La Commission a présenté hier ses propositions, à traité constant, pour créer des euro-obligations et resserrer le contrôle budgétaire des Etats européens. Elles s’inscrivent dans une négociation plus large, en vue du sommet du 9 décembre, visant cette fois à réformer le traité européen.
Selon une étude publiée hier par Oliver Wyman pour l’ALFI, la directive AIFM va conduire à des re-domiciliations de fonds d’investissement alternatifs vers des centres onshore en Europe. Les centres offshore des Iles Cayman et de l’Etat du Delaware demeureront, toutefois, les domiciles privilégiés, alors d’autres centres devraient émerger en Asie et/ou au Moyen Orient.
L’AMF a infligé des sanctions de 300.000 euros à l’encontre d’EIM France et de 150.000 euros à l’encontre d’Alternative Leaders France (ALF). L’AMF a retenu un défaut de diligence et de professionnalisme dans le contrôle des risques liés à leurs investissements «Madoff».
KPMG, l’administrateur de la filiale britannique de MF Global, a confirmé que la participation de 4,7% du courtier en faillite dans le London Metal Exchange (LME) serait reprise par JPMorgan. Il a refusé de chiffrer le montant de l’investissement, mais Reuters évoquait mardi une somme de 25 millions de livres. KPMG a par ailleurs indiqué avoir arrêté un calendrier pour le remboursement des actifs et des fonds de la clientèle.
La banque suisse a acquis 30 millions d’actions du premier conglomérat financier colombien, pour un total de 506 millions de dollars, afin de contribuer au financement du rachat des actifs sud-américains d’ING. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une levée de fonds globale de 3.500 milliards de pesos (1,4 milliard d’euros). International Finance Corporation, Socidedad Bolivar SA et un troisième co-investisseur y ont pris part.
L’activité du secteur privé de l’ensemble de la zone euro s’est contractée en novembre pour le troisième mois d’affilée. L’indice PMI composite «flash» est ressorti à 47,2 après 46,5 en octobre. L’activité du secteur manufacturier allemand s’est contractée en novembre pour le deuxième mois d’affilée et a touché son plus bas niveau depuis juillet 2009, pâtissant d’une baisse des commandes, montrent l’enquête Markit auprès des directeurs d’achat. En France, l’activité a poursuivi sa contraction en novembre mais à un rythme moins soutenu qu’en octobre. L’indice PMI «flash» composite a progressé à 48,7 contre 45,6 en octobre.
Berlin a vendu ce matin seulement 3,644 milliards d’euros de nouvelles obligations à 10 ans alors qu’elle espérait en lever jusqu'à 6 milliards. Le taux de demande sur offre n’a atteint que 1,1 fois, mais sans l’intervention de la Bundesbank, qui a pris une partie du papier comem cela lui arrive parfois, le vrai taux de couverture n’aurait été que de 0,65 fois. La faiblesse du rendement servi, à 1,98%, explique en partie celle de la demande. Mais les professionnels des marchés y voient une conséquence claire de la crise. «Il n’y plus d’intérêt, hors zone euro, pour les emprunts d’Etat européens, se désole un spécialiste en valeur du Trésor. L’exécution de toutes ces opérations va être de plus en plus délicate si les responsables politiques ne prennent pas enfin toute la mesure du problème».
Les rendements des emprunts d’Etat belges et français ont grimpé mercredi matin à la suite d’informations de presse selon lesquelles la France et la Belgique pourraient être en train de renégocier un plan de sauvetage pour la banque Dexia. L'écart de rendement entre les emprunts d’Etat belges à 10 ans et le Bund allemand de même échéance a atteint son plus haut niveau depuis la création de la zone euro, à 330 points de base, selon les données de la plate-forme Tradeweb.
Les commandes nouvelles à l’industrie dans la zone euro ont diminué nettement plus que prévu en septembre, enregistrant leur plus forte baisse d’un mois sur l’autre depuis décembre 2008, selon les données publiées mercredi par Eurostat. Les commandes à l’industrie dans les 17 pays utilisant la monnaie unique ont diminué de 6,4% en rythme mensuel (consensus Reuters: -2,5%), après avoir augmenté de 1,4% en août. La France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne enregistrent de fortes contractions des commandes industrielles.
Les futures sur le Bund allemand se sont retournés à la baisse mercredi avec une offre de titres à 10 ans et alors que des traders font état de rachats d’obligations à court terme italiennes et espagnoles par la Banque centrale européenne (BCE).
Selon une enquête réalisée par Barclays Capital auprès d’un millier de clients, près d’un sur deux estiment qu’un pays au moins sortira de la zone euro en 2012. Environ 35 % des investisseurs pensent que cette sortie sera limitée à la Grèce. Ils sont par ailleurs deux tiers à tabler sur une récession en Europe en 2012.
Les principes de l’AAOIFI sur la sharia, qui font référence en matière de finance islamique, ont été traduits en français. Une initiative qui fait suite à l’accord signé en 2009 entre Paris Europlace et l’association basée à Bahreïn.
« Les dynamiques financières provoquées par la crise de confiance persistante ont, du point de vue de Standard & Poor’s, accru le risque d’une nouvelle récession dans un nombre croissant de pays membres de la zone euro, qui pourrait potentiellement faire peser une pression supplémentaire sur les notations souveraines de la région », a déclaré David Beers, directeur de la notation souveraine de S&P dans un discours à Dublin. De son côté Fitch estime que l’intensification de la crise pourrait menacer la note AAA de la France.
La Commission européenne a proposé mercredi que lui soient confiés des pouvoirs intrusifs dans les budgets nationaux, ce qui pourrait ouvrir la voie à des émissions communes de dette pour les pays de la zone euro. Selon le dispositif, l’exécutif communautaire pourrait émettre des recommandations ou même réclamer qu’un nouveau budget soit établi, même si les parlements nationaux conserveraient le dernier mot. Ces nouvelles dispositions pourraient ouvrir la voie à la création d’euro-obligations, pour lesquelles la Commission a présenté trois options allant d’une simple coordination des émissions de dette à une mutualisation totale de celle-ci.
Selon Mutual Fund Wire, Guggenheim Partners a confirmé avoir mis en vente sa filiale canadienne Claymore dédiée aux ETF. Avec 6,8 milliards de dollars canadiens sous gestion et une part de marché de 16%, Claymore occupe le deuxième rang derrière iShares. La presse canadienne a cité PowerShares d’Invesco et Bank of Montreal comme acheteurs potentiels.
Le groupe espagnol BBVA a décidé de redéployer son activité dans le domaine des ETF et va désormais centrer son développement au Mexique, où sont déjà cotés des fonds pour un volume de 850 millions d’euros pour y servir les clients latino-américains, rapporte Funds People, relayant Expansión. Au Mexique, le BBVA a une part de 14,8 % du marché.Parallèlement, le BBVA a choisi de liquider ses produits les moins traités sur la Bourse espagnole, AFI Monetario Euro ETF, Acción Ibex Top Dividendo ETF y Acción FTSE Latibex Top ETF.
Ed. de Rothschild Banque Italia a signé un accord pour vendre, via FinecoBank, la banque en ligne d’UniCredit, les fonds d’Edmond de Rothschild Investment Managers et d’Edmond de Rothschild Asset Management, rapporte Bluerating. Des parts A, C, D et E seront disponibles.
Le luxembourgeois Nestor Investment Management annonce qu’Anna Ho d’OP Calypso Capital Ltd va gérer le nouveau fonds d’actions Nestor China lancé le 1er août et qui se focalise sur les petites et moyennes capitalisations chinoises. Ce produit bénéficie d’un agrément de commercialisation en Allemagne et en Autriche depuis le 11 novembre.Anna Ho, qui gère depuis plusieurs années le Nestor Fernost fonds, sélectionnera des valeurs de croissance peu onéreuses en fonction de thèmes prédéterminés, notamment en fonction des tendances de long terme comme l’augmentation de la consommation et de la demande d'éducation, ainsi que la hausse des dépenses de santé liées au vieillissement de la population et l’importance croissante de la protection de l’environnement décrétée par Pékin. Le portefeuille se composera de 30 à 40 lignes. Pour les petites capitalisations, la gérante a fixé des critères qui doivent garantir à tout moment la liquidité du portefeuille d’ensemble.Caractéristiques :Dénomination : Nestor China FondsCode Isin : LU0656651824Droit d’entrée : 3 % maximumCommission d’administration : 1,40 %Rémunération du gérant : 0,45 %Commission de banque dépositaire : 0,10 %
La gamme PTR de fonds total return de Pictet (Corto, Mandarin, Kosmos) se complète d’un nouveau produit luxembourgeois (Sicav partie I), le Banyan (l’arbre de la sagesse de Bouddha…), focalisé sur l’Asie hors Japon. Ce produit long/short est géré de Londres par Nidhi Mahurkar assistée d’Anthony Cheung, un spécialiste de la Grande Chine qui arrive de chez Gartmore et d’Olivier Doleires pour la partie gestion du risque.Le nouveau fonds coordonné à liquidité hebdomadaire lancé le 2 novembre débute avec un encours de 180 millions de dollars parce qu’il résulte de la transformation d’un fonds d’investissement spécialisé (FIS) qui avait été monté pour un fonds souverain du Moyen-Orient et qui va désormais pouvoir être distribué auprès des institutionnels et des particuliers (il n’a pas encore d’agrément de commercialisation en France).Le FIS d’origine a généré une performance annuelle moyenne de 16,8 % depuis son lancement en juillet 2002 contre 12,8 % pour le MSCI Emerging Asia. Le portefeuille peut comporter entre 50 et 90 lignes ; il est actuellement de 60 valeurs, dont 35 en long et 25 en short et l’exposition brute se situe en moyenne entre 130 et 135 % et entre 40 et 90 % en net. Un overlay de liquidité très strict permet que 95 % du portefeuille soient liquidés en moins d’une journée. En moyenne, le taux de rotation annuel se situe à 350 %, celui du book «short» étant plus élevé que le long.Nidhi Mahurkar souligne qu’il s’agit d’une stratégie de sélection de valeurs (bottom-up) de grandes et moyennes capitalisations et que les gérants veillent à éviter le levier, l’illiquidité et la concentration. Elle recherche les bons cash flows, les bénéfices élevés et les bilans solides.CaractéristiquesDénomination : Pictet Total Return-BanyanCodes Isin : LU0637929265 (part I, partir de 1 million de dollars)/ LU0637929778 (part P)Commission de gestion :1,10 % (part I)/ 1,60 % (part P)Frais administratifs et de conservation : 0,40 %Commission de performance : 20 % avec high watermarkTaux butoir : Libor USD 3 moisDélai de préavis : 5 jours avant la publication de la valeur liquidative (vendredi 17h de Luxembourg)Des parts couvertes du risque de change sont disponibles en euros, livres sterling et francs suisses
Turgul Kolad et Pierre André Klein sont transférés du centre d’investissement de Pioneer de Dublin à Pioneer Investments Deutschland (Munich). Ils vont y renforcer le pôle de gestion obligataire au profit de la clientèle institutionnelle.Le premier, spécialiste des stratégies quantitatives, devient lead fund manager pour la clientèle institutionnelle allemande tandis que le second devient co-gérant et analyste obligataire pour les mandats institutionnels.
DWS continuera de faire partie de l’offre coeur retail de la Deutsche Bank en Allemagne, en Europe et en Asie. En revanche, la banque allemande a annoncé le 22 novembre avoir entamé un «réexamen stratégique» de sa division mondiale de gestion d’actifs. La Deutsche Bank souligne que si elle demeure attachée à la gestion d’actifs, cette révision fait partie des efforts constants en vue de préserver un assortiment optimal de ses activités et de demeurer leader dans chacun de ses métiers.L’analyse stratégique du pôle gestion d’actifs se focalisera en particulier sur l’impact des récentes évolutions de la réglementation, de leur coût et de la déformation du paysage concurrentiel sur l’activité et ses perspectives de croissance dans le contexte d’une plate-forme bancaire. «Toutes les options stratégiques seront envisagées et cela concerne le monde entier», précise-t-on à la Deutsche Bank.En termes concrets, Deutsche Bank se penche désormais sur l’avenir de DB Advisors, qui gérait fin septembre 164 milliards d’euros pour des institutionnels et 64 milliards d’euros en produits alternatifs, sur les encours assuranciels (143 milliards), sur DWS Etats-Unis (l’ancien Scudder, notamment) et sur les actifs immobiliers de RREEF (7,5 milliards). En revanche, la «révision stratégique» ne concernera pas db X-trackers (ETF) et db ETC, qui sont logés dans le pôle banque d’investissement.
A la fois CEO et CIO de VersAM Versicherungs-Assetmanagement, Ulrich Ligner prendra au 1er janvier 2012 un des quatre postes de la direction générale de Helaba Invest (70 milliards d’euros d’encours), la filiale de gestion d’actifs institutionnelle de la Landesbank de Hesse et de Thuringe. Il sera responsable de l’ensemble des classes d’actifs alternatifs, de la sélection et du contrôle des gestionnaires externes ainsi que de l’advisory desk.Parmi ses missions, l’impétrant sera chargé de piloter la mutation d’Helaba Invest en une KAG tous services. Pour ce faire, Helaba Invest va élargir sa palette de services au reporting, au contrôle du risque et au conseil stratégique pour tout l’actif des grands investisseurs institutionnels.
Les femmes ne sont pas très présentes dans le capital investissement. Tout au moins aux postes importants. C’est ce qui ressort d’une étude publiée par Deloitte en collaboration avec l’AFIC (Association Française des Investisseurs en Capital) sur la mixité dans les métiers du capital investissement. Leur présence varie en effet selon le niveau hiérarchique de leur poste. Les fonctions supports sont ainsi beaucoup plus féminisées que les équipes d’investissement : 70% des femmes occupent des fonctions support alors que seulement 17% des femmes composent les équipes d’investissement. Lorsqu’on atteint le grade «partner» membre du directoire ou comité exécutif, ces fonctions sont occupées neuf fois sur dix par des hommes. «Les promotions internes, notamment dans les fonctions cœur de métier et stratégiques, ne permettent pas de renforcer la mixité», constate l'étude. Alors que 12% de chargées d’affaires/analystes femmes ont été promues directeurs de participations, la proportion est de 20% pour les hommes. De même 5% des femmes directeurs de participations ont été promues partners à comparer à 11% pour les hommes. Les recrutements externes ne bénéficient pas non plus au rééquilibrage hommes/femmes aux postes clé. En proportion de leurs effectifs respectifs il est recruté autant d’hommes que de femmes (de l’ordre de 20%). Existe-t-il une réelle volonté de faire changer les choses ? Dans un environnement professionnel où le réseau et la cooptation demeurent importants (87%), «la mixité n’est pas un objectif de management RH suffisamment marqué au sein des sociétés de gestion», constate l'étude. Si 48% des répondants indiquent avoir un objectif de mixité, les 4/5ème n’ont pas d’actions spécifiques pour favoriser le recrutement de femmes. Plus des trois-quarts n’ont pas d’objectif de mixité dans les conseils d’administration de leurs participations et ne sont pas préoccupés par la loi nº 2011-1032 relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance et à l’égalité professionnelle.
Viveris REIM, société de gestion de portefeuille spécialiste de la gestion d’actifs immobiliers, a recruté Julien Ganier en tant que gérant senior. L’impétrant a rejoint l'équipe de gestion le 16 septembre dernier. Il s’agit d’une création de poste. Julien Ganier assurera ses missions de structuration et de gestion de portefeuilles. Il sera également responsable du développement durable appliqué à la gestion immobilière, dans la continuité de la charte d’engagement pour l’investissement responsable mise en place par la société, précise un communiqué.Agé de 35 ans, Julien Ganier a occupé auparavant différentes fonctions dans des sociétés comme Vastned Management France (directeur du patrimoine adjoint), Constructa Asset Management (directeur de portefeuille puis directeur des partenariats) et Metro Group Asset Management en tant que directeur pour l’Europe duSud.