Le gestionnaire d’actifs a levé 245 millions d’euros pour son fonds européen. Une opération qui fait suite à celle de 60 millions pour son fonds italien
Quatre groupes de capital-investissement envisageraient de lancer une offre d’achat sur l’opérateur de réseaux câblés, rapporte le quotidien britannique. Selon le journal, Blackstone, Cinven, Kohlberg Kravis Roberts (KKR) et Providence Equity seraient prêts à offrir de 6 à 7,5 milliards de dollars pour Virgin Media, dont Virgin Group possède 10,5% du capital. Le consortium est conseillé par Merrill Lynch, Morgan Stanley et Perella Weinberg Partners, précise l’Observer. Les fonds chercheraient ainsi à tirer parti de la faiblesse du cours du titre de Virgin Media, tombé à 14 dollars la semaine dernière. Toutefois, le journal ajoute que le financement de l’opération n’est pas encore assuré.
Le groupe de private equity JC Floers pourrait bien selon le journal lancer dès la semaine prochaine une offre de 3,5 milliards de livres sur l’assureur vie britannique Friends Provident. Le prétendant patienterait en réalité jusqu’à la publication des résultats annuels de sa cible pressentie, publication attendue mardi. Depuis la précédente déclaration d’intention de JC Flowers, le titre a enregistré un repli en Bourse, et l’acquéreur serait disposé à verser 150 à 160 pence par titre, contre 175 en début d’année.
Le quotidien croit savoir que la banque chinoise va scinder la direction de ses activités rurales et urbaines selon un plan de restructuration visant la cotation d’une partie du groupe. Les opérations rurales seront incluses dans la partie qui sera proposée aux investisseurs ajoute le journal.
Le FBI a ouvert une enquête criminelle sur les pratiques comptables du numéro un américain du crédit immobilier, qu’il soupçonne de fraude boursière, rapporte le journal. Citant des sources gouvernementales, le quotidien explique que l’enquête vise à déterminer si Countrywide a communiqué aux marchés des informations trompeuses sur sa situation financière et sur son portefeuille de prêts.
L’ancien Chancelier de l'échiquier britannique, Kenneth Clarke, a vendu les actions qu’il détenait au capital de British American Tobacco un mois avant une augmentation de 80% des impôts sur les plus-values, rapporte le journal. Il rejoint ainsi un nombre croissant de responsables qui ont vendu leurs actions avant que les impôts sur les plus values ne soient passés de 10 à 18%.
Selon le journal, la banque suisse va dévoiler aujourd’hui un plan visant à renforcer sa position dans le secteur naissant, mais potentiellement très lucratif, de la réplique de fonds de couverture. Credit Suisse se serait entourée des professerus William Fung et Narayan Naik de la London Business School, de même que David Hsieh de Duke University pour créer une suite de produits clonant les stratégies des principaux fonds d’arbitrage.
Les enquêteurs allemands chargés de faire la lumière sur la vaste affaire d'évasion fiscale vers le Liechtenstein préparent une trentaine de nouvelles perquisitions qui seraient menées après Pâques. La police allemande a perquisitionné le mois dernier dans 120 maisons et bureaux dans le cadre de cette enquête. L’affaire, qui a passé les frontières et s'étend dans le monde entier, a coûté sa place au président de la Deutsche Post, Klaus Zumwinkel.
Un élément de plus pour appuyer la thèse de la récession. L'économie américaine a détruit en février 63.000 emplois, son plus mauvais chiffre mensuel en près de cinq ans, contrairement aux attentes du marché qui tablait en moyenne sur 25.000 créations, selon les données publiées vendredi par le département du Travail. Il s’agit du deuxième mois consécutif de contraction du marché de l’emploi. Le département du Travail a aussi révisé en baisse ses estimations des deux mois précédents, avec 22.000 emplois perdus en janvier (contre 17.000 en première estimation) et seulement 41.000 emplois créés en décembre, au lieu de 82.000. C’est la première fois depuis mai et juin 2003 que l'économie américaine détruit ainsi des emplois deux mois de suite, ce qui vient souligner l’ampleur du ralentissement économique aux Etats-Unis. Le taux de chômage national a en revanche été ramené à 4,8% en février, contre 4,9% en janvier. Cette diminution est toutefois imputable à une réduction de la population active. «Ce rapport confirme ce que beaucoup pensent désormais, à savoir que l’économie est en récession», estime la recherche économique de BNP Paribas Americas. Les marchés d’actions européens ont d’ailleurs accentué leurs pertes à l’annonce de ces mauvais chiffres et l’euro dépassé la barre des 1,54 contre le dollar.
Comme semblent le suggérer les tensions de fin de semaine, le marché monétaire n’a pas encore tourné le dos à la crise. C’est du moins ce que pensent deux lecteurs de L’Agefi sur trois. Ils sont même un peu plus nombreux à se montrer réservés. Car pour 14 % d’entre eux, si normalisation il y a eu, ce n’est que sur les échéances courtes.
Plus touchée que prévu par la crise du subprime, qui l’a forcée à passer 1,7 milliard d’euros de dépréciations au quatrième trimestre, la banque belge dit mener des «négociations exclusives» qui lui permettront de renforcer sa solvabilité à hauteur de 2 milliards.
A mi-séance, le titre Veolia recule de 6 % sur des résultats annuels inférieurs au consensus. Notamment, le résultat opérationnel récurrent du pôle énergie ne progresse que de 5,6 %, en raison de la douceur climatique du début 2007, contre 11,1 % pour l’ensemble du groupe. A son habitude, le groupe a dévoilé des objectifs prudents: une croissance d’au moins 10 % du chiffre d’affaires (+ 14 % en 2007), du résultat net (+ 22,3% en 2007) et de sa capacité d’autofinancement (+ 9,6 % en 2007). Néanmoins, «on sera sûrement au-delà [de l’objectif de 10 % du chiffre d’affaires]. On le verra au fur et à mesure», assure Jérôme Contamine, directeur général exécutif de Veolia.
Le fonds coté de Carlyle indique vendredi que certains de ses titres RMBS ont été liquidés par des créanciers qui lui avaient précédemment transmis des notifications de défaut. Il précise avoir reçu de nouveaux appels de marge et appels de garantie qui «seront importants et dépasseront sensiblement les appels de marge reçus mercredi».
Déjà présent dans l’Archipel en assurance dommages et en gestion d’actifs, la compagnie allemande a reçu une licence de l’autorité financière japonaise, la FSA. Elle proposera des contrats d’assurance vie à partir du 1er avril.
Lepremier courtier en ligne allemand a exécuté 30% d’ordres de moins en février qu’en janvier, signe que la débâcle des Bourses commence à peser sur le niveau d’activité des investisseurs individuels.
«Je répète que les conditions ne sont pas réunies pour rouvrir le dossier Safran», a indiqué ce matin Denis Ranque, le PDG de Thales, lors de la présentation des résultats de son groupe.
Le groupe a vu son bénéfice annuel passer de 4,35 à 3,99 milliards d’euros. Si Fortis a dû passer 1,5 milliard de dépréciations liées au subprime, la banque a en revanche récolté une plus-value de 947 millions en vendant CaiFor.
Le yen s’est trop fortement apprécié, a indiqué Katsuaki Watanabe, le patron de Toyota. Il a aussi souligné que la demande nord américaine en 2008 serait certainement inférieure à ce qu’il avait prévu l’an dernier.
Le taux de chômage pourrait avoir atteint son plus haut depuis deux ans outre-Atlantique en février, à 5,0 %, contre 4,9 % le mois précédent, selon l’estimation médiane des économistes interrogés par Bloomberg. L’économie américaine pourrait cependant avoir selon eux avoir créé 23.000 emplois le mois dernier, contre une moyenne mensuelle il est vrai de 95.000 en 2007. Le Président de la Fed Ben Bernanke a rappelé que le taux de chômage constituait un indicateur clé dans l’évolution prochaine des taux d’intérêt décidée par la banque centrale.
La banque privée suisse a dû se résoudre à liquider un fonds investi en obligations municipales américaines, marché dont la valeur est en chute libre à cause des difficultés des rehausseurs de crédit. La nouvelle faisait plonger de 15% le titre de la société vendredi matin.
«La flambée actuelle des prix des matières premières (...) nous rappelle que la mondialisation peut aussi entraîner des risques haussiers pour l’inflation mondiale», a déclaré le président de la BCE lors d’un colloque organisé par la Banque de France (BdF) sur ce thème. «Au total, la mondialisation a cessé, probablement pour une longue période d'être spontanément désinflationniste», a ajouté Christian Noyer, gouverneur de la BdF.
L’Allemagne a fait savoir vendredi que les discussions relatives à une action spécifique au sein de la société d’aéronautique européenne se poursuivaient. Selon le FT, Paris et Berlin mettent la dernière main à une modification des statuts d’EADS pour empêcher des actionnaires étrangers de bâtir de fortes participations dans la société. «Il n’y a aucune décision de prise ni de calendrier fixé», précise de son côté Daimler, actionnaire à 22,5% du groupe.