards de dollars au 30 septembre 2011, en progression de 6% sur un an. Manulife Asset Management a de son côté terminé le trimestre avec 173,3 milliards de dollars d’actifs gérés pour des clients extérieurs. Cet encours accuse une baisse de 5,3 milliards de dollars par rapport au 30 juin 2011 en raison pour l’essentiel d’un impact marché négatif, très partiellement effacé par des souscriptions nettes et l’appréciation du dollar américain par rapport au dollar canadien. Le total des actifs sous gestion du groupe s’inscrivait au 30 septembre à 492 milliards de dollars, en progression de 11 milliards par rapport au 30 juin et de 16 milliards par rapport au 30 septembre 2010. La rentabilité des investissements a contribué à la hausse sur douze mois pour un montant de 13 milliards de dollars. Le groupe Manulife a toutefois subi une perte nette de 1,27 milliard de dollars canadiens au troisième trimestre, à comparer à une perte de 2,25 milliards de dollars pour la période correspondante de 2010. Sur neuf mois, le groupe affiche un bénéfice net de 198 millions contre une perte de 3,46 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de 2010.
L’allemand SEB Asset Management a annoncé le 3 novembre que son fonds immobilier offert au public SEB ImmoInvest*, dont les remboursements sont gelés depuis un an et demi (lire newsmanagers du 10 mai 2010), a réussi à vendre dix immeubles pour 680 millions d’euros.Il s’agit d’actifs situés aux Pays-Bas, en Belgique, en Italie, en France et aux Etats-Unis, qui ont pu être cédés à un prix supérieur en moyenne de 0,5 % à leur valeur vénale actuelle. Ces ventes permettent d’augmenter la liquidité du fonds à 21,8 % de l’encours (6,33 milliards d’euros fin septembre), soit 1,4 milliard d’euros. Elles portent le total des cessions à 14 immeubles pour plus de 910 millions d’euros.Dans ces conditions, SEB AM reste convaincu qu’il sera possible de rouvrir le fonds avant la date fatidique du 5 mai 2012 au-delà de laquelle il serait légalement obligé de liquider ce produit.* DE0009802306
Sur son site Internet, la HypoVereinsbank (HVB, groupe UniCredit) recommande aux investisseurs un placement en parts du fonds immobilier offert au public CS Euroreal de Credit Suisse Allemagne. Or, souligne Die Welt, les remboursements de ce fonds de 6,1 milliards d’euros sont gelés.Si banque juge que ce fonds immobilier bien géré offre des perspectives de rendement attrayantes à l’investisseur de long terme, les associations de défense des consommateurs de Hambourg et de Brême considèrent cette recommandation comme proprement «scandaleuse» parce que les risques sont trop importants. Si le gestionnaire ne parvient pas à mobiliser suffisamment de liquidités, le fonds risque en effet de devoir être liquidé à compter de mai 2012. Die Welt souligne aussi que les parts du CS Euroreal vendues par la HVB génèrent pour la banque une commission de 5 %. Et que cette dernière s’abstient d’indiquer que les investisseurs peuvent acquérir des parts du fonds en Bourse, avec une décote d’actuellement 17,7 %.
Les souscripteurs du fonds DEGI International clients d’Allianz Allemagne leurs parts de ce fonds immobilier dont la liquidation a été décidée le 25 octobre se voient proposer sous certaines conditions le rachat de leurs titres à 42,78 euros l’unité.Au 3 novembre, le cours théorique de rachat d’une part était de 42,80 euros.Selon Fondsprofessionell, cette offre valable jusqu’au 15 février 2012 est restreinte aux investisseurs qui ont acquis les parts du fonds avant le gel des remboursements le 17 novembre sur les conseils d’Allianz. Il faut en outre que ces parts figurent sur un compte auprès d’Allianz Bank ou d’Allianz Global Investors.
La grande caisse d'épargne de Hambourg, Hamburger Sparkasse ou Haspa, a confié un mandat d’administration de fonds institutionnels à BNY Mellon Service KAG pour le suivi des limites d’investissement concernant un encours de 1,4 milliard d’euros. C’est le huitième client allemand à sous-traiter l’administration de fonds à cette filiale allemande du groupe BNY Mellon.
Overlay AM (OAM), filiale de BNP Paribas Investment Partners (IP) spécialisée dans la gestion des devises, pourrait être intégrée dans BNPP IP, voire dans Theam, selon les informations de La Tribune. L’objectif est de faire participer le métier gestion d’actifs de BNP Paribas à l’effort de réduction du bilan de la banque. Dans le cas d’une intégration d’Overlay, la marque disparaîtrait et une partie de l'équipe pourrait ne pas être reprise, ajoute le quotidien.
Charles Bouaziz, l’ancien directeur général de PepsiCo Western Europe, rejoint la société de private equity PAI Partners (« PAI ») en tant qu’associé. Affecté à l’activité Biens de Consommation basée à Paris, il supervisera le Portfolio Performance Group, pôle dédié à l’optimisation de la performance opérationnelle des sociétés du portefeuille de PAI, note un communiqué. Charles Bouaziz était depuis près d’un an senior advisor auprès de PAI. Et de 1991 à 2010, il travaillait chez PepsiCo en Europe, où il était devenu directeur général pour l’Europe de l’Ouest.Depuis 1998, PAI a levé quatre fonds représentant un total de 8 milliards d’euros et a réalisé 41 transactions dans neuf pays d’Europe, pour une valeur supérieure 35 milliards d’euros. Depuis Juillet 2010, PAI a cédé six investissements et a retourné trois milliards d’euros à ses investisseurs.
Selon L’Agefi, le processus de vente de Crédit Agricole Private Equity (CAPE) et de ses participations est passé à la vitesse supérieure. La banque verte serait en négociation exclusive avec Coller Capital, société de gestion spécialisée dans l’acquisition de parts de fonds d’investissement. Carvest, en raison des liens étroits de ce dernier avec les caisses régionales, ne figurerait pas dans la corbeille ni les pôles énergies renouvelables (Capenergie) et infrastructures (Meridiam) qui collecteraient actuellement trois nouveaux véhicules.
Schroders vient de recruter deux anciens collaborateurs d’Axa Investment Managers au sein de ses équipes commerciales basées à Paris. Aurore Wannesson-Raynaud, qui était jusqu’à présent directeur, senior product specialist, fixed income chez Axa IM, est nommée responsable commerciale clientèle institutionnelle. Elle sera placée sous la direction de Mustapha Bouheraoua, directeur de la clientèle institutionnelle de Schroders France.Thomas Strievi, qui occupait la fonction de spécialiste produit chez AXA IM au sein de la division Investments Solutions, devient quant à lui responsable commercial distribution. Il reportera à Alexandre Gabus, directeur de la distribution de Schroders France.Ces recrutements font suite à la réorganisation de l’équipe commerciale de Schroders à Paris (lire article du 27/04/2011).
PAI Partners a annoncé le 3 novembre l’arrivée de Charles Bouaziz au sein de l’activité biens de consommation basée à Paris. Il supervisera le Portfolio Performance Group, pôle dédié à l’optimisation de la performance opérationnelle des sociétés du portefeuille de PAI.Charles Bouaziz était depuis près d’un an senior advisor auprès de PAI. De 1991 à 2010, il a été l’un des principaux artisans de la croissance de PepsiCo en Europe, débutant comme responsable de la franchise française pour devenir directeur général pour l’Europe de l’Ouest.