Depuis le début de l’année, les émetteurs issus des marchés émergents ont levé près de 7 milliards de dollars grâce à des émissions d’obligations libellés en yen, selon le journal qui cite des chiffres fournis par Dealogic. Sur l’ensemble de l’année dernière, l’émission de «Samurai bonds» n’avait permis aux pays émergents de récolter qu’un montant total de 4,4 milliards de dollars.
L’Union européenne devrait prochainement, si l’on en croit les informations du journal qui cite des sources proches du dossier, pointer du doigt la responsabilité de nombreux établissements financiers dans la fixation du taux interbancaire européen, l’Euribor. Comme dans l’affaire du Libor, les banques se seraient ainsi entendues pour fixer le taux de référence du marché européen. Les banques françaises Crédit Agricole et Société Générale ainsi que la britannique HSBC ou l’allemande Deutsche Bank feraient partie des établissements s’étant associés à la britannique Barclays, qui a déjà reconnue sa responsabilité dans la manipulation du Libor et de l’Euribor.
La dette des gouvernements locaux ne posera pas de risque systémique à l’économie chinoise dans les trois à cinq prochaines années, indique le South China Morning Post qui cite Zhong Liang, responsable de la notation souveraine chez Standard & Poor’s. L’économie devrait, selon Zhong Liang, croître à un rythme suffisant pour absorber la dette des finances locales du pays.
BC Partners, Permira et CVC Capital Partners songent selon le quotidien à défier le difficile environnement macroéconomique italien. Les sociétés britanniques de private equity pourraient en effet formuler des offres visant Cerved, société d’études et de notation basée à Milan, selon des sources proches du dossier. Bain Capital et Clessidra ont racheté Cerved à des banques en 2008.
A l'occasion du quinzième anniversaire de la société de gestion qu'elle a co-fondée, Karine Hirn revient sur le parcours de sa maison et sur ses spécificités en matière de gestion. Une gestion de terrain en l'occurrence qui a conduit la responsable à élire domicile en Chine où East Capital opère depuis deux ans. Un choix également nécessaire selon Karine Hirn pour comprendre un univers d'investissement qui vient s'ajouter à ceux pratiqués par East Capital depuis le départ, en Europe de l'est et en Russie et où les opportunités demeurent.
La consultation (procédure négociée) pour l’attribution de mandat de gestion d’actifs immobiliers lancée le 8 février dernier par l’ERAFP suit son cours. 5 candidats ont été retenus pour chacun des deux lots (France : montant indicatif de 310 millions d’euros, Europe de 350 millions d’euros) à l’issue du premier tour. Les réponses aux questionnaires d’offres sont en cours d'étude, ce qui permet d’envisager le début de la phase de négociations pour octobre-novembre et l'élaboration de la liste finale avant la fin de l’année. Si le timing est respecté, les trois attributaires pour chacun des deux lots (dont deux stand-by) seront désignés début 2013.
At the 15th anniversary of the asset management firm she co-founded, Karin Hirn discusses the firm's fortunes and its specialities in asset management. On-site management has led East Capital to operate a Chine firm for two years. Hirn says this choice is also necessary to understand an investment universe which comes in addition to the ones East Capital has operated on since its inception, in Eastern Europe and Russia, where there are still opportunities.
National Bank of Greece a été vendredi après-midi la première des banques grecques à officialiser son accord pour l’offre de rachat de dette lancée par la Grèce. NBG est le premier prêteur du pays. Les quatre principales banques grecques détiendraient autour de 15 milliards d’euros de dette souveraine locale, et leur participation à l’offre de rachat en garantirait quasiment le succès.
Le département du Travail américain a fait état vendredi d’une hausse des créations d’emplois non agricoles à 146.000 le mois dernier, largement au-dessus du consensus Reuters de 85.000 créations. Le passage de l’ouragan Sandy sur le nord-est du pays n’a finalement pas eu d’impact notable sur la statistique. Les chiffres des mois de septembre et octobre ont toutefois été revus à la baisse, de 49.000 au total. Quant au taux de chômage, mesuré sur la base d’une enquête distincte, il a été ramené à 7,7%, son plus bas niveau depuis décembre 2008, mais ce recul est dû en grande partie au fait qu’une partie des chômeurs ont renoncé à chercher un emploi. Le rapport mensuel a été favorablement accueilli par les marchés financiers, les actions et le dollar s’orientant à la hausse tandis que les emprunts d’Etat refluaient.
La production industrielle allemande a baissé bien plus que prévu en octobre, surtout dans les secteurs du bâtiment et des biens d'équipement et durables, a annoncé le ministère de l’Economie vendredi. Elle a subi un recul de 2,6%, alors que le consensus Reuters donnait une baisse limitée à 0,5%. La baisse de septembre a été révisée à -1,3% contre -1,8% en première estimation.
Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a eu jeudi une discussion «très sérieuse» sur une possible baisse du taux du refi, aujourd’hui à 0,75%, a indiqué vendredi Josef Makuch, le banquier central slovaque. «Une variation des taux d’intérêt de la BCE est à attendre l’année prochaine», a-t-il précisé. Selon trois autres sources anonymes citées par Bloomberg, une majorité de membres du conseil de la BCE étaient favorables à une baisse des taux dès décembre.
En Autriche, l’industrie des fonds se dirige petit à petit vers ses plus hauts historiques. Pour la première fois depuis 2006, la collecte est positive, avec 8,8 milliards d’euros de souscriptions nettes enregistrées depuis le début de l’année 2012, à fin octobre. Cela représente une hausse de 6,5 %, les encours atteignant à présent 126 milliards d’euros. Raiffeisen Capital Management, qui publie ces chiffres, a pour sa part enregistré des souscriptions nettes d’environ un milliard d’euros à fin octobre. L’effet marché a représenté 1,5 milliard d’euros. L’encours géré par la société de gestion autrichienne s'élève désormais à 27,8 milliards d’euros, en hausse de 0,3 % depuis début 2012.
Le taux de couverture moyen des engagements des fonds de pension d’entreprise américains a rebondi à 74,4% au mois de novembre, en progression de 0,8 point de pourcentage par rapport au mois précédent, selon des estimations communiquées par BNY Mellon.Durant le mois sous revue, les actifs des fonds de pension se sont accrus de 0,7% grâce à la vigueur des marchés boursiers, les engagements reculant pour leur part de 0,3%. Le taux d’actualisation a augmenté de 4 points de base à 3,76% pour les entreprises notées Aa. Malgré le rebond de novembre, le taux de couverture moyen des engagements sur les onze premiers mois de l’année affiche un recul de 0,9 point de pourcentage.
Créé en octobre 2009 dans le cadre du Legacy Securities Public-Private Investment Program (PPIP), le BlackRock Public-Private Investment Fund a remboursé à ses investisseurs, le Département du Trésor américain et des clients privés, un montant correspondant à 1,74 fois leur mise, ce qui correspond à un taux de rendement interne de 23,5 %.Le Trésor aura perçu en net 917,1 millions de dollars pour un investissement de 528,2 millions, le bénéfice représentant 388,9 millions.
Les sociétés de gestion sortent une rafale de fonds investis dans des obligations de maturité courte dans une tentative de garder les investisseurs conservateurs à l’écart des fonds monétaires, relate le Financial Times. Ces nouveaux véhicules sont présentés comme offrant des rendements supérieurs aux fonds monétaires, avec seulement très peu de risque supplémentaire.
Lyxor Asset Management vient de nommer Arnaud Llinas à la fonction de responsable mondial des activités « ETF & solutions indicielles ». Il prendra ses fonctions à partir du 1er janvier 2013 et sera rattaché à Inès de Dinechin, directeur général de la société de gestion. Le nouvel arrivant devient également membre du comité de direction de Lyxor. Arnaud Llinas, qui sera basé à Paris, travaillera entre autres avec Clarisse Djabberi, deputy head ETF & indexing, Raphaël Dieterlein, head of portfolio management et François Millet, responsable business line chargé du développement des indices. En pratique, Arnaud Llinas contribuera à renforcer l’expertise de Lyxor en matière de gestion indicielle afin de proposer des solutions innovantes et adaptées aux besoins des investisseurs, note Lyxor.Pour sa part, Alain Dubois, chairman, restera en relation avec les autorités de marchés tant en ce qui concerne les ETF que l’innovation indicielle (notamment les «smart betas») . Dans un communiqué, la société de gestion précise qu’Arnaud Llinas a rejoint Société Générale Corporate & Investment Banking en 2004 et était, depuis quatre ans, à la tête de l’activité de trading des produits de bourse regroupant le market making et la structuration des ETF, ce qui lui a permis de participer au développement des ETF de Lyxor.
Au travers d’un mutual fund lancé en partenariat avec Arden Asset Management (7,5 milliards de dollars d’encours), Fidelity permet aux clients de son portfolio advisory service (apport minimum : 50.000 dollars) d’accéder à l’univers des gérants de hedge funds, rapporte The Wall Street Journal. Fidelity a confié à Arden 700 millions de dollars pour ce fonds qui est déjà investi dans neuf gestionnaires alternatifs dont Chilton investment, Jana Partners et York Capital Management.Ce fonds vise une performance moyenne «élevée à un chiffre ou faible à deux chiffres» sur une période de cinq ans. La commission de gestion est fixée à 2,3 %.Depuis son démarrage en 1993, le fonds vedette d’Arden a généré une performance annuelle de 8 %, contre 5,4 % pour la moyenne du secteur des fonds de hedge funds… mais 8,2 % pour le S&P 500 dividendes réinvestis.
Avec le Ultra Short-Term Bond Fund (acronyme : TRBUX), T. Rowe Price vient de lancer un fonds obligataire de très court terme investissant dans des titres de catégorie investissement publics ou privés et d’une échéance résiduelle égale ou inférieure à 1,5 an.Ce portefeuille est géré par Joseph K. Lynagh et le taux de frais sur encours se situe à 0,35 %. La souscription minimale a été fixée à 2.500 dollars (ou 1.000 dollars pour les plans d'épargne retraite ou les cadeaux à des mineurs).
L’étude annuelle de Proxinvest sur les assemblées générales (1) observe la poursuite en France du recul de la participation des petits porteurs couplé à une hausse de la participation en voix aux assemblées générales. Ainsi, investisseurs et grands actionnaires semblent prendre conscience de l’importance du vote en assemblée générale tandis que les petits porteurs semblent quant à eux se défaire de l’investissement en actions. 2012 marque également un taux de contestation des résolutions stable par rapport à l’année précédente, à 5,9% au sein du CAC 40 contre 6,3% en 2010.Le nombre de résolutions non adoptées, qui avait atteint le score record de 64 rejets en 2010, n’est plus que de 50 en 2012, marquant un progrès par rapport à 2011 où 44 résolutions avaient été rejetées. Parmi les principaux sujets de contestation, les actionnaires continuent de critiquer les dispositifs de protection des dirigeants en période d’OPA (taux de contestation moyen de 30% au sein du CAC 40) avec les rejets très visibles chez Publicis Groupe et Foncière Paris France. Ainsi, le recul du nombre de bons dits Breton proposés est la conséquence directe d’un engagement historique de Proxinvest et de ses clients investisseurs.Les actionnaires parviennent à rejeter également un grand nombre de produits de rémunération tels que les attributions d’options ou d’actions gratuites, notamment chez Carrefour et Ingenico. Les conventions réglementées, surtout lorsqu’elles concernent un élément de rémunération différée de dirigeant, se trouvent aussi fortement contestées de la part des actionnaires puisque trois régimes de retraite - Air France-KLM, Safran et TF1 - et cinq indemnités de départ ou de non-concurrence - Air France-KLM, Safran et Foncière Paris France - ont été rejetés. France Telecom et Neopost, ayant certainement anticipé le mécontentement de leurs actionnaires face à leur résolution d’actions de performance pour le premier et d’indemnité de départ pour le second, ont préféré retirer du vote leur résolution, pratique jugée illégale selon Proxinvest.Toutefois, l’acceptation de croisements d’administrateurs (Danone, Norbert Dentressangle), de rémunérations abusives (Carrefour, Publicis, Renault, Scor,…), de non-respect du code Afep/Medef montre que les actionnaires peuvent être encore plus vigilants sur les sujets de gouvernance.Le nombre de propositions de résolutions externes comme chez GDF Suez, France Telecom ou Total, retombé de 62 en 2009 à 12 en 2011, remonte légèrement en 2012 à 23 initiatives, niveau proche de 2010. Cette hausse doit cependant être tempérée en raison du grand nombre de résolutions déposées chez Klépierre et Technicolor parallèlement à des changements d’actionnaires. On retiendra cette année les deux résolutions déposées chez Société Générale et Total : la première qui demandait le passage à la structure conseil de surveillance et directoire aura obtenu 25% des voix favorables, et la seconde réclamant davantage d’informations relatives aux rémunérations aura reçu 8,6% d’approbation.Autre sujet alarmant de cette saison : la dégradation générale des moeurs de certains dirigeants, commissaires aux comptes et banques centralisatrices quant au respect du droit des actionnaires. Ainsi, le délai de publication des documents préparatoires à l’assemblée ne semble pas toujours respecté, certaines sociétés ont une compréhension laxiste du principe « Comply or Explain », certains centralisateurs semblent oublier des votes d’opposition ou rencontrer certaines difficultés à gérer les procurations.Le plus grand souci demeure le manquement grave et généralisé du contrôle des conventions réglementées : certaines sociétés ne présentent plus de vote sur le rapport spécial, d’autres omettent certaines conventions conclues au niveau des filiales, et d’autres enfin omettent de faire voter un amendement à une rémunération différé (Maurice Levy chez Publicis) ou une partie de l’indemnité de départ (Air France-KLM).Si la plupart des émetteurs montrent aujourd’hui une meilleure écoute et communication face au regard toujours plus vigilant des actionnaires des sociétés françaises, des divergences respectables existent : ainsi le patronat demeure favorable au régime de PDG tout puissant et continue de s’opposer au vote annuel de la rémunération des dirigeants désormais généralisé dans le monde occidental. Une réforme est cependant attendue dans les mois à venir, et un « Say On Pay » pourrait bientôt voir le jour en France. (1) « Les Assemblées Générales des Sociétés Cotées Françaises – saison 2012 »
La société de gestion alternative Man Group a annoncé le 6 décembre la nomination de John Rohal en qualité d’executive chairman pour l’Amérique du Nord, une nouvelle fonction chez Man Group qui souhaite trouver de nouveaux relais de croissance en dehors du Royaume-Uni.John Rohal prendra ses fonctions le 1er janvier avec pour mission de développer la distribution des produits de Man outre-Atlantique et de renforcer les relations commerciales avec la clientèle institutionnelle.. Il travaillait précédemment chez Makena Capital Management, où il supervisait les investissements actions.
L’association DSGV des caisses d'épargne allemandes a annoncé que la DekaBank prendra le contrôle de la société de gestion LBB-Invest, qui sera détachée de la Landesbank Berlin (LBB), de même que Berlin Hyp, qui deviendra un organisme de financement immobilier indépendant, rapporte Fondsprofessionell. La LBB elle-même sera rétrogradée au rang de grande caisse d'épargne pour Berlin.DekaBank, le gestionnaire central des caisses d'épargne, reprendra en outre les activités de négoce de valeurs mobilières de la LBB.Le projet complet doit être présenté le 12 décembre à Berlin.